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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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20 septembre 2024 5 20 /09 /septembre /2024 11:52

"L'État n'est rien s'il n'a son compte d'hommes libres capables non seulement de le servir, mais de le penser, de se faire de lui une idée juste et claire, acceptable par tous. Il faut donc refaire des hommes libres. Français, ô Français, si vous saviez ce que le monde attend de vous !»

Georges Bernanos.

Macron est le "petit prince" qui a demandé au sieur Barnier de lui dessiner un gouvernement pas à l'image des dernières élections, mais à sa persistance rétinienne, ou de sa propre mis en abîme...La France et la démocratie, c'est métaphoriquement, #GiselePelicot à Mazan, un viol sous somnifère !

Le mouton n'a rien contre l'égorgement pour peu que le boucher lui explique bien, et qu'on lui garantisse la qualité de l'anesthésie avant exécution.

Nous ne sommes plus en démocratie depuis longtemps, et on ne prend même plus de gants pour y mettre la forme. Mais comme la population est sous tranquillisant depuis près de 30 ans, lorsqu’elle n'y rajoute pas quelques drogues pour ne plus toucher terre, alors le monde peu bien s'écrouler, depuis l'allégorie de leur caverne, elle l'a déjà quitté...

Autrefois, des pantalonnades comme les dernières élections et leurs alliances contre-nature, face à ce qui aurait-été des heures sombres (en général, elles sont justes mal éclairées trop longtemps.http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2023/12/ce-n-est-pas-parce-qu-il-y-a-de-la-lumiere-que-c-est-la-qu-on-a-perdu-ses-clefs.html), auraient des émeutes citoyennes, voir des révolutions.

Mais, on entend  que des gargarismes (pas Youri...) et autres gobergeations sur les plateaux Tv, et autres échos sur les réseaux sociaux...La France est en train de mourir par manque de savoir-vivre, et vous, vous concentrez sur le prochain festival mondial de la saucisse catalane, ou les prochaines "déferlantes" ! Les prochaines déferlantes ne seront pas un acte de plus dans la société du spectacle, mais le dernier acte de son écroulement. Le faux plafond du pouvoir va nous tomber sur la gueule, il n'y aura plus de services des urgences pour nous soigner...

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19 septembre 2024 4 19 /09 /septembre /2024 15:20


“La richesse attire les amis, la pauvreté, elle, les sélectionne.”
Tim Ringuette
 

Le site de "l'Archipel contre attaque" s'intéresse, depuis 15 ans, à ce qui un facteur permanent du pays nord-catalan: la pauvreté induite par l'économie de la rente et le ruissellement approximatif de l'économie et des compensations des collectivités territoriales providences.

Un des piliers, voir un des murs porteurs est l'association issue du CNR https://www.chrd.lyon.fr/musee/collections/programme-du-conseil-national-de-la-resistance Le secours Populaire

La solidarité avec Fédération des Pyrénées-Orientales "Tout ce qui est humain est nôtre" https://www.secourspopulaire.fr/66/

Sandrine DA Silva était en direct pour l'archipel contre attaque, présidente du "secours populaire Pyrénées-Orientales" pour présenter les multiples actions de l'association qui va au-delà du don de colis alimentaires, de vêtements, d'aides à la vie en général pour les personnes en difficulté! https://www.secourspopulaire.fr/18e-barometre-de-la-pauvrete-et-de-la-precarite-ipsos-secours-populaire-francais-edition-2024/

Ils sont toujours en recherche de bénévoles !

8 rue léon paul fargue, Perpignan, France
04 26 48 79 92
contact@spf66.org

Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
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Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
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Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
Perpignan: d'après le secours populaire "une précarité qui s'aggrave, s'étend et où l'accès à l'énergie, à la prévention et aux soins est fortement dégradé!" interview Sandrine Da Silva présidente par nicolas Caudeville
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15 septembre 2024 7 15 /09 /septembre /2024 19:37

Après avoir dit qu' "il fallait taxer les sur-profits" sur Sud Radio avec Jean-Jacques Bourdin https://www.sudradio.fr/emission/le-petit-dejeuner-politique-sudradio-254 ,Invité sur les plateaux de LCI aujourd'hui pour son émission de dimanche en politique, encore interrogé sur l'affaire Bardella / Libération, il n'a pas sur-réagi, comme dans l'émission en toute franchise de de TF1http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/09/le-maire-deperpignan-louis-aliot-qualifie-le-journal-liberation-de-journal-de-police-politique-sur-le-plateau-de-tf1.html, mais à la 40e minute, on l'interroge sur l'affaire Abbé Pierre http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/09/sous-le-soleil-de-l-abbe-pierre-un-biopic-avec-gerard-depardieu-projet-de-film-par-robert-dainar.html et ses conséquences, la fondation Abbé Pierre comptant changer de nom, le maire Louis Aliot débaptiserait-il l'avenue qui porte son nom à Perpignan. Louis Aliot, après avoir recontextualisé l'affaire, "sur ceux qui savaient", finit par répondre : "si la fondation abbé Pierre change de nom, nous débaptiserons l'avenue à Perpignan ! "

 

 

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15 septembre 2024 7 15 /09 /septembre /2024 16:07

"Aujourd'hui, la notion même de classe moyenne ne veut sociologiquement plus rien dire puisqu'il est extrêmement difficile de lui donner une définition "scientifique", elle sert encore d'illusion pour un peuple qui a honte de son état ou de déguisement pour certains membres des classes supérieures qui refusent de s'assumer comme tel.""
Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin - Recherche le peuple désespérément, 2009, page 13

 

Depuis la chute du mur de Berlin, la classe moyenne, autrefois colonne vertébrale des sociétés occidentales, a entamé une lente et douloureuse métamorphose, comparable à celle d’un être qui, sans s'en rendre compte, se retrouve transformé en une créature étrangère. Ce processus, invisible au début, a pris racine dans les années 1990, dans un monde en mutation rapide, où le capitalisme triomphant redessinait les frontières économiques et sociales.

Le Temps de l'Espoir : Le Mur tombe, et le Monde change

Dans les premiers jours qui suivirent la chute du mur de Berlin, la classe moyenne semblait invincible. Les travailleurs, petits entrepreneurs, enseignants et fonctionnaires bénéficiaient d'une stabilité qui leur promettait des lendemains prospères. Ce moment charnière de la fin de la guerre froide fut perçu comme l’aube d’une nouvelle ère de liberté et de prospérité globale.

Le modèle économique de l'Occident, basé sur la consommation de masse et la mobilité sociale, offrait des perspectives : acheter une maison, envoyer ses enfants à l’université, épargner pour une retraite confortable. Pour beaucoup, c’était la promesse d’une vie meilleure, d’un confort durable, bâtie sur les efforts d’une génération qui croyait fermement au mérite.

Mais au cœur de cet espoir régnait déjà une illusion. Les frontières ouvertes, la globalisation économique rapide, et la révolution numérique, symboles de cette nouvelle ère, allaient transformer profondément et sournoisement la structure même de la classe moyenne.

Le Temps de la Dérive : La Mondialisation et la Fragilisation

Les années 1990, en apparence prospères, masquaient un lent glissement tectonique. Les entreprises commençaient à externaliser leur production vers des pays où la main-d'œuvre coûtait moins cher. L’industrie, autrefois source de fierté et de sécurité pour des millions de familles de classe moyenne, disparaissait peu à peu, entraînant avec elle des milliers d’emplois.

Les travailleurs qualifiés, qui occupaient autrefois des postes valorisés, se retrouvèrent confrontés à une nouvelle réalité : des emplois précaires, des salaires stagnants, et des perspectives de carrière de plus en plus floues. Le fossé entre les élites économiques et ceux qui luttent pour maintenir leur niveau de vie se creusa.

Les délocalisations n’étaient que le début d'une métamorphose plus profonde. La classe moyenne, jadis protégée par les États-nations, devint la proie d'un capitalisme mondial sans visage. Les nouvelles technologies, d’abord perçues comme une bénédiction, automatisèrent de nombreux emplois. Ce qui était autrefois considéré comme un emploi stable se transforma en une série de contrats temporaires, souvent mal payés et sans avantages sociaux. Des millions de personnes, autrefois fermement installées dans les classes moyennes, se retrouvèrent prises au piège de cette nouvelle précarité.

Le Temps de l'Éclatement : La Crise de 2008 et ses Séquelles

La crise financière de 2008 fut le point culminant de cette métamorphose. Alors que les banques et les grandes entreprises, responsables de la catastrophe, étaient sauvées par les gouvernements, la classe moyenne, elle, s’écroulait. Des millions de personnes perdirent leurs maisons, leurs emplois, leurs épargnes. Les rêves construits pendant des décennies volèrent en éclats.

La crise révéla ce qui était en gestation depuis des années : la classe moyenne ne jouait plus un rôle central dans la société. Elle était devenue une masse de plus en plus fragmentée, divisée entre ceux qui parvenaient encore à s'accrocher à leur statut et ceux qui glissaient irrémédiablement vers la pauvreté. Le rêve de la mobilité sociale s'effaçait, remplacé par l’angoisse d’un déclassement inévitable.

Le Temps de la Résignation : L' être des Inégalités

À l’aube des années 2020, la métamorphose de la classe moyenne est achevée. Ce qui fut autrefois un groupe homogène, moteur du progrès et de la stabilité, est désormais une entité éclatée, fatiguée, et souvent résignée à son sort. Les inégalités se sont creusées à un point où l’idée même d’une "classe moyenne" semble devenue obsolète.

Les sociologues parlent d’une « polarisation » de la société. Aux extrémités, les très riches, globalisés, profitant des fruits de la mondialisation et des avancées technologiques, et les travailleurs précaires, ballottés d’un emploi à l’autre, tentant de survivre dans une économie de plus en plus volatile. La classe moyenne, elle, s’est effritée, absorbée par ces deux pôles opposés. Les révoltes populaires, les mouvements de contestation, comme les Gilets Jaunes en France, en sont des manifestations tangibles : une masse qui se sent trahie, ignorée, mais qui peine à retrouver sa place dans un monde qu’elle ne comprend plus.

Le Temps de la Mutation sociologique : Vers une Nouvelle Classe ?

Ce déclin n’est pas simplement économique. Il est aussi culturel. Les valeurs qui définissaient autrefois la classe moyenne – le travail acharné, l'épargne, la sécurité sociale – ont été remplacées par une culture de l'incertitude, où l’instabilité est devenue la norme. L’idée même de progrès semble avoir été abandonnée, remplacée par une quête de survie quotidienne.

L’éducation, autre pilier de la mobilité sociale, ne joue plus son rôle d’ascenseur. Les diplômes ne garantissent plus un emploi stable, et de plus en plus de jeunes issus de la classe moyenne doivent accepter des postes précaires ou sous-payés, bien en dessous de leurs qualifications. Les rêves d’une vie meilleure se sont rétrécis à l’horizon immédiat, lointains souvenirs des promesses de l’après-guerre.

Les sociologues commencent à parler d'une nouvelle classe : la "précariat", un groupe instable, sans sécurité d’emploi, sans avenir économique clair, et vivant dans une anxiété permanente. Ce groupe, qui s’étend bien au-delà de la simple "classe ouvrière", englobe désormais une partie massive de la classe moyenne déclassée. Ils forment le noyau dur des nouveaux conflits sociaux, exprimant une rage et une frustration face à un système qui semble les avoir oubliés.

 Une Métamorphose lumpenprolétarienne inéluctable ?

La classe moyenne, autrefois perçue comme le cœur battant des démocraties modernes, a subi une transformation profonde, une métamorphose lente mais irréversible depuis la chute du mur de Berlin. Ce groupe, qui portait les espoirs d’un progrès continu et d’une prospérité partagée, s’est retrouvé au centre d’une tempête globale qu’il n’avait pas anticipée. Désormais éclatée, fragmentée, elle lutte pour sa survie dans un monde où les règles ont changé, et où la sécurité et la stabilité semblent plus que jamais hors de portée.

Le rêve de la classe moyenne, tel qu’il existait à la fin du XXe siècle, appartient désormais au passé. Ce qui émerge à sa place est encore incertain, mais une chose est sûre : la société ne sera plus jamais la même.

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12 septembre 2024 4 12 /09 /septembre /2024 11:14

“Un sourire coûte moins cher que l'électricité, mais donne autant de lumière.”
Abbé Pierre

"Ce qui compte dans l'âme, c'est ce que tu en fais de ton vivant, abruti !
Je ne cherche pas à être un saint.
Je ne suis pas contre, mais un saint, c'est dur.
La vie d'un saint est chiante.
Je préfère être ce que je suis.
Un innocent.
Quelqu'un à qui les choses arrivent, qui laisse les choses lui arriver sans aucune préméditation.
Quelqu'un qui traverse la beauté des choses et qui est traversé par la beauté des choses.
Je suis quelqu'un qui se fie à la vie, aux autres, je ne suis pas quelqu'un qui se méfie.
C'est là, en général où tu te fais ratatiner la gueule mais ça ne fait rien.
L'innocent, il est comme le chien errant, il sent les gens, il s'approche toujours, et s'il prend un coup de pied, c'est pas grave, il se barre, il va voir plus loin. "

Innocent
Gérard Depardieu

L'Abbé Pierre : Ombres et Lumières
Un film d’Ettore Scola (réinterprétation imaginaire) avec Gérard Depardieu

Synthèse :
Dans un style cru, acerbe et sans concession, "L'Abbé Pierre : Ombres et Lumières" réinvente l’image publique d’un homme adoré de tous, mais déchiré de l’intérieur. Gérard Depardieu incarne l'abbé Pierre, à la fois héros des pauvres et personnage controversé. Loin de la biographie traditionnelle, le film plonge dans une fresque humaine où la misère matérielle côtoie la déchéance morale, à la manière d’un sordide tableau du sous-prolétariat, rappelant la brutalité de Affreux, ventes et méchants.

Décor :
Le film se déroule dans un Paris des années 1950-60, mais en retrait des grands monuments et des nobles causes, il s’enfonce dans les bas-fonds, les ruelles sales où la pauvreté règne en maître. Les bidonvilles, les campements d’Emmaüs, sont filmés avec la même rugosité que les quartiers romains du film de Scola. C’est une humanité déchue, des âmes perdues qui gravitent autour de l’abbé, symbolisant la saleté du monde réel, mais aussi celle cachée derrière la soutane.

Intrigue :
Le film s'ouvre sur l'appel mythique de l'abbé Pierre en 1954. Dans la boue des rues, il crie à la télévision pour aider les sans-abri. L’instant est solennel. Mais au fur et à mesure que le film avance, des fissures apparaissent dans l’image du héros national. Les scènes de charité et de discours flamboyants sont entrecoupées de flashbacks troublants de son séjour aux États-Unis, où des accusations d’inconduites sexuelles émergent dans l’ombre.

On assiste à une série de confrontations avec ses supérieurs, de lettres remplies de fureur où l’abbé, incarné avec violence par Depardieu, menace et nie en bloc les accusations portées contre lui. Son visage, marqué par la fatigue, le poids de la culpabilité, mais aussi une colère sourde, exprime cette tension constante entre l'abbé des pauvres et l'homme prisonnier de ses pulsions. Le film ne cache rien : sa chute dans les scandales, ses séjours en psychiatrie en Suisse, et surtout la complicité silencieuse de l’Église qui le couvre à chaque dérapage.

Personnages secondaires :

    Suther Marshall, l'étudiant américain d les incarne de l'abbé, est montré dans une lutte perdue d'avance face à l'autorité de ce dernier. Dans un style presque comique et grotesque, sur le le verven de naviguer dans le chaos par l'abbé, ses remontrances balacides d'un revers de main.

    Jacques Maritain, le théologien influent, tente d’endiguer le scandale tout en conservant les apparences. Les échanges entre lui et l’abbé sont teintés de mépris et d’hypocrisie, soulignant la faillite morale des élites catholiques.

    Monier de prospérité, le “socius” chargé de surveiller l’abbé, devient une figure tragique, dépassé par le rôle de chaperon d’un homme aussi imprévisible qu’ingérable. Son impuissance à contenir les débordements de l'abbé devient une parabole de la complaisance générale autour de cette figure presque intouchable.

Style visuel et atmosphère :
Comme Affreux, ventes et méchants, le film baigne dans une atmosphère délabrée, où la dégradation matérielle des décors reflète la corruption morale des personnages. La caméra de Scola – ici imaginée dans ce biopic – se fait complice de la misère ; elle s’attarde sur les visages des démunis, crasseux, affamés, mais jamais glorifiés. L’abbé Pierre, à la fois sauveur et bourreau, est montré en pleine lumière, mais toujours entouré d'ombres. Les scènes de foules hystériques, cherchant à toucher sa robe, contrastent violemment avec des moments où il s’isole, fuyant la lumière, tourmenté par ses désirs et ses pulsions.

Thèmes:

    Décadence morale : Comme dans Affreux, sales et méchants, la vérité n’est pas seulement physique, elle surtout est morale. Derrière la façade du prêtre bienveillant se cache un monde de noirceur que les règles n’ont plus de sens, et les pulsions prennent le pas sur la foi.

    Hypocrisie institutionnelle : L’Église est dépeinte comme une institution complice et hypocrite, prête à tout pour protéger son héros, même au prix de vérités innommables. L’abbé Pierre est montré comme un pantin de l’establishment catholique, tantôt vénéré, tantôt couvert.

    Humanité déchue : L’abbé Pierre, tel un patriarche grotesque, voit son empire moral se désagréger sous ses yeux. Il incarne la faillite d’une figure humaine, prisonnière de ses faiblesses, où chaque acte de charité semble contaminé par un mal intérieur.

Interprétation de Gérard Depardieu :

Depardieu s’empare du rôle avec une intensité brute. Il est l’abbé Pierre, aussi rugueux que les quartiers miséreux où il officie. Avec son visage buriné, ses explosions de colère, il habite un personnage à la fois grandiose et pathétique. Sa présence physique imposante souligne le poids des scandales qui l’écrasent, ses crises de rage sont des catharsis où le personnage semble sur le point d’imploser.

Conclusion :
Dans "L'Abbé Pierre : Ombres et Lumières", Gérard Depardieu, sous la direction imaginaire d’Ettore Scola, offre une performance mémorable dans ce biopic iconoclaste et corrosif. Loin du portrait lisse d’un saint, le film dévoile un homme complexe, pétri de contradictions, tiraillé entre ses engagements et ses failles, et dont la lumière ne fait que mieux révéler les ombres. Un film à la fois dur et humain, qui met à nu la nature humaine dans toute sa fragilité et sa violence.

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11 septembre 2024 3 11 /09 /septembre /2024 12:01

Baptiste Despois https://www.instagram.com/baptiste_zenko/ était en direct pour l'Archipel contre attaque. Depuis le 35 quai Vauban, il a fait du chemin, de l’Angleterre au Texas en passant par l’Irlande, cette ancien "geek" créateur du Burps Diplomatique à l'université de Perpignan, travaillant dans le monde du jeu vidéo à Austin pour se reconvertir comme photographe dans un magazine "Lifestyle" chez lui aux USA est revenu à Perpignan pour le festival de photojournalisme Visa pour l'image ...Il nous a raconté son parcours et sa vie américaine ! "C'est la qualité du temps passé qui compte !"

 

Perpignan / Visa pour l'image : Baptiste despois,du 35 quai Vauban à photographe d'un mag Lifestyle du Texas,"C'est la qualité du temps passé qui compte !" interview par Nicolas Caudeville
Perpignan / Visa pour l'image : Baptiste despois,du 35 quai Vauban à photographe d'un mag Lifestyle du Texas,"C'est la qualité du temps passé qui compte !" interview par Nicolas Caudeville
Perpignan / Visa pour l'image : Baptiste despois,du 35 quai Vauban à photographe d'un mag Lifestyle du Texas,"C'est la qualité du temps passé qui compte !" interview par Nicolas Caudeville
Perpignan / Visa pour l'image : Baptiste despois,du 35 quai Vauban à photographe d'un mag Lifestyle du Texas,"C'est la qualité du temps passé qui compte !" interview par Nicolas Caudeville
Perpignan / Visa pour l'image : Baptiste despois,du 35 quai Vauban à photographe d'un mag Lifestyle du Texas,"C'est la qualité du temps passé qui compte !" interview par Nicolas Caudeville
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10 septembre 2024 2 10 /09 /septembre /2024 17:28

Invité de "en toute franchise"sur TF1 sur le plateau de d'Alain Gindre avec, Bruce Toussaint ce matinhttps://www.tf1.fr/lci/bonjour-la-matinale-tf1/videos/en-toute-franchise-louis-aliot-19402260.html, le maire de Perpignan interrogé au sujet de Jordan Bardella et qui aurait apport" de "fausses preuves" de travail d'après une enquête du journal "Libération"https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/dov-alfon-en-toute-subjectivite/dov-alfon-en-toute-subjectivite-du-mardi-10-septembre-2024-9328548 , a répondu : "Parce que ces gens-là font des enquêtes à charge systématiques et à la fin, il ne se passe rien. Donc moi, je prétends que cette affaire-là est totalement montée de toutes pièces et Libération est spécialiste de ça", et que que le journal "Libération" était "un journal de police  politique", que lui n'aurait pas répondu, et fait référence que le journal  "l'humanité a été malheureusement, y compris au service de l’Allemagne Nazie" .

Malaise sur le plateau et les journalistes lui demandent sur un ton semi-outré "vous allez très loin Louis Aliot, on mélange un peu tout (...)Il faut se détendre" en défense de leurs confrères !

Là_dessus la présidente socialiste à tweeté la séquence avec ses mots :

"Le RN, c’est la liberté de la presse à géométrie variable.

Ces propos de Louis Aliot, au-delà d’être honteux, présentent un danger immense pour notre République, la liberté d’expression et la profession journalistique. Merci à @agindre
 pour son intervention."

Retweeté par Louis Aliot lui-même, avec ses mots :

"La presse est libre. Et je suis libre de dire ce que je veux et ce que je pense. C’est la véritable liberté d’expression et de pensée. C’est la démocratie et le pluralisme des opinions. Je suis comme @MichelBarnier
 : « le sectarisme est une preuve de faiblesse » !"

Le journal l'humanité a aussi fait sa vidéo de réponse

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10 septembre 2024 2 10 /09 /septembre /2024 10:08

Celle qui voulait être vétérinaire a fini dans la police scientifique à Marseille! La photo qu'elle a apprise dans son métier, elle l'utilise pour poser son regard sur des sujets différents .Jessica Addamiano était en direct pour l'archipel contre attaque, elle expose pour le Visa Off chez Pavia Maurizio place Rigaud à Perpignan.

Perpignan: Jessica Addamiano expo photo en #Italie du Nord à Visa Off, prix du public ! interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: Jessica Addamiano expo photo en #Italie du Nord à Visa Off, prix du public ! interview par Nicolas Caudeville
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3 septembre 2024 2 03 /09 /septembre /2024 12:18

Laurent Gauze président de la CCI .Au programme bilan estival et touristique,et l'eau : toujours à sec, l'impact de la crise des urgences médicales sur l'économie et Visa Off avec Yann Arthus Bertrand qui installe son studio pour photographier les catalans.

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31 août 2024 6 31 /08 /août /2024 16:24

Le festival Visa pour l'image est depuis 1989, le festival phare de la ville de Perpignan et sa visibilité a évolué ! On ne se baigne jamais 2 fois dans le même Visa disait Héraclite (en fin, la citation est pas loin de la citation originale) . Il y a le Visa pour l'Image ,purement, du temps de l'argentique et de l'information papier, celui de la rupture numérique et enfin celui du temps des deep fakes...Notre perception de l'image évolue avec les moments technologiques. De même que la mise en scène sociale est différente suivant les maires qui on présidés au contexte autour du festival ,de Paul Alduy à Louis Aliot. On ne dure pas en étant radical:il faut faire des compromis! Et Jean François Leroy a signé pour 3 ans de plus, après la quatrième année de Louis Aliot, maire RN sans étiquette, pour celui qui avait juré de "résister de l'intérieur".

C'est important puisque la mairie de Perpignan reste le principal bailleur de fonds du festival. Donc le discours du maire Louis Aliot le matin de l'ouverture du festival et la réponse du directeur à la suite serait  (uniquement dans un des multivers) une mise en scène pour garder l'image du bon partage des eaux ! (bref, il n'y a pas de rupture quantique)

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Mon discours ce matin pour la 36eme année du Festival Visa pour l’Image ! #perpignantourisme Le maire RN a déclaré ce samedi 31 août 2024, lors de l’inauguration du festival Visa pour l’Image, refuser de remettre le prix de la Ville au photographe gazaoui Loay Ayyoub pour sa série de photos sur Gaza. Louis Aliot reprochant à ce journaliste de « qualifier sur ses réseaux sociaux, le Hamas de « Résistance palestinienne ». 

Donc le refus de remettre le prix de la ville à un photographe gazaoui, qui revendique un travail de "résistance" est une cascade bien travaillé, mais sans risque, même s'il l'a faite lui-même . Chacun s'adresse à ses ouailles .

Jean-François Leroy montre qu'il fait le job, puisqu’il nous dit : "qu'il y aura aussi des projections sur le Venezuela,  le Soudan ..." Même s'il y a plus de visibilité dans les expos, puisque tous le monde n’accède pas aux projections: les émeutes de Perpignan de 2005 ne furent traitées que dans une projection...

Les 2 protagonistes communiquent de leur part de vérité sur les réseaux, en invisibilisant les autres partenaires #beaumatchdecatch : la différence sémiotique, entre le signifiant et le signifié, ou si vous préférez entre ce qu'on nous donne à voir, et hors champ...

Ni les uns, ni les autres n'ont d’intérêt de se fâcher, le maire ne peut pas perdre ce qui donne le plus de visibilité à la ville, alors qu'il n'a pas les moyens de la créativité du nouveau, qui aurait la même aura que Visa. Et Jean-François Leroy ne gagnerait pas dans une autre ville les gains et la visibilité d'un festival à l'image de Perpignan, voix de muséification...

Tant qu'on peut boire du champagne, manger des huîtres et du foi gras à l'espace partenaire avant chaque projection: la moraline est sauve...

 

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