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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 10:46

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En guise de cadeau de jour de l'an, le maire de Perpignan vient de faire ordonner l'expulsion des 4 familles (soit 7 enfants et 10 adultes) abritées dans les locaux de l'école Jeanne Hachette. 

 

Une « sommation de déguerpir » a été remise à chaque famille, le matin du jeudi 3 janvier, dans des conditions invraisemblables. 4 hommes, 2 civils et 2 policiers, se sont introduits dans le bâtiment de l'école, après que l'un des policiers ( ou les deux : les versions différent) a escaladé la palissade située à l'arrière de l'école et exigé d'un membre de la famille logée au rez-de-chaussée qu'il ouvre la porte du 33 rue des remparts. Les deux huissiers de justice ont alors pénétré dans le bâtiment et se sont présentés devant les domiciles des familles, obligeant chacune d'entre elles à ouvrir sa porte, pour lui remettre « une sommation de déguerpir » nominative. Les portes de chaque logement portant les noms des occupants et les documents qu'ils se sont vu intimer de présenter ont été photographiés.

 

La sommation de déguerpir datée du 3 janvier est ainsi rédigée : « je vous fais sommation d'avoir à quitter les lieux sis 3 rue Jean Vielledent 66000 Perpignan que vous occupez et ce sous les huit jours à compter de la date indiquée en tête de la présente sommation », ce dont il ne saurait être question tant que le relogement des familles, que ce soit directement par la mairie ou par l'entremise de la préfecture, n'ait été garanti. 

Nous ne répéterons jamais assez que depuis le début, notre action vise à ce que ces familles soient logées par les organismes sociaux . C'est faute de réponse de la part des autorités compétentes que nous avons dû recourir à des réquisitions de locaux inoccupés. Après tout, nous n'avons fait qu'anticiper les déclarations du ministre actuel du logement. 

 

La date butoir d'évacuation des locaux est donc fixée au vendredi 11 janvier. Nous devons nous attendre à ce que, au-delà de cette date, les familles soient « contraintes par toutes les voies et moyens de droit », à quitter les lieux. Cela devrait « normalement » se traduire par une nouvelle « visite » des huissiers qui constateront que les lieux sont toujours occupés, suivie d'une assignation à comparaître devant le Tribunal d'Instance, avec une demande d'expulsion des lieux à la clé n'excluant pas l'intervention de la force publique. 

Cette assignation concerne aussi l'association dans la mesure où elle est domiciliée à l'adresse de l'école. C'est pour cette raison que les 42 membres du conseil collégial dont les noms avaient été déposés en préfecture conformément à nos statuts, ont reçu la visite d'un huissier qui leur a remis « une sommation de déguerpir » rédigée dans les mêmes termes que celle signifiée aux 4 familles.

 

Les adhérents de Bouge toit se sont réunis en urgence le vendredi 4 janvier et ont pris les premières décisions suivantes : demande d'entrevue auprès du maire ; demande d'entrevue auprès du préfet ; lettre à Cécile Duflot, ministre du logement ; demande d'assistance d'un avocat.

 

Ils appellent à un large rassemblement de soutien

à l'école Jeanne Hachette 

le vendredi 11 janvier à partir de 8h

Conférence de presse le même jour à 11h

"René Bidal, préfet des Pyrénées-Orientales, communique. 'Le bâtiment de l'ancienne école Jeanne Hachette est squatté depuis le mois de février 2011, soit depuis presque deux ans. Ces locaux sont la propriété de la commune de Perpignan qui a tout récemment décidé d'engager une procédure d'expulsion pour faire aboutir un projet de construction de logements sociaux. Lorsque la décision judiciaire me sera parvenue, j'aurai donc à prendre une décision pour accorder à l'huissier - qui sera mandaté par la commune pour mettre en exécution la décision du juge - le concours de la force publique. Un squat n'est jamais une situation durable et admissible mais, lorsque je serai en possession de la décision judiciaire, je souhaite que cette affaire complexe soit traitée avec méthode. D'ores et déjà, je souhaite préciser que je pourrais accorder le concours de la Force Publique si deux préalables sont vérifiés : - Premier préalable, un réexamen des situations : dès lors que l'accès à l'école désaffectée - qui est devenue, juridiquement, le domicile des familles concernées - se trouvera facilité par la décision de justice d'expulsion, les services pourront plus aisément procéder à une actualisation de l'examen de la situation des squatteurs au regard du droit du séjour en France. En effet, toutes les personnes présentes dans ce squat n'ont peut-être pas vocation à être régularisées. En liaison avec l'OFII (office français de l'immigration et de l'intégration) qui, dans les mois passés, a déjà été mobilisé pour ces familles, une nouvelle analyse de leur situation va être conduite. J'examinerai alors les situations individuelles au regard de la loi sur l'admission exceptionnelle au séjour avec un souci d'équité dans l'appréciation et la comparaison de dossiers qui ont été déposés par d'autres étrangers qui sont aussi en situation irrégulière, qui sollicitent aussi une régularisation mais qui n'ont pas forcément commis l'infraction d'occuper un bâtiment, sans droit ni titre. - Second préalable, une possibilité d'hébergement : j'accorderai le concours lorsque le service concerné (direction départementale de la cohésion sociale) aura identifié des solutions d'hébergement d'urgence permettant d'accueillir, à titre temporaire, les familles qui n'ont pas vocation à rejoindre immédiatement leur Pays d'origine, compte tenu de l'examen des situations individuelles auquel il aura été procédé'.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 17:22

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Aucun Catalan pour illustrer cette campagne sur le talent des Catalans qui se déclinaient en dix visuels.

La nouvelle année est le prétexte de vœux, de galettes des rois, qui donnent aux élus l'opportunité de rappeler qu'ils le sont (élus). C'est un moment de l'année à bien apprécier parce que c'est un des rares moments où ils partageront la galette avec vous ! Mais du coup, qu'est-ce qu'ils communiquent ! Ils le disent et vous le font répéter à grand renfort d'articles, de cartes de vœux, de campagne d'affichage 4x3...Comme un bébé qui fait  « Maman popo ! » fier de lui. Et à ce moment précis,  comme il vient de passer des couches au WC, il faut avouer qu'on est assez content. Mais lorsque, toujours à l'adolescence il continue de vous annoncer la nouvelle. On lui explique que pour une chose qui devrait lui être naturelle, il n'y a pas besoin qu'il y ait un signalement systématique ! 

Or, le politique a besoin de dire et de manière inversement proportionnelle de ce qu'on peut constater de ses réalisations. Outre le fait, que cela pourrit l'espace visuel et communicationnelle, il y a dans la foulée un coût à la communication. Pour faire crédible, ils ne fabriquent pas leur Comm  de manière artisanale, comme pour la fête des mères l'enfant fait un collier de nouilles. Non, ils engagent des agences de pub et de com , nouveaux « Goebbels »  de la vie quotidienne pour nous dire à quel point, à l'instar des « quenelles Petijean », nos élus sont « bons, mangez-en ! »

Récemment le conseil général des PO, s'est fendu d'une campagne pour nous dire que les catalans avaient du talent, ainsi que pour ses vœux, avec à la clef un visuel plein de visages censés représenter des habitants du cru. Sauf que pour illustrer le tout le bon Provencel, patron de l'agence sélectionnée (Le même qui a été condamné avec Christian Bourquin pour favoritisme:journal l'indépendant « quatrième chambre correctionnelle de Bordeaux à l'encontre du sénateur-président de Région : deux mois de prison avec sursis. Les magistrats ont estimé, comme en première instance, que 'l'ami' Pascal Provencel, patron de la société 'Synthèse' avait bénéficié d'un avantage injustifié lui permettant d'obtenir en 1999 un juteux marché public de communication du conseil général. Un avantage constitutif d'un délit de favoritisme pour lequel l'homme d'affaire proche de l'élu a également écopé de deux mois de prison avec sursis. Les magistrats avaient particulièrement peu goûté l'élaboration de ce marché de communication pour le moins inhabituel puisque Pascal Provencel avait lui-même participé à la constitution d'un cahier des charges 'sur mesure' de l'appel d'offres, rencontrant les fonctionnaires en charge du dossier afin de déterminer le volume de prestations qui serait demandé. Après l'obtention de ce marché, la société "Synthèse" avait vu son chiffre d'affaires progresser de 243 %, devenant ensuite à 90 % le partenaire du conseil général des P.-O. et de la Région Languedoc-Roussillon. »), a utilisé une banque d'images internationale et pas un photographe d'ici et les gens d'ici (Pascal Provencel n'est pas du genre à porter la marinière ou la barratina). Source Fabrice Thomas : « Sur France 3, qui a diffusé le sujet dans son journal national, Pascal Provencel a expliqué que la collectivité n’avait pas hésité entre une dépense de 244 euros en achetant les photos sur une banque d’images et 10 000 euros en faisant appel à un photographe. »

La question qu'on peut se poser, l'économie qu'il a réalisé sur le photographe, 10 000 euros contre 240 euros par rapport à la banque de donnée a-t-elle été reportée sur la note du CG ou a-t-il gardé la différence pour son entreprise ? 

Tout l'argent dépensé dans des campagnes de communication pour nous dire qu'avec notre argent, il nous redistribue un peu au travers de services publics et autres galettes...Comme si le boucher, nous répétait en permanence qu'il nous vendait de la viande et que franchement, nous ses clients, on devrait le trouver super « bat » pour ça !  C'est normal, il est boucher. Qu'ils fassent donc désormais des économies, qu'ils reverseront aux associations pour combattre la pauvreté...Parce que s'ils amélioraient notre quotidien, ils n'auraient pas besoin de le crier si fort !

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 19:48

rct.jpghttp://robertmarty.unblog.fr

Il en est dorénavant du rugby comme du football et plus généralement des sports collectifs de haut-niveau : la connexion réelle avec le territoire est rompue, elle s’est consumée sur l’autel de la mondialisation financiarisée. Rien de plus banal, voire de plus normal pourrait-on dire mais  les amateurs de ce sport doivent se poser au moins deux questions évidentes : pourquoi cette transformation intervient-elle si tard dans le rugby et selon la réponse qu’on  y apportera il faudra envisager si les conséquences probables sont de la même nature que celles qui ont été observées dans les autres sports. En effet, s’il s’avérait que cette connexion est essentielle à l’être même du rugby –ce qui n’était pas le cas pour les autres sports- nous assisterions actuellement à l’avènement d’un autre rugby, un « world rugby » qui ne serait rien d’autre qu’une figure particulière de la mondialisation libérale. Perdre son ancrage n’est-ce pas risquer d’aller à la dérive ?

 

 

 

Eléments d’histoire

 

Aujourd’hui il est bien loin le rugby des villages et le rugby-cassoulet refroidit sur la table. Car la pratique du rugby a été associée dès l’origine à une sociabilité rurale, à un mode de vie semi-urbain, que l’on rencontrait particulièrement dans les bourgs sous-industrialisés du Sud-Ouest. Aux origines le rugby serait donc, par excellence, « le mode d’expression sportive de petites communautés en crise (exode rural) forgeant leur unanimisme à la fois dans le rejet de la grande ville et dans un jeu ancien de rivalités violentes qui fondent ce qu’un ancien président de la Fédération de rugby, Voivenel, a nommé le campanilisme. »* Le sud-ouest et plus généralement le sud de la Loire (l’Ovalie) apparait historiquement, en première analyse, comme un espace porteur de structures socio-démographiques prédestinées à la pratique d’un sport de « combat » propre à rassembler les énergies dans la lutte pour le maintien d’un mode de vie menacé. Il s’ensuit –et c’est ce qui va nous occuper- que dans ces territoires va s’implanter durablement une compétence spécifique au rugby. Mais pas seulement car cette différentiation d’avec le Nord centralisateur et destructeur des particularismes régionaux va être l’objet dans certains espaces où subsistent des nations sans état (Pays Basque, Catalunya Nord) d’un surinvestissement de nature identitaire sur lequel il n’est point besoin d’argumenter. Le rugby est devenu d’emblée  l’un des ingrédients du complexe identitaire propre à ces territoires ; il l’est encore aujourd’hui mais dans une moindre mesure car il est constamment mis « sur le reculoir » par la pression énorme de la mondialisation qui s’est exercée à travers la professionnalisation.

 

 Que deviennent les enfants du pays ?

 

Le rôle du rugby pour exprimer les identités des catalans ou des basques est indiscutable. On le voit même pointer dans l’identité des villes : »Ici, ici, c’est La Rochelle  » a donné le signal et se répand inéluctablement. Le rugby a une double fonction dans la réalité observable qui lui donne assise et support. D’une part il promeut les « enfants du pays », issus pour beaucoup des villages, dans « l’équipe-fanion » et d’autre part il permet une expression riche de comportements identitaires (drapeaux et chants, broncas traditionnelles) à un public homogène au territoire. Pour les premiers c’est leur nombre et la place symbolique qu’ils occupent qui est déterminant (pour les catalans les départs de  Jérôme Porical vers le Stade Français et surtout celui de Nicolas Mas vers Montpellier ont été très douloureusement vécus). Pour le  public, il y a certes le niveau de la fréquentation mais surtout la qualité des réactions en symbiose avec l’équipe et la dramaturgie de la rencontre. Au-delà des enfants dupays il y a de très belles réussites dans l’intégration d’étrangers (à l’Usap notamment  Britz, Freshwater rebaptisé Aiguafresca, Alvarez-Kairélis, un véritable « almogavare** »). Mais l’accélération provoquée par l’arrivée de financeurs et la course à l’armement qui s’en est ensuivie a transformé les « enfants du pays » en joueurs-marchandises comme les autres et le public identitaire évolue vers une masse de spectateurs indifférenciés. La logique médiatique impulsée par des bateleurs de foire de Canal Plus a fait le reste : un rugby mondialisé dans lequel Mr Moneybag*** (Mourad Boudjellal, le président de Toulon) donne le ton. Exit les enfants du pays, place aux figures médiatiques aux mensurations impressionnantes et aux « habiletés » (les skills) des stars venues d’ailleurs  acquises en plus de 10 ans de carrière au plus haut niveau.

 

Bref, avant il y avait une part de nous-mêmes dans ce qui se passait sur le rectangle vert … mais ça c’était avant … la connexion territoriale s’est évaporée dans las arcanes de la « modernité » tant vantée par les consommateurs de mythes et d’images préfabriquées … Le rugby est atteint dans ses bases géographiques, historiques et sociales … On ne s’y reconnait plus …

 

Un autre rugby, un autre public ?

 

Sous nos yeux un autre rugby s’installe qui doit plus à la permanence de nos représentations mentales habitées depuis toujours par les valeurs territorialisées du rugby que par le spectacle offert, souvent de bien meilleure qualité, que les rudes confrontations du passé. Nous n’allons pas tomber dans la nostalgie boudeuse et grinçante du « c’était mieux avant » pas plus que dans l’acceptation béate d’une modernité autoproclamée. Il est possible que les pépés à casquette connaisseurs impliqués soient remplacés dans les stades par des quadras braillards incapables de distinguer un ruck d’un maul et criant « hors jeu ! » à chaque relance de son équipe. Les premiers se fatigueront vite de voir leur équipe prendre régulièrement des branlées  humiliantes sous les coups de boutoir de mastodontes qui auront ouvert le chemin de leurs buts à des ga  zelles importées à prix d’or. Les seconds se repaîtront de ce spectacle de foire …

 

Ce sera le tribut à payer au sport-monde …

 

Adieu pépé …

 

 

 

* http://lelanguedocsportif.org/articles/sociologie-du-sport/48-rugby-football-et-identite-occitane

 

** les almogavares étaient de redoutables guerriers catalans . Ils furent considérés comme l’une des meilleures infanteries de leur époque (du XIIIème au XVéme siècle)

 

*** ce surnom lui a été attribué par la presse anglaise

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 11:06

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Il y a des situations, des petits riens, auxquels les spécialistes bien rémunérés en communication ne pensent jamais. Détails qui peuvent foutre en l’air toute une stratégie de marketing politique. Ils  en connaissent un rayon en matière d'habillement, d'image, de lumière, de photos, de plannings, de discours...

Mais ses spécialistes à lui n’ont jamais pensé à ses incompatibilités gastriques!

Il a passé un mois de janvier terrible. Comme prévu il a multiplié ses interventions médiatiques et sur le terrain. Clubs du troisième âge, associations sportives et culturelles, permanences syndicales, marchés... Il est passé par un maximum d’endroits où il est susceptible de pêcher des voix juste avant que ne commence la campagne électorale officielle, de manière à  prendre de l’avance sur ses adversaires... Le problème c’est le mois de janvier, le mois où partout on t’offre un morceau de galette des rois. Galettes qui débordent de frangipane, provoquant chez lui une réaction physique  de dégoût, qui peut aller jusqu'au vomissement. Et les tourteaux non plus, il ne peut pas les avaler, chaque bouchée se transforme en une boule de pâte qu'il est incapable d'ingurgiter. Son directeur de communication lui répète qu’il ne peut se permettre de refuser de goûter ces portions qu’on lui propose partout, son image en pâtirait et “une mauvaise réputation est vite faite...”

Il a donc dû manger, contraint et forcé, pendant un mois de pré-campagne, des kilos et des kilos de galettes et tourteaux. Chaque soir, en arrivant à la maison, il se laisse aller à son dégoût de toute cette pâtisserie avalée durant les visites, apéritifs, déjeuners, inaugurations et vernissages. Ses sucs gastriques, -délivrés des effets calmants et retardant procurés par les cachets que le médecin du parti lui prescrit- se révoltent furieusement, lui provocant des spasmes qui l'obligent à rester rivé dans les toilettes pendant au moins une heure. Alors, les morceaux de galettes et tourteaux consommés refont le chemin inverse et quittent son corps sous la forme d'une pâte informe et acide. Oui, c’est vraiment pénible l'exercice de la politique, se dit-il à lui même, entre deux spasmes, à genoux et la tête immergée dans la cuvette des w.c.

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 13:39
Dans un monde mondialisé où la finance fais la loi, et où on nous répète qu'il n'y a qu'une seule manière d'agir. A quoi peut bien servir un politicien surtout au prix qu'il coûte ? Surtout lorsque celui-ci nous affirme en permanence qu'il ne peut rien ? On en arrive à la phrase d'un ennemi de Voltaire :  « S'il y a bien quelqu'un qui le génie de Voltaire, c'est tout le monde ! » Ainsi, s'il y a bien  quelqu'un qui a le génie des politiciens, c'est tout le monde. D'autant, qu'ils le sont par la grâce de leurs réseaux et l'intermédiaire des citoyens. Ils ne sont pas au passage, spécialistes. Alors aussi bien, pourquoi ne pas les désigner par le hasard. Ils auraient alors tout intérêt à améliorer la situation puisque à la fin de son mandat, il rentrerait dans la foule des anonymes, ayant les même problèmes quotidiens que tous. Pourquoi aussi les payer ? S'ils n'ont pas de mandat impératifs, ils peuvent promettre à l'infini que se sont les situations qui ont déterminé leurs décisions, et pas leurs promesses. Disant ensuite « vous vous attendiez bien à ce que nous ne puissions tenir nos promesses, compte tenu de la difficulté de la crise, sans quoi vous avez été naïfs ». Au-de-là, ils sont d'une arrogance crasse, inversement proportionnelle, à leur capacité, non pas, à faire changer les choses, mais à minima de les faire évoluer dans le bon sens. Où les trouve-t-on ? En général, ils sont issus de partis politiques, qui ne sont pas loin s'en faut des lieux de réflexions et d'évaluations prospectives de la société, mais plutôt, des endroits où grouillent des gens où l'ambition n'a pas pu se réaliser ailleurs (sans quoi, la frustration ne serait pas là) , des gens qui s'ennuient et se sentent un besoin d'exister sur la scène publique et qui sont là en sommes pour prendre une revanche sur la vie (ça commence mal pour la Res Publica, la chose publique) . « Les partis politiques sont des « Trusts électoraux » disait l'écrivain Bernanos. On y trouve des courtisans, des chefs qui cherchent à s'imposer à l'intérieur de ceux-ci. On s'impose rarement par son intelligence. Mais plutôt grâce à sa brutalité, la capacité à jouer sur l'avidité des partisans et des places que l'on pourra leur redistribuer. Suivant le moment historique, les individus sont plus ou moins denses. Le corollaire de la paix qui dure, c'est qu'il faut compter sur un destin personnel plus âpre pour que se construisent des individualités plus conséquentes. Lorsque le publicitaire et conseiller en communication Jacques Séguéla, au prétexte de défendre le « bling bling » du président Nicolas Sarkozy, affirme que « si à 50 ans passé, on ne porte pas une  Reléxe à son poignée, c'est qu'on a raté sa vie ! », résume à la fois le cap et le problème de cette société. La société, l'économie et les individus qui la composent se doivent d'être en croissance permanente. Grossir, toujours grossir, jusqu'à être obèse et crever d'infarctus. Les caïds de banlieue (au passage le mot signifie, lieu de bannissement) ne font que reproduire le modèle que leur tend en permanence la société. Est-ce celui qui travaille qui gagne bien sa vie ? Non, c'est le trader, qui en une nano-seconde peut faire basculer des milliers d'existences en spéculant à la hausse ou la baisse, pour pouvoir prendre son bénéfices. Il peut même spéculer sur des denrées de premières nécessités, affamant des territoires entiers. Au concours du masque d'hypocrisie, il sera moralement condamné. Mais, sera-t-il mis en état d'illégalité et poursuivi ? Non, on vous expliquera que cela n'est pas possible puisque le monde est vaste et les paradis fiscaux nombreux. Le ver est dans le fruit européen, il n'y a qu'a regarder le Luxembourg. Donc, pourquoi demander plus et mieux à un caïd de banlieue, que ce qu'on demande à des banquiers ?  « La vulgarité, c'est la manière dont se comportent les autres ! » écrivait Oscars Wilde. Une société ne peut pas prospérer en se propulsant à l'aide d'injonctions contradictoires. Une société doit avoir une cohérence pour avoir la stabilité. Pendant la campagne de l'élection présidentielle, il y avait une discussion autour d'un vocable inquiétant, tant à gauche qu'à droite, on usait avec saveur des termes : « Il faut un état stratèges » Diable, s'ils en étaient tous là, cela sous-tendait que nous étions (et depuis quand ?) à ce moment précis dans l'époque d'un état « baltringue » ? C'est une évidence que l'état se doive d'être stratège ! Sans quoi, il met peu de temps avant que de péricliter. Donc, des gens qui veulent, ont eu, ou ont le pouvoir, nous disent que la matrice essentielle du pays : l'état, est gouverné sans intelligence, au profit de ce que le stratège chinois Sun Tzu appelait dans l'art de la guerre : « Les gesticulations du sabre » en français moderne, le « story telling ». Les politiciens au pouvoir n'ont pas tant de marges de manœuvres parce que la situation est si restrictive , mais plutôt que, inspirés par le dogme, que la terre est plate, ils n'en feront jamais le tour par la peur du grand vide ! Ils ont pour toute vision politique un GPS dont ils ne renouvellent jamais les cartes (société de marché et libéralisme) qui leur indique une route, là où il n'y a qu'un ravin. Tant pis pour les peuples, qui ne veulent pas comprendre, qu'il fallait sauver les banques (Too big to fail, trop grandes pour échouer) , et qu'augmentant au passage leurs dettes pour se faire, elle devrait imputer la restriction budgétaire aux peuples, à l'instant même où, ses mêmes banques qui se sont refaites « la cerise » sur le dos des contribuables refont de substantiels bénéfices.  Au cas où, vous vous inquiéteriez de la montée de l’extrême droite, sachez qu'il en va de l'extrême droite comme du  cholestérol . Il y a une bonne et une mauvaise extrême droite. Celle qui remet en cause le libéralisme européen , « la concurrence libre et non faussée » et qui veut du protectionnisme ; et celle, « l'Aube Dorée » qui comme en Grèce, soutient et participe à la coalition gouvernementale, qui approuve des restrictions budgétaires telles, qui pousse le peuple grec en son entier dans la misère ( exemple classieux, le retour de la malaria disparue depuis 24 ans, la fermeture d’hôpitaux,plus de moyen pour payer les traitements contre le SIDA, une loi gouvernementale qui permet de vendre des denrées périmées afin d'être accessible aux plus pauvres …) Mais déjà avec la Chine, les capitalistes avaient compris que leur système n'était pas tributaires de la démocratie. La preuve et retournons en Grèce, puisqu'ils ont une dette on peut bien les priver de démocratie. Voir le moment où Papaendréou à proposer un référendum pour voir si le peuple était d'accord pour se faire tondre, comment la commission Européenne, le FMI et les médias ont hurlé comme la possibilité était « nulle et non avenue ». Si l'Union Européenne était un corps, elle laisserait trancher sa main parce qu'elle n'aurait pas payer le montant de la dette. Et elle expliquerait ensuite au reste du corps qu'on à pas besoins d'une main. Puis et fur et à mesure que les états tombent (regardes les pigs tomber), affirmer que l'on pas plus besoin de mains, qu'on a besoins de jambes, de bras...Ainsi donc des gens qui soutiennent cette vision à droite et à g...(non les socialistes ne sont plus de gauche depuis 1983), donc à droite, mais qui trust les places électives au moyen du scrutin majoritaire à deux tours, vous redemandent en permanence la confiance, des voix...
Le lavement c'est maintenant. 
Ho je les entend déjà, ceux qui vont brandir les mots « démagogue », « démagogie », « démagogique », « populisme ». En général, ce sont ceux qui sont nourris au sein de ce système, ou qui pensent qu'ils pourront s'y nourrir un jour, qui vous diront cela ! Mais l'objectif pour ces « démocrates » qui comme les racistes commencent leurs phrase par « je ne suis pas raciste, mais... », l'objectif est de tuer le débat. Je parle bien de débat. Et pas comme pour « le mariage pour tous » (notez qu'on n'emploie pas le terme de « Mariage Homosexuel »), on entendra hurler les uns que c'est un quasi droit naturel et qu'il y avait urgence. Et pour les autres que c'est Satan et le retour de Sodome et Gomorrhe ! Mais de manière générale pas d'argumentation et de prospective pour voir l'impact sur la société et ses citoyens. Les « Je suis démocrate mais » laissent penser que brandir un autre mot et ceux de sa famille , « Pragmatique », « pragmatisme », tient lieu de l'être.
Ainsi si vous voulez changer, vous ne pouvez que vous organisez entre citoyens. Ainsi, si vous invoquez tous les prétextes pour ne pas faire, vous n'aurez pas à vous plaindre, parce qu'il n'y a que les batailles qu'on ne livre pas qui sont définitivement perdues ! En n'oubliant pas que : le libéralisme, c'est faire croire aux moutons qu'ils peuvent hurler avec les loups !
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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 00:52

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L'historien de l'extème droite sort deux livres. Dans la lignée des 40 ans du front national, le moment était venu de tirer un bilan sur ce parti entretien


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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 15:51

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Elles ont en 18 et 28 ans, elles sont trois, Shirley,Sylvie et Emmanuelle et elles Kieffent Louis Aliot et Marine Lepen! Bref, elles sont FN! Pour les 40 ans du front national, l'archipel contre attaque s'est interrogé sur qui était la jeune garde du front ,qui déteste plus que cordialement Florian Philipot et des hommages au général de Gaulle,et regrette la France de leurs grands-parents.Entretien sous la forme de discussions autour d'un chocolat chaud dans un bar de Perpignan

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 15:46

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Notre Dame des landes et son projet d'aéroport est devenu un des symboles de l'échec et de l'acharnement (inversement proportionel au rapport avec monsieur Mittal , patron d'arcelor) du gouvernement socialiste de Jean-Marc Ayrault. De plus en plus l'opinion s'interroge sur l'opportunité d'un projet qui date de 40 ans. Le comité zone de turbulence a filmé à l'occasion d'un salon à Cabestany, la réaction à cet égard du maire communiste de Cabestany, Jean Vila, la présidente socialiste du conseil général, madame Hermeline Malherbe, l'élu d'opposition vert à la mairie de Perpignan Jean Codognès....Dans la foulée, le mag CQFD http://www.cqfd-journal.org/ rajoute son grain de sable...

"COMMUNIQUÉ DU JOURNAL CQFD

 

« Nous avons choisi notre destin. Nous ne nous laisserons donc pas dicter une vision du monde qui n’est pas la nôtre. » On croit rêver. Ayrault, qui menace ainsi les opposants à son projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, a-t-il eu la même morgue, les mêmes mots durs face à Mittal ? Bien sûr que non. Son arrogance face aux paysans du bocage nantais n’a d’égal que sa veulerie face au nabab de l’acier. C’est contre la population qu’il gouverne qu’Ayrault prétend avoir du chien. Et c’est toujours en connivence avec les industriels qu’ici et là il agit ou laisse faire. Rappelez-vous Sarkozy singeant de Funès : « Je serai servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. » Ça n’a pas changé en mai dernier.

 

On pourrait opposer la cause écolo de Notre-Dame-des-Landes à la défense de l’emploi à Florange. D’un côté des bouseux et des décroissants délirants, de l’autre des métallos accrochés à un enfer productif digne du XIXe siècle. Mais à l’Ouest comme à l’Est, le cri est fondamentalement le même, la colère est commune : on veut nous déposséder, nous ne lâcherons rien !

« Notre-Dame-des-Landes, mère de toutes les contestations », constate Le Monde du 7 décembre. À Lyon, « carton rouge » contre le projet de grand stade de Décines-Charpieu. Dans le Sud-Ouest, on s’oppose à deux lignes de TGV. En Isère, c’est non à un parc de loisirs. Dans l’Aude et dans le Gard, c’est merde à des terrains de golf. Dans le Val-d’Oise, on ne veut pas d’un méga centre commercial baptisé Europa City. À Pézenas, refus d’une zone commerciale en plein vignoble. À Strasbourg, rejet de la voie de « grand contournement ouest »… Sans oublier, l’intense lutte contre le TAV Lyon-Turin.

 

Pareillement, la résistance des gars de Florange est bien la frangine de celle des Fralib et de tous les salariés jetables et corvéables. Les hauts fourneaux sont à nous, pas à Mittal. Le bocage est à nous, pas à Vinci. Et puis surtout, rendez-nous nos existences volées, rendez-nous cette vie qu’on nous demande d’éternellement sacrifier sur l’autel de leurs superprofits. Retour à l’envoyeur : « Nous allons choisir notre destin. Nous ne nous laisserons pas dicter une vision du monde qui n’est que la vôtre. »

 

Marseille, le 14 décembre 2012"

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 12:34

Photo0667

Et revoilà Hervé Vigier du "Sublime conseil"  des loges libres des frères de Saint Jean. Il nous commente le départ du grand maître Stifani de la GLNF et le retour au calme dans l'une des principales obédiences, l'installation du nouvelle de rite français à Figuérès en Catalogne Sud, la sortie du tome trois de son livre sur  les rites de hauts grades et une prochaine conférence pour les profanes en février sur "Franc-Maçonnerie et religions". 

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 17:04

Photo1641.jpgJordi Véra président de CDC

Jordi Véra est président du parti CDC, la version Catalogne Nord  de CIU, le parti du président de la Généralitat, Artur Mas.Il nous raconte  la marche vers l'indépendance de la Catalogne , le commentaire sur les dernières législatives et la perte pour CIU,de 12 députés, la remontée de la gauche indépendantiste ERC et le CUP

à 31mn de l'interview Perpignan: l'affaire Jacques Deloncle ("Pour être membre de l'archiconfrérie de la sanch il faut un casier vierge affaire deloncle je suis pour qu'il passe en commission de discipline"), le médiateur municipale qui a passé  à tabac un membre du GIGN en discothèque, sa vision de la politique perpignanaise en 6 point , et une université de Perpignan mise en cohérence avec sa catalanité.... 

 

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