
Les événements qui se déroule par chez toi, je parle de l’affaire Griveaux, m’ont tiré de ma torpeur hivernale santorinienne. Bon, t’as un mec qui envoie des vidéos de lui en train de se pogner, le tout assorti de textes hot, digne du marquis de Sade. Très français comme affaire, pas de quoi fouetter un chat.
Le hic, c’est qu’à l’origine de l’affaire, tu as un russe, le Pavlenski, dont je t’avais parlé dans une de mes chroniques moscovites.http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2017/02/chronique-moscovite-39-par-les-gentils-et-les-mechants-par-felix-edmundovtich-dzerjinski.html?fbclid=IwAR01ZULrFHVbYJMs5a1BFl5n9Jehvinu4f_ET6kRw4bSTsqiyReZ-Mz9zAI
Et surtout, ce que je sens, c’est que tes médias vont commencer à accuser la Sainte Fédération de Russie.
Le Pavlensski, tu le connais : il se coud la bouche pour portester sur l’absence liberté d’expression, il se cloue les testicules sur la Place Rouge, là je ne vois pas le sens de la démarche artistique, sûrement parce que je suis tchékiste et par artiste, il fout le feu à la porte principale du FSB et de ce fait, petit séjour en HP. Il sort, demande l’asile politique à ton pays et banco, il l’obtient. Ben c’est ça quand on défend les droits de l’homme, quand on est progressiste, ben faut assumer.
Vous avez récupéré un beau rebut, un atré, un dégénéré, parce que c’est pas vraiment Michel-Ange ou Tiepolo, et vous ne devez vous en prendre qu’à vous-même parce que je vais te dire que Vova-Blondin, il s’en tamponne un peu des élections municipales en France et à Paris. Il gère des affaires autrement plus importantes ; Syrie, Libye, relations avec la Chines, avec les Etats-Unis. Eh petit Frantsouz, lève la tête et regarde comme le monde change sans toi. Ton truc, c’est un non événement, et tant pis pour ce branleur de Griveaux. Il devait bien savoir, qu’en étant un homme public, ben, il aurait plus vraiment de vie. Mais le problème avec les microniens, c’est comme les enfants, ils se croient tout puissants. Et oui, Benjamin, fallait pas dire en début de campagne dans Paris Match : « J’ai deux amours, Paris et Julia ». Ah, fallait réfléchir et pas avec sa bite, mon petit…
Bon, objectivement, le Russien, ça le fait rire, le Frantsouz est un incorrigible queutard, mais ça fait pas tout dans le monde d’aujourd’hui. Allez, sans rancune, Vova-Blondin attend son nouveau copinou Emmanuel pour le défilé de la victoire sur l’Allemagne nazie, le 9 mai et il espère qu’il viendra avec des cadeaux, parce que les mots…
Voir aussi, les autres chroniques santoriniennes :
http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/chronique%20santorinienne/

Je rentre tout juste de Bali vendredi dernier et j’apprends que mon ami Benjamin Griveaux se retire de l’élection municipale à Paris en raison de la mise en ligne de vidéos à caractère pornographique l’incriminant. J’y crois pas !
Merde, c’était le meilleur d’entre nous pour le job : strauss-kahnien,progressiste et ancien cadre de la foncière Unibail-Rodamco… N’en jetez plus, le mec parfait. Surtout ancien d’Unibail, il t’aurait revalorisé certains quartiers encore pouilleux de Paris en deux secondes, il a l’œil, Benjamin. Il ferait des miracles à Perpignan, pas comme le Grau-Tesque, qui est bien sympa
mais un peu poids plume comparé à Benjamin, ce phare de la pensée progressiste avec Ismaël Emelin, qui est désormais chez LVMH comme consultant.
Bon, objectivement, je comprends pas sa décision. A mon avis, il avait peur de perdre, donc retrait stratégique, façon coïtus interruptus.. Parce que objectivement, envoyer de vidéos de sa personne en train de se polir le chinois parce qu’on pense à une copine et pas à madame, franchement, que celui qui n’a jamais fait ça me jette le pierre. Chez nous, les progressistes, c’est un happening que nous pratiquons quotidiennement, c’est le côté branleur du progressiste… et un peu volage, mais progressiste avant tout. Nous ne renoncerons jamais à nos valeurs et à notre identité, notre ADN.
Non, cette affaire, c’est un coup monté. C’est signé FSB, tu sais les services russes. Ces mecs, ils nous aiment pas, ils n’aiment pas notre way of life progressiste. Le Pavlenski, en 2017, il a joué au mec persécuté par le régime mais en fait c’était un pur sous-marin du FSB. Parce que là, les mecs se sont attaqués à du maousse, un super pote d’Emmanuel-notre-dieu-qui guérit. Et dire qu’il la joue je me rapproche avec Poutine… Quelle inconscience ! Dès que tu tournes le dos aux Russes, ils te
poignardent dans le dos. Moi, je te le dis Emmanuel-notre-dieu-qui-guérit, faut rien attendre des Russes, t’auras rien, par contre eux, ils vont te dépouiller. Ils ont un principe simple : ce qui est à toi, est à moi!
Voir les autres chroniques ici:
http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/chronique%20d%27un%20citoyen%20engage%20%281%29/
Synopsis de L'Aventure , c'est l'Aventure" de Claude Lelouche Après 1968, devant un monde en apparente effervescence, trois truands (Lino, Jacques, et Simon) et leurs deux sous-fifres (Aldo et Charlot) recyclent leurs méthodes traditionnelles de gangsters et décident de jouer la politique pour leurs méfaits : enlèvement de Johnny Hallyday (avec sa complicité, pour une campagne promotionnelle), mercenaires pour une armée révolutionnaire d'Amérique du Sud, détournement d'avion non-violent et bien d'autres surprises entre la France et l'Afrique.
Au regard de la campagne des municipales de Perpignan (et aussi celle de Paris), il semble que les candidats soient consciemment ou inconsciemment inspirés de ce film, servi lui par de grand acteurs...Dans la "société du spectacle", la politique n'est plus que du "show bizness" comme le dit "Simon' alias Charles Denner (le petit nerveux de la bande) . C'est aussi lui, qui fait défiler devant la bande , toute une série de théoriciens ou praticiens de la politique, parce que dit-il encore :"la politique, ça s'apprend!"
Et quel conclusion en tire-t-il pour la reconversion du groupe des gangster?
Ils ne pouvaient imaginer que:"C'est hommes sans idéal, fanatisés par aucune cause, étaient prêt à les servir toutes , et à leur profit!"
"C'est parce que vous, vous avez compris que vous n'avez rien compris: que vous allez rester au-dessus de cette confusion et que vous allez gagner beaucoup, mais beaucoup de fric!"
La confusion politique actuelle est le fruit de cette réflexion pertinente.
Il faut savoir surfer sur la vague de la valse des étiquettes. On peut être "en même temps", sans se contredire, et même en se contre-disant! Peut importe ce que l'on dit , fait , a dit ou a fait, tout sera nettoyer par la grande lessiveuse du flux médiatique qui maintient en permanence "la clarté dans la confusion"!
La campagne municipale perpignanaise en est la version monsieur Jourdain!
On peut paraphraser Cornélius Castoriadis avec "environnement ou barbarie". On aurait aussi bien put dire "figues ou barbarie", avec le même ton mélodramatique...Ce ne sont pas les mots qui comptent, mais le ton qu'en emploie!
Parce que il est évident que notre a acté que" L'individu moderne vit dans une course éperdue pour oublier à la fois qu'il va mourir et que tout ce qu'il fait n'a strictement pas le moindre sens. " comme l'écrivait Cornélius Castoriadis en 1996 dans "La montée de l'insignifiance" . Alors on peut tout faire pour obtenir la mairie de Perpignan!
Mais le retour de boomerang de tout cela, sera un taux d'abstention impressionnant!

C'était il y a trente ans. J’étais déjà grand, maigre et vaguement tête creuse. Je voulais rembourrer quelque peu ma carcasse longiligne et m’étais mis en tête de soulever de la fonte. Un peu de biscotte sur mes os. Au Mas Guerido, y’avait ce complexe qui venait d’ouvrir : terrains de squash au rez-de-chaussée et salle de muscu à l’étage. Le matos était assez rudimentaire, la muscu n’était pas encore cette mode de kéké prêt à se selfier les pecs à la moindre occase. Je me souviens d’une ambiance assez prolo d’ailleurs :des vieux, des sportifs, des mal dans leur peau comme ma pomme. Et toi, Gégé. Toi le prof de muscu chargé de m’expliquer les rudiments du développé couché et des squats. A l’époque tu m’avais déjà confié ton goût pour la littérature. Moi c’était le dessin. D’ailleurs je t’avais pondu quelques planches de bédé que tu avais scénarisées. Je me souviens assez peu du résultat mais j’étais relativement fier de ce compagnonnage avec un adulte chevronné.
J’ai arrêté la muscu. On s’est perdus du vue. De temps en temps je voyais ta trombine dans la presse,rapports aux bouquins que tu publiais. On se croisait une fois par décennie dans une rue perpignanaise. Ça va ? Ça va. Faut que je t’avoue un truc Gégé : j’ai jamais lu une traître ligne de ta production. Non pas que je boude le « terroir » comme tu dis mais disons que le goût ne m’est pas venu. D’autres priorités.
L’été dernier, quand j’ai vu ton bouquin Adrien le gilet jaune, j’ai failli me jeter à l’eau et puis quelque chose m’a empêché. Je trouvais ton timing éditorial un peu trop serré pour être honnête. Dégainer une prose sur les fluos huit mois après le début de la fronde, ça me semblait un peu business plan pour écrivain en manque de reconnaissance. Mais peut-être me suis-je trompé, peut-être as-tu réussi à vraiment choper la sève de ce soulèvement populaire ?
Vu la suite des événements, j’ai un sérieux doute.
La suite c’est L’Indép de la Saint-Valentin où Louis Aliot se pavane avec 13 « prises de guerre locale ».
Parmi elles : toi Gégé. Toi complètement à droite de la photo de famille. Toi pas vraiment à l’aise avec tes pognes au fond des fouilles d’un large futal, toi qui détonnes au milieu de ces bien sapés avec ta tignasse de beatnik, tes bacchantes de gaulois (réfractaire ?), ton large cuir et ta banane plantée au sommet de ta cuisse comme une trousse de premier secours. Toi qui confirmes jusqu’à la caricature ce foireux tropisme
lepenien unissant extrême-droite et plouquerie hexagonale. Sur le site d’Amazon, tu lâches cette confidence : « Mon travail m'a toujours poussé à parler des groupes humains dans la tourmente. Les Cathares, les réfugiés espagnols, les vignerons de 1907, les habitants de Fukushima, les gueules cassées,les Gilets Jaunes, les Bourdigueros (habitants d'un village maritime détruit par l'État en 1979), sont autant de sujets qui nourrissent mon imaginaire. » T’as peut-être une certaine culture historique Gégé
mais niveau politique, à mon avis, y’a comme des trous dans ton cortex. Osez citer les réfugiés espagnolset venir gaillardement sucer la roue à l’ex de la Marine 80 piges après la retirada, dans le genre tête à queue, tu fais fort. Si l’époque est à la confusion alors tu es bien dans le tempo.
Moi aussi je suis devenu écrivain Gégé. C’est tout récent. Tu as peut être entendu parler de mon bouquin
Panchot du nom de ce FTP torturé et flingué par les nazis en août 44. Si c’est le cas, tu saurais que les « terroirs » n’ont pas toujours été acquis aux plaies réactionnaires. Y’en a eu des rouges, y’en a même eu des révolutionnaires. Dans les années 20, on appelait Rivesaltes « la forteresse rouge » par exemple. La lutte des classes n’a pas été qu’un truc d’usines, Gégé. Dans les champs et les vignobles aussi les possédants en ont pris plein la tronche. Le Midi rouge de 1907, bordel, si tu as écrit dessus, tu dois bien
savoir de quelle trempe était ces vignerons. Pas des culs-bénits ou des nostalgiques de Badinguet.
La question sociale, tu sais cette vieille marotte ressurgie récemment des tréfonds du XIXe siècle grâceaux Gilets jaunes, est de retour. Partage des richesses, une vie digne pour tout le monde, fin de l’exploitation capitaliste. Des mots d’ordre qui ont plus de gueule que les obsessions perpignanaises pour la sécurité et la propreté.
Sur ces considérations, je te laisse mon vieux Gégé. Et bonne campagne surtout.
Bio de Gégé:https://www.babelio.com/auteur/Gerard-Raynal/49315

Perpignan n'a jamais cessé d'être: le centre du monde . Elle est même, en ce moment, le cœur du vortex . Ville frontière, ville laboratoire , toujours située entre l'abscisse et l'ordonnée des livres : "Fin de siècle incertain à Perpignan" du sociologue Alain Tarrius et "Essai sur l'économie des Pyrénées-Orientales" (Le Publicateur, 1993). d'Henri Solans sur l'économie de la rente. Les traits décrits dans ses ouvrages n'ont fait que s'accentuer avec le temps, plombant toujours plus lourd la ville et ses habitants .
Et voilà que se conjuguent, 3 phénomènes quasi simultanés l'élection municipale avec le "fantasme" de la prise de la ville par le RN sans étiquette Louis Aliot , la venue ou pas (suivant la décision de la préfecture le 17 février prochain) du président de la Généralitat en exil (à Bruxelles) Carles Puigdemont le 29 février prochain, avec à la clef 500 bus, de nombreuses réservations du Sud dans les hôtels, des campings cars, soit prés de 200 000 catalans en plus dans la ville (Les barcelonais chez eux peuvent gérer une manifestation dans l'ordre de près de 2 millions de personnes, mais 200 000 à Perpignan?) . Rajoutez à cela des tentions dans le quartier St Jacques après le braquage de la recette en liquide du "four" de l'immeuble Bétriéu place Cassanyes de "dealers maghrébins" nous dit-on par des "jeunes tchétchènes de Marseille" : du coup les gitans de St Jacques ne se sentent plus en sécurité et réclament des forces de polices supplémentaires . Force qu'ils viennent d'obtenir , sous la forme de CRS qui patrouille désormais dans le quartier...
A Perpignan, personnel politique et presse locale , ont fait fi de cette accumulation de poudre et tout se met en place pour un magnifique feu d'artifice!
Nick Gimenez était en direct pour l'archipel contre attaque pour présenter les derniers événements du quartier St Jacques., qui ce passe à St Jacques est un des symboles de l'abandon des centre villes et de leurs conséquences directes.

Ce jeudi 23 janvier,en début de soirée, l’organisation du débat qui rassemblait au cinéma Castillet les candidats aux élections municipales de mars fut en tout point remarquable, de même que sa conduite. S’il fallait le qualifier, ce serait de professionnel ;bien plus d’ailleurs que les débats télévisés, mal maîtrisés, auxquels nous sommes habituellement soumis.
On y trouvait du rythme et de la tenue, et juste ce qu’il fallait d’ironie, de précision et de rigueur.
Chaque candidat ou candidate a pu s’exprimer,développer ses idées et son projet pour Perpignan. Les questions posées étaient précises et variées. Le droit de réponse d’une minute accordé au candidat mis en cause par un autre candidat était une initiative subtile qui évitait la foire d’empoigne.
Candidats et candidates ont vite mesuré leurs propos pour se consacrer au seul développement de leurs programmes respectifs.
Il ne s’agit pas pour moi, ici, d’évaluer en bien ou en mal ces programmes, mais de signaler la qualité du dispositif mis en place. Ce débat auquel assistaient des journalistes du Monde, l'AFP Toulouse et Médiapart était un acte de démocratie,suffisamment rare pour être rapporté et félicité.
Notons que le candidat Romain Grau était absent et que L’Indépendant n’a pas jugé utile d’annoncer l’événement ni même de le commenter dans ses pages papier, ou en ligne.
Cette double absence me semble être un déni de démocratie.
Dessin des candidats fait en direct du débat par Cécile Creixell


On a parfois raison de traîner sur le site de l'Assemblée Nationale, lorsqu'on y tape les bons mots clefs dans le moteur de recherche, on peut apprendre des choses sur le rapport de la France et la "crise catalane". Outre que 52 député français ont déjà signé une pétition pour la libération des prisonniers politiques et exilés catalans suite au référendum du 1 octobre 2017 et leurs lourdes peines de prisons.
Lorsqu'on tape sur le moteur de recherche Catalogne on trouve ceci http://www2.assemblee-nationale.fr/recherche/resultats_recherche/(tri)/date/(legislature)/15/(query)/eyJxIjoidHlwZURvY3VtZW50OlwicXVlc3Rpb25cIiBhbmQgY29udGVudTpjYXRhbG9nbmUiLCJyb3dzIjoxMCwic3RhcnQiOjAsInd0IjoicGhwIiwiaGwiOiJmYWxzZSIsImZsIjoic2NvcmUsdXJsLHRpdHJlLHVybERvc3NpZXJMZWdpc2xhdGlmLHRpdHJlRG9zc2llckxlZ2lzbGF0aWYsdGV4dGVRdWVzdGlvbix0eXBlRG9jdW1lbnQsc3NUeXBlRG9jdW1lbnQscnVicmlxdWUsdGV0ZUFuYWx5c2UsbW90c0NsZXMsYXV0ZXVyLGRhdGVEZXBvdCxzaWduYXRhaXJlc0FtZW5kZW1lbnQsZGVzaWduYXRpb25BcnRpY2xlLHNvbW1haXJlLHNvcnQifQ==
On s’aperçoit que 2 députés des Pyrénées-Orientales ont déposé des questions écrites au gouvernement à Jean-Yves Le Drian ministre de l'Europe et des Affaires étrangères: la député LREM Laurence Gayte (1 fois) en 2018 http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-7552QE.htm
et le député RN Louis Aliot (2 fois) la première en date du 22/10/2019 où il s'interroge sur les "flux financiers entre la généralité de Catalogne et l'Occitanie - Flux financiers entre la généralité de Catalogne et l'Occitanie" auprès du ministre de l'économie Bruno Le Maire
http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-23829QE.htm
La seconde en date du 03/12/2019 à laquelle , il ne lui fut répondu qu'hier par Jean-Yves Le Drian ministre de l'Europe et des Affaires étrangères:
Situation en Catalogne et conséquence sur le département 66M. Louis Aliot interroge M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur la question catalane et le conflit interne à l'Espagne qui connaît quelques débordements sur le territoire national. En effet, le département des Pyrénées-Orientales est un département frontalier de l'Espagne qui entretient des relations privilégiées avec la « généralitat de Catalogne » et diverses communes catalanes du sud. Le conflit interne catalano-espagnol, dans certaines circonstances et selon les actualités, a tendance à déborder du côté français sans pour autant provoquer de troubles dans le département. Disons que les élus français sont attentifs aux bonnes relations qui doivent prévaloir entre les deux pays et les deux collectivités et peuvent s'émouvoir à l'occasion des événements qui s'y déroulent. De ce point de vue, il est vrai que l'emprisonnement des leaders catalanistes suscite des interrogations légitimes et même des protestations, même si les faits sont graves et avérés, et que l'Espagne est un pays souverain et démocratique qu'il convient de respecter. Làn'est pas la question. Le fait que l'ancien président Puigdemont, élu au Parlement européen (mais non installé), vive en exil à Bruxelles, est aussi une source inépuisable de controverses, de soutiens et d'oppositions, qui alimentent un débat permanent et houleux jusque dans les lieux de pouvoir européen. C'est donc une question importante pour l'Europe, la France et l'Espagne. Il se trouve que M. Puigdemont compte installer à Perpignan un Conseil pour la République catalane par l'intermédiaire d'une association dûment déclarée en préfecture dénommée « Delegació del Consell per la República ». Cette structure sera le relais des stratégies de M. Puigdemont dans le cadre de la communication internationale visant à fonder un État catalan. Il lui demande quelle est exactement la position de la France sur les peines de prisons prononcées à l'encontre des élus indépendantistes catalans et quelle est sa position sur l'installation de cette « ambassade » de droit français en exil sur le territoire français. Il souhaite savoir quelle initiative il compte prendre pour rapprocher les uns et les autres, afin d'apaiser des relations qui peuvent avoir des conséquences sur le département des Pyrénées-Orientales.Réponse janvier 2020La position de la France s'agissant de la situation en Catalogne est constante et connue de tous : nous sommes attachés au strict respect de l'intégrité constitutionnelle et territoriale de l'Espagne qui est un pays ami et un partenaire privilégié de la France en Europe. Il n'appartient pas aux autorités françaises de commenter des décisions de la justice espagnole. Le strict respect de la légalité espagnole constitue une condition indispensable pour permettre le dialogue et surmonter les difficultés qui ont été constatées en Catalogne. La tentative avortée de sécession de la Catalogne d'octobre 2017 n'a fait l'objet d'aucune reconnaissance internationale. Il en va bien évidemment de même pour le "Conseil de la République" créé par l'ancien président de la Généralité de Catalogne. Ce sujet est naturellement suivi avec attention, en lien étroit avec le ministère de l'Intérieur."Toujours le même type de réponse basée sur l'apparence du droit et la non-ingérence dans les affaires intérieures d'un pays ami!Invité le mercredi 27 septembre 2017 sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, Jean-Yves Le Drian avait estimé qu'un référendum sur l'indépendance de la Catalogne, en Espagne, ne serait "pas la bonne solution au moment où l'Europe veut se relancer". "Le gouvernement de Madrid est notre partenaire", a affirmé le ministre des Affaires étrangères.
Un référendum sur l'indépendance de la Catalogne? "Pas la bonne solution" pour Le Drian
Invité ce mercredi de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, Jean-Yves Le Drian a estimé qu'un référendum sur l'indépendance de la Catalogne, en Espagne, ne serait "pas la bonne solution au mo...

Le réalisateur et artiste Belge Jan Bucquoy qui passa un an place Rigaud à Perpignan disait :" Pour les catalans du nord, il y a toujours un pigeon qui se lève chaque matin!"
C'est pourquoi depuis que la Catalogne Sud a retrouvé son autonomie et est redevenue riche soit le temps de pénétration de cerveau local ( après les jeux olympiques de 1992), le Roussillonais a créé un marché : la vente d'action sur le fait que" les gens d'ici, se sentent plus catalan que français!"
La vigne et le maraîchage ne fonctionnant plus, il faut bien se recycler . C'est qu'ici la terre est âpre. Alors des sortes de Marco Polo partent en expédition au Sud pour raconter qu'au nord (outre les corons) il y a un peuple cousin qui n'attend qu'une chose: se faire "enschlusser" par le Sud (des que celui-ci aura acquis (petit détail) son indépendance!)
En attendant on monte des projets "transfrontaliers" qui débouchent souvent sur des routes sans issues mais qui permettent de vivre au jour le jour , ajouté à un RSA ou a une pension d'invalidité , on commence à être à l'aise .
Récemment , c'est une marchande de souvenirs identitaires de Perpinya qui racontait depuis son téléphone aux Gironinoticies https://gironanoticies.com/noticia/123683-muriel-taurinya-a-catalunya-nord-hi-ha-gent-que-se-sent-mes-catalana-que-francesa.htm?fbclid=IwAR2iB5sVEgXlt3JY7AupAO17AO59oe-eb8wTBZg72XVUBzNn6uKhssbYX4s
"Qu'il y avait des catalans d'ici, qui se sentent plus catalans que français" genre, ils seraient même majoritaires. Comme faisait dire Jacques Audiard à Jean Gabin dans le président à propos de l'existence des patrons de gauche: "Il existe aussi des poissons volants, mais ils ne constituent pas la majorité du genre..."
La commerçante compte faire une plus value avec la vente d'objets identitaire, lors de la prochaine venue du président de la Généralitat en exil, Carles Puigdemont, organisé en février, par sa sœur: Visca el comerç lliure!
C'est alimentaire mon cher Watson! A moins que la préfecture qui prend la décision ou pas d'accepter la venue de Carles Puigdemont, refuse pour raison diplomatique en le formulant sous la forme d'un "trouble à l'ordre public ingérable par les forces de l'ordre".
La population locale est de moins en moins catalane parce qu'il y a eu récemment de multiples migrations de l'intérieur de la France et de l'extérieur . Et comme la transmission a manqué d'huile et que la mondialisation a standardisé, les gens d'ici peuvent se sentir autant Végans que LGBT...etc que catalan: catalan est une tendance parmi tant d'autres. Tous les gens qui mangent des escargots ne sont ni catalans, ni catalanistes.