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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 12:45

pUJOL1.jpgJean-Marc Pujol fera-t-il trembler Mélenchon?

Avec les municipales dans moins d'un an en ligne de mire , Jean-Marc Pujol se doit d'apparaître comme un homme de convictions qui s'incrit dans le paysage médiatique.Après la libération des otages du monde entier link, les drapeaux français en berne et le garde à vous du conseil municipal du 19 mars link, il réagit aux propos de Mélenchon et Delapierre link.Il a raison, on peut attaquer les idées, pas les personnes. Moi-même, j'ai toujours attaqué les idées du général Pinochet, mais pas sa personne qui était respectable. Comme si les idées et les décisions qui en découle, ne rendait pas responsable la personne qui les a prise. Et que donc, on ne pouvait pas s'attaquer à son nom. Que donc les choix de monsieur Moscovici dans l'eurogroupe quant à par exemple Chypre seraient irresponsables?

 On attend pas le maire de la ville sur ce terrain! A  vrai dire on s'en fout. Pour que son opération de communication marche, il faudrait que Mélenchon entende son cri de fourmi médiatique et lui réponde. Ce qui n'arrivera pas. Pour la bonne et simple raison que lorsque on met un gros à coté d'un petit: il ne s'en occupe pas!

"Perpignan, le 26 mars 2013 Communiqué de presse

M. Jean-Marc PUJOL, Maire de Perpignan,tient à communiquer à la suite des propos de M. MELENCHON

ATTENTION DANGER

 

Imaginons un seul instant qu’un élu UMP, PS ou FN ait tenu les propos qu’a tenu M.MELENCHON sur M. MOSCOVICI, Ministre de la République, en faisant un amalgame plus que douteux en estimant qu’il « ne pense pas français mais pense finance internationale ».

Que son Secrétaire Général M. DELAPIERRE dénonce « les 17 salopards de l’Europe »et que « dans ces 17 salopards il y a un français, il a un nom, il a une adresse, il s’appelle Pierre MOSCOVICI. »

Nous aurions un tôlé de toute la cléricature de gauche et la mise en cause immédiate de l’élu auteur de ces propos, et cela serait finalement normal.Les propos de M. MELENCHON et M. DELAPIERRE nous ramènent malheureusement à une époque où les appels à la haine et à la violence ont durement affectés le pacte social et renforcés les extrêmes en conduisant notre pays à l’abyme.

Dans la République que nous défendons, dans les valeurs que nous portons on peuts’attaquer aux idées, jamais aux personnes.Messieurs MELENCHON et DELAPIERRE s’installent par cette violence en dehors du pacte Républicain, et nous devons réagir avec la plus grande des fermetés à ce type de propos."

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 10:55

COUV_TRAORE_LDEDANTEC_HD.jpgBrun_et_Mahm_2.jpgBruno Le Dantec et Mahmoud Traoé

Ce jeudi  28 mars à la librairie Torcatis à l'invitation de Sébastien Navarro de la revue CQFD http://www.cqfd-journal.org/,  Mahmoud Traoré et Bruno le Dantec viennent présenter en librairie Torcatis à Perpignan , DEM AK XABAAR (« Partir et raconter » en langue wolof) relate le long périple africain de Mahmoud Traoré, candidat à l’exil vers l’Europe, entre 2002 et 2005. La présentation sera assuré par le journaliste Nicolas Caudeville de l'archipel contre attaque.

 

Le récit autobiographique de Mahmoud Traoré – recueilli par Bruno Le Dantec, et dont ils ont ensemble établi la version définitive – révèle la réalité de la vie sur les routes d’un migrant irrégulier, faite d’expédients, d’attente, d’extorsions et de brutalité, mais aussi d’entraide et de bravoure. Il s’y dévoile le fonctionnement des foyers, « ghettos » et autres campements de fortune, où les clandestins réinventent une organisation sociale à la fois précaire et pleine de contradictions.

 

Ce témoignage est un document unique, à plusieurs titres. Mahmoud Traoré a mis plus de trois ans à atteindre l’Europe à travers le Sahel, le Sahara, la Libye et le Maghreb. Son voyage se conclut par sa participation à l’assaut collectif de la frontière de Ceuta, le 29 septembre 2005. Mais l’intérêt premier de ce récit réside sans doute dans la description de la vie sur les routes d’un migrant irrégulier, faite d’expédients, d’attente, d’extorsions, de brutalité, mais aussi d’entraide et de bravoure. Il s’y dévoile le fonctionnement des foyers, « ghettos » et autres campements de fortune où les clandestins réinventent une organisation à la fois précaire et riche en contradictions et enseignements. Aucun livre n’a encore rapporté cette réalité souterraine avec autant de précision, sans jamais stigmatiser ni idéaliser ces hommes et ces femmes qui ont la faiblesse de croire en la liberté de circulation.

 

« Je n’ai rien dit à personne. Ma sœur Kadi et son mari Moussa étaient au courant pour Bambo, mais moi, je ne leur ai avoué que je partais qu’au dernier moment. Le sourcil froncé, Moussa m’a demandé si ma mère était prévenue, si j’avais de l’argent, si j’étais conscient des risques encourus. D’après lui, cette affaire est bien mal ficelée, trop improvisée. Il a sans doute raison, mais qu’importe, je ne serai pas le premier jeune à prendre la route sur un coup de tête. Tu es là, les mains vides, tu en as marre d’attendre quelque chose qui –tu le sais bien– ne viendra jamais à toi si tu ne vas pas le chercher. Alors un beau jour tu te secoues les puces et tu tentes ta chance, en te disant que si ça foire, il sera toujours temps de rebrousser chemin comme si de rien n’était. »

 

Le clandestin n’est pas seulement l’« objet » politique ou l’instrument idéologique à quoi on cherche à le réduire. Il est un acteur de la vie économique dans les pays de destination. Il est également un acteur politique à part entière. Le présent récit en atteste : dans la moitié septentrionale du continent africain, les flux migratoires « sortants » ont fait émerger une économie de misère, en partie gérée par ses acteurs mêmes. À chaque « relais » (le plus souvent situés dans les grandes villes des pays respectifs traversés), des ghettos structurés par origine nationale, couleur de peau, sexe, langue ou religion servent de point de passage vers l’étape suivante du voyage. Ces relais sont dirigés par des « chairman », ayant trouvé là le moyen d’un revenu confortable, rendu possible par le racket plus ou moins brutal exercé sur les voyageurs de passage. D’autres fois, les formes politiques spontanées s’affinent d’un exercice tournant du pouvoir, le candidat à l’exil devant « payer » son passage en assumant la responsabilité transitoire de l’une des tâches relatives à la gestion de la communauté : service d’ordre, intendance, négociation avec les responsables des autres communautés et organisation des passages. Ironiquement, ces organisations se structurent quelquefois autour d’une sorte de « gouvernement » autoproclamé et organisé selon des règles strictes :

 

« Je n’ai aucune idée de comment ils se répartissent les sommes qu’ils nous réclament. Ils sont vingt-neuf à gouverner le ghetto sénégalais. Le président, le premier ministre, le commissaire et le trésorier forment le noyau dur, réunis toute la journée dans leur QG, mais ils comptent aussi sur la collaboration des chefs de zone. Il y a trois zones pour la Guinée-Bissau, deux pour la Guinée Conakry (Koundara et Boké) et six pour le Sénégal (Tambacounda, Vélingara, Kolda, Zinguinchor, Dakar, Sénégal Nord). Ce qui fait une bonne dizaine de zones, ou quartiers, avec chacune son chef, qui siége au parlement. Ce sont ces chefs de zone qui collectent l’argent du bizness avant de le remettre au chairman. Dans la zone de Vélingara, Boubacar le trésorier fait partie du gouvernement central, ainsi que Yaya le chef de zone, Djibril le cuisinier des chefs et puis Bassilou, qui est brigadier de police : autant d’informateurs du chairman. Tous ces grades ont été inventés pour tenir le pouvoir. Ils contrôlent par la crainte le petit peuple des clandestins et ne font confiance en personne, parce qu’ils savent bien que les clandestins ne vivent dans leur royaume que contraints et forcés. »

 

Les tentatives de franchissement collectif des hautes barrières de sécurité de Ceuta et Mililla, auxquelles a plusieurs fois participé Mahmoud Traoré en 2005, a fait grand bruit alors. Elles témoigne de la complexité des situations dont les clandestins sont à la fois les acteurs et l’enjeu. Car le « business » des frontières ne se réduit pas à la seule économie de misère des passeurs et autres « chairman ». Leur contrôle fait l’objet de négociations et de transactions au plus haut niveau entre les gouvernements européens et ceux des pays africains de la rive méditerranéenne. La complaisance du gouvernement français vis-à-vis du régime libyen de Mouammar Kadhafi – avant sa chute – en témoigne. D’importantes sommes sont versées, des armes et des moyens de contrôle livrés aux régimes algérien et marocain (et à l’époque, libyen) à qui l’on « sous-traite » une partie du service d’ordre de l’Europe de Schengen.

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 22:08

Joris-Karl Huysmans auteur link du 19ème siècle pressentait déjà dans le développement du capitalisme dans sa logique absolue! Voilà ce qu'il écrivait dans "à rebours" :

« Après l’aristocratie de la naissance, c’était maintenant l’aristocratie de l’argent ; c’était le califat des comptoirs, la tyrannie du commerce aux idées vénales et étroites, aux instincts vaniteux et fourbes.

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Plus scélérate, plus vile que la noblesse dépouillée et que le clergé déchu, la bourgeoisie leur empruntait leur ostentation frivole, leur jactance caduque, qu’elle dégradait par son manque de savoir-vivre, leur volait leurs défauts qu’elle convertissait en d’hypocrites vices ; et, autoritaire et sournoise, basse et couarde, elle mitraillait sans pitié son éternelle et nécessaire dupe, la populace, qu’elle avait elle-même démuselée et apostée pour sauter à la gorge des vieilles castes !

Maintenant, c’était un fait acquis. Une fois sa besogne terminée, la plèbe avait été, par mesure d’hygiène, saignée à blanc ; le bourgeois, rassuré, trônait, jovial, de par la force de son argent et la contagion de sa sottise. Le résultat de son avènement avait été l’écrasement de toute intelligence, la négation de toute probité, la mort de tout art, et, en effet, les artistes avilis s’étaient agenouillés, et ils mangeaient, ardemment, de baisers les pieds fétides des hauts maquignons et des bas satrapes dont les aumônes les faisaient vivre !

C’était, en peinture, un déluge de niaiseries molles ; en littérature, une intempérance de style plat et d’idées lâches, car il lui fallait de l’honnêteté au tripoteur d’affaires, de la vertu au flibustier qui pourchassait une dot pour son fils et refusait de payer celle de sa fille ; de l’amour chaste au voltairien qui accusait le clergé de viols, et s’en allait renifler hypocritement, bêtement, sans dépravation réelle d’art, dans les chambres troubles, l’eau grasse des cuvettes et le poivre tiède des jupes sales !

C’était le grand bagne de l’Amérique transporté sur notre continent ; c’était enfin, l’immense, la profonde, l’incommensurable goujaterie du financier et du parvenu, rayonnant, tel qu’un abject soleil, sur la ville idolâtre qui éjaculait, à plat ventre, d’impurs cantiques devant le tabernacle impie des banques ! » (À rebours)

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 19:42

Olivier Moulaï, réalisateur:  http://www.36vues.com/

Photo1983.jpgImg_1348589945_B2.png

Il travaille en qualité de réalisateur audiovisuel indépendant depuis 2007. 

Après des études aux Beaux-Arts et diverses missions au sein d'une salle de musiques actuelles, il se forme à l'écriture audiovisuelle aux Studios du Scénario à Montpellier et s'oriente vers le documentaire. Basé en Catalogne, territoire de frontières et de passages, il s'intéresse particulièrement aux relations entre mémoire et histoire. 

Parallèlement à la réalisation, il mène des ateliers avec des enfants et des adolescents, dans le cadre de dispositifs d'enseignements artistiques. Il est le réalisateur de documentaires, comme "Pasos" sur les filles et fils de la "retirada", et commence un documentaire sur le transfrontalier catalan "frontières invisibles" . Il a aussi réalisé la vidéo de présentation de l'exposition photos "rétrospective" de Pierre Parcé en ce moment au couvent des Minimes à Perpignan


Voir aussi: 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 16:19

purjol.jpgPurjol.jpg

Le 19 mars ont  eu lieu dans toute la France les cérémonies du 51émes anniversaires du "Cessez-le-feu" en Algérie du 19-Mars-1962, date officielle de la Journée nationale du Souvenir et de recueillement, à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. Partout en France? Mais, un petit village gaulois et son maire "pieds noires" résiste et décide de faire "un symbole fort" en mettant  les drapeaux français en berne en signe de deuil de la nation! Qui est ce nouveau Vercingétorix? Qui est cet intrépide, qui pense à l'instar du général de Gaulle à Londres que "la France a perdu une bataille" en Algérie, mais que "elle n'a pas perdu la guerre" ? Jean-Marc Pujol est son nom link!  Il ne le fait pas parce qu'en mars 2014, il y aura une élection municipale où le premier édile de la ville souhaite qu'on lui renouvelle  son mandat. Non, il le fait pour l'honneur et face la "trahison" du gouvernement de l'époque!

 Bon assez rigolé! Devra-t-on pour contenter les derniers "pieds noirs" en vie et s'assurer leurs votes: faire la guerre à l'Algérie et reprendre ce qui fut un département français comme l'Alsace et la Lorraine? Le moment n'est-il pas venu de faire une paix définitive, en faisant départager les tords par des historiens et non pas, par un devoir de mémoire défaillant? 

Jean-Marc Pujol est-il le maire des perpignanais, tous citoyens confondus, ou le représentant de la communauté "pieds noirs" ? Cet homme toujours tourné vers le passé, est-il donc légitime pour prendre en main le futur de la ville?

Voir aussi:
Perpignan Drapeaux en berne et protestation pour les cérémonies du 19-Mars
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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 14:46

 

img-16-small580 img-14-small580.jpgLes Oeuvres de Férid Muchir

Bernard Banyuls est architecte émérite, membre de l'atelier d'urbanisme de Perpignan, et sauveur du phare de Port Vendres, s'adresse au maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol et son adjoint à la culture Maurice Halimi pour que le massacre du patrimoine de l'architecte Férid Muchir s'arrête. Hier encore, on abattait un entrepot à St Assiscle dessiné par lui!

 Photo1980L'architecte Bernard Banyuls

Lettre ouverte à Monsieur le Maire de Perpignan et à Monsieur l’Adjoint à la Culture

Monsieur le Maire, Monsieur le Maire Adjoint, chargé de la Culture,

Le 10 janvier dernier, je vous avais avertis, lors de l’inauguration de l’Exposition « le Design s’expose » au Couvent des Minimes, que, sur le Boulevard Saint Assiscle, les derniers vestiges de l’architecture industrielle de Perpignan du début du XX° siècle et notamment du Quartier Saint Assiscle étaient en grand danger de disparition. Une entreprise démolissait en effet les hangars situés au fond du terrain du Dépôt des Transports Départementaux (bâtiments construits par l’architecte roussillonnais Férid MUCHIR).

 

Je vous ai signalé qu’il n’y avait aucun affichage de Permis de Démolir et vous m’avez répondu par la suite, qu’il n’y avait aucun permis de démolir ni de permis de construire sur ce terrain.

 

Or, le 14 Février, le petit pavillon d’entrée du Dépôt a été rasé sans autre forme de procès…

Aujourd’hui, la totalité des bâtiments en dur qui entouraient la cour sont détruits et il ne reste que la façade d’un immeuble sur le Boulevard et le Mur d’entrée en brique, qui lui est accolé (je vous en ai envoyé une photo en Janvier dernier).

Devant ce massacre, nous, Perpignanais, amoureux de l’architecture moderne du Perpignan des année 30, nous ne pouvons que protester et vous demandons d’intervenir rapidement car sinon, nous serions complices de cette action assimilable à un déni du passé industriel et esthétique de notre Ville.

Le Dépôt des transports Départementaux constituait dans les éléments de sa façade d’entrée et du petit pavillon triangulaire qui contrôlait les mouvements des véhicules, un ensemble typique et représentatif de l’architecture industrielle de l’entre deux guerres. Sa qualité et son caractère unique auraient pu constituer un exemple d’intégration pour de futures opérations de construction. Mais, le Propriétaire, la firme KEOLIS, filiale de Véolia, ne s’est pas embarrassée à préserver une architecture historique aussi importante que notre Castillet ou notre Loge de Mer…

 

Mais, peut être, vos Services ne vous ont-ils pas tenus au courant de ce qui se passait dans votre Ville…

 

C’est grave!

 

Par inculture, par négligence, par manque de volonté, on laisse faire…

 

Quand l’Atelier d’Urbanisme de Perpignan a inauguré l’exposition « Férid MUCHIR, Architecte » en 2007, Jean-Paul ALDUY, dans son discours, a déploré de ne pas avoir connu cet architecte qui a marqué l’architecture perpignanaise de l’époque moderne…

 

L’exemple de la Villa MIRAILLES, au nord de l’Hôpital, dont les propriétaires occupants sont menacés chaque jour d’expulsion (une villa de Férid MUCHIR, aussi…) parce qu’un conseil d’Administration a jugé bon de démolir une villa de caractère, sur unterrain dont l’Hôpital justifie difficilement sa décision, donne bien le ton à ce mépris de l’Architecture Moderne dont peut s’énorgueillir PERPIGNAN.

 

Quand l’Atelier d’Urbanisme a tiré la sonnette d’alarme sur le danger qui planait sur cet ensemble, il y a plus d’un mois, ni vous, ni Maître Halimi, n’avez réagi à notre inquiétude, en prenant la moindre mesure tendant à protéger cet ensemble.

 

Le propriétaire parisien, en l’occurrence, la Société KEOLIS, filiale de la multinationale VEOLIA, a rasé cet ensemble par pur et unique souci de rentabilité. Le futur aménageur confiera à un architecte parisien choisi au moindre prix, un projet « rentable » qui sera aussi médiocre architecturalement parlant que ce qui se fait actuellement sur Perpignan.

 

Ce qui aurait pu être un atout et un exemple d’intégration à l’architecture locale, va devenir un « parisianisme » supplémentaire, complémentaire des bâtiments dits « contemporains » que constituent la Gare TGV et le Bâtiment de l’Agglo.

 

Protéger le patrimoine architectural de la Ville consiste certes, à s’intéresser à la protection des immeubles et ensembles des siècles passés (médiévaux, XVII° au XIXème siècles), comme le fait si bien le « Secteur Sauvegardé »; encore faudrait-il ne pas sacrifier au culte du profit immédiat, du banal et du médiocre, en massacrant une architecture moderne du Vingtième siècle, splendide et encore en bon état, dont peut légitimement se glorifier Perpignan, ce que reconnaît le Ministère de la Culture.

 

Au nom des amoureux de l’architecture Moderne de Perpignan, de la famille MUCHIR, en particulier, des Associations de Quartier de Perpignan, des Architectes membres de l’Atelier, je vous demande de prendre les mesures propres à protéger la Ville d’une telle agression.

 

Monsieur le Maire, Monsieur l’Adjoint à la Culture, je vous demande de bien vouloir prendre en compte cette protestation. Il ne peut être question que Perpignan subisse une telle atteinte à ses richesses architecturales patrimoniales quelles qu’elles soient.

 

Il n’est jamais trop tard pour convaincre et arrêter un massacre, il s’agit seulement d’une volonté politique pour qu’il en soit ainsi.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, Monsieur l’Adjoint à la Culture, àl’expression de mes sentiments distingués

 

Bernard BANYULS

 

Architecte Honoraire,

 

Membre de l’Atelier d’Urbanisme de Perpignan.

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 19:45

nic.jpgNicolas Caudeville avec le philosophe Michel Onfray

café-citoyen sur le thème :

citoyenneté et participation 

Jeudi 21 mars à 19h 

au Théâtre de la Complicité, 8 bis rue Saint-Mathieu, 66000 Perpignan

decl-nb

Le théâtre de la complicité ouvrira régulièrement ses portes aux débats citoyens à compter du 21 mars prochain. A chaque rencontre un sujet différent sera proposé à l'assemblée et seront conviés des intervenants de tous horizons : universitaires, journalistes, écrivains, artistes, voire même "vrais gens" (c'est vous dire c'qu'on est démocrate!)… Venez prêter vos oreilles et faire entendre votre voix avant qu'elle ne se perde dans l'urne.

Pour l’inauguration du « café citoyen », quoi de mieux que d'interroger le principe de citoyenneté? 

Au même titre que beaucoup d‘autres dénominations, telle la

« démocratie » ou encore la « participation », pour beaucoup d'entres-nous la « citoyenneté » reste une notion abstraite. 

En France, comme dans tous les Etats démocratique du monde, chaque nouveau né se verra attribuer une fois ses 18 ans consommés, le qualificatif de « citoyen ». Donner la citoyenneté? Pas si sûr…

Mais au fait, c’est quoi la citoyenneté? L’étymologie du mot est construite à partir de la racine latine civis qui signifie : avoir droit de cité. Un droit la citoyenneté?

D’un point de vue juridique, la citoyenneté est la reconnaissance de ce qu'un individu appartient à une société, un Etat, et cette reconnaissance donne accès à l’ensemble des droits et devoirs politiques, dont la participation à la vie politique de la cité. 

Pour autant, sommes-nous véritablement armés pour exercer ce droit dont le principe à été instauré depuis la révolution française? En tout cas, force est de constater qu'après plus de deux siècles d‘expérience de citoyenneté, le sujet n‘est toujours pas épuisé. Que l’on s’en réjouisse ou que l‘on s‘en étonne, la citoyenneté est en effet un thème prolifique et toujours d‘actualité, sans cesse à réactualiser.

C’est dans le but de réfléchir ensemble à toute ces questions qu'ouvre le thème de la citoyenneté et de la participation qu'elle suppose, que Nicolas Caudeville, journaliste indépendant du site "L'archipel contre attaque" sera l’invité du théâtre de la complicité jeudi 21 mars à 19h. . Un acteur, des citoyens, le débat promet d’être intéressant, un rendez-vous à ne surtout pas rater!

"Il n’y a pas de gens normaux. C’est une fausse image du monde, une idée que les politiques veulent nous faire avaler. L’idée que nous ferions partie d’une masse infinie de gens ordinaires, qui n’ont ni la possibilité ni la volonté d’affirmer leur différence. Le citoyen lambda, l’homme de la rue, tout ça – c’est du flan. Ça n’existe pas. C’est juste une excuse que se donnent nos dirigeants pour nous mépriser."


Les chaussures italiennes 

 Henning Mankel

 

Voir aussi:

Europe, la dette:De l'Esclavage des Grecs par Nicolas Caudeville

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-europe-la-dette-de-l-esclavage-des-grecs-par-nicolas-caudeville-112242386.html

La dictamole : attention, ceci n'est pas une danse ! par Nicolas Caudeville

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-la-dictamole-attention-ceci-n-est-pas-une-danse-par-nicolas-caudeville-52063094.html


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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 06:55

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Vendredi 15 mars a 19h l'association "il faudra leur dire" qui milite contre la pédophilie, présente le film : "Outreau l'autre vérité", en présence de Serge Garde (le réalisateur)

Nous avons tous été sur-informés pendant l’affaire dite d’Outreau. Elle a traumatisé les consciences et déstabilisé l’institution judiciaire. Jamais une affaire retentissante n’avait aussi peu divisé l’opinion publique. Comme si l’esprit critique avait été anesthésié. Pourquoi ?

Dix ans après, il est temps de s’interroger, de façon dépassionnée, sur ce phénomène qui nous a submergés.

Outreau, un symbole de l’erreur judiciaire ? Que treize des dix-sept accusés aient été acquittés après un ou deux procès, n’est-ce pas le fonctionnement normal de la justice ? Le véritable problème n’est-il pas celui de la détention provisoire ? Outreau, un fiasco judiciaire ? Oui, mais ce n’est pas celui qui a été dit.

C’est à ce décryptage qu’« Outreau, l’autre vérité » vous invite. Un film qui ne laisse aucune place à la fiction. Un film qui repose exclusivement sur des documents et sur de nombreux témoignages, tous inédits. La vice-présidente Sylvie Borrell présente leur action

TARIF : 5 EUROS

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 10:39

Photo1966.jpgNicolas caudeville à Gauche et hervé Vigier à droitre

Le site http://www.larchipelcontreattaque.eu/ présente une conférence d'Hervé Vigier animé par le journaliste Nicolas Caudeville 

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L'image du monde apportée par l'Eglise s'écroule devant les découvertes scientifiques ; les Chapelles sont mises en cause pour avoir prêché la violence et semé le malheur ; le siècle des lumières génère deux courants : l'un qui se met à rêver d'une religion naturelle et primordiale qui puise dans la seule Nature le message du Créateur destiné à sa créature ; l'autre qui voit dans les premiers siècles de l'Eglise un âge d'or où Jésus, Docteur de la Loi, inspire chaque communauté dans le respect de sa culture et la restauration de l'Esprit qui libère Dieu du Temple où les religions l'ont enfermé. La Franc-Maçonnerie française du 18e siècle construit une symbolique qui se nourrit de ce double élan, et tente d'unir tous les Frères dans une démarche initiatique respectueuse de chaque sensibilité, culture et philosophie. Un message universel et toujours moderne.

La conférence à la librairie Torcatis fut une réussite! Il y avait des gens jusque dans l'escalier, soit prèt de 70 personnes. Après une présentation d'Hervé Vigier, de nombreuses questions se sont posées qui ont permis "aux pierres de se frotter"

Pour écouter la conférence cliquer ici:link

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 15:14

le-bus-tram-debarque-perpignan.jpg  2 ans de retard pour le bus tram

Ou comment se la jouer "petits, grands travaux", quand on n'a pas les moyens de se payer un vrai tramway:Le bus-tram! Depuis qu'on en parle link (mis en démonstration par Jean-Paul Alduy en 2010) , promesse de mise en circulation décembre 2011, le voilà qui arrive en mars 2013 à la veille des municipales de 2014. Encore un argument de la "modernité" selon Jean-Paul Alduy. A la suite de la gare TGV et son centre commercial (la gare qui ne verra que deux arrêts de TGV jour et la ruine commerciale du "centre del mon" après le départ de nombreuses enseignes et la non arrivé d'autres annoncées), du "Théâtre de l'archipel" au coût 42 millions en location pendant 32 ans, les vélos en location BIP ( février 2008, aussi juste avant les municipales, pas un franc succès, qui a permis à Clear Channel de prendre le marché publicitaire des abris bus. Les vélos ne sont distribués que sur une quinzaine de stations installées pour la plupart dans le centre historique de Perpignan. D'où le ratage de l'opération et le manque d'usagers.  ) . Et ce qui aurait du coûter 48 millions d'euros (ce qui est énorme en soit)  et passé à 60 millions d'euros! Pourquoi doit-on payer 12 millions de plus? Pour un bus hybride gasoil ( le truc plus dangereux que l'amiante? link) et électrique, plus de passages (toute les 10 minutes, nous dit-on, au lieu de tous quarts d'heure), mais on peut faire cela avec les autres bus. Plus de passagers aussi, et des bornes automatiques pour prendre des tickets. Cerise sur le cadeau , la couleur : dorée. Comme disent les gitans de mon quartier: "soupèses, c'est de l'or!" 

Mais pourquoi, se priver à un an et deux mois des élections municipales et de l'agglo (mais vous ne voterez pas pour l'agglo, il faut être "grand électeur" et vous, vous êtes encore mineurs!)? Pour Jean-Paul Alduy, Jean-Marc Pujol et Romain Grau,un pareil plateau publicitaire intervient à point nommé! "Enfin dans la cour des grands"? Ou le miracle de la cour?

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