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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
S'il y a des suicides chez les agriculteurs, 2 par jour, ce n'est pas parce qu'on leur refuse le changement de sexe, ou par solidarité avec la guerre en Ukraine(«Au total, la participation financière valorisée de la France à l'Ukraine sur le plan militaire est de 3,2 milliards d'euros», a déclaré le député (Renaissance) des Bouches-du-Rhône Lionel Royer-Perreaut, corapporteur d'une mission d'information sur le bilan du soutien militaire français à l'Ukraine.) : "et pourtant, ce sont les raisons de nos valeurs !"
La France payait (enfin, les contribuables) 14 milliards d'euros et n'en reçoit que 10 milliards au prétexte qu'elle est contributrice directe (Tu m'étonnes qu'ils ne veulent pas qu'on parte). Le projet de loi de finances 2024 fixe à 21 610 millions d'euros la contribution de la France au budget de l'Union européenne pour 2024 https://www.economie.gouv.fr/cedef/contribution-france-budget-europe#:~:text=Le%20projet%20de%20loi%20de,l%27Union%20européenne%20pour%202024.. Avec ça près de 80% de nos lois, sont forgées par les "recommendations" de la même unions européennes. La relation de la France à l'Union européenne, c'est la morale de "l'histoire l'ours": ils ne sont pas venus que la chasse!
Ah, la commission européenne, cette merveilleuse machine à nous concocter des accords de libre-échange ! Ils sont tellement bien intentionnés, soucieux de voir les agriculteurs européens briller dans une compétition effrénée avec le reste du monde. Parce que soyons clairs, la meilleure façon d'aider nos agriculteurs, c'est de les jeter dans l'arène internationale sans filet ni protection. Montesquieu aurait sûrement applaudi.
C'est bien connu, selon la philosophie agricole 2.0 de la Commission, les agriculteurs européens sont trop chers.
Tout comme Montesquieu disait que "le sucre serait trop cher, s'il fallait payer ceux qui le cultivent", nos agriculteurs, c'est pareil. Il est évident que leur travail acharné ne mérite pas une rétribution décente. Soyons modernes, chers amis, et oublions cette idée désuète de payer les cultivateurs pour leurs efforts. L'agriculture, c'est du bénévolat, voilà tout.
Ainsi, la Commission européenne, dans son infinie sagesse, a décidé d'ouvrir grand les portes des marchés.
Soyons altruistes, partageons nos productions avec le monde entier, comme si nos agriculteurs n'avaient pas déjà assez de défis sur leurs épaules. La concurrence, c'est sain, non ? Surtout quand nos partenaires commerciaux ont des coûts de production dérisoires et des normes sociales et environnementales qui feraient rougir une huître.
Parlons maintenant de cette idée farfelue d'une souveraineté française en matière agricole. Une lubie, sans doute.
Pourquoi se soucier de l'indépendance alimentaire quand on peut importer tout ce dont on a besoin et plus encore ? Qui a besoin de diversité dans son assiette de toute façon ? Soja transgénique ou blé français, c'est pareil, non ? Mangez, consommez, et ne posez pas trop de questions.
Optimiser la production agricole pour atteindre l'indépendance alimentaire ?
Mais voyons, c'est tellement 20e siècle ! Soyons réalistes, c'est bien plus glamour d'importer nos denrées alimentaires des quatre coins du globe. Les kilomètres parcourus par nos fruits et légumes font de parfaits jets de miles pour notre empreinte carbone, n'est-ce pas ?
En fin de compte, chers lecteurs, la Commission européenne, par ses accords de libre-échange, nous offre un avant-goût de l'utopie mondialiste.
L'agriculture sans frontières, où tout le monde partage joyeusement tout avec tout le monde. Nos agriculteurs sont des héros involontaires de cette aventure, sacrifiés sur l'autel de la mondialisation. Alors, soyons reconnaissants et applaudissons, même si ce n'est pas très clair qui est censé applaudir qui.
"- C'est inutile, ajouta-t-il, nous n'avons plus la sagesse des anciens, elle est bien finie l'époque des géants !
- Nous sommes des nains, admit Guillaume, mais des nains juchés sur les épaules de ces géants, et dans notre petitesse il nous arrive parfois de voir plus loin qu'eux à l'horizon."
Le Nom de la rose
Umberto Eco
La plus que le mi-mandat de Louis Aliot vient de passer : que faut-il retenir de ce début de Perpignan en "grand"? De loin comme ça pas grand-chose, à part des engagements de personnes proches dans les services, une augmentation du budget com, et la baisse des subventions aux vitrines culturelles créées par les précédentes municipalités. Des nouveaux festivals comme "les après-midis de Perlimpinpin", "les ânes tétus", de cheres cavalcades de Noël et celle des rois mages: bref, comme dirait Erdogan, ya pas de koa fouetter un Kurde ou envahir l'Arménie ! Mais si London is calling: Perpignan, elle, bruisse !
De quoi bruisse-t-elle, me direz-vous ? Et bien pour le "Puits du fou catalan", produit phare ( à paupières, comme un grand blush) , on aurait (la mairie de Perpignan) acheté des licences Marvel (j'vois pas le rapport... Moi non plus) . Et un comité (petit) commence à se réunir pour mettre sous "contrat de ville" la "radio gitane"!
Une radio gitane pour quoi faire? Ce n'est pas le signifié de la radio qui est important, mais son signifiant. Parce que si c'est pour France-Bleu-Gitanillon, autant réinventer le fil à couper l'eau chaude !
C'est comme dans la tradition maçonnique le mot "Schibboleth" un exemple parmi d’autres. "Des générations de francs-maçons et de franc-maçonnes se sont imprégnées d’une interprétation, somme toute assez simpliste, en le réduisant à un mot de passe permettant de prouver que celui ou celle qui l’utilisait était bien compagnon. Et s’il y avait un autre sens, beaucoup plus conséquent ? "https://www.idealmaconnique.com/post/schibboleth-un-contenu-symbolique-méconnu-et-toujours-d-actualité
Est-ce que selon la tradition, la "Radio Gitane" ne sera "rien qu'une heure... Une heure seulement" pour un public de "vieux gitans en guise de voisins": belle et conne à la fois ?
Comme dirait Céline à propos de l'amour : "l'infini à portée des caniches ?"
"Notre directeur est certainement un homme très intelligent. Tout son cabinet est garni de bibliothèques pleines de livres. J'ai lu les titres de certains d'entre eux : tout cela, c'est de l'instruction, mais une instruction qui n'est pas à la portée d'hommes de mon acabit : toujours de l'allemand ou du français. Et quand on le regarde : quelle gravité brille dans ses yeux ! Je ne l'ai jamais entendu prononcer une parole inutile."
"Le journal d'un fou" Nikolai Gogol
Pervers narcissique manipulateur "Il utilise : Le gasligting. La culpabilisation affective et émotionnelle : il évoque sa jalousie, son passé, ses blessures personnelles, etc. Il fait perdre confiance en sa victime, à tel point qu'elle doute elle-même de sa propre santé mentale et de ses qualités humaines."
Le problème, c'est qu'on laisse parler un homme prisonnier de l'allégorie de sa propre caverne, qui déverse des propos de tavernes! Il n'est ivre que de lui-même, et il soule la population.
La seule conclusion que la majorité des français puissent avoir c'est de reprendre la souveraineté sur un pays qui n'est pas gouverné par des fous, mais qui n'est pas simplement gouverné. Ne soyons plus les complices de notre malheur...
Splendeur et Misère de l'Information Locale Indépendante : L'Archipel Contre-Attaque
Dans le vaste océan numérique de l'information, où les titans médiatiques dominent souvent le paysage, émerge une île de résistance et de vérité : "L'Archipel Contre-Attaque". Ce site d'information locale indépendante a récemment célébré son millionième lecteur unique après près de 15 ans d'existence, symbolisant une saga de splendeur et de misère dans le monde souvent tumultueux des médias alternatifs.
L'Origine de l'Archipel : Une Voix Indépendante dans la Tourmente Médiatique
Né d'une volonté de contrebalancer les récits souvent biaisés des médias conventionnels, "L'Archipel Contre-Attaque" a pris naissance dans un contexte de polarisation croissante de l'information. Ses fondateurs ont eu la vision audacieuse de créer une plateforme dédiée à la vérité locale, indépendante des agendas politiques ou commerciaux.
La Splendeur : Un Million de Lecteurs Uniques et Au-Delà
Atteindre le cap du million de lecteurs uniques est une réalisation remarquable pour un média indépendant. Cela témoigne de la soif croissante du public pour une narration alternative, loin des schémas narratifs souvent stéréotypés des médias traditionnels. "L'Archipel Contre-Attaque" a su captiver un public diversifié, offrant des reportages fouillés, des analyses critiques et des récits de première main.
Le Défi de l'Existence : Résister dans un Environnement Hostile
Cependant, derrière cette splendeur, se cache la misère inhérente à la survie d'un média indépendant. L'archipel a dû naviguer à travers les tempêtes des défis financiers, des pressions politiques, et des tentatives de discrédit. L'indépendance journalistique a un prix, et l'équipe de "L'Archipel Contre-Attaque" a dû surmonter de nombreux obstacles pour maintenir sa mission intacte.
La Quête de la Vérité Locale : Un Acte de Résistance
Exister dans cet environnement tumultueux est plus qu'une simple réussite médiatique. C'est un acte de résistance. "L'Archipel Contre-Attaque" incarne la volonté de défendre la vérité locale, de donner une voix aux communautés souvent négligées par les médias conventionnels. C'est un phare dans la mer de la désinformation, rappelant que la vérité a le pouvoir de transcender les contraintes de l'industrie médiatique.
Conclusion : Un Futur d'Incertitudes et d'Espoir
Alors que "L'Archipel Contre-Attaque" regarde vers l'avenir, il se confronte à l'incertitude inhérente à l'indépendance journalistique. Cependant, son million de lecteurs uniques est un témoignage vivant de l'impact que peut avoir une voix locale authentique. Dans un monde noyé par l'information, cette île de vérité offre un phare d'espoir, rappelant que la splendeur et la misère coexistent souvent dans le noble combat pour la vérité.
"Dieu sait si je pense que les Maisons de la Culture doivent aider la jeunesse. Mais, en même temps, je voudrais qu'il fût bien entendu que les Maisons de jeunes sont là pour la jeunesse, et que les Maisons de la culture sont là pour tout le monde. Il y a quelque chose qui devient assez pénible en France." André Malraux
Avec la nomination récente de Rachida Dati (plus connue pour son goût des défilés Dior que pour ses sorties à l'opéra) au ministère de la Culture dans le gouvernement de Gabriel Attal, un écho particulier résonne dans les pages de "SOS Culture", un livre publié en 2021 par Serge Regourd. Ancienne garde des sceaux du président UMP Nicolas Sarkozy, Rachida Dati, dont la carrière est davantage liée au domaine juridique, semble débarquer dans un territoire culturel pour lequel elle n'a pas nécessairement de qualifications apparentes. Cela soulève des questions sur la place de la culture dans les sphères politiques et sur la pertinence des choix ministériels.
L'auteur de "SOS Culture", Serge Regourd, se présente comme un défenseur ardent du modèle culturel français. Dans son ouvrage, il lance un cri d'alarme sur ce qu'il considère comme un effondrement des politiques culturelles en France. Pour Regourd, le terme même de "politique culturelle" semble désormais inapproprié, illustrant ainsi le constat selon lequel la culture est en péril.
Dans cet ouvrage, Serge Regourd dresse un diagnostic détaillé des sources et symptômes de cette crise culturelle. Avec une lucidité brillante, il explore les défis auxquels la culture est confrontée dans un monde en mutation rapide, dominé par des forces économiques et technologiques.
Réatteler Culture et Politique : L'Appel à une Refonte Essentielle
Le titre "SOS Culture" résonne comme un appel à l'aide face à la crise culturelle, mais il va au-delà. Serge Regourd invite à un "réattelage" nécessaire entre la culture et la politique. Cette notion implique une redéfinition profonde de la relation entre l'État et la culture, suggérant que sans cette transformation, aucune reprise n'est possible.
Pour Regourd, il ne s'agit pas de promouvoir une conception totalitaire de l'art, mais plutôt de s'inspirer de penseurs tels que Kant, Gramsci et Arendt pour "s'intéresser à l'art d'une manière politique". L'idée est de libérer l'œuvre artistique des contraintes du marché et des algorithmes, rétablissant sa vocation sublime définie par Saint-John Perse : "le luxe de l'inaccoutumance".
Rachida Dati au Ministère de la Culture : Un Symptôme de la Crise Dénoncée par Regourd ?
La nomination de Rachida Dati au ministère de la Culture soulève des interrogations sur la vision du gouvernement en matière culturelle. Son parcours, essentiellement axé sur le domaine juridique et politique, ne semble pas aligné avec la tradition culturelle française. Cependant, elle n'est pas la première personnalité à sortir de son domaine d'expertise pour occuper ce poste.
La question demeure : cette nomination est-elle le signe d'une déconnexion croissante entre la politique et la culture, comme l'a préalablement pointé Serge Regourd dans "SOS Culture" ? Les réponses à ces questions pourraient façonner l'avenir de la politique culturelle en France et déterminer si le réattelage préconisé par Regourd est possible, voire imminent.
En fin de compte, la culture, en tant que pierre angulaire de l'identité française, mérite une attention particulière et une réflexion approfondie. Face aux défis du XXIe siècle, la France pourrait-elle retrouver son élan culturel en rétablissant un lien fort entre la culture et la politique, comme le suggère Serge Regourd dans "SOS Culture" ? Seul le temps dira si cette nomination marque un tournant ou confirme le diagnostic de la crise culturelle.
Fin du marathon culturel de la semaine avec la cérémonie de clôture du Festival Groland . Inutile de préciser : iconoclaste à tous égards . Un cas particulier : j’étais dans le jury de la première édition avant d’être élu . Donc heureux du soutien de la region d’Occitanie. Sur la photo : deux piliers du festival : Benoit Delepine et Noël Godin.
Voir aussi:
Vidéo/Retour à Carmaux: morceaux de bravoure autour d'acteurs de caractère avec Jacques Bonnaffé, Myriam Boyer, Cyrille Lecomte, Serge Regourd , Jérôme Quaretti
"La société du chaos fonctionne sur l'entretien mensonger de la terreur ; elle gère et attise le désordre, l'effroi, la crainte religieuse, la panique sociale, la haine raciale, pour mieux affirmer son contrôle liberticide. Le cynisme de sa pratique nous informe sur son projet idéologique celui d'un pouvoir seigneurial et sans partage. En cela, la société du chaos ignore les tourments de la morale bourgeoise qui revendiquait des valeurs au nom de la valeur. La société du chaos n'a pas de valeurs : elle se contente de les mettre en scène"
"Merci Macron , merci Attal : formidable opération de marketing pour mon petit livre publié voici 3 ans : SOS Culture. Disons la vérité : mon éditeur Indigène Editions avait publié le livre de Stéphane Hessel : Indignez vous. Nous visions le même lectorat , nous n’y sommes pas parvenus (!). Mais divine surprise , le pire n’est jamais sûr mais il se produit parfois . La nomination de Rachida Dati remet mon cri d’alarme au cœur de l’actualité. En vente ou en commande dans toutes les bonnes librairies. Et pour 5 euros !! Si vous êtes dans la culture , précipitez vous, c’est un vaccin !!!! Merci aussi à mon attachée de presse qui a réussi cette formidable opération grâce à ses réseaux macronistes ...loin des préoccupations culturelles !" Serge Regourd
Coup de tonnerre, après la nomination de Gabriel Attal comme Premier ministre, intervient la nomination du nouveau gouvernement. En fait, on garde l'essentiel des mêmes, comme Bruno Lemaire à l'économie et aux finances, Darmanin à l'intérieur (comme pour le bifidus, ce qu'il y fait, se voit à l'extérieur!) et Dupont-Morretti garde toujours les sots à la justesse !
Mais 2 annonces importantes dans le signifié de l'insignifiance : la ministre des Spores et des Jeux olympiques devient aussi ministre de l'éducation! Et à l'ancienne garde des sots de Nicolas Sarkozy LR, échoie le ministère de la Culture.
On suppose que Rachida Dati ira demander des conseils à Monique et Jack Lang : "cela leur fera plaisir !" Comme le répondait François Hollande à sa ministre Fleur, qui passait des nouvelles Technologies à la culture !
Dans la foulée, le maire de Perpignan était intérogé sur le remaniement, il affichait une absence de surprise, mais se féliciter de la nomination de Rachida Dati à la culture, parce que la culture c'est important et qu'à Perpignan, lui même travaillé avecdes gens de qualité à ce niveau, ce pourquoi, il pensait que Rachida Dati pourrait apporter beaucoup à la cause! Pour Louis Aliot (maire RN de Perpignan), Rachida Dati peut être "quelqu'un qui remettra un peu de pluralisme" à la Culture
Lorsqu'on sait, que c'est André Bonet qui s'en occupe à Perpignan : on comprend ,"la certaine idée qu'il se fait de la culture, tant pour la France que pour Perpignan ! Il ne suffit pas de s'appeler André, pour être Malraux et apporter l'Espoir à la culture!
Les nuages de colère s'amoncellent au-dessus des campagnes européennes, annonçant un probable cyclone social. Les agriculteurs allemands, farouchement opposés à la suppression progressive des avantages fiscaux sur le gazole, se préparent à une manifestation d'envergure le 8 janvier. Alors que l'orage gronde, pourquoi cette tempête dans les champs germaniques et néerlandais fait-elle relativement peu de bruit en France ?
Christophe de Voogd, éminent analyste, éclaire la situation en soulignant l'agitation intense chez les agriculteurs allemands. Les manifestations, catalysées par les mesures d'économies imposées par le Tribunal constitutionnel de Karlsruhe, reflètent une opposition farouche à la perte des avantages fiscaux sur le gazole et les engins agricoles. Un scénario qui rappelle le mouvement néerlandais, où les autoroutes ont été le théâtre de blocages pendant près de quatre ans.
Les parallèles entre l'Allemagne et les Pays-Bas, deux géants agricoles européens, vont au-delà de la simple fiscalité.
La contrainte écologique imposée par le "Pacte Vert" de Bruxelles et la pression des gouvernements nationaux sur les pratiques agricoles performantes soulèvent des questions cruciales. Aux Pays-Bas, la crise s'est centrée sur la réduction drastique de l'élevage, tandis qu'en Allemagne, la taxation du gazole et des engins mécaniques est au cœur du tumulte.
En France, la situation semble moins critique, mais la bureaucratie croissante et l'activisme des associations militantes agitent les campagnes. L'agriculture française, déjà confrontée à des problèmes structurels de rentabilité, commence à ressentir le poids des contraintes écologiques.
Ce malaise dépasse-t-il les simples agriculteurs pour devenir un problème plus profond ?
Cela pourrait bien être le cas. La rébellion agricole, comparable au mouvement des "Gilets Jaunes", reflète un clivage entre les élites globalisées des métropoles et les couches populaires rurales et urbaines. Les Pays-Bas ont déjà vu émerger un nouveau mouvement politique, le BBB, qui a remporté haut la main les élections provinciales.
En Allemagne, l'AfD est aux aguets, prête à capitaliser sur le mécontentement. La réaction rapide du gouvernement allemand, reculant partiellement face aux protestations, témoigne de l'inquiétude face à la montée de la protestation populaire.
L'impact potentiel sur les élections européennes dépendra de la prise de conscience rapide au niveau européen des enjeux et des risques politiques. Des signaux venant de Bruxelles suggèrent déjà une réflexion sur le "Pacte Vert". Cependant, la polarisation entre les tenants d'une écologie punitive et ceux qui rejettent l'immigration de masse pourrait créer une martingale pour les populistes aux élections de juin prochain.
Alors que les paysans d'Europe se mobilisent, la tempête sociale prend forme.
L'heure est à l'urgence pour les institutions européennes, car si la colère contre l'écologie punitive fusionne avec celle contre l'immigration et la vague woke, les élections pourraient bien être le théâtre d'une révolution politique sur le vieux continent.
Voir aussi:
Vidéo,3 histoires de révolutions en Roussillon et en France: Gilets Jaunes / Révolution française / Commune par Michel Cadé, Jérome Quaretti, Sébastien Navarro animé par Nicolas Caudeville
"La Nature ne prend aucun parti, la nature est impartial. Vous recevez ses fruits selon vos actes"
Satya Narayan Goenka livre "montrer la lune aux idiots"
À l'instar de la crèche de Noël à la mairie, sujet qui semble les passionner, la presse offre une belle tribune au RN et à Louis Aliot. Parlons de vœux illustrés avec les personnages d'Astérix, car c'est bien là l'information cruciale de ce début d'année !
Les Editions Albert René, gardiennes acharnées de la pureté gauloise, se sont offusquées que les irréductibles Gaulois se retrouvent malgré eux sur une carte de vœux politique. Oh, sacrilège ! Louis Aliot, ce trouble-fête, a dû faire amende honorable après cette intrusion non autorisée dans le village d'Astérix.
Bien sûr, la presse, telle une louve affamée, s'empare du moindre détail de cette saga. L'AFP nous informe que les vœux du maire de Perpignan ont été repérés le 31 décembre sur les réseaux sociaux. Une véritable investigation journalistique, sans aucun doute.
Interrogé sur cette affaire qui secoue le monde de la bande dessinée, Louis Aliot répond avec la sérénité d'un Obélix ayant trop abusé de la potion magique : "On va évidemment obtempérer". Oui, obtempérer face à la puissance des irréductibles éditeurs, gardiens des dogmes Astérixiens.
Pendant ce temps, la vraie histoire politique de Perpignan se déroule dans les coulisses, éclipsée par l'affaire de la crèche et des vœux. Mais qui se soucie de la réalité quand on peut se perdre dans le monde fantastique d'un village gaulois en BD ?
En attendant, André Bonet et Bruno Nougayrède attendent patiemment que la presse daigne s'intéresser à leur affrontement politique, mais après tout, il n'y a pas de personnages d'Astérix impliqués, alors c'est probablement moins excitant. Vive le journalisme de l'essentiel !
Il n'est besoin d'écrire de nouveaux textes, lorsque de prestigieux prédécesseurs ont tout dit de ce qui était déjà en germe depuis longtemps, et de ce qui n'attendait qu'un bon climat pour se révéler pour notre plus grand malheur... Ainsi la rédaction de "L'archipel contre-attaque", vous souhaite pour cette année 2024 : du COURAGE ! Et ce qui ne va pas sans de l'AUDACE !
Extraits du discours prononcé par Alexandre Soljénitsyne, prix Nobel de littérature(1970) à Harvard le 8 juin 1978. Il condamne alors les deux systèmes économiques -le communisme et le capitalisme. Il dénonce surtout la chute spirituelle de la civilisation.
"Je suis très sincèrement heureux de me trouver ici parmi vous, à l'occasion du 327ème anniversaire de la fondation de cette université si ancienne et si illustre. La devise de Harvard est « VERITAS ». La vérité est rarement douce à entendre ; elle est presque toujours amère. Mon discours d'aujourd'hui contient une part de vérité ; je vous l'apporte en ami, non en adversaire.
Il y a trois ans, aux Etats-Unis, j'ai été amené à dire des choses que l'on a rejeté, qui ont paru inacceptables. Aujourd'hui, nombreux sont ceux qui acquiescent à mes propos d'alors.(...)
Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l'Ouest aujourd'hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays, et bien sûr, aux Nations Unies. Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d'où l'impression que le courage a déserté la société toute entière. Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens là qui donnent sa direction à la vie de la société. Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, leurs discours et plus encore, dans les considérations théoriques qu'ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d'agir, qui fonde la politique d'un Etat sur la lâcheté et la servilité, est pragmatique, rationnelle et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu'on se place. Ce déclin du courage, qui semble aller ici ou là jusqu'à la perte de toute trace de virilité, se trouve souligné avec une ironie toute particulière dans les cas où les mêmes fonctionnaires sont pris d'un accès subit de vaillance et d'intransigeance, à l'égard de gouvernements sans force, de pays faibles que personne ne soutient ou de courants condamnés par tous et manifestement incapables de rendre un seul coup. Alors que leurs langues sèchent et que leurs mains se paralysent face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes, face aux agresseurs et à l'Internationale de la terreur. Faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant coureur de la fin ?
Quand les Etats occidentaux modernes se sont formés, fut posé comme principe que les gouvernements avaient pour vocation de servir l'homme, et que la vie de l'homme était orientée vers la liberté et la recherche du bonheur (en témoigne la déclaration américaine d'Indépendance.)Aujourd'hui, enfin, les décennies passées de progrès social et technique ont permis la réalisation de ces aspirations : un Etat assurant le bien-être général. Chaque citoyen s'est vu accorder la liberté tant désirée, et des biens matériels en quantité et en qualité propres à lui procurer, en théorie, un bonheur complet, mais un bonheur au sens appauvri du mot, tel qu'il a cours depuis ces mêmes décennies.
Au cours de cette évolution, cependant, un détail psychologique a été négligé : le désir permanent de posséder toujours plus et d'avoir une vie meilleure, et la lutte en ce sens, ont imprimé sur de nombreux visages à l'Ouest les marques de l'inquiétude et même de la dépression, bien qu'il soit courant de cacher soigneusement de tels sentiments. Cette compétition active et intense finit par dominer toute pensée humaine et n'ouvre pas le moins du monde la voie à la liberté du développement spirituel.
L'indépendance de l'individu à l'égard de nombreuses formes de pression étatique a été garantie ; la majorité des gens ont bénéficié du bien-être, à un niveau que leurs pères et leurs grands-pères n'auraient même pas imaginé ; il est devenu possible d'élever les jeunes gens selon ces idéaux, de les préparer et de les appeler à l'épanouissement physique, au bonheur, au loisir, à la possession de biens matériels, l'argent, les loisirs, vers une liberté quasi illimitée dans le choix des plaisirs. Pourquoi devrions-nous renoncer à tout cela ? Au nom de quoi devrait-on risquer sa précieuse existence pour défendre le bien commun, et tout spécialement dans le cas douteux où la sécurité de la nation aurait à être défendue dans un pays lointain ?
Même la biologie nous enseigne qu'un haut degré de confort n'est pas bon pour l'organisme. Aujourd'hui, le confort de la vie de la société occidentale commence à ôter son masque pernicieux.
La société occidentale s'est choisie l'organisation la plus appropriée à ses fins, une organisation que j'appellerais légaliste. Les limites des droits de l'homme et de ce qui est bon sont fixées par un système de lois ; ces limites sont très lâches. Les hommes à l'Ouest ont acquis une habileté considérable pour utiliser, interpréter et manipuler la loi, bien que paradoxalement les lois tendent à devenir bien trop compliquées à comprendre pour une personne moyenne sans l'aide d'un expert. Tout conflit est résolu par le recours à la lettre de la loi, qui est considérée comme le fin mot de tout. Si quelqu'un se place du point de vue légal, plus rien ne peut lui être opposé ; nul ne lui rappellera que cela pourrait n'en être pas moins illégitime. Impensable de parler de contrainte ou de renonciation à ces droits, ni de demander de sacrifice ou de geste désintéressé : cela paraîtrait absurde. On n'entend pour ainsi dire jamais parler de retenue volontaire : chacun lutte pour étendre ses droits jusqu'aux extrêmes limites des cadres légaux.
J'ai vécu toute ma vie sous un régime communiste, et je peux vous dire qu'une société sans référent légal objectif est particulièrement terrible. Mais une société basée sur la lettre de la loi, et n'allant pas plus loin, échoue à déployer à son avantage le large champ des possibilités humaines. La lettre de la loi est trop froide et formelle pour avoir une influence bénéfique sur la société. Quand la vie est tout entière tissée de relations légalistes, il s'en dégage une atmosphère de médiocrité spirituelle qui paralyse les élans les plus nobles de l'homme.
Et il sera tout simplement impossible de relever les défis de notre siècle menaçant armés des seules armes d'une structure sociale légaliste.
Aujourd'hui la société occidentale nous révèle qu'il règne une inégalité entre la liberté d'accomplir de bonnes actions et la liberté d'en accomplir de mauvaises. Un homme d'Etat qui veut accomplir quelque chose d'éminemment constructif pour son pays doit agir avec beaucoup de précautions, avec timidité pourrait-on dire. Des milliers de critiques hâtives et irresponsables le heurtent de plein fouet à chaque instant. Il se trouve constamment exposé aux traits du Parlement, de la presse. Il doit justifier pas à pas ses décisions, comme étant bien fondées et absolument sans défauts. Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n'a aucune chance de s'imposer : d'emblée on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.
Il est aisé en tout lieu de saper le pouvoir administratif, et il a en fait été considérablement amoindri dans tous les pays occidentaux. La défense des droits individuels a pris de telles proportions que la société en tant que telle est désormais sans défense contre les initiatives de quelques-uns. Il est temps, à l'Ouest, de défendre non pas temps les droits de l'homme que ses devoirs.
D'un autre côté, une liberté destructrice et irresponsable s'est vue accorder un espace sans limite. Il s'avère que la société n'a plus que des défenses infimes à opposer à l'abîme de la décadence humaine, par exemple en ce qui concerne le mauvais usage de la liberté en matière de violence morale faites aux enfants, par des films tout pleins de pornographie, de crime, d'horreur. On considère que tout cela fait partie de la liberté, et peut être contrebalancé, en théorie, par le droit qu'ont ces mêmes enfants de ne pas regarder er de refuser ces spectacles. L'organisation légaliste de la vie a prouvé ainsi son incapacité à se défendre contre la corrosion du mal. (...)
L'évolution s'est faite progressivement, mais il semble qu'elle ait eu pour point de départ la bienveillante conception humaniste selon laquelle l'homme, maître du monde, ne porte en lui aucun germe de mal, et tout ce que notre existence offre de vicié est simplement le fruit de systèmes sociaux erronés qu'il importe d'amender. Et pourtant, il est bien étrange de voir que le crime n'a pas disparu à l'Ouest, alors même que les meilleurs conditions de vie sociale semblent avoir été atteintes. Le crime est même bien plus présent que dans la société soviétique, misérable et sans loi. (...)
La presse, aussi, bien sûr, jouit de la plus grande liberté. Mais pour quel usage ? (...) Quelle responsabilité s'exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l'encontre de son lectorat, ou de l'histoire ? S'ils ont trompé l'opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l'Etat, avons-nous le souvenir d'un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s'en tirera toujours. Etant donné que l'on a besoin d'une information crédible et immédiate, il devient obligatoire d'avoir recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté ; ces mensonges s'installent dans la mémoire du lecteur. Combien de jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même ? La presse peut jouer le rôle d'opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d'Etat touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l'intimité de personnes connues, en vertu du slogan : « tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c'est un slogan faux, fruit d'une époque fausse ; d'une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n'a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d'information. (...) Autre chose ne manquera pas de surprendre un observateur venu de l'Est totalitaire, avec sa presse rigoureusement univoque : on découvre un courant général d'idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d'esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d'intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d'une compétition mais d'une uniformité. Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant.
Sans qu'il y ait besoin de censure, les courants de pensée, d'idées à la mode sont séparés avec soin de ceux qui ne le sont pas, et ces derniers, sans être à proprement parler interdits, n'ont que peu de chances de percer au milieu des autres ouvrages et périodiques, ou d'être relayés dans le supérieur. Vos étudiants sont libres au sens légal du terme, mais ils sont prisonniers des idoles portées aux nues par l'engouement à la mode. Sans qu'il y ait, comme à l'Est, de violence ouverte, cette sélection opérée par la mode, ce besoin de tout conformer à des modèles standards, empêchent les penseurs les plus originaux d'apporter leur contribution à la vie publique et provoquent l'apparition d'un dangereux esprit grégaire qui fait obstacle à un développement digne de ce nom. Aux Etats-Unis, il m'est arrivé de recevoir des lettres de personnes éminemment intelligentes ... peut-être un professeur d'un petit collège perdu, qui aurait pu beaucoup pour le renouveau et le salut de son pays, mais le pays ne pouvait l'entendre, car les média n'allaient pas lui donner la parole. Voilà qui donne naissance à de solides préjugés de masse, à un aveuglement qui à notre époque est particulièrement dangereux. (...)
Il est universellement admis que l'Ouest montre la voie au monde entier vers le développement économique réussi, même si dans les dernières années il a pu être sérieusement entamé par une inflation chaotique. Et pourtant, beaucoup d'hommes à l'Ouest ne sont pas satisfaits de la société dans laquelle ils vivent. Ils la méprisent, ou l'accusent de plus être au niveau de maturité requis par l'humanité. Et beaucoup sont amenés à glisser vers le socialisme, ce qui est une tentation fausse et dangereuse. J'espère que personne ici présent ne me suspectera de vouloir exprimer une critique du système occidental dans l'idée de suggérer le socialisme comme alternative. Non, pour avoir connu un pays où le socialisme a été mis en oeuvre, je ne prononcerai pas en faveur d'une telle alternative. (...) Mais si l'on me demandait si, en retour, je pourrais proposer l'Ouest, en son état actuel, comme modèle pour mon pays, il me faudrait en toute honnêteté répondre par la négative. Non, je ne prendrais pas votre société comme modèle pour la transformation de la mienne. On ne peut nier que les personnalités s'affaiblissent à l'Ouest, tandis qu'à l'Est elles ne cessent de devenir plus fermes et plus fortes. Bien sûr, une société ne peut rester dans des abîmes d'anarchie, comme c'est le cas dans mon pays. Mais il est tout aussi avilissant pour elle de rester dans un état affadi et sans âme de légalisme, comme c'est le cas de la vôtre. Après avoir souffert pendant des décennies de violence et d'oppression, l'âme humaine aspire à des choses plus élevées, plus brûlantes, plus pures que celles offertes aujourd'hui par les habitudes d'une société massifiée, forgées par l'invasion révoltante de publicités commerciales, par l'abrutissement télévisuel, et par une musique intolérable.
Tout cela est sensible pour de nombreux observateurs partout sur la planète. Le mode de vie occidental apparaît de moins en moins comme le modèle directeur. Il est des symptômes révélateurs par lesquels l'histoire lance des avertissements à une société menacée ou en péril. De tels avertissements sont, en l'occurrence, le déclin des arts, ou le manque de grands hommes d'Etat. Et il arrive parfois que les signes soient particulièrement concrets et explicites. Le centre de votre démocratie et de votre culture est-il privé de courant pendant quelques heures, et voilà que soudainement des foules de citoyens Américains se livrent au pillage et au grabuge. C'est que le vernis doit être bien fin, et le système social bien instable et mal en point.
Mais le combat pour notre planète, physique et spirituel, un combat aux proportions cosmiques, n'est pas pour un futur lointain ; il a déjà commencé. Les forces du Mal ont commencé leur offensive décisive. Vous sentez déjà la pression qu'elles exercent, et pourtant, vos écrans et vos écrits sont pleins de sourires sur commande et de verres levés. Pourquoi toute cette joie ?
Comment l'Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente ? A-t-il connu dans son évolution des points de non-retour qui lui furent fatals, a-t-il perdu son chemin ? Il ne semble pas que cela soit le cas. L'Ouest a continué à avancer d'un pas ferme en adéquation avec ses intentions proclamées pour la société, main dans la main avec un progrès technologique étourdissant. Et tout soudain il s'est trouvé dans son état présent de faiblesse. Cela signifie que l'erreur doit être à la racine, à la fondation de la pensée moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident à l'époque moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident, née à la Renaissance, et dont les développements politiques se sont manifestés à partir des Lumières. Elle est devenue la base da la doctrine sociale et politique et pourrait être appelée l'humanisme rationaliste, ou l'autonomie humaniste : l'autonomie proclamée et pratiquée de l'homme à l'encontre de toute force supérieure à lui. On peut parler aussi d'anthropocentrisme : l'homme est vu au centre de tout.
Historiquement, il est probable que l'inflexion qui s'est produite à la Renaissance était inévitable. Le Moyen Age en était venu naturellement à l'épuisement, en raison d'une répression intolérable de la nature charnelle de l'homme en faveur de sa nature spirituelle. Mais en s'écartant de l'esprit, l'homme s'empara de tout ce qui est matériel, avec excès et sans mesure. La pensée humaniste, qui s'est proclamée notre guide, n'admettait pas l'existence d'un mal intrinsèque en l'homme, et ne voyait pas de tâche plus noble que d'atteindre le bonheur sur terre. Voilà qui engagea la civilisation occidentale moderne naissante sur la pente dangereuse de l'adoration de l'homme et de ses besoins matériels.Tout ce qui se trouvait au-delà du bien-être physique et de l'accumulation de biens matériels, tous les autres besoins humains, caractéristiques d'une nature subtile et élevée, furent rejetés hors du champ d'intérêt de l'Etat et du système social, comme si la vie n'avait pas un sens plus élevé. De la sorte, des failles furent laissées ouvertes pour que s'y engouffre le mal, et son haleine putride souffle librement aujourd'hui. Plus de liberté en soi ne résout pas le moins du monde l'intégralité des problèmes humains, et même en ajoute un certain nombre de nouveaux.
Et pourtant, dans les jeunes démocraties, comme la démocratie américaine naissante, tous les droits de l'homme individuels reposaient sur la croyance que l'homme est une créature de Dieu. C'est-à-dire que la liberté était accordée à l'individu de manière conditionnelle, soumise constamment à sa responsabilité religieuse. Tel fut l'héritage du siècle passé.
Toutes les limitations de cette sorte s'émoussèrent en Occident, une émancipation complète survint, malgré l'héritage moral de siècles chrétiens, avec leurs prodiges de miséricorde et de sacrifice. Les Etats devinrent sans cesses plus matérialistes. L'Occident a défendu avec succès, et même surabondamment, les droits de l'homme, mais l'homme a vu complètement s'étioler la conscience de sa responsabilité devant Dieu et la société. Durant ces dernières décennies, cet égoïsme juridique de la philosophie occidentale a été définitivement réalisé, et le monde se retrouve dans une cruelle crise spirituelle et dans une impasse politique. Et tous les succès techniques, y compris la conquête de l'espace, du Progrès tant célébré n'ont pas réussi à racheter la misère morale dans laquelle est tombé le XXème siècle, que personne n'aurait pu encore soupçonner au XIXème siècle.
L'humanisme dans ses développements devenant toujours plus matérialiste, il permit avec une incroyable efficacité à ses concepts d'être utilisés d'abord par le socialisme, puis par le communisme, de telle sorte que Karl Marx pût dire, en 1844, que « le communisme est un humanisme naturalisé. » Il s'est avéré que ce jugement était loin d'être faux. On voit les mêmes pierres aux fondations d'un humanisme altéré et de tout type de socialisme : un matérialisme sans frein, une libération à l'égard de la religion et de la responsabilité religieuse, une concentration des esprits sur les structures sociales avec une approche prétendument scientifique. Ce n'est pas un hasard si toutes les promesses rhétoriques du communisme sont centrées sur l'Homme, avec un grand H, et son bonheur terrestre. A première vue, il s'agit d'un rapprochement honteux : comment, il y aurait des points communs entre la pensée de l'Ouest et de l'Est aujourd'hui ? Là est la logique du développement matérialiste. (...)
Je ne pense pas au cas d'une catastrophe amenée par une guerre mondiale, et aux changements qui pourraient en résulter pour la société. Aussi longtemps que nous nous réveillerons chaque matin, sous un soleil paisible, notre vie sera inévitablement tissée de banalités quotidiennes. Mais il est une catastrophe qui pour beaucoup est déjà présente pour nous. Je veux parler du désastre d'une conscience humaniste parfaitement autonome et irréligieuse.
Elle a fait de l'homme la mesure de toutes choses sur terre, l'homme imparfait, qui n'est jamais dénué d'orgueil, d'égoïsme, d'envie, de vanité, et tant d'autres défauts. Nous payons aujourd'hui les erreurs qui n'étaient pas apparues comme telles au début de notre voyage. Sur la route qui nous a amenés de la Renaissance à nos jours, notre expérience s'est enrichie, mais nous avons perdu l'idée d'une entité supérieure qui autrefois réfrénait nos passions et notre irresponsabilité.
Nous avions placé trop d'espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu'on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. A l'Est, c'est la foire du Parti qui la foule aux pieds, à l'Ouest la foire du Commerce : ce qui est effrayant, ce n'est même pas le fait du monde éclaté, c'est que les principaux morceaux en soient atteints d'une maladie analogue. Si l'homme, comme le déclare l'humanisme, n'était né que pour le bonheur, il ne serait pas né non plus pour la mort. Mais corporellement voué à la mort, sa tâche sur cette terre n'en devient que plus spirituelle : non pas un gorgement de quotidienneté, non pas la recherche des meilleurs moyens d'acquisition, puis de joyeuse dépense des biens matériels, mais l'accomplissement d'un dur et permanent devoir, en sorte que tout le chemin de notre vie devienne l'expérience d'une élévation avant tout spirituelle : quitter cette vie en créatures plus hautes que nous n'y étions entrés.
Il est impératif que nous revoyions à la hausse l'échelle de nos valeurs humaines. Sa pauvreté actuelle est effarante. Il n'est pas possible que l'aune qui sert à mesurer de l'efficacité d'un président se limite à la question de combien d'argent l'on peut gagner, ou de la pertinence de la construction d'un gazoduc. Ce n'est que par un mouvement volontaire de modération de nos passions, sereine et acceptée par nous, que l'humanité peut s'élever au-dessus du courant de matérialisme qui emprisonne le monde.
Quand bien même nous serait épargné d'être détruits par la guerre, notre vie doit changer si elle ne veut pas périr par sa propre faute. Nous ne pouvons nous dispenser de rappeler ce qu'est fondamentalement la vie, la société. Est-ce vrai que l'homme est au-dessus de tout ? N'y a-t-il aucun esprit supérieur au-dessus de lui ? Les activités humaines et sociales peuvent-elles légitimement être réglées par la seule expansion matérielle ? A-t-on le droit de promouvoir cette expansion au détriment de l'intégrité de notre vie spirituelle ?
Si le monde ne touche pas à sa fin, il a atteint une étape décisive dans son histoire, semblable en importance au tournant qui a conduit du Moyen-âge à la Renaissance. Cela va requérir de nous un embrasement spirituel. Il nous faudra nous hisser à une nouvelle hauteur de vue, à une nouvelle conception de la vie, où notre nature physique ne sera pas maudite, comme elle a pu l'être au Moyen-âge, mais, ce qui est bien plus important, où notre être spirituel ne sera pas non plus piétiné, comme il le fut à l'ère moderne.
Notre ascension nous mène à une nouvelle étape anthropologique. Nous n'avons pas d'autre choix que de monter ... toujours plus haut."
Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du courage, Harvard, 8 juin 1978
En cette période de sécheresse, où l'eau se fait rare comme un billet de loterie gagnant, le Pays Catalan s'apprête à dévoiler ses nouvelles traditions. Oubliez les moulins à vent et les processions de la Saint-Jean, car la nouvelle norme, c'est de construire des golfs et des résidences de standing sous le chaud soleil méditerranéen. Et qui a dit que la sécheresse devrait entraver notre soif de projets grandioses ?
Alors que M. Le préfet parle d'arbitrages et de limitation de la consommation d'eau, nous, citoyens éclairés, avons déjà tranché : priorité aux agriculteurs ! Mais les projets énergivores en eau, tels que les parcs aquatiques et les golfs, semblent avoir trouvé une source intarissable.
Parlons justement du golf de Villeneuve-de-la-Raho, le projet qui fait des vagues (non, pas d'eau, bien sûr). Malgré la pénurie qui sévit, il semble que la pression immobilière ait décidé de faire une belle petite partie de golf avec l'intérêt commun. Qui a besoin d'eau quand on peut arroser les fairways avec des billets ?
Revenons à la raison (ou ce qu'il en reste) avec une pétition qui réclame l'abandon de ce projet irresponsable. Pourquoi, demandez-vous ?
Parce que l'eau, c'est précieux : Et les golfs, avouons-le, sont de véritables puits à eau. Mais bon, qui se soucie de ces détails quand on peut envisager un superbe parcours de 18 trous ?
Parce qu'on a déjà deux golfs à proximité : Montescot et Saint-Cyprien, c'est comme avoir deux McDonald's côte à côte. À quoi bon ?
Parce qu'on aime le béton : Un projet de golf sans un lotissement en bonus, c'est comme un cocktail sans glaçons. C'est juste moins fun.
Parce que les emplois promis : Comme les licornes, tout le monde en parle, mais personne ne les a vus. On se souvient encore de la destruction de l'hôtel de Saint-Cyprien, une tragédie sans Oscar.
Parce que l'expropriation, c'est chic : Certains habitants vont perdre leur chez-soi pour un golf. L'urbanisme moderne, quoi.
Alors, M. Le Préfet, au nom de la raison et de l'écologie, il est temps de rappeler à l'ordre la mairie de Villeneuve-de-la-Raho. Abandonnons cette folie et préservons ce qu'il reste de notre eau, de notre bon sens, et de nos fairways encore verts. Le golf, c'est bien, mais l'eau, c'est mieux !
La pétition
Le Pays Catalan subitune sécheresse qui va nous contraindre à limiter notre consommation.Chaque personne devra faire le nécessaire pour économiser l'eau !