

Jean Lhéritier était en direct pour l'archipel contre attaque pour pousser un bram â propos du call center qui filtre les dons du sang https://dondesang.efs.sante.fr/
trouver un don du sang https://dondesang.efs.sante.fr/trouver-une-collecte
Mais dans le département lorsqu'il n'y a pas de lieu nomade, c'est à l’hôpital

Approche, assieds-toi près de moi, ne crains rien, je ne suis pas Gabriel Matzneff. Laisse-moi te conter la légende de la naissance de Perpignan, qui va bien au-delà de celle de Rome. Tu le sais, Vénus est né d'un coquillage comme l'a peint Botticelli, mais sais-tu seulement comment est née Perpignan?
Il était une fois deux enfants, Jean-Marc et Romain, issus de lointaines tribus barbares de Cerdagne. Orphelins de père et de mère, ils furent alors chassés par leur tribu. Ils n'eurent alors pas d'autre choix que de se diriger vers la fertile et généreuse plaine du Roussillon.
Affamés, ils errèrent des jours et des nuits. Puis, ô miracle de la vie, ils furent recueillis par la louve Ripoll. Elle les nourrit de son lait chaud et sucré comme et miel. Ils grandirent à son contact. Ils apprirent à chasser et à survivre dans un milieu hostile peuplé de prédateurs comme l'Alio et l'Ange Vinus. Ils faisaient leur affaire des autres prédateurs de taille moyenne et sur le déclin à force de consanguinité, qui les enfants, comme vous le savez engendre la dégénérescence.
Mais très vite, Jean-Marc et Romain devinrent rivaux, il y en avait un de trop pour fonder cette ville paradisiaque, véritable vallée de miel. Mais cette rivalité leur masquait une menace que personne ne vit venir. C'était l'arrivée du méchant Tchétchène, à l'affût de fours de boulanger ou de four à pizza pour y cuire borek (sortes de feuilletés fourré au fromage de biquette ou à la viande humaine) et autres lavash (sorte de pain mou). Que va-t-il advenir de cette ville fondée par ces deux géants et génie de la politique digne de Machiavel et de Christophe Castaner?
"Mon petit, dors, le grand méchant tchétchène est en train d'aiguiser son couteau, mais ton papa veille" (Lermontov). Qui sera le papa, Jean-Marc ou Romain, voir un autre prédateur, ce sera à toi de te choisir un prince le 15 mars...

Voir aussi, les autres Vinoscopie ici:
http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/vinoscopie/

Brice Montagne était direct pour l'archipel contre attaque pour parler du "Green new deal"
Qu'est ce qu'un Green New Deal ? Inspiré du New Deal de Roosevelt dans les années 30 et du Contrat Social de Rousseau qui précéda la Révolution, ce terme est aujourd'hui de plus en plus largement repris dans le débat politique.
Cependant toute politique un peu peinte en verte n'est pas digne d'être appelée Green New Deal. Pour pouvoir mériter ce terme il faut se hisser aux ambitions portées par Bernie Sanders ou Naomi Klein, viser une transformation écologique, sociale et démocratique, et assumer une lutte frontale contre le capitalisme.
La campagne Green New Deal pour l'Europe veut se hisser à ce niveau d'ambition. Le 11 février prochain prochain à 19h nous vous invitons au cinéma Castillet à Perpignan afin de découvrir ce plan, présenté par Brice Montagne activiste du Luxembourg. Nous projetterons également le film Push réalisé en 2019 par Fredrik Gertten : https://www.youtube.com/watch?v=k9Q4So4femM.

Les événements qui se déroule par chez toi, je parle de l’affaire Griveaux, m’ont tiré de ma torpeur hivernale santorinienne. Bon, t’as un mec qui envoie des vidéos de lui en train de se pogner, le tout assorti de textes hot, digne du marquis de Sade. Très français comme affaire, pas de quoi fouetter un chat.
Le hic, c’est qu’à l’origine de l’affaire, tu as un russe, le Pavlenski, dont je t’avais parlé dans une de mes chroniques moscovites.http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2017/02/chronique-moscovite-39-par-les-gentils-et-les-mechants-par-felix-edmundovtich-dzerjinski.html?fbclid=IwAR01ZULrFHVbYJMs5a1BFl5n9Jehvinu4f_ET6kRw4bSTsqiyReZ-Mz9zAI
Et surtout, ce que je sens, c’est que tes médias vont commencer à accuser la Sainte Fédération de Russie.
Le Pavlensski, tu le connais : il se coud la bouche pour portester sur l’absence liberté d’expression, il se cloue les testicules sur la Place Rouge, là je ne vois pas le sens de la démarche artistique, sûrement parce que je suis tchékiste et par artiste, il fout le feu à la porte principale du FSB et de ce fait, petit séjour en HP. Il sort, demande l’asile politique à ton pays et banco, il l’obtient. Ben c’est ça quand on défend les droits de l’homme, quand on est progressiste, ben faut assumer.
Vous avez récupéré un beau rebut, un atré, un dégénéré, parce que c’est pas vraiment Michel-Ange ou Tiepolo, et vous ne devez vous en prendre qu’à vous-même parce que je vais te dire que Vova-Blondin, il s’en tamponne un peu des élections municipales en France et à Paris. Il gère des affaires autrement plus importantes ; Syrie, Libye, relations avec la Chines, avec les Etats-Unis. Eh petit Frantsouz, lève la tête et regarde comme le monde change sans toi. Ton truc, c’est un non événement, et tant pis pour ce branleur de Griveaux. Il devait bien savoir, qu’en étant un homme public, ben, il aurait plus vraiment de vie. Mais le problème avec les microniens, c’est comme les enfants, ils se croient tout puissants. Et oui, Benjamin, fallait pas dire en début de campagne dans Paris Match : « J’ai deux amours, Paris et Julia ». Ah, fallait réfléchir et pas avec sa bite, mon petit…
Bon, objectivement, le Russien, ça le fait rire, le Frantsouz est un incorrigible queutard, mais ça fait pas tout dans le monde d’aujourd’hui. Allez, sans rancune, Vova-Blondin attend son nouveau copinou Emmanuel pour le défilé de la victoire sur l’Allemagne nazie, le 9 mai et il espère qu’il viendra avec des cadeaux, parce que les mots…
Voir aussi, les autres chroniques santoriniennes :
http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/chronique%20santorinienne/

Je rentre tout juste de Bali vendredi dernier et j’apprends que mon ami Benjamin Griveaux se retire de l’élection municipale à Paris en raison de la mise en ligne de vidéos à caractère pornographique l’incriminant. J’y crois pas !
Merde, c’était le meilleur d’entre nous pour le job : strauss-kahnien,progressiste et ancien cadre de la foncière Unibail-Rodamco… N’en jetez plus, le mec parfait. Surtout ancien d’Unibail, il t’aurait revalorisé certains quartiers encore pouilleux de Paris en deux secondes, il a l’œil, Benjamin. Il ferait des miracles à Perpignan, pas comme le Grau-Tesque, qui est bien sympa
mais un peu poids plume comparé à Benjamin, ce phare de la pensée progressiste avec Ismaël Emelin, qui est désormais chez LVMH comme consultant.
Bon, objectivement, je comprends pas sa décision. A mon avis, il avait peur de perdre, donc retrait stratégique, façon coïtus interruptus.. Parce que objectivement, envoyer de vidéos de sa personne en train de se polir le chinois parce qu’on pense à une copine et pas à madame, franchement, que celui qui n’a jamais fait ça me jette le pierre. Chez nous, les progressistes, c’est un happening que nous pratiquons quotidiennement, c’est le côté branleur du progressiste… et un peu volage, mais progressiste avant tout. Nous ne renoncerons jamais à nos valeurs et à notre identité, notre ADN.
Non, cette affaire, c’est un coup monté. C’est signé FSB, tu sais les services russes. Ces mecs, ils nous aiment pas, ils n’aiment pas notre way of life progressiste. Le Pavlenski, en 2017, il a joué au mec persécuté par le régime mais en fait c’était un pur sous-marin du FSB. Parce que là, les mecs se sont attaqués à du maousse, un super pote d’Emmanuel-notre-dieu-qui guérit. Et dire qu’il la joue je me rapproche avec Poutine… Quelle inconscience ! Dès que tu tournes le dos aux Russes, ils te
poignardent dans le dos. Moi, je te le dis Emmanuel-notre-dieu-qui-guérit, faut rien attendre des Russes, t’auras rien, par contre eux, ils vont te dépouiller. Ils ont un principe simple : ce qui est à toi, est à moi!
Voir les autres chroniques ici:
http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/chronique%20d%27un%20citoyen%20engage%20%281%29/
Synopsis de L'Aventure , c'est l'Aventure" de Claude Lelouche Après 1968, devant un monde en apparente effervescence, trois truands (Lino, Jacques, et Simon) et leurs deux sous-fifres (Aldo et Charlot) recyclent leurs méthodes traditionnelles de gangsters et décident de jouer la politique pour leurs méfaits : enlèvement de Johnny Hallyday (avec sa complicité, pour une campagne promotionnelle), mercenaires pour une armée révolutionnaire d'Amérique du Sud, détournement d'avion non-violent et bien d'autres surprises entre la France et l'Afrique.
Au regard de la campagne des municipales de Perpignan (et aussi celle de Paris), il semble que les candidats soient consciemment ou inconsciemment inspirés de ce film, servi lui par de grand acteurs...Dans la "société du spectacle", la politique n'est plus que du "show bizness" comme le dit "Simon' alias Charles Denner (le petit nerveux de la bande) . C'est aussi lui, qui fait défiler devant la bande , toute une série de théoriciens ou praticiens de la politique, parce que dit-il encore :"la politique, ça s'apprend!"
Et quel conclusion en tire-t-il pour la reconversion du groupe des gangster?
Ils ne pouvaient imaginer que:"C'est hommes sans idéal, fanatisés par aucune cause, étaient prêt à les servir toutes , et à leur profit!"
"C'est parce que vous, vous avez compris que vous n'avez rien compris: que vous allez rester au-dessus de cette confusion et que vous allez gagner beaucoup, mais beaucoup de fric!"
La confusion politique actuelle est le fruit de cette réflexion pertinente.
Il faut savoir surfer sur la vague de la valse des étiquettes. On peut être "en même temps", sans se contredire, et même en se contre-disant! Peut importe ce que l'on dit , fait , a dit ou a fait, tout sera nettoyer par la grande lessiveuse du flux médiatique qui maintient en permanence "la clarté dans la confusion"!
La campagne municipale perpignanaise en est la version monsieur Jourdain!
On peut paraphraser Cornélius Castoriadis avec "environnement ou barbarie". On aurait aussi bien put dire "figues ou barbarie", avec le même ton mélodramatique...Ce ne sont pas les mots qui comptent, mais le ton qu'en emploie!
Parce que il est évident que notre a acté que" L'individu moderne vit dans une course éperdue pour oublier à la fois qu'il va mourir et que tout ce qu'il fait n'a strictement pas le moindre sens. " comme l'écrivait Cornélius Castoriadis en 1996 dans "La montée de l'insignifiance" . Alors on peut tout faire pour obtenir la mairie de Perpignan!
Mais le retour de boomerang de tout cela, sera un taux d'abstention impressionnant!

C'était il y a trente ans. J’étais déjà grand, maigre et vaguement tête creuse. Je voulais rembourrer quelque peu ma carcasse longiligne et m’étais mis en tête de soulever de la fonte. Un peu de biscotte sur mes os. Au Mas Guerido, y’avait ce complexe qui venait d’ouvrir : terrains de squash au rez-de-chaussée et salle de muscu à l’étage. Le matos était assez rudimentaire, la muscu n’était pas encore cette mode de kéké prêt à se selfier les pecs à la moindre occase. Je me souviens d’une ambiance assez prolo d’ailleurs :des vieux, des sportifs, des mal dans leur peau comme ma pomme. Et toi, Gégé. Toi le prof de muscu chargé de m’expliquer les rudiments du développé couché et des squats. A l’époque tu m’avais déjà confié ton goût pour la littérature. Moi c’était le dessin. D’ailleurs je t’avais pondu quelques planches de bédé que tu avais scénarisées. Je me souviens assez peu du résultat mais j’étais relativement fier de ce compagnonnage avec un adulte chevronné.
J’ai arrêté la muscu. On s’est perdus du vue. De temps en temps je voyais ta trombine dans la presse,rapports aux bouquins que tu publiais. On se croisait une fois par décennie dans une rue perpignanaise. Ça va ? Ça va. Faut que je t’avoue un truc Gégé : j’ai jamais lu une traître ligne de ta production. Non pas que je boude le « terroir » comme tu dis mais disons que le goût ne m’est pas venu. D’autres priorités.
L’été dernier, quand j’ai vu ton bouquin Adrien le gilet jaune, j’ai failli me jeter à l’eau et puis quelque chose m’a empêché. Je trouvais ton timing éditorial un peu trop serré pour être honnête. Dégainer une prose sur les fluos huit mois après le début de la fronde, ça me semblait un peu business plan pour écrivain en manque de reconnaissance. Mais peut-être me suis-je trompé, peut-être as-tu réussi à vraiment choper la sève de ce soulèvement populaire ?
Vu la suite des événements, j’ai un sérieux doute.
La suite c’est L’Indép de la Saint-Valentin où Louis Aliot se pavane avec 13 « prises de guerre locale ».
Parmi elles : toi Gégé. Toi complètement à droite de la photo de famille. Toi pas vraiment à l’aise avec tes pognes au fond des fouilles d’un large futal, toi qui détonnes au milieu de ces bien sapés avec ta tignasse de beatnik, tes bacchantes de gaulois (réfractaire ?), ton large cuir et ta banane plantée au sommet de ta cuisse comme une trousse de premier secours. Toi qui confirmes jusqu’à la caricature ce foireux tropisme
lepenien unissant extrême-droite et plouquerie hexagonale. Sur le site d’Amazon, tu lâches cette confidence : « Mon travail m'a toujours poussé à parler des groupes humains dans la tourmente. Les Cathares, les réfugiés espagnols, les vignerons de 1907, les habitants de Fukushima, les gueules cassées,les Gilets Jaunes, les Bourdigueros (habitants d'un village maritime détruit par l'État en 1979), sont autant de sujets qui nourrissent mon imaginaire. » T’as peut-être une certaine culture historique Gégé
mais niveau politique, à mon avis, y’a comme des trous dans ton cortex. Osez citer les réfugiés espagnolset venir gaillardement sucer la roue à l’ex de la Marine 80 piges après la retirada, dans le genre tête à queue, tu fais fort. Si l’époque est à la confusion alors tu es bien dans le tempo.
Moi aussi je suis devenu écrivain Gégé. C’est tout récent. Tu as peut être entendu parler de mon bouquin
Panchot du nom de ce FTP torturé et flingué par les nazis en août 44. Si c’est le cas, tu saurais que les « terroirs » n’ont pas toujours été acquis aux plaies réactionnaires. Y’en a eu des rouges, y’en a même eu des révolutionnaires. Dans les années 20, on appelait Rivesaltes « la forteresse rouge » par exemple. La lutte des classes n’a pas été qu’un truc d’usines, Gégé. Dans les champs et les vignobles aussi les possédants en ont pris plein la tronche. Le Midi rouge de 1907, bordel, si tu as écrit dessus, tu dois bien
savoir de quelle trempe était ces vignerons. Pas des culs-bénits ou des nostalgiques de Badinguet.
La question sociale, tu sais cette vieille marotte ressurgie récemment des tréfonds du XIXe siècle grâceaux Gilets jaunes, est de retour. Partage des richesses, une vie digne pour tout le monde, fin de l’exploitation capitaliste. Des mots d’ordre qui ont plus de gueule que les obsessions perpignanaises pour la sécurité et la propreté.
Sur ces considérations, je te laisse mon vieux Gégé. Et bonne campagne surtout.
Bio de Gégé:https://www.babelio.com/auteur/Gerard-Raynal/49315