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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 17:18

marion.jpgLa galette des rois du FN 66 à Villeneuve de la Raho avec en vedette le député Marion Maréchal-Lepen link

Lorsqu'on a su à l'archipel contre attaque que Marion Maréchal-Lepen venait pour la galette des rois du FN, on s'est dit que cela ferait une bonne interview. On a demandé à l'historien de l’extrême droite Nicolas Lebourg, s'il était intéressé de faire une interview vidéo en double avec nous, il a tout de suite accepté. On a préparé des questions. Mais le réel ne s'adapte pas nécessairement à notre volonté. Si nous avions l'accord de principe pour l'interview, il avait fallu attendre les discours, les photos (tous le monde voulait sa photo avec Marion) . "Oui, pas problème! 5minutes" On a réussi à s'isoler un peu pour enregistrer au  calme (la musique d'ambiance avait quelque-chose d'étrange: "je suis né dans une caravane" du chanteur Raphaël, "Casser la voix" de Patrick Bruël, et Marion Maréchal-Lepen a fait son entrée sur le chanteur Coréen, Psy "Gangnam style") . L'archipel contre attaque vous passe son meeting (récit de ses tribulations à l'assemblée nationale et prises de positions politiques (elle dit préférer Poutine à Angéla Merkel!) et l'interview de 20 minutes que nous avons faites avec Nicolas Lebourg (bientôt en ligne, la vidéo d'Antoine Faure) 

 


Interview de Marion Maréchal-Le Pen par Nicolas... par Loeildupharynx

Marine Le Pen à Rivesaltes: Harki soit qui mal y pense! interview Marine Le Pen 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-marine-le-pen-a-rivesaltes-harki-soit-qui-mal-y-pense-interview-marine-le-pen-par-nicolas-caudevil-110615614.html

Gilbert Collard, Mariniste, pas FN, meurtri par la désaffection de la langue française. Interview 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-gilbert-collard-mariniste-pas-fn-meurtri-par-la-desaffection-de-la-langue-fran-aise-interview-pa-106075814.html

L'historien Nicolas Lebourg, l'homme qui met en lumière ceux restés dans l'ombre des Lepens! interview 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-l-historien-nicolas-lebourg-l-homme-qui-met-en-lumiere-ceux-restes-dans-l-ombre-des-lepens-intervi-113564194.html

Front national : de Marine à Marion, de qui Le Pen est-il le nom ?

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/776651-front-national-de-marine-a-marion-de-qui-le-pen-est-il-le-nom.html

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 10:02

cade.jpgMichel Cadé

Et revoilà Michel Cadé, ancien vice président de l'université d Perpignan, historien, spécialisé dans le cinéma, président de l'institut Jean Vigo. On profité que les PUP sortent "Images de guerre et guerre des images" livre des actes du colloque du même nom, sous sa direction et celle de Martin Galinier pour lui ouvrir notre micro : guerre au Mali oblige!

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 11:51

Photo1868.jpgFabrice Lorente, le président de l'université de Perpignan depuis 9 mois

Avoir une université sur un territoire est une chance pour son développement. Plus qu'un théâtre, il est un facteur déclencheur d'installation d'entreprises qui pourront trouver les qualifications qu'elles recherchent et même inclure des innovations issues de l'université directement dans leurs produits. L'université c'est le lieu où l'on continu l'apprentissage de citoyen, où l'on prend le temps de penser, le temps de se socialiser.Il est évidemment le lieu de la recherche. La vie et la survie d'une université sur un territoire sont un enjeu pour celui-ci. Politiciens et citoyens s'en rendent-ils assez compte? A l'instar d'un Christian Bourquin, qui depuis qu'il est président de région a oublié d'être catalan et veut transformer l'université de Perpignan en "université Sud de France" (sa marque à lui qu'il a!) Il y a 9 mois, l'université de Perpignan a élu un nouveau président: Fabrice Lorente. Il était déjà vice-président dans les années précédentes. Il est jeune, ambitieux pour l'université, pour le territoire et pour lui. Il vient du sport. Entendons- nous bien, il n'est pas un"prof d'EPS" avec les auréoles sous les bras et la forte odeur qui va avec. Il est maître de conférence. Avec "l'autonomie" des universités, l'état a transféré la gestion de la masse salariale d'un des plus grands employeurs du département. Pour le président Lorente c'est donc, en matière de gestion, pour choisir il faut éliminer. Des heures de cours superflues? Des matières trop peu fréquentées comme les lettres classiques? Avec l'autonomie, ont-ils la liberté et les moyens du recrutement (prendre un historien comme Nicolas Lebourg serait-il une plus value pour Perpignan?) . 

Fabrice Lorente veut augmenter l'implantation et l'image de l'établissement qu'il préside dans le département et au-de-là. Mais les médias locaux jouent-ils le jeu? France 3 pays catalans, nous parle plus souvent du rugby qu'il soit à 13 ou à 15 que des recherches et des trouvailles universitaires! Pour France Bleu Roussillon, il semble que cela ne fasse pas partie du "concernant" de ses auditeurs...L'indépendant fait mieux pour le coup puisqu'il a à minima la rubrique campus. Fabrice Lorente a bien voulu se plier au flot des questions, sur un mode "à battons rompus". Avons nous les réponses à nos questions, ou ses réponses à nos questions: à vous de le découvrir!


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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 10:06

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"Les migrants internationaux pauvres ont compris le refus d’hospitalité des nations riches. Un grand nombre d’entre eux – autour de 200 000 annuellement pour la France, 600 000 pour l’Europe – ne se présentent plus à nous comme é- ou immigrants, mais comme transmigrants. En perpétuel mouvement entre nations, ils sont devenus les colporteurs du capitalisme marchand moderne. Qui serait plus qualifié que les transmigrants pauvres pour offrir aux grandes firmes mondiales le vaste marché des pauvres, leur milieu naturellement proche, en passant en Europe, à leurs risques, des produits totalement hors taxes et hors contingentements ? Les majors de l’électronique du Sud-Est asiatique ne s’y sont pas trompés en développant l’économie mondiale « horizontale » du poor to poor, « l’entre-pauvres ».

À la rencontre des pauvres, ils circulent en France dans les quartiers enclavés, accueillis par des jeunes descendants des immigrants des années 60, qui se reconnaissent de moins en moins dans l’histoire collective que la nation leur propose. Le cosmopolitisme né de ces côtoiements engendre, parmi ces jeunes, une nouvelle sorte d’étrangers qui suivent, sur les chemins européens, les transmigrants du poor to poor,et collaborent aux initiatives des nouveaux migrants internationaux en inaugurant des dispositifs sociaux originaux. Pour certains la route entre les nations, dans un contexte de mondialisation et de transformation des migrations, devient une perspective de « sortie par le bas ».

Alain Tarrius est professeur émérite à l’université de Toulouse-Le Mirail et membre des laboratoires LISST et Migrinter.

Lamia Missaoui est maître de conférences à l’université de Saint-Quentin-en-Yvelines, et rattachée au laboratoire PRINTEMPS. Elle est également membre associé au laboratoire Migrinter.

Fatima Qacha est docteure à l’université de Toulouse-Le Mirail et membre du laboratoire LISST." A l'occasion de la sortie du livre Alain Tarrius nous a accordé une interview. Perpignan serait l'oeil du cyclone de tous les trafics

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 10:45

Perpignan-design-expose-89.jpgexa cube

La ville de Perpignan et  l'association "le design s’expose" donnent le ton en mettant à l’honneur de grands designers et architectes, panorama qui ne se veut pas exhaustif mais qui témoigne de la richesse intellectuelle et créative de ces hommes à travers des maquettes, archives, mobiliers, prototypes, éditions limitées, de l'objet unique au design industriel, de la production locale à la production internationale.

Restant fidèle à sa vocation de plateforme de rencontres et d'échanges, "le design s’expose" constitue avant tout une manifestation unique en son genre dans la région, source de découvertes et de réflexions, ouverte au grand public et aux écoles car cette exposition a pour intention d'être un témoignage de notre passé pour une réflexion de notre futur sur ces thèmes que sont l'architecture et le design.

Perpignan se dote avec brio d'un événement axé sur l'architecture XXème avec des installations et des expositions dignes des plus grands événements nationaux et internationaux.

A l'instar de ses pairs que sont le musée d'art moderne de Saint-Etienne, la FIAC (la foire internationale d'art contemporain) de Paris, le vitra design Museum à Weil Am Rhein en Allemagne ou encore ART BASEL à Bâle en Suisse, le design s'expose à Perpignan propose un événement incontournable dans le paysage de l'art contemporain, permettant au public du nord de l'Espagne, du sud de la France, et surtout de la région Languedoc-Roussillon d'avoir un accès à un retour sur l'évolution de l'habitat au couvent des Minimes.

Enfin, cet événement crée une continuité avec la dernière exposition "Un monde invérifiable" issue du FRAC Languedoc-Roussillon au couvent des Minimes, défendue par une politique de la ville de Perpignan en faveur de la scène contemporaine culturelle et artistique du Nord catalogne.

L'architecture des années 60/70, par ses aspects utopiques est le fleuron d'une vision ou la réappropriation du volume et de l'espace habitable était une chasse au trésor pour le bien quotidien des ménages et des lieux de vie communautaires.

Cette seconde édition invite donc à appréhender l’architecture, le design et les objets qui nous entourent sous un angle historique, culturel ou encore prospectif et expérimental. Une aventure culturelle et artistique hors norme, vous ouvrant des portes vers un passé pas si lointain que cela, en vous conviant à (re)découvrir au travers d'installations et d'expositions d'architectes et d'artistes contemporains, les thèmes de l'architecture et du design du XX ème et XXI ème siècles.  

 C'est sous cet angle de réflexion que "le design s'expose" vous invite à la discussion et à l'analyse sur les thèmes de l'architecture et du design du XX ième et XXI ième, avec des expositions et installations . http://www.ledesignsexpose.com/


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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 12:49

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La bataille de céret a bel et bien débuté. Le milieu associatif très dynamique et l'opposition municipale courageuse composée notamment de la chevènementiste Chantal Décosse ont permis d'assurer une vigilance continue et citoyenne face à un Maire en proie à une crise d'autoritarisme sévère.

Entre l'ouverture d'une école de corrida destinée à des enfants qui viendront s'essayer à la torture animale sur de jeunes veaux, ou la décision d'urbaniser la plaine du Palau comprenant des terres agricoles recherchées sur lesquelles on trouve notamment les fameux cerisiers de la ville, la statue du premier magistrat commence à vaciller.

Arrivé au pouvoir contre le Député-Maire socialiste Henri Sicre en 2001, Alain Torrent qui s'est toujours opposé aux listes d'union de la gauche doit certainement subir aujpourd'hui le syndrome de l'ivresse du pouvoir... Son prédécesseur s'est d'ailleurs récemment dit prêt à mener une liste de "salut public" car "On assiste à une destruction de la ville et de notre ambition collective".

Mais ne vous inquiétez pas amis cérétans : le Président socialiste Christian Bourquin a affirmé cette semaine qu' "Alain Torrent est un homme de gauche"... Ouf !

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 12:45

PUJOL-A-PARISl'écharpé Pujol est contre le mariage homo, manif 13 janvier à Paris

Jean-Marc Pujol veut continuer d'être maire de Perpignan en 2014, mais avant le passage dans les urnes, il se doit d'avoir la reconnaissance de ses pairs à l'UMP à Paris. Et si le transitoire président de l'UMP Jean-François Coppé pour  continuer de se marquer plus qu'à droite  (après l'affaire des pains au chocolat) doit la jouer tradi et être contre le mariage homo. Jean-Marc Pujol à son tour doit montrer que Perpignan "vaut bien une messe". Il se range alors dans un camp où même la totalité du FN  ne s'est pas déclaré contre

(polémique autour d'un lobby homo autour de Marine Lepen http://www.lesinrocks.com/2013/01/02/actualite/marine-le-pen-cest-le-phenomene-dalida-11337250/) . Ici, il retrouve Louis Aliot présent à cette manifestation pour les mêmes raisons, candidat lui aussi à la mairie de Perpignan en 2014!

Voir aussi:

L'historien Nicolas Lebourg, l'homme qui met en lumière ceux restés dans l'ombre des Lepens! interview 

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-l-historien-nicolas-lebourg-l-homme-qui-met-en-lumiere-ceux-restes-dans-l-ombre-des-lepens-intervi-113564194.html


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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 10:46

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En guise de cadeau de jour de l'an, le maire de Perpignan vient de faire ordonner l'expulsion des 4 familles (soit 7 enfants et 10 adultes) abritées dans les locaux de l'école Jeanne Hachette. 

 

Une « sommation de déguerpir » a été remise à chaque famille, le matin du jeudi 3 janvier, dans des conditions invraisemblables. 4 hommes, 2 civils et 2 policiers, se sont introduits dans le bâtiment de l'école, après que l'un des policiers ( ou les deux : les versions différent) a escaladé la palissade située à l'arrière de l'école et exigé d'un membre de la famille logée au rez-de-chaussée qu'il ouvre la porte du 33 rue des remparts. Les deux huissiers de justice ont alors pénétré dans le bâtiment et se sont présentés devant les domiciles des familles, obligeant chacune d'entre elles à ouvrir sa porte, pour lui remettre « une sommation de déguerpir » nominative. Les portes de chaque logement portant les noms des occupants et les documents qu'ils se sont vu intimer de présenter ont été photographiés.

 

La sommation de déguerpir datée du 3 janvier est ainsi rédigée : « je vous fais sommation d'avoir à quitter les lieux sis 3 rue Jean Vielledent 66000 Perpignan que vous occupez et ce sous les huit jours à compter de la date indiquée en tête de la présente sommation », ce dont il ne saurait être question tant que le relogement des familles, que ce soit directement par la mairie ou par l'entremise de la préfecture, n'ait été garanti. 

Nous ne répéterons jamais assez que depuis le début, notre action vise à ce que ces familles soient logées par les organismes sociaux . C'est faute de réponse de la part des autorités compétentes que nous avons dû recourir à des réquisitions de locaux inoccupés. Après tout, nous n'avons fait qu'anticiper les déclarations du ministre actuel du logement. 

 

La date butoir d'évacuation des locaux est donc fixée au vendredi 11 janvier. Nous devons nous attendre à ce que, au-delà de cette date, les familles soient « contraintes par toutes les voies et moyens de droit », à quitter les lieux. Cela devrait « normalement » se traduire par une nouvelle « visite » des huissiers qui constateront que les lieux sont toujours occupés, suivie d'une assignation à comparaître devant le Tribunal d'Instance, avec une demande d'expulsion des lieux à la clé n'excluant pas l'intervention de la force publique. 

Cette assignation concerne aussi l'association dans la mesure où elle est domiciliée à l'adresse de l'école. C'est pour cette raison que les 42 membres du conseil collégial dont les noms avaient été déposés en préfecture conformément à nos statuts, ont reçu la visite d'un huissier qui leur a remis « une sommation de déguerpir » rédigée dans les mêmes termes que celle signifiée aux 4 familles.

 

Les adhérents de Bouge toit se sont réunis en urgence le vendredi 4 janvier et ont pris les premières décisions suivantes : demande d'entrevue auprès du maire ; demande d'entrevue auprès du préfet ; lettre à Cécile Duflot, ministre du logement ; demande d'assistance d'un avocat.

 

Ils appellent à un large rassemblement de soutien

à l'école Jeanne Hachette 

le vendredi 11 janvier à partir de 8h

Conférence de presse le même jour à 11h

"René Bidal, préfet des Pyrénées-Orientales, communique. 'Le bâtiment de l'ancienne école Jeanne Hachette est squatté depuis le mois de février 2011, soit depuis presque deux ans. Ces locaux sont la propriété de la commune de Perpignan qui a tout récemment décidé d'engager une procédure d'expulsion pour faire aboutir un projet de construction de logements sociaux. Lorsque la décision judiciaire me sera parvenue, j'aurai donc à prendre une décision pour accorder à l'huissier - qui sera mandaté par la commune pour mettre en exécution la décision du juge - le concours de la force publique. Un squat n'est jamais une situation durable et admissible mais, lorsque je serai en possession de la décision judiciaire, je souhaite que cette affaire complexe soit traitée avec méthode. D'ores et déjà, je souhaite préciser que je pourrais accorder le concours de la Force Publique si deux préalables sont vérifiés : - Premier préalable, un réexamen des situations : dès lors que l'accès à l'école désaffectée - qui est devenue, juridiquement, le domicile des familles concernées - se trouvera facilité par la décision de justice d'expulsion, les services pourront plus aisément procéder à une actualisation de l'examen de la situation des squatteurs au regard du droit du séjour en France. En effet, toutes les personnes présentes dans ce squat n'ont peut-être pas vocation à être régularisées. En liaison avec l'OFII (office français de l'immigration et de l'intégration) qui, dans les mois passés, a déjà été mobilisé pour ces familles, une nouvelle analyse de leur situation va être conduite. J'examinerai alors les situations individuelles au regard de la loi sur l'admission exceptionnelle au séjour avec un souci d'équité dans l'appréciation et la comparaison de dossiers qui ont été déposés par d'autres étrangers qui sont aussi en situation irrégulière, qui sollicitent aussi une régularisation mais qui n'ont pas forcément commis l'infraction d'occuper un bâtiment, sans droit ni titre. - Second préalable, une possibilité d'hébergement : j'accorderai le concours lorsque le service concerné (direction départementale de la cohésion sociale) aura identifié des solutions d'hébergement d'urgence permettant d'accueillir, à titre temporaire, les familles qui n'ont pas vocation à rejoindre immédiatement leur Pays d'origine, compte tenu de l'examen des situations individuelles auquel il aura été procédé'.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 17:22

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Aucun Catalan pour illustrer cette campagne sur le talent des Catalans qui se déclinaient en dix visuels.

La nouvelle année est le prétexte de vœux, de galettes des rois, qui donnent aux élus l'opportunité de rappeler qu'ils le sont (élus). C'est un moment de l'année à bien apprécier parce que c'est un des rares moments où ils partageront la galette avec vous ! Mais du coup, qu'est-ce qu'ils communiquent ! Ils le disent et vous le font répéter à grand renfort d'articles, de cartes de vœux, de campagne d'affichage 4x3...Comme un bébé qui fait  « Maman popo ! » fier de lui. Et à ce moment précis,  comme il vient de passer des couches au WC, il faut avouer qu'on est assez content. Mais lorsque, toujours à l'adolescence il continue de vous annoncer la nouvelle. On lui explique que pour une chose qui devrait lui être naturelle, il n'y a pas besoin qu'il y ait un signalement systématique ! 

Or, le politique a besoin de dire et de manière inversement proportionnelle de ce qu'on peut constater de ses réalisations. Outre le fait, que cela pourrit l'espace visuel et communicationnelle, il y a dans la foulée un coût à la communication. Pour faire crédible, ils ne fabriquent pas leur Comm  de manière artisanale, comme pour la fête des mères l'enfant fait un collier de nouilles. Non, ils engagent des agences de pub et de com , nouveaux « Goebbels »  de la vie quotidienne pour nous dire à quel point, à l'instar des « quenelles Petijean », nos élus sont « bons, mangez-en ! »

Récemment le conseil général des PO, s'est fendu d'une campagne pour nous dire que les catalans avaient du talent, ainsi que pour ses vœux, avec à la clef un visuel plein de visages censés représenter des habitants du cru. Sauf que pour illustrer le tout le bon Provencel, patron de l'agence sélectionnée (Le même qui a été condamné avec Christian Bourquin pour favoritisme:journal l'indépendant « quatrième chambre correctionnelle de Bordeaux à l'encontre du sénateur-président de Région : deux mois de prison avec sursis. Les magistrats ont estimé, comme en première instance, que 'l'ami' Pascal Provencel, patron de la société 'Synthèse' avait bénéficié d'un avantage injustifié lui permettant d'obtenir en 1999 un juteux marché public de communication du conseil général. Un avantage constitutif d'un délit de favoritisme pour lequel l'homme d'affaire proche de l'élu a également écopé de deux mois de prison avec sursis. Les magistrats avaient particulièrement peu goûté l'élaboration de ce marché de communication pour le moins inhabituel puisque Pascal Provencel avait lui-même participé à la constitution d'un cahier des charges 'sur mesure' de l'appel d'offres, rencontrant les fonctionnaires en charge du dossier afin de déterminer le volume de prestations qui serait demandé. Après l'obtention de ce marché, la société "Synthèse" avait vu son chiffre d'affaires progresser de 243 %, devenant ensuite à 90 % le partenaire du conseil général des P.-O. et de la Région Languedoc-Roussillon. »), a utilisé une banque d'images internationale et pas un photographe d'ici et les gens d'ici (Pascal Provencel n'est pas du genre à porter la marinière ou la barratina). Source Fabrice Thomas : « Sur France 3, qui a diffusé le sujet dans son journal national, Pascal Provencel a expliqué que la collectivité n’avait pas hésité entre une dépense de 244 euros en achetant les photos sur une banque d’images et 10 000 euros en faisant appel à un photographe. »

La question qu'on peut se poser, l'économie qu'il a réalisé sur le photographe, 10 000 euros contre 240 euros par rapport à la banque de donnée a-t-elle été reportée sur la note du CG ou a-t-il gardé la différence pour son entreprise ? 

Tout l'argent dépensé dans des campagnes de communication pour nous dire qu'avec notre argent, il nous redistribue un peu au travers de services publics et autres galettes...Comme si le boucher, nous répétait en permanence qu'il nous vendait de la viande et que franchement, nous ses clients, on devrait le trouver super « bat » pour ça !  C'est normal, il est boucher. Qu'ils fassent donc désormais des économies, qu'ils reverseront aux associations pour combattre la pauvreté...Parce que s'ils amélioraient notre quotidien, ils n'auraient pas besoin de le crier si fort !

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 19:48

rct.jpghttp://robertmarty.unblog.fr

Il en est dorénavant du rugby comme du football et plus généralement des sports collectifs de haut-niveau : la connexion réelle avec le territoire est rompue, elle s’est consumée sur l’autel de la mondialisation financiarisée. Rien de plus banal, voire de plus normal pourrait-on dire mais  les amateurs de ce sport doivent se poser au moins deux questions évidentes : pourquoi cette transformation intervient-elle si tard dans le rugby et selon la réponse qu’on  y apportera il faudra envisager si les conséquences probables sont de la même nature que celles qui ont été observées dans les autres sports. En effet, s’il s’avérait que cette connexion est essentielle à l’être même du rugby –ce qui n’était pas le cas pour les autres sports- nous assisterions actuellement à l’avènement d’un autre rugby, un « world rugby » qui ne serait rien d’autre qu’une figure particulière de la mondialisation libérale. Perdre son ancrage n’est-ce pas risquer d’aller à la dérive ?

 

 

 

Eléments d’histoire

 

Aujourd’hui il est bien loin le rugby des villages et le rugby-cassoulet refroidit sur la table. Car la pratique du rugby a été associée dès l’origine à une sociabilité rurale, à un mode de vie semi-urbain, que l’on rencontrait particulièrement dans les bourgs sous-industrialisés du Sud-Ouest. Aux origines le rugby serait donc, par excellence, « le mode d’expression sportive de petites communautés en crise (exode rural) forgeant leur unanimisme à la fois dans le rejet de la grande ville et dans un jeu ancien de rivalités violentes qui fondent ce qu’un ancien président de la Fédération de rugby, Voivenel, a nommé le campanilisme. »* Le sud-ouest et plus généralement le sud de la Loire (l’Ovalie) apparait historiquement, en première analyse, comme un espace porteur de structures socio-démographiques prédestinées à la pratique d’un sport de « combat » propre à rassembler les énergies dans la lutte pour le maintien d’un mode de vie menacé. Il s’ensuit –et c’est ce qui va nous occuper- que dans ces territoires va s’implanter durablement une compétence spécifique au rugby. Mais pas seulement car cette différentiation d’avec le Nord centralisateur et destructeur des particularismes régionaux va être l’objet dans certains espaces où subsistent des nations sans état (Pays Basque, Catalunya Nord) d’un surinvestissement de nature identitaire sur lequel il n’est point besoin d’argumenter. Le rugby est devenu d’emblée  l’un des ingrédients du complexe identitaire propre à ces territoires ; il l’est encore aujourd’hui mais dans une moindre mesure car il est constamment mis « sur le reculoir » par la pression énorme de la mondialisation qui s’est exercée à travers la professionnalisation.

 

 Que deviennent les enfants du pays ?

 

Le rôle du rugby pour exprimer les identités des catalans ou des basques est indiscutable. On le voit même pointer dans l’identité des villes : »Ici, ici, c’est La Rochelle  » a donné le signal et se répand inéluctablement. Le rugby a une double fonction dans la réalité observable qui lui donne assise et support. D’une part il promeut les « enfants du pays », issus pour beaucoup des villages, dans « l’équipe-fanion » et d’autre part il permet une expression riche de comportements identitaires (drapeaux et chants, broncas traditionnelles) à un public homogène au territoire. Pour les premiers c’est leur nombre et la place symbolique qu’ils occupent qui est déterminant (pour les catalans les départs de  Jérôme Porical vers le Stade Français et surtout celui de Nicolas Mas vers Montpellier ont été très douloureusement vécus). Pour le  public, il y a certes le niveau de la fréquentation mais surtout la qualité des réactions en symbiose avec l’équipe et la dramaturgie de la rencontre. Au-delà des enfants dupays il y a de très belles réussites dans l’intégration d’étrangers (à l’Usap notamment  Britz, Freshwater rebaptisé Aiguafresca, Alvarez-Kairélis, un véritable « almogavare** »). Mais l’accélération provoquée par l’arrivée de financeurs et la course à l’armement qui s’en est ensuivie a transformé les « enfants du pays » en joueurs-marchandises comme les autres et le public identitaire évolue vers une masse de spectateurs indifférenciés. La logique médiatique impulsée par des bateleurs de foire de Canal Plus a fait le reste : un rugby mondialisé dans lequel Mr Moneybag*** (Mourad Boudjellal, le président de Toulon) donne le ton. Exit les enfants du pays, place aux figures médiatiques aux mensurations impressionnantes et aux « habiletés » (les skills) des stars venues d’ailleurs  acquises en plus de 10 ans de carrière au plus haut niveau.

 

Bref, avant il y avait une part de nous-mêmes dans ce qui se passait sur le rectangle vert … mais ça c’était avant … la connexion territoriale s’est évaporée dans las arcanes de la « modernité » tant vantée par les consommateurs de mythes et d’images préfabriquées … Le rugby est atteint dans ses bases géographiques, historiques et sociales … On ne s’y reconnait plus …

 

Un autre rugby, un autre public ?

 

Sous nos yeux un autre rugby s’installe qui doit plus à la permanence de nos représentations mentales habitées depuis toujours par les valeurs territorialisées du rugby que par le spectacle offert, souvent de bien meilleure qualité, que les rudes confrontations du passé. Nous n’allons pas tomber dans la nostalgie boudeuse et grinçante du « c’était mieux avant » pas plus que dans l’acceptation béate d’une modernité autoproclamée. Il est possible que les pépés à casquette connaisseurs impliqués soient remplacés dans les stades par des quadras braillards incapables de distinguer un ruck d’un maul et criant « hors jeu ! » à chaque relance de son équipe. Les premiers se fatigueront vite de voir leur équipe prendre régulièrement des branlées  humiliantes sous les coups de boutoir de mastodontes qui auront ouvert le chemin de leurs buts à des ga  zelles importées à prix d’or. Les seconds se repaîtront de ce spectacle de foire …

 

Ce sera le tribut à payer au sport-monde …

 

Adieu pépé …

 

 

 

* http://lelanguedocsportif.org/articles/sociologie-du-sport/48-rugby-football-et-identite-occitane

 

** les almogavares étaient de redoutables guerriers catalans . Ils furent considérés comme l’une des meilleures infanteries de leur époque (du XIIIème au XVéme siècle)

 

*** ce surnom lui a été attribué par la presse anglaise

 

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