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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
" Et il n'y aurait rien à ajouter. Si j'étais très bavard, j'ajouterais que nous mourrons tous. Et je pourrais vous dire aussi, mais ce serait déjà trop long, que la vie est un rêve sombre et tragique - et qu'elle est très belle et très gaie. - Une fête en larmes ? dit Clara. - Une fête en larmes, lui dis-je. - Rien d'autre ? demanda-t-elle à la façon du sultan." Jean d'Ormesson "une fête en larmes"
Il est également une figure importante du doublage français, prêtant sa voix de manière régulière à Denis O'Hare et Tim Roth ainsi qu'à John Slattery et David Morrissey de manière occasionnelle."https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Mari%C3%A9
Le Festival Voix d’Etoiles est le seul et unique festival en France et dans le monde à récompenser les voix du cinéma d’animation.
Du 26 au 29 Octobre 2022, venez rencontrer comédiens, compositeurs, réalisateurs et surtout VOIX du cinéma d’animation présents pendant le festival, à l’Espace Henry de Monfreid et au Clap Ciné de Port Leucate. Mais aussi assistez à des projections d’avant-premières, de longs métrages, courts métrages, participez à des ateliers, Ciné Bout Choux, découvrez des expositions, votez pour le meilleur film de fin d’études…
Le Festival Voix d’Etoiles c’est aussi une sélection de films en compétitions : longs métrages, courts métrages, films de fin d’études et séries.
Le jury des longs métrages, composé de personnalités du spectacle, du journalisme et du cinéma d’animation, aura pour mission d’élire :
La voix masculine
La voix féminine
La meilleure bande son
avec pour Président de jury Nicolas Mariè, qui était en diret pour l'archipel contre attaque depuis Clap Ciné Leucate Barcarès du coup on a parlé du métier de comédien, des seconds rôles, d' #AlbertDupontel
Voir aussi:
Au moment de remettre le prix au festival "voix d'étoiles" de Leucate dont il est le président du jury, il revient sur le film "les secrets de mon père" https://www.youtube.com/watch?v=63h0W... est pris par l'émotion dans l'évocation des étoiles 'jaunes) disparues dans les camps, le laissant sans voix et en larmes...Pour comprendre pourquoi, il a eu ce moment d'émotion, il faut se pencher sur sa biographie et celle particulière de son père "Le père de Nicolas Marié, résistant, avait dérobé les plans du mur de l'Atlantique aux Allemands. Par représailles, sa famille fut déportée au camp de Ravensbrück, d'où elle revint sauve". Ainsi l'échos du film "le secret de mon père" , son père et celui du film avait le même secret...deuxième vidéo
Joan Nou créateur et vice-président d'Agissons https://agissons.org, ainsi que directeur chez https://www.job66.fr , était en direct pour l'archipel contre attaque pour parler du rapport (malsain ) entre la culture et le politique. Expérience qu'il tire de son passé d'adjoint à la culture de Millas Jacques Garsau, poste duquel il a démissionné. Mais plus encore, il parle de dynamique générale de la culture, lorsqu'elle est bien pratiquée et qu'on ne s'essuie pas aux rideaux...
Ce jeudi 23 janvier,en début de soirée, l'organisation du débat qui rassemblait au cinéma Castillet les candidats aux élections municipales de mars fut en tout point remarquable, de même que ...
"On ne guérit jamais de son enfance, soit parce qu'elle fut heureuse, soit parce qu'elle ne le fut pas."
Citation de Robert Mallet ; Apostilles ou L'utile et le futile - 1972. La vie est un combat et il faut s'y entraîner dès l'enfance.
C'est une vieille amitié que la notre. Nous, nous étions rencontré en 1997 à Barcelone, autour d'un programme Européo-Généralitatesque avec l'intitulé suivant "discuvrim à Catalunya" . Celui-ci visait à la reconnexion des filles et fils de la diaspora catalane à travers le monde et principalement située en Amérique centrale et du Sud, soit pour l'essentiel en Argentine et au Mexique. Le président Jordi Pujol avait voulu recoudre les liens coupés par les cicatrices de l'histoire: la retirada ! Pour que tous ses Ulysses revinsent à Ithaque sans avoir à massacrer les prétendants (encore que) .
Arcadi, quoique ne répondant pas au stéréotype (quasi blond au yeux bleus), était Mexicain (je dis "était", parce qu'il vit désormais au Texas, USA) . À la fin de notre séjour barcelonais, il s'agissait de créer une association internationale de jeune catalan du monde: l'AIJOCC (une sorte d'"Américan Young Fondation" à la catalane) Tout était prêt, pensé par le secrétaria dels relacions extériors, fomenter par el secrétaria de la Joventut, sauf qu'au dernier moment la triple entente Franco-Mexicano-Argentine changea les plans de la Généralitat pour placer ses propres plans (#unplandanslesplans) . Nous n'avons pas voté le règlement, en changeant chaque point pour les mettre à notre sauce, arguant que nous n'étions moins catalans, que les jeunes barcelonais issus de "Convergencia i Unio" qu'on nous proposait de plébisciter ! http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2021/10/le-fabuleux-destin-d-un-catalan-argentin-a-la-african-development-bank-group-interview-par-nicolas-caudeville.html
Arcadi, vint une fois ou deux à Perpignan, puis, c'est la vie: nous, nous perdîmes de vue.
C'est grâce à Facebook que nous nous sommes retrouvé, mais toujours pas revu. Au prétexte de l'éventualité de l'élection de Trump aux USA (où il vivait désormais), et Marine Le Pen en France, et avec la bienveillance des nouvelles technologies de la transmission, nous avions eu de longues conversations.
Et voilà, que du post-covid, il sort son long métrage: "Olivéro y la piscina"!
Pour dire de quoi ça parle: c'est comme on dirait en France, "une comédie dramatique" (mais c'est le cas de toutes les vies)
Dans une famille bourgeoise mexicaine, au bord la rupture conjugale, le père fait une rupture d'anévrisme. sa femme une psychologue, lui demandait de quitter le domicile familiale, il trouvera plus élégant de quitter la vie. Leur fils unique, Olivero décide comme "le baron perché" d'Italo Calvino, de vivre au bord de la piscine avec l'urne et les cendres de son père, comme une gréve face à l'absurdité de la vie...
Comme dans les cycles anciens, le film est une métaphore "de la vie et la mort", de "l'enfance comme initiation et sa fin", que "du chaos comme de la crise, on sort différent, tout en restant soi-même": parce que comme disait le grec Héraclite, "on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve!" (Alors que dire d'une piscine? On finit toujours par se jeter à l'eau...)
On résout la fin de son enfance, comme on résout un rubicube: bref,c'est un véritable casse-tête
Pour accéder aux passages secrets, et goûter au film dans ses 360 degrés, il est bon d'avoir en tête Freud, Jung et Lacan . Mais aussi la notion "d'ennui pascalien", dont il est la contre proposition. De Kafka et sa "métamorphose" ...
Parce que c'est aussi un film qui nous parle de notre rapport au réel : et comme l'écrivait Lacan: "le réel, c'est se cogner !"
Devenir adulte, c'est accéder au réel. Mais sans rituel, le cafard, ne peut devenir papillon.
Et encore, je ne m’appesantis pas sur le rôle de la mère (l'excellente Monica Huarte) qui avait fait disparaître le père (pas son jumeau) des avant qu'il meure . Arcadi Palerm i Artis, n'est pas par hasard un enfant "queue de la comète" de la plaque tectonique de la révolution mondiale de 1968. Il en est les stigmates et avec lui son film. Celui-ci en est peut-être "l'exorcisme"!? Après tout, lui aussi a perdu son père...
La maison où se joue l'intrigue est aussi un personnage à part entière.
Tout est dans une foultitude de détails qui font sens et s'inscrivent de une cosmographie de l'être monde et ses jeux de miroir (la piscine) de l’apparence (comme pour le Covid, il faut vivre masqué!) .
Dés Lors le film a commencé sa carrière, peuplée de prix, de festivals en festivals, des états unis comme le festival de Béverly Hills, Santa Fé, mais aussi à Florence en Italie, Pékin en Chine, et sera de passage avec son réalisateur Arcadi lui-même, en novembre à Girona par l'invitation de l'excellent Luis Valenti https://www.gironafilmfestival.com
Corto Maltése: entre Berlin et Perpignan, par l'entremise du dessinateur Rubén Pellejero et la bienveillance du FID de Jean Casagran ! interview par Nicolas Caudeville
Celui qui était le bras droit d'un grand universitaire et juriste ariégeois, rejoint au cabinet un autre univerversitaire et juriste ariégeois !
On vient d'apprendre la disparition de Jack Cresta, figure locale du paysage politique local http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/search/Jacques%20Cresta/, après le départ forcé de Stéphane Babey ex directeur de Cabinet de Hermeline Malherbe, et de Louis Aliot sale temps pour les socialistes...Le monde est un mercato bien injuste.
Et voilà, qu'arrive Frédéric Bort à la succession de la direction du cabinet (comme quoi l'évéché, n'était pas fermé de l'intérieur) .
Voilà, qui redonne de l’intérêt à la politique locale: un garçon brillant à la manœuvre!
Sortant d'un moment chirurgical, je croisait le maire de Perpignan Louis Aliot, sa femme et le petit prince (enfin presque) , qu'il me présenta: "Frédéric Bort"!
Lui serrant la main, je lui confiais que "son nom me disait quelque-chose" . Il me répondit que "c'était possible".
N'eusse ai-je sorti d'une anesthésie, je me serais rappelé le second personnage du film documentaire "Le Président" d'Yves Jeuland (2011) sur, ou à propos de George Fréche le regretté président socialiste du Languedoc-Roussillon https://www.youtube.com/watch?v=tB2PRbAXrvA
"Frédéric Bort, c’est l’histoire d’une irrésistible ascension. Celle d’un gamin prometteur repéré par “l’imperator” dans la fourmilière universitaire, le vivier des jeunes pousses socialistes. Avant d’être bombardé directeur de cabinet du président de l’Agglo de Montpellier à 25 ans. "Il m’a mis là en observation. Et puis un jour il m’a fait venir à la fac de droit. Il m’a dit : “Passez me voir à la fin du cours, j’ai quelque chose à vous dire d’important”."
Après le décès de George, qui voyait en lui "un fils" , ceux qui reste lui font payer sa proximité, des fois qu'il se prenne pour un ayant droit.
Après, s'être mis à la vigne, il finit par revenir en politique pour se présenter aux législatives de février 2017
« Je me suis arrêté en 2011 après le décès de Georges Frêche. Je me suis retiré de la vie politique pour me consacrer à mon activité de chef d’entreprise au sein de mon domaine viticole à Saint-Christol, dans le Lunellois, où on essaye de faire du bon vin » explique Frédéric Bort. Le cru Saint-Christol fait la nique aux bons pic-Saint-Loup."
"Frédéric Bort repart dans l’arène politique. L’ancien directeur de cabinet de feu Georges Frêche va battre campagne sur la première circonscription -très convoitée- pour les législatives, avec son suppléant, l’avocat Alain Scheuer. "
Perpignan: les commerçants du centre ville manifestent devant et contre le chantier du "Carré d'or"! interview Steve Golliot_Villers par Nicolas Caudeville
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire." Albert Einstein
Les travailleurs précaires, les chômeurs, ex et futurs Gilets Jaunes ont leur Manifeste: ça s'appelle "Moi y'en a vouloir des sous". Dans ce pamphlet cinématographique prémonitoire un casting de rêve tournoie dans les méandres d'un capitalisme libéral dont les voies restent impénétrables. C'est " Bête et Méchant " dans l'esprit de Charlie Hebdo et Syndicats, Politiques ou Corporatismes y font preuve d'une incroyable actualité.
Attention, cet article est à prendre au second degré: ceci n'est pas une température...
Le contrat social s'oppose au marché, en ce que , le contrat social engage mutuellement les contractants, là où le marché est un angle mort où s’engouffre tout ce qui peut s'acheter et se vendre, au cour de là où s'organise l'offre et la demande. L'offre et la demande, qui n'est qu'une autre manière de formuler les rapports de force. Ainsi, lorsque la "lutte des classes", fait niche à la "lutte des places", l'offre politique n'a plus le même sens !
"La gauche", qu'est c'est? Il y a-t-il une permanence à cet notion, ce principe, qui implique que lorsque on se revendique de gauche, il y ait des choses à connaître sur le sujet, qui déterminent que nos discours suggèrent une cohérence des actes ?
Les calculs, interviennent lorsqu'il y a absence d'amour. Et l'amour est absent puisqu'il n'y plus de discours que d'actes.
La gauche locale croit qu'elle a l'oreille des électeurs, puisque elle a le discours dans le sens du poil qu'elle donne à voir dans les médias d'ici
Sauf, que les médias d'ici ne sont encore lus, que par ceux qui y croient encore; Ou ceux, qui pensent encore s'y voir ! Ce qui fait au prorata de la population totale des gens lettrés, somme-toute, peu de gens. D'autant, pourquoi acheter des mensonges, lorsqu'on peut en avoir gratuitement sur les réseaux sociaux. La presse n'appartient pas à ses lecteurs, mais à ceux qui payent la publicité, ou ceux qui la subventionnent...C'est une question de modèle économique: "seule la mort est pour rien! Tout le reste ce paie..." #BertoldB
Le même personnel politique de la gauche locale, se glorifie de petite victoire.
Le défilé, c'est le retour des processions de la gauche, une procession de la Sanch, qui croirait au social, comme d'autres croient en Dieu. Défiler, pour se donner une bonne conscience, en pleurnichant sur le fait de n'être pas assez rejoint. C'est toujours de la faute des autres (#salaudsdePauvres https://www.youtube.com/watch?v=Xlg8USczcUQ )
Ils partagent d'ailleurs avec "généreusité" (autant qu'ils sont de "gôches") sur les réseaux sociaux, où ils auto-narrent leur geste ( au sens du moyen-age et de sa représentation en enluminure et absence de perspective) .
Leurs candidatures ne visent qu'à échapper au réel du quotidien, dont leurs mandats les protégera: la candidature comme l'achat d'un ticket de loto !
Et dont ils savent qu'à partir du moment où, ils seront élus, le peu d'amour propre qu'ils ont pu conservé devra être abandonné, au profit de la gestion habituelle, "en bon père de famille" de l'administration déjà en place. En amont, il est donc inutile de s'impliquer dans des actions fatigantes, qui ne peuvent que ralentir, l’accessibilité au statut supérieur ...
Mais de leur côté, les citoyens trouvent, qu'il n'y pas le compte, pas plus que le conte !
De plus en plus les citoyens refusent de jouer au jeu debonneteau, de ce qu'on appelle encore la "démocratie", mais qu'il conviendrait plus de nommer "démocatrie", dont le terme revêt l'aspect de sa maladie!
Le citoyen est dans la position des ouvriers de l'Union Soviétique: "ils font semblant de nous payer, nous faisons semblant de travailler !" Comme en est résumé l'esprit dans "la gréve de l'électeur" d'Octave Mirbeau http://micmelo-litteraire.com/la-greve-des-electeurs-octave-mirbeau/
Les politiques ont démissionné d'eux même, prenons actes, ne nous déplaçons plus aux urnes. La vie est courtes!
Ceux du peuple qui votent encore préfèrent encore la voix de la colère du Rassemblement National ex FN .
La gôche ça, elle sait dénoncer . Elle a peur de la monter du RN ("et de la haine") . La prise de la ville de Perpignan par Louis Aliot, puis quatre députées RN .... Les conséquences de leur absences de "d'obligation de moyen" https://fr.wikipedia.org/wiki/Obligation_de_moyens à défaut de celui de résultats, loin de les faire réfléchir (Ce n'est bon que pour les miroirs!), les tétanise encore plus, comme des lapins pris dans phares de l'histoire. Histoire dont ils termineront dans les poubelles.
Moralité, choisis ton camp camarade, ou la société du spectacle de la lutte, ou la lutte ! Sans quoi, l'hiver de tes calculs égoïste te verra crever de froid!
"Pellejero maîtrise parfaitement la grammaire graphique et narrative de Pratt, à tel point qu'il peut aujourd'hui la réinterpréter dans un style nouveau.Cela reste du Corto Maltese, sans être encore du Pratt.Les mouettes (remplacées ici par des pigeons...), les onomatopées, les scènes de combats très figées, les cadrages très classiques sont des incontournables. Mais Pellejero et Diaz Canales ne se limitent pas à une addition d'ingrédients, ils revisitent la recette pour lui donnerune nouvelle saveur." Diaz Canales scénariste Corto Maltèse " Nocture Berlinois" https://www.lecho.be/culture/litterature/Corto-Maltese-ce-revolutionaire-romantique/10415502?fbclid=IwAR0BaE2Cvw5l0gBt4FbHsfsEEKTRpROPAAWi9v3LpqpHozHLGoibO7o9LNA
Le dernier album de Corto Maltése est sortie ce 3 septembre dernier, la ville de Perpignan a la chance de recevoir le dessinateur successeur d'Hugo Pratt (mort en 1995) . Il faut désormais 2 personnes pour animer Corto Maltése: un scénariste Diaz Canales et un dessinateur.
C'est le quatrième Corto du duo et à chaque fois, l'album gagne en densité, tant du point de vue de l'histoire, que du graphisme. Cette fois Corto n'est plus en mer, porte la casquette des "Peaky Blinders" des gitans de Birmingam https://www.youtube.com/watch?v=F16x9poSXrc, a vieilli (#jai40ans) et veut venger un ami, entre Berlin et Prague, entre sociétés secrètes, sociétés ésotériques et la montée du communisme et nazisme en 1924 (#RépubliquedeWeimar https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_de_Weimar)
Rubén Pellejero et Jean Casagran étaient en direct de l'église des dominicains pour la 34 ième cession du FID pour l'archipel contre attaque pour parler du Festival du disque et de la BD. Ruben Pélijéjo nous parle du dernier album de Corto Maltese qu'il a dessiné, avec Juan Canalés au scénario : Nocturne Berlinois ! Le quartier gitan de Perpignan, pour parler du fils de la "Nina de Gibraltar" #quelsymbole !
« Votre réalité n’est pas la mienne. La vôtre n’est qu’une illusion que votre perception a figée. »
Pour autant qu’on sache, Philip K. Dick n’est jamais venu à Perpignan. Pourtant toute son œuvre parle de cette ville, et surtout de la gestion du quartier Saint-Jacques.
Parce qu’il faut bien le connaître, si Ubik est un exemple littéraire de ce qu’est la métaphysique appliquée, le Campus Mailly en est une illustration pratique.
À une différence près : Ubik décrit un univers rationnel !
À deux jours d’intervalles, Perpignan a donc subi, parce qu’il y n’a pas vraiment d’autres mots, le choc de deux univers parallèles, qui, clairement, ne se parlent pas.
En début de semaine, ce fut la conférence de presse de rentrée d’Yvan Auguet, président de l’UPVD. Comme en 2021, on y est allé pour poser une question sur le NPNRU.
Comme en 2021, on a posé une question sur le NPNRU.
Comme en 2021, Yvan Auguet a clairement assumé qu’il est totalement étranger au dossier.
À propos du petit Fabrice, on notera une sorte de pattern psychologique. Le mec a participé à la création du Campus Mailly et à l’installation des Déferlantes à Céret. Dans les deux cas il s’agit d’un massacre patrimonial, agrémenté d’un très gros problème de stationnement.
On notera aussi, que dans les deux cas, on attend toujours un quelconque « impact économique ».
L’ignorance plutôt que l’incompétence. Pratique comme méthode, mais, comme dans le cas de Boris Johnson, qui l’utilisait souvent, cela signe une certaine forme de lâcheté.
Pour finir en beauté, Yvan Auguet a eu la naïveté, dira-t-on parce qu’on est sympa, de balancer un « la mairie ne nous a pas sollicité ». On sent le type entreprenant !
« Après tout, le choix est impossible à l’homme sans la connaissance, et un choix judicieux n’est possible que si la connaissance est totale et scientifiquement organisée. C’est ce qui nous différencie de la brute. »
Jack Isodore, de Seville, Californie, a raison. Bien qu’il soit du genre « barjo ». Si on veut choisir, si on veut décider, il est nécessaire de disposer du maximum d’information. À l’inverse d’Yvan Auguet, on s’est donc tourné vers la mairie.
Et, coup de pot, en fin de semaine se tenait le conseil municipal, durant lequel le sujet du Campus Mailly a été abordé.
Jean-François Maillols, élu plutôt silencieux ces deux dernières années, a pris la parole pour présenter la rentrée du Campus Mailly et de l’École 42. Diaporamas et vidéos 3D ont illustré le propos et permis d’en apprendre plus sur le Campus Mailly que la présidence de l’UPVD ne pourrait en espérer.
Donc, on apprend que le Campus Mailly a déjà coûté un peu plus de 27 millions d’euros, pris sur le NPNRU. Et, les tableaux présentés nous confirment que l’UPVD n’a pas mis un centime dans l’affaire.
Oui, l’UPVD s’inscrit clairement dans l’assistanat : tu touches du fric, et en échange, tu ne fais rien pour la collectivité !
Le NPNRU est d’abord et avant tout un programme social. Il a pour vocation d’améliorer les conditions de vie des habitants des quartiers les plus pauvres. Dans le cas de Saint-Jacques, l’enveloppe était de 110 millions d’euros. On se demande bien où ils sont passés !
Et puis, là comme ça, sans prévenir, Jef Maillols lâche une bombe. Et une belle.
Oui, Jef rappelle à tout le monde que, dès le départ, le Campus Mailly avait pour objectif, entre autres, de redynamiser l’activité économique du centre-ville.
Sur ce point, l’UPVD est totalement absente.
Balancer 1 500 étudiants et quelque 300 personnels (principalement des vacataires peu présents en centre-ville) ne va pas suffire pour re-dynamiser une zone sinistrée depuis plus de 3 décennies, notamment par la création, anarchique, de zones commerciales tout autour de Perpignan.
Lorsque Louis Aliot déclare que le NPNRU, version Pujol et Amiel (avec la complicité de Lorente), n’a pas de volet social, il a parfaitement raison.
Le projet tel qu’il a été réalisé n’est qu’un vague projet immobilier, sans envergure, qui finit dans les mains de personnes particulièrement incompétentes.
À propos des Rayons N et de l’université de Nancy, lorsque Robert Williams Wood démontra l’erreur de René Blondlot, Gustave Le Bon déclara « Le public à l’avenir saurait […] à quel point un grand corps savant peut être victime de ses plus lamentables erreurs ».
Joe Chip dirait, à propos de l’UPVD et du NPNRU, « Nous sommes dans le phénomène,[…], nous ne sommes plus en dehors de lui. Voilà toute la différence. »
La question, dont la réponse vaudra les quelques millions que l’UPVD pourrait espérer lors du prochain Contrat de Ville, est toute simple finalement : les dirigeants locaux vont-ils prendre la mesure de la situation ?
Perpignan/Université: la campagne de dénigrement n'était que le premier volet pour une campagne de promotion anti-préjugés pour l'image de la fac! interview Fabrice Lorente par Nicolas Caudeville
Le problème de Perpignan et des PO's en général, c'est que le goût de la célébration, n'est pas le goût de l'histoire! La mémoire de ceux qui organisent les célébrations est sélective. Et basée sur leur culture propre, et ignore le hors-champ de leur inculture et de leur mauvaise fois: c'est dire ici, que les lacunes peuvent se transformer en lagune!
Ainsi la politique locale n'est pas la mise en avant des choses, et des personnes importants qui ont eu lieu ou vécu ici (ou n'ont pas eu lieu, ou sont partis d'ici) mais ce qui n'exige rien d'eux parce que il ne reste pour les symboles invoqués que éternité du silence ou n'être réduit qu'à la ventriloquie de sophistes...
C'est pourquoi, que le moment que j'évoque ici, a son importance et pas que pour moi....
La guilde du vin, veut donner un statut à ce qui est plus une culture, qu'un alcool ! interview Alain Pottier et Christophe Czekaj aux Caves du Roussillon par Nicolas Caudeville
Sur les traces de Bérenger Saunière avec Thierry Grillet , aventure à Cubières-sur-Cinoble dans une église en triangle qui a le coeur orienté au nord! interview par Nicolas Caudeville
Roussillon / histoire : 43 portraits de ceux et celles qui ont fait le monde du vin ici! interview Marie-Louise Banyols, Olivier Reynal par Nicolas Caudeville
Les élections se suivent et ne se ressemblent pas toujours.
En 2017, le candidat sur la 3e circonscription des PO pour la FI avait lâché rapidement la politique et, depuis l’automne 2017, plus personne n’a eu de ces nouvelles. La rumeur veut qu’il aurait sombré quelque part dans le multivers et, disent certains, il aurait même déclaré que Carole Delga est de gauche. Tant de souffrances psychologiques, pour un seul homme, c’est trop. Beaucoup trop.
Nathalie Cullell, elle, continue de militer.
Et elle lutte notamment les « inégalités scolaires ». Cette lutte passe par la revalorisation du métier, mais, surtout, par le fait que les élèves aient tous un enseignant devant eux.
Et à ce sujet, Blanquer a beaucoup œuvré pour que ça n’arrive pas. Entre réforme à la con et tracasseries administratives, le manque de profs est criant.
Mi-septembre, elle relayait la grogne des parents d’élèves du lycée de Font-Romeu. En effet, de nombreux élèves ne peuvent avoir de cours d’anglais, par manque d’enseignant, alors qu’un prof est disponible sur place. Mais, pour ce qu’on a compris, le Dasen préfère que les profs restent à la maison, tant pis pour les élèves qui passent le bac en fin d’année.
Fin septembre, Nathalie Cullell nous envoyait un petit jeune, Théo Conventin, qui se retrouve dans une situation ubuesque. Alors qu’il a réussi le concours du CAPES, et qu’il devait commencer à travailler dans un collège de l’académie de Grenoble, son statut de fonctionnaire stagiaire lui a été retiré suite à une réforme à la con décidée par Blanquer.
Résultat, il se retrouve sans rien, et, pire encore, les élèves du collège en question n’a pas de professeur pour assurer les cours !
Théo a rédigé un courrier expliquant sa situation, qui est aussi celle de nombreux autres jeunes enseignants, dans le but de faire bouger les lignes sur ce sujet.
Voici donc la lettre de Théo Conventi, que Nathalie Cullell a aussi remise en main propre à François Ruffin.
« En juin 2022, j’ai fièrement obtenu mon concours du CAPES d’Éducation Musicale et Chant Choral.
Nous avons été 39 lauréats sur 127 postes à pourvoir.
La carence de professeurs dans cette matière est donc d’emblée de 88 postes avant même que l’année ne débute !
J’apprends début juillet ma mutation dans l’Académie de Grenoble au collège Le Vergeron de Moirans en temps plein, ce qui d’ores et déjà ne coïncide pas avec le statut de fonctionnaire stagiaire étant de 9 h par semaine (donc demi temps). Cependant, je n’ai pas validé ma deuxième année de Master l’année précédente.
J’ai appris dans la foulée que le ministère avait fait passer une réforme concernant la formation des futurs professeurs : il est impossible d’être fonctionnaire stagiaire tant que l’on a pas obtenu son M2 MEEF, tous les profs en activité ont toujours été pour la plupart en master 2 et fonctionnaire stagiaire à la fois.
On constate donc une réforme très rétrograde qui fait perdre au passage une année à l’étudiant et accentue les carences d’enseignants dans l’éducation nationale.
Je me renseigne donc dès juillet auprès du ministère de l’Éducation Nationale (Monsieur Arnaud Viala) qui m’indique clairement que je ne pourrai pas être fonctionnaire stagiaire, que je devrai donc passer mon M2 afin de pouvoir être fonctionnaire stagiaire l’année suivante.
Sauf que, mi-août, je reçois mon programme de rentrée de la part de mon établissement de mutation, cité précédemment ainsi que celui de l’Université de Grenoble qui me prend dans son M2. Je contacte donc mon futur tuteur de stage ainsi que l’IPR de Grenoble Monsieur Rauch qui ne sont absolument pas au courant des spécificités des récentes réformes et donc de ma place au sein de leur Académie : fonctionnaire stagiaire + étudiant en M2 ?
L’Inspecteur Pédagogique Régional monsieur Rauch s’est donc renseigné auprès du rectorat et a reçu une réponse plus d’une semaine après me disant que je ne pourrai pas étudier à Grenoble en M2 (malgré les 5 démissions d’étudiants durant l’été) ni enseigner dans l’établissement Le Vergeron de Moirans là ou je fus nommé via le SIAL pour mon année de fonctionnaire stagiaire.
Cet établissement connaît donc une carence de professeurs représentant 18 classes qui a ce jour ne sont pas encore encadrées par un professeur d’éducation musicale.
Début septembre, je me retrouve donc sans rien, les inscriptions en universités sont terminées ainsi que les postes sont rares désormais, tous pourvus par des professeurs contractuels sans qualifications ni expériences.
J’ai effectué les démarches afin de m’inscrire à l’université, l’INSPE de Toulouse, car c’était mon université d’inscription l’année précédente donc cela reste faisable, c’est obligatoire de m’accepter si je n’ai rien. J’attends encore les réponses concernant la validité de mon inscription.
Cependant, on m’a soumis deux conditions, celle de suivre tous les cours malgré le fait que j’ai presque tout validé au semestre 1 et je dois également suivre OBLIGATOIREMENT un stage de pratique obligatoire (SPA) qui exige 18 h d’exercices dans un établissement de ma part condensées sur les jeudis et vendredis (les autres jours étant des jours consacrés aux cours de master).
Le comble avec ce SPA est que mon rôle durant un an sera le même que si j’avais été fonctionnaire stagiaire (sans l’obtention de ce statut) sauf que là j’interviens quotidiennement avec mes cours et par obligation dans la classe d’une titulaire.
Le tout rémunéré 1 200 € sur L’ANNÉE SCOLAIRE, à peu près 120,130 € par mois.
Comment puis-je faire pour assumer un appartement sur Toulouse en tant qu’étudiant uniquement rémunéré l’été en tant que saisonnier à 2 500 € par mois ? Comment puis-je perdurer toute mon année en étant payé comme un esclave a 1 200 euros par ans ? Sachant que la moyenne d’un loyer a Toulouse est de 500 euros ?
Je ne vais pas pouvoir étudier sur Toulouse si je ne trouve pas de solutions, car je me retrouverai à la rue. Je veux bien loger chez des amis, mais je ne suis pas sur terre pour vivre de la charité et de la générosité des gens.
Je demande à m’assumer en tant qu’homme, citoyen, sauf qu’aujourd’hui, tout cela est impossible dans ma situation d’étudiant comme Monsieur Blanquer L’a décidé.
Également, la situation n’est pas logique. Je me suis lancé dans des études longues afin d’enseigner mon art aux collégiens, lycéens, les réformes faites sont totalement à contre courant des besoins humains que l’on a aujourd’hui dans l’éducation nationale.
L’État préfère embaucher à tour de bras des Bouchers qui vont devenir profs de maths, des journalistes prof d’histoire sur de simples jobs dating de 5 minutes, pendant qu’on laisse des étudiants en cours de titularisation sur le carreau.
La situation n’est pas normale et j’aimerais s’il vous plaît que cette information remonte afin qu’on mette nos dirigeants le nez dans la merde et que les gens prennent conscience de la destruction des institutions et de l’éducation de nos enfants.
En espérant que les choses bougent. »
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