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Marine Le Pen en Catalogne Nord
source page web france 3 LR:http://languedoc-roussillon.france3.fr/2012/09/25/l-hommage-aux-harkis-rivesaltes-96043.html





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Open cat tombe enfin le masque. Le soit-disant "think tank", nom ronflant et post moderne pour dire club de réflexion, créé par l'ex animateur radio et actuel gardien de la représentation de l'agglo de Perpignan à Gérone, Estéve Valls et le kinésithérapeute Vincent Dumas, souvent relayé par France-Bleu Roussillon et France 3 comme crédible, laisse parler son coeur sur son site web et "précise son positionnement idéologique" . Ils avait déjà mis La Clau sous la porte link, parce que cela leur prenait trop de temps et ne leur rapportait rien. Mais en manque de visibilité parce que le "Think tank" ne ratissait pas aussi large en audience, ils avaient remis les couverts. Mais les choses s’accélèrent, Alduy prépare son come-back municipal au travers du parti de Borloo, l'UDI et de son poulain Romain Grau. Pour ne pas être pris de court, Jean-Marc Pujol déclare sa candidature pour 2014. L'ump de François Calvet, et CDC (convergencia démocratica) de Catalunya Nord de Jordi Vera vont annoncer officiellement leur pacte pour 2014, le 8 octobre. Alors, Open Cat, qui a toujours été Alduyste, (voir les soutiens de l'agglo Perpignan-Méditerranée qu'ils ont reçu pour leurs conférences :publicité, moyens techniques, lieux) , fait mine d'annoncer une nouveauté! Et pour la Catalogne Sud, leur soutien à Convergència Democràtica de Catalunya de M. Oriol Pujol (fils du mythique président de la Généralitat Jordi pujollink). D'une part, il snob au passage Jordi Vera, le représentant officiel de CDC en France (Vincent Dumas et Estéve Valls, ont rêvé longtemps de leur ravir la place lorsqu'ils étaient eux-même cadres de CDC de Catalunya Nord), et voyant que la Catalogne se profile vers l'indépendance, ils se voient déjà en haut de l'affiche à la droite d'un Artur Mas, possible premier président d'une Catalogne indépendante. Leur vanité les perdra! Leur discours ampoulés , masquent mal une ambition juste personnelle, pour des individus qui trouvaient que le destin ne les avait pas disposé à leur juste place...On espére au passage que si France 3 et France Bleu Roussillon continuent de les relayer, ils précisent désormais leur obédience politique!
"Opencat précise son positionnement idéologique
26.09.12 / POLITIQUE et INSTITUTIONS
La construction de l'Union européenne et la lente convergence de ses 502 millions d'habitants modifient le destin des Pyrénées-Orientales. Avec le TGV rapprochant Perpignan de Barcelone, Girona et Figueres, le Roussillon cessera d’être un cul-de-sac pour devenir une étape sur une route économique renouvelée. Ce territoire, inclus dans le flux ibérique vers le cœur de l'Europe, affrontera différemment la grande crise économique et les enjeux du nouveau monde : il devra s'appuyer sur cette nouvelle donne pour affronter sa propre crise économique et sociale, vieille de 40 ans. Mais son développement, vers la création de richesse préalable au bien-être de sa population, impose une position raisonnée dans l'espace eurocatalan. Cela induit une union équitable avec les villes de Catalogne du sud, qui ont besoin de Perpignan pour affronter leur défi d'ouverture vers l'Europe. L'union fait la force, et c'est en devenant une transition fluide entre espace ibérique et Sud français que ce point géographique européen pourra connaître la prospérité.
Comment penser ce nouvel espace avec des outils d’hier ?
Le cercle de réflexion Opencat a été fondé pour trouver de nouvelles réponses au nouveau défi géostratégique, car les moyens d'union actuels sont insuffisants : la diplomatie institutionnelle, de part et d'autre de la frontière franco-espagnole, peine face aux vraies difficultés comme dans la construction d'une intimité des territoires. L'implantation de partis politiques sud-catalans en Roussillon n'est pas non plus la solution, car ceux-ci abordent avec un prisme extérieur des problématiques politiques et administratives particulières. Or, la fusion de deux réalités sur un même territoire ne peut être traitée intégralement ni par l'un, ni par l'autre bord. Sur ce même principe, un parti politique autochtone en Pays Catalan, répondant à des idéologies éloignées des inquiétudes majoritaires, ne peut amener le corps social vers le monde complexe en devenir. Trop longtemps, le rapport entre les deux Catalogne a été régi par le flou et l'approximation. Pour autant, des idéologies comparables s’expriment de Perpignan à Barcelone : chaque parti politique français ou catalan a sa propre conception du rapprochement local ou de l'Europe, mais aussi des politiques économiques, sociales ou de sécurité, identifiées de part et d'autre de la frontière. Pour cette raison, le think tank Opencat souhaite éclaircir son positionnement idéologique au centre droit de l'échiquier politique, porté en Catalogne du Nord par l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI) de Jean-Paul Alduy et Jean-Louis Borloo, et en Catalogne du Sud par Convergència Democràtica de Catalunya de M. Oriol Pujol . Ces deux partis européens partagent un engagement humaniste et social-libéral voué à libérer les forces créatrices de l'entreprise au service du bien-être des populations et de la cohésion sociale. Tout en conservant son indépendance et son caractère transnational, Opencat se veut le point de rencontre de ces sphères, dans la définition de solutions au service de la construction d'un espace socioéconomique commun, bénéfique à tous. "
Sylvie Tostivint l'organisatrice avec Blandine Urbanski link
Le Festival Féminin Pluriel, rencontres d'hommes et de femmes sensibles à la féminité.Conférences débats, ateliers, séminaires, projections de films, concerts, spectacles... du 19 septembre au 1er octobre à Prades et ses environs, Pyrénées Orientales.Sylvie Tostivint , nous explique le nécessité d'un tel festival!
Infos au 06.18.36.44.76 ou au 06.13.88.40.91.
Site web officiel : www.couleurdevie.net
Objectif Languedoc-Roussillon n'est pas à priori une revue qui balance velue. Bonne revue qui parle de société et d'économie dans la région , mais on ne s'attendait pas à se quelle transforme un sujet marronier comme la franc-maçonnerie en brûlot ! A la hache les francs maçon du 66, dans un article récent link qui scquatteraient les pouvoir locaux sans faire progresser l'intèrêt générale. En outre, on retrouve un certains Victor Chelli de la loge Phénix, qui dénonce les mauvaises pratiques locales.Victor Chelli qui avec Hervé Vigier fait parti des loges libres de Saint Jean qui se sont exprimés à de nombreuses reprises sur notre site.
http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-f-66359758.html
"Francs-maçons : un pouvoir occulte et occulté
Avec 2 300 francs-maçons, Perpignan détient une sorte de record régional. Mais la croissance fulgurante des loges n’est pas que la traduction d’un ritualisme exacerbé. L’essaimage dans les élites locales est aussi une tradition…
Discrète, mais pas secrète. Tel est le leitmotiv que la franc-maçonnerie se plaît à répéter. Pourtant, dans une ville comme Perpignan, où le pouvoir n’est pas économique, mais d’abord politique, la tentation de cibler les élus est grande. Et la propension à s’expliquer est faible. La Grande Loge Nationale Française (GLNF), très divisée, garde le silence radio. La Grande Loge de France (GLF) se contente de dénoncer la « presse nauséabonde », sans communiquer davantage. De son côté, le Grand Orient de France (GOF) s’en tient à des clichés sur son action, alliant spiritualité et dimension sociale. « Parce que nous nous élevons nous-mêmes, nous pensons élever la société, énonce Christian Fiches, le vénérable de la loge République, la plus ancienne de Perpignan. Nous sommes peut-être les derniers utopistes. »
Le recul du sacré
La réalité historique commande une autre analyse. Dès le XVIIIe siècle, Perpignan est une ville quadrillée par la maçonnerie. Culturellement, elle prospère sur des terres où la religion est faible. Mathématiquement, les loges pullulent au gré des recrutements et des scissions. Leur nombre a explosé en 15 ans. Avec 2 300 initiés (pour 116 000 habitants), la maçonnerie perpignanaise est pléthorique. Le GOF, en 12 ans, a enregistré la création de trois loges de 50 membres chacune. « Nous sommes défavorables à la création de nouvelles loges et préférons cultiver celles qui sont vivantes, assure Christian Fiches. Nous sommes arrivés au bout de ce qui est tolérable. » Le journaliste Hervé Vigier, après 27 ans passés à la GLNF, l’a quittée en raison de son expansionnisme. « Les obédiences recherchent un recrutement tous azimuts, affirme-t-il. Leur seule logique est de montrer qu’elles sont les meilleures, car les plus nombreuses. Le sacré recule, emporté par le poids du profane. »
Stratégies de l’infiltration
Outre la société civile, les grands ordres recrutent dans des cénacles économiques, administratifs, judiciaires, et surtout politiques. Victor Chelli, ex-trésorier de la GLNF, pense que tout homme politique en vue est recherché par les obédiences. « Par prudence, Jean-Paul Alduy (maire jusqu’en 2010, NDLR) et Christian Bourquin (président du Conseil général des Pyrénées-Orientales jusqu’en 2010, NDLR) n’y sont pas entrés, assure-t-il. Mais ils ont favorisé l’arrivée d’initiés dans leur entourage pour ne pas être trop éloignés des francs-maçons. »
Aristocrates de la pensée
On dénombre une dizaine de frères au sein du Conseil municipal, présents jusque dans le cabinet du nouveau maire Jean-Marc Pujol et à la direction générale des services. Ils seraient tout autant à la tête du Conseil général. D’autres organismes très politisés, tels que les offices HLM ou le centre hospitalier de Perpignan, seraient notoirement truffés de « frangins ». Victor Chelli a quitté la franc-maçonnerie obédientielle en 2003. Trois ans plus tard, il créait Phénix, une loge indépendante qui compte aujourd’hui 17 membres. « Nous travaillons dans l’authenticité du rite, afin que l’individu se perfectionne lui-même et influe sur la société. » Un message que l’on retrouve au cœur de démarches voisines. Implanté à Perpignan en 2010, Dialogue et démocratie française (DDF) est un club de réflexion qui rassemble des frères de toutes obédiences en dehors du temple. « Nous ne sommes ni un ordre ni une fraternelle, précise son vice-président national Charly Muscat. Nous sommes des aristocrates de la pensée, qui se paient le luxe de travailler sur de grands sujets de société, comme la santé, la justice, ou le logement. » Chaque année en juin, DDF édite un livre blanc sur la thématique du moment. Ses destinataires ? Les élus qui en font la demande…
Anthony Rey"
http://www.objectif-lr.com/pages/?all=numero&id=101&sommaire=1023
Aujourd'hui sortait dans le journal l'indépendant une interview de l'actuel maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol link.
Qu'y apprend-t-on? Rien. Un secret de Polichinelle. Jean-Marc Pujol link veut continuer d'être maire de Perpignan? C'était donc pour officialiser ce que l'archipel contre attaque et d'autres médias, vous disaient depuis un temps plus que certains. La défaite de Jean-Paul Alduy aux sénatoriales à du conforter son envie. A la question de Frédérique Michalak: " Qu’est-ce qui vous anime ?" Il répond
Jean-Marc Pujol et Romain Grau à l'ouverture de la boutique
Cémoi
Maïté Sanchez-Scmid avec l'ex président de la république Nicolas
Sarkozy à droite
Cela fait près de deux ans et demi qu'elle a été élue député européenne pour la zone Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Aquitaine dans le groupe PPE (à droite). Elle est à peu près à mi mandat. Elle aussi adjointe UMP à la mairie de Perpignan auprès de Jean-Marc Pujol.Au regard des multiples actualités qui la touche, comme: la crise en Europe, le fait qu'une étude française semblerait montrer que deux produits link Monsento, maïs OGM et pesticide Round up semble donner le cancer à des rats, le monde musulman et les caricatures,la marche de la Catalogne vers l'indépendance link et son impacte sur l'Union Européenne et les PO, l'université de Perpignan et son avenir; et les roms et les gitans de Saint Jacques. Entretien
Le site de Maïté Sanchez-Schmid:http://www.sanchezschmid.eu/
le 11 septembre 2012 plus 1.5 millions de personnes manifestaient
pour l'indépendance de la Catalogne
La pression de la crise en Espagne pousse la Catalogne vers son indépendance. Partout en Catalogne des comités se forment pour préparer un grand référendum pour qu'elle soit votée ou pas par les habitants de la Catalogne. Cette lame de fond à commencer en 2009. A cette époque nous avions déjà interviewé le journaliste Aleix Renyé, qui avait assisté à une manifestation de plus d'1 million de personnes à Barcelone. 11 septembre 2012, (la crise s'accentue, la Génélitat de Catalogne n'arrive plus à payer ses fonctionnaires, demande une rallonge à Madrid qui refuse: Croulant sous une dette de 42 milliards d'euros, la région la plus riche d'Espagne sollicitera 5 milliards d'euros), plus d'un 1.5 millions de personnes manifestent pour l'indépendance de la Catalogne (voir photoslink) .20 septembre:La Généralitat de Catalogne par intermédiaire de son président Artur Mas,demande lors de modifier le pacte fiscal pour avoir moins d'argent à rétrocéder à l'Espagne. Le premier ministre espagnol Mariano Rajoy refuse encore! Artur Mas se rend alors à la Casa de la Généralitat de Madrid et déclare:"Si le refus de négocier le pacte budgétaire est tellement évident, il faudra prendre des décisions dans les prochains jours, semaines et mois", a-t-il ajouté. "Toutes les options sont ouvertes."Une semaine après la manifestation-monstre de Barcelone, le président de la Généralité de Catalogne a prévenu que la semaine prochaine "serait décisive pour définir les options" concernant l'avenir de la Catalogne.Depuis le début de cette aventure, l'écrivain, journaliste et réfugié politique Aleix Renyé,en a été un spectateur pertinant, quant au récit de ces moments historiques. Il nous raconte l'ambiance qu'il y a en ce moment là-bas!
La centrale thémis link
Dans un article de Sylvie Brouillet sur le site usine nouvelle link"Le projet du groupe industriel a été retenu à l’appel d’offres solaire du gouvernement fin juillet. La mise en service de la centrale, qui exploite la technologie "miroirs de Fresnel", devrait intervenir en 2015.
Une centrale solaire thermodynamique à concentration, dont le projet est porté depuis 2009 par CNIM à Llo (Pyrénées-Orientales), devrait être "mise en route idéalement fin 2014, plus vraisemblablement en 2015", assure Roger Pujol, directeur général de la division énergie solaire de l’entreprise.
Ce projet est l’un des deux retenus à la fin juillet par le gouvernement dans son appel d’offres solaire dans la catégorie "centrales solaires thermodynamiques". "C’était un grand progrès d’avoir cette catégorie, relève Roger Pujol. Avant, cette technologie était ignorée ! Nous avons reçu le 17 août la lettre de notification. La demande de permis de construire est déposée et nous allons lancer l’étude d’impact définitive."
Le chantier devrait durer deux ans en Cerdagne. La centrale coûtera "plusieurs dizaines de millions d’euros". Une fourchette de 60 à 70 millions - montant évoqué en 2010 dans la presse locale - "est une bonne fourchette", reconnaît Roger Pujol.
La centrale de Llo doit occuper 23 hectares de terrains communaux. "Nous avons choisi un site sur une commune mitoyenne d’Odeillo, où se trouve le four solaire, et proche de Themis." La centrale solaire à concentration expérimentale Themis avait été inaugurée par EDF en 1983 à Targasonne et CNIM rappelle qu’il en a réalisé la chaudière.
La future centrale de Llo montrera "le savoir-faire accumulé depuis trois ans, reprend Roger Pujol. Il est absolument nécessaire d’avoir cette référence pour participer aux concours à l’exportation. C’est le déploiement à l’échelle industrielle du module inauguré en juillet 2010 à La Seyne-sur-Mer".
Il y a deux ans, CNIM a mis en service un démonstrateur préindustriel - "made in France", relève Roger Pujol - de 100 kW, utilisant le procédé des "miroirs de Fresnel". Des miroirs plans mobiles suivant la course du soleil concentrent ses rayons vers un tube horizontal où circule de l’eau. Transformée en vapeur, celle-ci est conduite vers une turbine qui fait tourner un alternateur produisant de l’électricité. Ce programme a reçu une aide à l’innovation d’Oseo.
De grandes centrales de ce type tournent déjà aux Etats-Unis, en Espagne, en Inde... Avec ses centrales clés en main, CNIM vise en particulier l’Afrique du Nord et subsaharienne et le Moyen-Orient.
Le groupe CNIM, coté, réalise des "ensembles industriels clés en mains à fort contenu technologique" dans les secteurs de l’environnement, de l’énergie, de la défense et de l’industrie. Il emploie 2 800 personnes et a annoncé le 31 août un chiffre d’affaires consolidé pour le premier semestre 2012 de 332,5 millions d’euros après avoir réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 665 millions d’euros, dont 58,5 % à l’export"
Le comédien Pierre Richard
Au moment où le gouvernement fait des coupes sombres dans les budgets, notamment pour les lignes TGV. Alors que le tracé Perpignan/Montpellier est menacé. Que l'utilité de la gare TGv de Perpignan est dénoncé face àune possible gare TGV à Rivesaltes. La ville de Narbonne dans l'Aude, réclame à son tour d'être espace d'arrêt du train à grande vitesse. Pire que cela, des figures "people" soutienne ce projet! Ainsi, le comédien Pierre Richard, nouveau vigneron de Gruissan, et la judocate Automne Pavia. Comme le reporte un article du Midi libre "À la fin du mois, durant quinze jours,Pierre Richard audois d'adoption avec son domaine viticole de Gruissan, sera, avec la judokate Automne Pavia, la tête d’affiche d’une opération qui défendra la candidature d’une gare TGV à Narbonne dans le cadre de la future LGV Montpellier-Perpignan.Dans la presse écrite, mais aussi sur les panneaux d’affichage des gares audoises, de Perpignan, Toulouse, Montpellier, Lyon Pardieu et Paris gare de Lyon, le conseil général de l’Aude a choisi de miser sur des personnalités qui ont gracieusement mis leur image à disposition pour faire progresser une cause déclarée d’intérêt général."http://www.midilibre.fr/2012/09/18/dma-pierre-richard-defend-la-gare-tgv,564560.php
Le chanteur Cali, laissera-t-il prendre par les audois, ce qui reviens de droit aux catalans?!
inauguration récente
de l'avenue de la gare de Perpignan avec les futurs candidats de 2014
YES WE CAT
Yes we cat … Le journal Le Monde a repris ce détournement du slogan de Barak Obama pour caractériser l’évènement majeur qu’a été la diada (la « journée »), la fête de la Catalunya du 11 septembre … Cela n’est guère surprenant et confirme la présence au monde géopolitique d’une Catalunya transnationale et cosmopolite comme je l’écrivais ICI en janvier 2009. Il n’est pas sans intérêt de se pencher un instant sur le fonctionnement sémiotique de ce détournement, une pratique largement utilisée autant par les politiques que par les publicitaires.
Charge et surcharge
Yes we can … C’était l’affirmation d’un pouvoir sur le monde … le pouvoir de le changer … une proclamation de volontarisme qui commence par une affirmation péremptoire qui élimine par avance toute interrogation, qui balaie la moindre réticence, qui exclut toute restriction, même mentale. Le nous désigne le sujet de cette volonté, celui qui va le réaliser : l’émetteur bien sûr et tous les récepteurs du message qui la capteront … a priori un peuple tout entier … C’est en cela que consiste la charge de ce message. La campagne de Barak Obama suivi de la résonance planétaire de son élection l’ont imprimée dans les esprits. L’empreinte est telle que dans la chaine parlée les deux premiers mots « yes we » convoquent déjà la presque totalité de la charge de sorte que tous les messages construits avec cette entame en sont affectés et produisent à l’esprit la présence d’une volonté conquérante partagée. C’est en cela précisément que consiste ce que l’on appelle habituellement un « détournement » : cette charge va être détournée et va surcharger la suite du message avec plus ou moins de bonheur, c’est-à-dire d’acceptabilité par ses récepteurs.
C’est donc le troisième terme qui doit avoir cette capacité à recevoir la charge pour une communication réussie (c’est-à-dire qui produit la présence dans un esprit de ce que l’on souhaite y mettre). Le troisième terme peut collaborer à la production de sens à trois niveaux non exclusifs : par l’émotion qu’il produit, par ses qualités propres ou par sa proximité sémantique. Comme exemple du premier on peut imaginer : « yes we suffer » (oui, nous souffrons) ; pour le second " yes oui cat " est parfait (nous y revenons ci-dessous) et pour le troisième " yes we agree" (oui nous consentons) convient assez bien. On peut jouer à commuter systématiquement une ou plusieurs lettres de "cat" et tenter des "yes we mat" pour des joueurs d'échec, "yes we cab" pour des taxis, "yes we cac" (40) et un improbable "yes we con" …
Cat is perfect
Le mot "cat" est parfait ; il porte la charge de façon optimale. D’abord par la proximité phonétique car de "cat" à "can" il n’y a qu’une faible différence, on ne sort pas du champ de la volonté qui reste présente et investit en la surchargeant la signification propre de cat , a condition qu'elle soit connue du locuteur. Cette dernière condition est largement remplie notamment depuis la création sur internet des noms de domaine en ".cat" et l'apposition d'autocollants "CAT" sur les véhicules. De plus le contexte de l'énonciation conduit le plus souvent la personne qui l'ignorerait à inférer, selon sa nationalité, le début de "CATalunya" ou de "CATaluña", CATalogne, CATalonia, KATalonien.
S'il porte une charge émotionnelle a priori assez faible, il indique sans ambiguïté l'objet sur lequel porte cette volonté en pointant sur ce territoire dont par ailleurs il évoque tous les caractères socioculturels, politiques, historiques, économiques auquel il est attaché.
Le message ainsi construit est donc très clair, très fort, très large (il est d'emblée mondialisé), très complet, très compact aussi (on ne peut guère faire mieux) et parfaitement conforme à la volonté exprimée par 1 million et demi de manifestants :
"OUI, nous voulons qu'existe une CATalunya indépendante"
Interview de Sylvie Tostivint par Nicolas... par Loeildupharynx