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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
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1 janvier 2024 1 01 /01 /janvier /2024 16:57

Il n'est besoin d'écrire de nouveaux textes, lorsque de prestigieux prédécesseurs ont tout dit de ce qui était déjà en germe depuis longtemps, et de ce qui n'attendait qu'un bon climat pour se révéler pour notre plus grand malheur... Ainsi la rédaction de "L'archipel contre-attaque", vous souhaite pour cette année 2024 : du COURAGE ! Et ce qui ne va pas sans de l'AUDACE ! 

Extraits du discours prononcé par Alexandre Soljénitsyne, prix Nobel de littérature(1970) à Harvard le 8 juin 1978. Il condamne alors les deux systèmes économiques -le communisme et le capitalisme. Il dénonce surtout la chute spirituelle de la civilisation.

"Je suis très sincèrement heureux de me trouver ici parmi vous, à l'occasion du 327ème anniversaire de la fondation de cette université si ancienne et si illustre. La devise de Harvard est « VERITAS ». La vérité est rarement douce à entendre ; elle est presque toujours amère. Mon discours d'aujourd'hui contient une part de vérité ; je vous l'apporte en ami, non en adversaire.

Il y a trois ans, aux Etats-Unis, j'ai été amené à dire des choses que l'on a rejeté, qui ont paru inacceptables. Aujourd'hui, nombreux sont ceux qui acquiescent à mes propos d'alors.(...)

Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l'Ouest aujourd'hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays, et bien sûr, aux Nations Unies. Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d'où l'impression que le courage a déserté la société toute entière. Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens là qui donnent sa direction à la vie de la société. Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, leurs discours et plus encore, dans les considérations théoriques qu'ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d'agir, qui fonde la politique d'un Etat sur la lâcheté et la servilité, est pragmatique, rationnelle et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu'on se place. Ce déclin du courage, qui semble aller ici ou là jusqu'à la perte de toute trace de virilité, se trouve souligné avec une ironie toute particulière dans les cas où les mêmes fonctionnaires sont pris d'un accès subit de vaillance et d'intransigeance, à l'égard de gouvernements sans force, de pays faibles que personne ne soutient ou de courants condamnés par tous et manifestement incapables de rendre un seul coup. Alors que leurs langues sèchent et que leurs mains se paralysent face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes, face aux agresseurs et à l'Internationale de la terreur. Faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant coureur de la fin ?

Quand les Etats occidentaux modernes se sont formés, fut posé comme principe que les gouvernements avaient pour vocation de servir l'homme, et que la vie de l'homme était orientée vers la liberté et la recherche du bonheur (en témoigne la déclaration américaine d'Indépendance.)Aujourd'hui, enfin, les décennies passées de progrès social et technique ont permis la réalisation de ces aspirations : un Etat assurant le bien-être général. Chaque citoyen s'est vu accorder la liberté tant désirée, et des biens matériels en quantité et en qualité propres à lui procurer, en théorie, un bonheur complet, mais un bonheur au sens appauvri du mot, tel qu'il a cours depuis ces mêmes décennies.

Au cours de cette évolution, cependant, un détail psychologique a été négligé : le désir permanent de posséder toujours plus et d'avoir une vie meilleure, et la lutte en ce sens, ont imprimé sur de nombreux visages à l'Ouest les marques de l'inquiétude et même de la dépression, bien qu'il soit courant de cacher soigneusement de tels sentiments. Cette compétition active et intense finit par dominer toute pensée humaine et n'ouvre pas le moins du monde la voie à la liberté du développement spirituel.

L'indépendance de l'individu à l'égard de nombreuses formes de pression étatique a été garantie ; la majorité des gens ont bénéficié du bien-être, à un niveau que leurs pères et leurs grands-pères n'auraient même pas imaginé ; il est devenu possible d'élever les jeunes gens selon ces idéaux, de les préparer et de les appeler à l'épanouissement physique, au bonheur, au loisir, à la possession de biens matériels, l'argent, les loisirs, vers une liberté quasi illimitée dans le choix des plaisirs. Pourquoi devrions-nous renoncer à tout cela ? Au nom de quoi devrait-on risquer sa précieuse existence pour défendre le bien commun, et tout spécialement dans le cas douteux où la sécurité de la nation aurait à être défendue dans un pays lointain ?

Même la biologie nous enseigne qu'un haut degré de confort n'est pas bon pour l'organisme. Aujourd'hui, le confort de la vie de la société occidentale commence à ôter son masque pernicieux.

La société occidentale s'est choisie l'organisation la plus appropriée à ses fins, une organisation que j'appellerais légaliste. Les limites des droits de l'homme et de ce qui est bon sont fixées par un système de lois ; ces limites sont très lâches. Les hommes à l'Ouest ont acquis une habileté considérable pour utiliser, interpréter et manipuler la loi, bien que paradoxalement les lois tendent à devenir bien trop compliquées à comprendre pour une personne moyenne sans l'aide d'un expert. Tout conflit est résolu par le recours à la lettre de la loi, qui est considérée comme le fin mot de tout. Si quelqu'un se place du point de vue légal, plus rien ne peut lui être opposé ; nul ne lui rappellera que cela pourrait n'en être pas moins illégitime. Impensable de parler de contrainte ou de renonciation à ces droits, ni de demander de sacrifice ou de geste désintéressé : cela paraîtrait absurde. On n'entend pour ainsi dire jamais parler de retenue volontaire : chacun lutte pour étendre ses droits jusqu'aux extrêmes limites des cadres légaux.

J'ai vécu toute ma vie sous un régime communiste, et je peux vous dire qu'une société sans référent légal objectif est particulièrement terrible. Mais une société basée sur la lettre de la loi, et n'allant pas plus loin, échoue à déployer à son avantage le large champ des possibilités humaines. La lettre de la loi est trop froide et formelle pour avoir une influence bénéfique sur la société. Quand la vie est tout entière tissée de relations légalistes, il s'en dégage une atmosphère de médiocrité spirituelle qui paralyse les élans les plus nobles de l'homme.

Et il sera tout simplement impossible de relever les défis de notre siècle menaçant armés des seules armes d'une structure sociale légaliste.

Aujourd'hui la société occidentale nous révèle qu'il règne une inégalité entre la liberté d'accomplir de bonnes actions et la liberté d'en accomplir de mauvaises. Un homme d'Etat qui veut accomplir quelque chose d'éminemment constructif pour son pays doit agir avec beaucoup de précautions, avec timidité pourrait-on dire. Des milliers de critiques hâtives et irresponsables le heurtent de plein fouet à chaque instant. Il se trouve constamment exposé aux traits du Parlement, de la presse. Il doit justifier pas à pas ses décisions, comme étant bien fondées et absolument sans défauts. Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n'a aucune chance de s'imposer : d'emblée on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.

Il est aisé en tout lieu de saper le pouvoir administratif, et il a en fait été considérablement amoindri dans tous les pays occidentaux. La défense des droits individuels a pris de telles proportions que la société en tant que telle est désormais sans défense contre les initiatives de quelques-uns. Il est temps, à l'Ouest, de défendre non pas temps les droits de l'homme que ses devoirs.

D'un autre côté, une liberté destructrice et irresponsable s'est vue accorder un espace sans limite. Il s'avère que la société n'a plus que des défenses infimes à opposer à l'abîme de la décadence humaine, par exemple en ce qui concerne le mauvais usage de la liberté en matière de violence morale faites aux enfants, par des films tout pleins de pornographie, de crime, d'horreur. On considère que tout cela fait partie de la liberté, et peut être contrebalancé, en théorie, par le droit qu'ont ces mêmes enfants de ne pas regarder er de refuser ces spectacles. L'organisation légaliste de la vie a prouvé ainsi son incapacité à se défendre contre la corrosion du mal. (...)

L'évolution s'est faite progressivement, mais il semble qu'elle ait eu pour point de départ la bienveillante conception humaniste selon laquelle l'homme, maître du monde, ne porte en lui aucun germe de mal, et tout ce que notre existence offre de vicié est simplement le fruit de systèmes sociaux erronés qu'il importe d'amender. Et pourtant, il est bien étrange de voir que le crime n'a pas disparu à l'Ouest, alors même que les meilleurs conditions de vie sociale semblent avoir été atteintes. Le crime est même bien plus présent que dans la société soviétique, misérable et sans loi. (...)

La presse, aussi, bien sûr, jouit de la plus grande liberté. Mais pour quel usage ? (...) Quelle responsabilité s'exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l'encontre de son lectorat, ou de l'histoire ? S'ils ont trompé l'opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l'Etat, avons-nous le souvenir d'un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s'en tirera toujours. Etant donné que l'on a besoin d'une information crédible et immédiate, il devient obligatoire d'avoir recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté ; ces mensonges s'installent dans la mémoire du lecteur. Combien de jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même ? La presse peut jouer le rôle d'opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d'Etat touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l'intimité de personnes connues, en vertu du slogan : « tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c'est un slogan faux, fruit d'une époque fausse ; d'une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n'a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d'information. (...) Autre chose ne manquera pas de surprendre un observateur venu de l'Est totalitaire, avec sa presse rigoureusement univoque : on découvre un courant général d'idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d'esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d'intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d'une compétition mais d'une uniformité. Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant.

Sans qu'il y ait besoin de censure, les courants de pensée, d'idées à la mode sont séparés avec soin de ceux qui ne le sont pas, et ces derniers, sans être à proprement parler interdits, n'ont que peu de chances de percer au milieu des autres ouvrages et périodiques, ou d'être relayés dans le supérieur. Vos étudiants sont libres au sens légal du terme, mais ils sont prisonniers des idoles portées aux nues par l'engouement à la mode. Sans qu'il y ait, comme à l'Est, de violence ouverte, cette sélection opérée par la mode, ce besoin de tout conformer à des modèles standards, empêchent les penseurs les plus originaux d'apporter leur contribution à la vie publique et provoquent l'apparition d'un dangereux esprit grégaire qui fait obstacle à un développement digne de ce nom. Aux Etats-Unis, il m'est arrivé de recevoir des lettres de personnes éminemment intelligentes ... peut-être un professeur d'un petit collège perdu, qui aurait pu beaucoup pour le renouveau et le salut de son pays, mais le pays ne pouvait l'entendre, car les média n'allaient pas lui donner la parole. Voilà qui donne naissance à de solides préjugés de masse, à un aveuglement qui à notre époque est particulièrement dangereux. (...)

Il est universellement admis que l'Ouest montre la voie au monde entier vers le développement économique réussi, même si dans les dernières années il a pu être sérieusement entamé par une inflation chaotique. Et pourtant, beaucoup d'hommes à l'Ouest ne sont pas satisfaits de la société dans laquelle ils vivent. Ils la méprisent, ou l'accusent de plus être au niveau de maturité requis par l'humanité. Et beaucoup sont amenés à glisser vers le socialisme, ce qui est une tentation fausse et dangereuse. J'espère que personne ici présent ne me suspectera de vouloir exprimer une critique du système occidental dans l'idée de suggérer le socialisme comme alternative. Non, pour avoir connu un pays où le socialisme a été mis en oeuvre, je ne prononcerai pas en faveur d'une telle alternative. (...) Mais si l'on me demandait si, en retour, je pourrais proposer l'Ouest, en son état actuel, comme modèle pour mon pays, il me faudrait en toute honnêteté répondre par la négative. Non, je ne prendrais pas votre société comme modèle pour la transformation de la mienne. On ne peut nier que les personnalités s'affaiblissent à l'Ouest, tandis qu'à l'Est elles ne cessent de devenir plus fermes et plus fortes. Bien sûr, une société ne peut rester dans des abîmes d'anarchie, comme c'est le cas dans mon pays. Mais il est tout aussi avilissant pour elle de rester dans un état affadi et sans âme de légalisme, comme c'est le cas de la vôtre. Après avoir souffert pendant des décennies de violence et d'oppression, l'âme humaine aspire à des choses plus élevées, plus brûlantes, plus pures que celles offertes aujourd'hui par les habitudes d'une société massifiée, forgées par l'invasion révoltante de publicités commerciales, par l'abrutissement télévisuel, et par une musique intolérable.

Tout cela est sensible pour de nombreux observateurs partout sur la planète. Le mode de vie occidental apparaît de moins en moins comme le modèle directeur. Il est des symptômes révélateurs par lesquels l'histoire lance des avertissements à une société menacée ou en péril. De tels avertissements sont, en l'occurrence, le déclin des arts, ou le manque de grands hommes d'Etat. Et il arrive parfois que les signes soient particulièrement concrets et explicites. Le centre de votre démocratie et de votre culture est-il privé de courant pendant quelques heures, et voilà que soudainement des foules de citoyens Américains se livrent au pillage et au grabuge. C'est que le vernis doit être bien fin, et le système social bien instable et mal en point.

Mais le combat pour notre planète, physique et spirituel, un combat aux proportions cosmiques, n'est pas pour un futur lointain ; il a déjà commencé. Les forces du Mal ont commencé leur offensive décisive. Vous sentez déjà la pression qu'elles exercent, et pourtant, vos écrans et vos écrits sont pleins de sourires sur commande et de verres levés. Pourquoi toute cette joie ?

Comment l'Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente ? A-t-il connu dans son évolution des points de non-retour qui lui furent fatals, a-t-il perdu son chemin ? Il ne semble pas que cela soit le cas. L'Ouest a continué à avancer d'un pas ferme en adéquation avec ses intentions proclamées pour la société, main dans la main avec un progrès technologique étourdissant. Et tout soudain il s'est trouvé dans son état présent de faiblesse. Cela signifie que l'erreur doit être à la racine, à la fondation de la pensée moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident à l'époque moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident, née à la Renaissance, et dont les développements politiques se sont manifestés à partir des Lumières. Elle est devenue la base da la doctrine sociale et politique et pourrait être appelée l'humanisme rationaliste, ou l'autonomie humaniste : l'autonomie proclamée et pratiquée de l'homme à l'encontre de toute force supérieure à lui. On peut parler aussi d'anthropocentrisme : l'homme est vu au centre de tout.

Historiquement, il est probable que l'inflexion qui s'est produite à la Renaissance était inévitable. Le Moyen Age en était venu naturellement à l'épuisement, en raison d'une répression intolérable de la nature charnelle de l'homme en faveur de sa nature spirituelle. Mais en s'écartant de l'esprit, l'homme s'empara de tout ce qui est matériel, avec excès et sans mesure. La pensée humaniste, qui s'est proclamée notre guide, n'admettait pas l'existence d'un mal intrinsèque en l'homme, et ne voyait pas de tâche plus noble que d'atteindre le bonheur sur terre. Voilà qui engagea la civilisation occidentale moderne naissante sur la pente dangereuse de l'adoration de l'homme et de ses besoins matériels.Tout ce qui se trouvait au-delà du bien-être physique et de l'accumulation de biens matériels, tous les autres besoins humains, caractéristiques d'une nature subtile et élevée, furent rejetés hors du champ d'intérêt de l'Etat et du système social, comme si la vie n'avait pas un sens plus élevé. De la sorte, des failles furent laissées ouvertes pour que s'y engouffre le mal, et son haleine putride souffle librement aujourd'hui. Plus de liberté en soi ne résout pas le moins du monde l'intégralité des problèmes humains, et même en ajoute un certain nombre de nouveaux.

Et pourtant, dans les jeunes démocraties, comme la démocratie américaine naissante, tous les droits de l'homme individuels reposaient sur la croyance que l'homme est une créature de Dieu. C'est-à-dire que la liberté était accordée à l'individu de manière conditionnelle, soumise constamment à sa responsabilité religieuse. Tel fut l'héritage du siècle passé.

Toutes les limitations de cette sorte s'émoussèrent en Occident, une émancipation complète survint, malgré l'héritage moral de siècles chrétiens, avec leurs prodiges de miséricorde et de sacrifice. Les Etats devinrent sans cesses plus matérialistes. L'Occident a défendu avec succès, et même surabondamment, les droits de l'homme, mais l'homme a vu complètement s'étioler la conscience de sa responsabilité devant Dieu et la société. Durant ces dernières décennies, cet égoïsme juridique de la philosophie occidentale a été définitivement réalisé, et le monde se retrouve dans une cruelle crise spirituelle et dans une impasse politique. Et tous les succès techniques, y compris la conquête de l'espace, du Progrès tant célébré n'ont pas réussi à racheter la misère morale dans laquelle est tombé le XXème siècle, que personne n'aurait pu encore soupçonner au XIXème siècle.

L'humanisme dans ses développements devenant toujours plus matérialiste, il permit avec une incroyable efficacité à ses concepts d'être utilisés d'abord par le socialisme, puis par le communisme, de telle sorte que Karl Marx pût dire, en 1844, que « le communisme est un humanisme naturalisé. » Il s'est avéré que ce jugement était loin d'être faux. On voit les mêmes pierres aux fondations d'un humanisme altéré et de tout type de socialisme : un matérialisme sans frein, une libération à l'égard de la religion et de la responsabilité religieuse, une concentration des esprits sur les structures sociales avec une approche prétendument scientifique. Ce n'est pas un hasard si toutes les promesses rhétoriques du communisme sont centrées sur l'Homme, avec un grand H, et son bonheur terrestre. A première vue, il s'agit d'un rapprochement honteux : comment, il y aurait des points communs entre la pensée de l'Ouest et de l'Est aujourd'hui ? Là est la logique du développement matérialiste. (...)

Je ne pense pas au cas d'une catastrophe amenée par une guerre mondiale, et aux changements qui pourraient en résulter pour la société. Aussi longtemps que nous nous réveillerons chaque matin, sous un soleil paisible, notre vie sera inévitablement tissée de banalités quotidiennes. Mais il est une catastrophe qui pour beaucoup est déjà présente pour nous. Je veux parler du désastre d'une conscience humaniste parfaitement autonome et irréligieuse.

Elle a fait de l'homme la mesure de toutes choses sur terre, l'homme imparfait, qui n'est jamais dénué d'orgueil, d'égoïsme, d'envie, de vanité, et tant d'autres défauts. Nous payons aujourd'hui les erreurs qui n'étaient pas apparues comme telles au début de notre voyage. Sur la route qui nous a amenés de la Renaissance à nos jours, notre expérience s'est enrichie, mais nous avons perdu l'idée d'une entité supérieure qui autrefois réfrénait nos passions et notre irresponsabilité.

Nous avions placé trop d'espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu'on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. A l'Est, c'est la foire du Parti qui la foule aux pieds, à l'Ouest la foire du Commerce : ce qui est effrayant, ce n'est même pas le fait du monde éclaté, c'est que les principaux morceaux en soient atteints d'une maladie analogue. Si l'homme, comme le déclare l'humanisme, n'était né que pour le bonheur, il ne serait pas né non plus pour la mort. Mais corporellement voué à la mort, sa tâche sur cette terre n'en devient que plus spirituelle : non pas un gorgement de quotidienneté, non pas la recherche des meilleurs moyens d'acquisition, puis de joyeuse dépense des biens matériels, mais l'accomplissement d'un dur et permanent devoir, en sorte que tout le chemin de notre vie devienne l'expérience d'une élévation avant tout spirituelle : quitter cette vie en créatures plus hautes que nous n'y étions entrés.

Il est impératif que nous revoyions à la hausse l'échelle de nos valeurs humaines. Sa pauvreté actuelle est effarante. Il n'est pas possible que l'aune qui sert à mesurer de l'efficacité d'un président se limite à la question de combien d'argent l'on peut gagner, ou de la pertinence de la construction d'un gazoduc. Ce n'est que par un mouvement volontaire de modération de nos passions, sereine et acceptée par nous, que l'humanité peut s'élever au-dessus du courant de matérialisme qui emprisonne le monde.

Quand bien même nous serait épargné d'être détruits par la guerre, notre vie doit changer si elle ne veut pas périr par sa propre faute. Nous ne pouvons nous dispenser de rappeler ce qu'est fondamentalement la vie, la société. Est-ce vrai que l'homme est au-dessus de tout ? N'y a-t-il aucun esprit supérieur au-dessus de lui ? Les activités humaines et sociales peuvent-elles légitimement être réglées par la seule expansion matérielle ? A-t-on le droit de promouvoir cette expansion au détriment de l'intégrité de notre vie spirituelle ?

Si le monde ne touche pas à sa fin, il a atteint une étape décisive dans son histoire, semblable en importance au tournant qui a conduit du Moyen-âge à la Renaissance. Cela va requérir de nous un embrasement spirituel. Il nous faudra nous hisser à une nouvelle hauteur de vue, à une nouvelle conception de la vie, où notre nature physique ne sera pas maudite, comme elle a pu l'être au Moyen-âge, mais, ce qui est bien plus important, où notre être spirituel ne sera pas non plus piétiné, comme il le fut à l'ère moderne.

Notre ascension nous mène à une nouvelle étape anthropologique. Nous n'avons pas d'autre choix que de monter ... toujours plus haut."

Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du courage, Harvard, 8 juin 1978

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30 décembre 2023 6 30 /12 /décembre /2023 00:13

"Des arbres massacrés. Des maisons surgissent. Des gueules, des gueules partout. L'homme s'étend. L'homme est le cancer de la terre."

De l'inconvénient d'être né
Emil Cioran


Villeneuve-de-la-Raho : Nouvelles Traditions Catalanes sous l'Œil Bienveillant du Golf https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/afin-preserver-eau-dites-golf-villeneuve/204761

En cette période de sécheresse, où l'eau se fait rare comme un billet de loterie gagnant, le Pays Catalan s'apprête à dévoiler ses nouvelles traditions. Oubliez les moulins à vent et les processions de la Saint-Jean, car la nouvelle norme, c'est de construire des golfs et des résidences de standing sous le chaud soleil méditerranéen. Et qui a dit que la sécheresse devrait entraver notre soif de projets grandioses ?

Alors que M. Le préfet parle d'arbitrages et de limitation de la consommation d'eau, nous, citoyens éclairés, avons déjà tranché : priorité aux agriculteurs ! Mais les projets énergivores en eau, tels que les parcs aquatiques et les golfs, semblent avoir trouvé une source intarissable.

Parlons justement du golf de Villeneuve-de-la-Raho, le projet qui fait des vagues (non, pas d'eau, bien sûr). Malgré la pénurie qui sévit, il semble que la pression immobilière ait décidé de faire une belle petite partie de golf avec l'intérêt commun. Qui a besoin d'eau quand on peut arroser les fairways avec des billets ?

Revenons à la raison (ou ce qu'il en reste) avec une pétition qui réclame l'abandon de ce projet irresponsable. Pourquoi, demandez-vous ?

  1. Parce que l'eau, c'est précieux : Et les golfs, avouons-le, sont de véritables puits à eau. Mais bon, qui se soucie de ces détails quand on peut envisager un superbe parcours de 18 trous ?
  2. Parce qu'on a déjà deux golfs à proximité : Montescot et Saint-Cyprien, c'est comme avoir deux McDonald's côte à côte. À quoi bon ?
  3. Parce qu'on aime le béton : Un projet de golf sans un lotissement en bonus, c'est comme un cocktail sans glaçons. C'est juste moins fun.
  4. Parce que les emplois promis : Comme les licornes, tout le monde en parle, mais personne ne les a vus. On se souvient encore de la destruction de l'hôtel de Saint-Cyprien, une tragédie sans Oscar.
  5. Parce que l'expropriation, c'est chic : Certains habitants vont perdre leur chez-soi pour un golf. L'urbanisme moderne, quoi.

Alors, M. Le Préfet, au nom de la raison et de l'écologie, il est temps de rappeler à l'ordre la mairie de Villeneuve-de-la-Raho. Abandonnons cette folie et préservons ce qu'il reste de notre eau, de notre bon sens, et de nos fairways encore verts. Le golf, c'est bien, mais l'eau, c'est mieux !

La pétition

Le Pays Catalan subit une sécheresse qui va nous contraindre à limiter notre consommation. Chaque personne devra faire le nécessaire pour économiser l'eau !

https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/afin-preserver-eau-dites-golf-villeneuve/204761

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27 décembre 2023 3 27 /12 /décembre /2023 22:53

   "Le roi de France est le plus puissant prince de l'Europe. Il n'a point de mines d'or comme le roi d'Espagne son voisin; mais il a plus de richesses que lui, parce qu'il les tire de la vanité de ses sujets, plus inépuisable que les mines. On lui a vu entreprendre ou soutenir de grandes guerres, n'ayant d'autres fonds que des titres d'honneur à vendre; et, par un prodige de l'orgueil humain, ses troupes se trouvaient payées, ses places munies, et ses flottes équipées."


  "  D'ailleurs ce roi est un grand magicien: il exerce son empire sur l'esprit même de ses sujets; il les fait penser comme il veut. S'il n'a qu'un million d'écus dans son trésor et qu'il en ait besoin de deux, il n'a qu'à leur persuader qu'un écu en vaut deux, et ils le croient. S'il a une guerre difficile à soutenir, et qu'il n'ait point d'argent, il n'a qu'à leur mettre dans la tête qu'un morceau de papier est de l'argent, et ils en sont aussitôt convaincus. Il va même jusqu'à leur faire croire qu'il les guérit de toutes sortes de maux en les touchant, tant est grande la force et la puissance qu'il a sur les esprits."

Lettre XXIV. Rica à Ibben. À Smyrne.
Les embarras de Paris. Critique de la monarchie française et du pape. "Lettres persanes" Montesquieu

http://expositions.bnf.fr/montesquieu/lettres-persanes/extraits/lettre-24.htm

Pour les fêtes à Perpignan, la fête est partout (Perpignan est une fête...) défilés de Noël, feux d'artifices et même au dernier conseil municipal où l'adjoint à la culture André Bonet, s'est livré à un étrange spectacle face à l'opposant Bruno Nougayreide médusé, voir stupéfait de l'incongruité du moment:moment mélangeant à la fois fausses flateries, menaces, intimidations,et accusations sans preuves, de ce qui aurait été déjà déplacé de faire sous le sot privée . Dans un monde normal, cela aurait dû faire scandale http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2023/12/perpignan-agression-verbale-et-attaques-personnelles-d-andre-bonet-contre-l-opposant-bruno-nougayrede-tension-au-conseil-municipal.html .

Mais la "presque" locale ne semble pas avoir relevée ce moment pourtant filmé en direct sous l'assentiment étonnant du maire Louis Aliot qui connaissait en amont le contenu de l'intervention de son adjoint ! 

 Louis Aliot semble tout passer à "son ami André" il lui excuse et passe tout : ne semblant pas comprendre les successives mises en danger du maire dont il est l'auteur ! Par ricochet, c'est Marine le Pen par effet domino, qui risque la chute par futur scandale interposé !

Mais que peux se raconter Louis Aliot à lui-même pour justifier les "frasques" de son adjoint à la culture André Bonet et ses promesses non tenues ?

Une tentative de la part de rédaction l'archipel contre attaque de réponse:

 

Portrait d'un Trafiquant d'Excuses : Maître en Manipulation et en Rhétorique

Nom de Code : L'Artisan des Alibis, Louis Aliot est-il celui-ci à l'insu de son plein gré (ou de force majeur)

Dans les coulisses de la politique, un personnage singulier émerge : le trafiquant d'excuses. Maître en manipulation et en rhétorique, il prospère en fournissant des justifications toutes faites aux politiciens en mal d'explications. Plongeons dans le monde fascinant de cet "Artisan des Alibis".

Méthodes Expertes

L'Artisan des Alibis excelle dans l'art de la tromperie verbale. Ses méthodes sont aussi variées que ses excuses. Des déclarations sibyllines, des expressions équivoques, ou encore des récits élaborés, il manie la langue avec une précision chirurgicale pour brouiller les pistes.

Produits Diversifiés

Son catalogue d'excuses est aussi vaste que l'imagination humaine. Des classiques "Problèmes techniques indépendants de notre volonté" aux infaillibles "Engagements non tenus en raison de circonstances imprévues", chaque excuse est minutieusement élaborée pour sembler plausible sans jamais l'être réellement.

Publicité Savamment Orchestrée

L'Artisan des Alibis ne ménage pas ses efforts en matière de publicité. Des slogans accrocheurs tels que "Échappez à la responsabilité avec nos excuses sur mesure" ou "Faites de grandes promesses, nous avons l'excuse parfaite en cas d'échec" résonnent dans les couloirs du pouvoir.

Formations pour le Personnel Politique

C'est dans des formations secrètes que l'Artisan des Alibis partage son savoir. Les politiciens avides de se perfectionner dans l'art de l'esquive peuvent participer à des ateliers tels que "Comment détourner une question avec élégance" ou "Les pleurs convaincants : une arme redoutable".

Un Maillon Clé dans le Monde Politique

Les politiciens, jadis désemparés face à leurs échecs, ont trouvé en l'Artisan des Alibis un allié inestimable. Ils peuvent désormais affronter les médias et l'opinion publique armés d'excuses sur mesure, soigneusement conçues pour atténuer toute responsabilité.

Crainte et Respect

Cet individu mystérieux inspire à la fois crainte et respect dans les coulisses du pouvoir. Sa capacité à transformer les échecs en opportunités politiques en fait un acteur clé de la scène politique contemporaine, où la gestion des apparences prend parfois le pas sur la vérité.

En somme, l'Artisan des Alibis prospère dans le marché des faux-semblants, où les excuses sont des marchandises précieuses, et la manipulation, une monnaie courante.

 

Perpignan: en route pour les fêtes avec le magicien Louis Aliot et son insistant André Bonet! par Nicolas Caudeville
Perpignan: en route pour les fêtes avec le magicien Louis Aliot et son insistant André Bonet! par Nicolas Caudeville
Perpignan: en route pour les fêtes avec le magicien Louis Aliot et son insistant André Bonet! par Nicolas Caudeville
Perpignan: en route pour les fêtes avec le magicien Louis Aliot et son insistant André Bonet! par Nicolas Caudeville
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Perpignan: en route pour les fêtes avec le magicien Louis Aliot et son insistant André Bonet! par Nicolas Caudeville

Voir aussi:

 

Guide de l'Aliénation Volontaire : Un Voyage Facultatif dans le Labyrinthe de la Soumission! par Léo Sacher

http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2023/12/guide-de-l-alienation-volontaire-un-voyage-facultatif-dans-le-labyrinthe-de-la-soumission-par-leo-sacher.html

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20 décembre 2023 3 20 /12 /décembre /2023 17:40

 

Perpignan, 19 décembre 2023 — La quiétude du dernier Conseil Municipal de l'année à Perpignan a été violemment perturbée par un échange houleux entre Bruno Nougayrède http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2023/10/perpignan/bruno-nougayrede-un-engagement-actif-pour-la-collectivite-portrait-d-un-conseiller-municipal-et-communautaire-devoue-interviewpar-nicolas-caudeville.html, élu d'opposition, et André Bonnet, adjoint à la culture dans la majorité municipale dirigée par Louis Aliot.

L'Attaque Injustifiée d'André Bonnet

Alors que la tradition veut que ce dernier conseil de l'année soit empreint de calme et de réflexion, André Bonnet a pris la parole hors du contexte des sujets à l'ordre du jour. Dès le début de son intervention, il a choisi de s'exprimer sur un ton acerbe envers Bruno Nougayrède.

L'adjoint à la culture a lu un texte où, sous couvert d'une fausse éloge, il a délivré une série d'accusations à l'encontre de Nougayrède, touchant à sa vie professionnelle, ses activités privées, et même celles de sa famille. Une attaque personnelle déplacée et sans fondement, selon les témoins présents.

Réaction Ferme de Bruno Nougayrède

Face à ces attaques injustifiées, Bruno Nougayrède a réagi avec fermeté : "Je ne céderai ni à la traque ni aux intimidations de la majorité municipale." Une déclaration qui a souligné la détermination de l'élu d'opposition face à ce qu'il considère comme des méthodes d'intimidation.

Réprobation de l'Opposition : Retrait des Délégations Demandé

Christine Gavalda-Moulenat, élue municipale d'opposition, a fermement condamné ces méthodes, les qualifiant "d'indignes du mandat d'élu de la République". Elle a appelé le maire, Louis Aliot, à retirer immédiatement les délégations d'André Bonnet, estimant que de telles manœuvres ne pouvaient être cautionnées au sein de la mairie.

Vers une Possible Action en Justice ?

Si Bruno Nougayrède a évoqué la possibilité d'une action en justice en réponse à ces accusations non fondées, cela pourrait bien être une affaire à suivre dans les semaines à venir. L'incident soulève des questions sur l'éthique dans la politique locale et la responsabilité des élus envers leurs pairs.

Affaire à suivre...

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18 décembre 2023 1 18 /12 /décembre /2023 16:48

« Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ».

Cette citation du grand reporter français Albert Londres (1884-1932),

Dans un monde où les réseaux sociaux dictent souvent notre consommation d'informations, il est essentiel de rappeler que derrière chaque article, il y a des journalistes dévoués qui ne vivent pas uniquement de Likes et d'eau fraîche. Les sites d'informations indépendants, souvent éclipsés par les gros titres des médias traditionnels, méritent une attention particulière.

1. La Réalité Économique des Journalistes Indépendants :

Contrairement à l'idée répandue que les journalistes vivent d'amour et de clics, la vérité est beaucoup plus complexe. Les journalistes indépendants, en particulier, dépendent de leur travail pour subvenir à leurs besoins. Ils ne peuvent pas survivre uniquement grâce à la popularité d'un article sur les réseaux sociaux. La réalité économique exige une rémunération équitable pour leur travail acharné.

2. Le Piège des Titres sur les Réseaux Sociaux :

Les réseaux sociaux sont souvent le premier contact avec une information. Cependant, se limiter aux titres peut conduire à une compréhension tronquée des faits. Les journalistes indépendants investissent du temps et des ressources pour fournir des analyses approfondies et des perspectives équilibrées. Lire les articles dans leur intégralité permet une compréhension plus nuancée et informée.

3. Soutenir la Diversité de l'Information :

Les sites d'informations indépendants enrichissent le paysage médiatique en proposant des angles et des sujets souvent négligés par les grands médias. Soutenir ces journalistes, c'est encourager la diversité de l'information, essentielle pour une société bien informée.

4. Un Acte de Résistance contre la Désinformation :

Face à la montée de la désinformation, la promotion de la presse indépendante est un acte de résistance. Les journalistes indépendants, soucieux de l'éthique et de la véracité, sont des remparts contre la propagation de fausses nouvelles. Les soutenir, c'est contribuer à la santé démocratique de notre société.

5. Construire un Écosystème Médiatique Durable :

Pour garantir un journalisme de qualité à long terme, il est impératif de construire un écosystème médiatique durable. Cela signifie que les lecteurs doivent reconnaître la valeur des informations fiables et être prêts à soutenir financièrement les médias indépendants.

En concluture, les journalistes indépendants jouent un rôle crucial dans la préservation d'une information de qualité. Alors, au lieu de simplement cliquer sur "J'aime", engagez-vous à lire, partager et soutenir financièrement les journalistes indépendants. Ce n'est qu'ainsi que nous pouvons garantir un accès continu à une information fiable et équilibrée.

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15 décembre 2023 5 15 /12 /décembre /2023 16:07

Les chiffres parlent d'eux-mêmes, et Perpignan se retrouve en tête du classement peu enviable des centres-villes les plus sinistrés en France, selon une étude de Marianne publiée le 5 décembre 2023. Avec un taux de vacance commerciale estimé à 16,4%, la cité catalane dépasse les autres villes de plus de 100 000 habitants en termes de fermetures de commerces.

Une Défense Évasive de la Mairie

Face à cette réalité, la réaction de la Mairie, par le biais de Frédéric Guillaumon, adjoint au maire en charge du commerce, est caractéristique. Contestant les chiffres, Guillaumon affirme que les données datent de plus de deux ans. Une période pendant laquelle, selon lui, de nombreuses vitrines du centre-ville ont retrouvé vie. Un argument qui peut sembler déconnecté de la situation actuelle.

Vers une Banalisation des Fermetures

Bien que l'élu prétende que la dynamique récente a inversé la tendance, il ne peut ignorer la réalité persistante de fermetures de commerces. Les enseignes de prêt-à-porter et les magasins d'équipements sont particulièrement touchés, plongeant dans une chute libre que Frédéric Guillaumon attribue en partie à la réduction du pouvoir d'achat.

Les "Concept-Stores" et le Starbucks : Solutions ou Illusions ?

La Mairie pointe du doigt l'ouverture de nouveaux établissements, citant l'exemple du premier Starbucks de la ville installé Quai Vauban en juin dernier. Cependant, l'effervescence provoquée par cet événement ne doit pas masquer la réalité plus large. L'arrivée d'un Starbucks peut certes créer un engouement temporaire, mais est-ce une solution durable face à une crise économique qui perdure ?

Quand la Réalité Dépasse les Chiffres Officiels

Au-delà des pourcentages contestés, la réalité est celle d'un centre-ville qui se débat. Les défilés de Noël à 40 000 euros ne suffiront pas à masquer les difficultés économiques persistantes. Perpignan doit faire face à la nécessité d'une véritable stratégie, au-delà des chiffres avancés par la Mairie. Car à trop vouloir nier les faits, on risque de se perdre dans une mise en scène qui ne fait que retarder l'inévitable. La ville mérite mieux que des déclarations d'intention.

Jean-Louis Eldin avait rencontré Louis Aliot candidat, Jean-Louis Eldin était en direct pour l'archipel contre attaque de chez David Tranchecoste pour parler de dynamisation du centre-ville de Perpignan, d'implantation de commerces... après son élection le maire n'a pas donné suite à cette rencontre

Jean-Louis Eldin avait rencontré Louis Aliot candidat, Jean-Louis Eldin était en direct pour l'archipel contre attaque de chez David Tranchecoste pour parler de dynamisation du centre-ville de Perpignan, d'implantation de commerces... après son élection le maire n'a pas donné suite à cette rencontre

 Perpignan en Tête du Classement des Villes Sinistrées : Les Réalités Ignorées  Par Robert Dainar
 Perpignan en Tête du Classement des Villes Sinistrées : Les Réalités Ignorées  Par Robert Dainar
 Perpignan en Tête du Classement des Villes Sinistrées : Les Réalités Ignorées  Par Robert Dainar
 Perpignan en Tête du Classement des Villes Sinistrées : Les Réalités Ignorées  Par Robert Dainar

Voir aussi:

 

Perpignan: la longueur des traveaux du centre ville, ne sont pas source de chaos, puisque le réel n'a pas eu lieu! Un tuto à monter soi-même... par Georges Hors-worst

http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2023/07/perpignan-la-longueur-des-traveaux-du-centre-ville-ne-sont-pas-source-de-chaos-puisque-le-reel-n-a-pas-eu-lieu-un-tuto-a-monter-soi-meme.par-georges-hors-worst.html

 

2017 Perpignan: quand les travaux permanents contribuent à l'achévement des commerces et du bien vivre au centre ville! par Nicolas Caudeville

http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2017/05/perpignan-quand-les-travaux-permanent-contribuent-a-l-achevement-des-commerces-et-du-bien-vivre-au-centre-ville-par-nicolas-caudevil

 

2014 Perpignan: les commerçants du centre ville manifestent devant et contre le chantier du "Carré d'or"! interview Steve Golliot_Villers par Nicolas Caudeville

http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/perpignan-les-commercants-du-centre-ville-manifestent-devant-et-contre-le-chantier-du-carre-d-or-interview-steve-golliot-villers-par

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14 décembre 2023 4 14 /12 /décembre /2023 17:01

Le Zéro et l'Infini d'Arthur Koestler : Le "Wokisme" comme Signe des Temps

"Ecrit de 1938 à 1940, paru en France dès 1945, Le Zéro et l’Infini est un des grands « classiques » du xxe siècle, ainsi qu’un best-seller mondial.
Inspiré des grands procès de Moscou, le roman raconte l’itinéraire d’un responsable communiste, Roubachof, jeté en prison et jugé, bien qu’il eût été lui-même un « épurateur ».
Par-delà ce thème, l’écrivain dresse un réquisitoire contre les dictatures et le système totalitaire pour lesquels l’homme n’est rien, un zéro face à la collectivité, alors que l’humanisme voit en lui, au contraire, un infini.
Le Zéro et l’Infini est une de ces œuvres dont le temps n’abolit pas la portée." https://www.livredepoche.com/livre/le-zero-et-linfini-9782253003410

Arthur Koestler, dans son ouvrage "Le Zéro et l'Infini", dévoile les mécanismes du totalitarisme du XXe siècle. Toutefois, ses analyses résonnent étrangement avec les défis contemporains, annonçant un nouveau trait de notre époque : le "wokisme". Cette idéologie, souvent associée à une perte des valeurs et à un retour des "commissaires politiques", semble émerger comme un signe des temps dans la phase tardive du capitalisme.

Koestler, observateur averti des dérives idéologiques, met en lumière les mécanismes qui mènent à la suppression de la liberté individuelle au nom d'une idéologie unique.

Si le totalitarisme du siècle dernier avait ses commissaires politiques et ses gardiens de l'orthodoxie idéologique, le "wokisme" contemporain peut être perçu comme son héritier, avec ses propres gardiens de la morale.

Le "wokisme", dérivé de l'anglais "woke" signifiant "éveillé", se manifeste par une volonté de promouvoir la justice sociale et l'égalité.

Cependant, la question se pose : jusqu'à quel point cette quête de justice peut-elle basculer dans l'intolérance idéologique, rappelant les travers du totalitarisme dépeints par Koestler ?

Dans une époque où la dénonciation publique sur les réseaux sociaux peut avoir des conséquences dévastatrices, où le débat d'idées semble parfois censuré au nom de la sensibilité, on peut s'interroger sur le parallèle entre les "commissaires politiques" du passé et les gardiens de la morale contemporains.

Koestler mettait en garde contre l'instrumentalisation de l'idéologie au détriment de la liberté individuelle. Aujourd'hui, le "wokisme" soulève des questions similaires. Est-ce que la recherche de l'égalité peut glisser dans l'uniformité de la pensée ? Les individus sont-ils de plus en plus contraints de se conformer à une orthodoxie idéologique, de peur des conséquences sociales ?

Le débat sur le "wokisme" et ses implications n'est pas simplement une querelle intellectuelle, mais un reflet de la tension au cœur de notre société.

Là où Koestler dénonçait le totalitarisme, nous pouvons voir dans le "wokisme" une manifestation contemporaine qui soulève des inquiétudes similaires.

En conclu.inclusion, le "wokisme" émerge comme un signe des temps, portant en lui les défis et les dilemmes d'une époque en transition. En revisitant les avertissements de Koestler, nous sommes invités à questionner la manière dont les idéologies contemporaines influent sur la liberté individuelle et à rester vigilants face à toute tendance à ériger de nouveaux "commissaires politiques" au nom d'une morale supérieure.

Dialogue Imaginaire avec Arthur Koestler (Roubachof) sur le "Wokisme" et les Signes des Temps

Le décor est une petite pièce où Arthur Koestler, interprétant son personnage Roubachof du roman "Le Zéro et l'Infini", se retrouve dans une discussion fictive sur les échos de son œuvre dans le monde contemporain.

Arthur Koestler (Roubachof) : Assis ici, entre ces murs imaginaires, je ne peux m'empêcher de me remémorer les interrogatoires de mon personnage dans les cellules du Kremlin.

Arthur Koestler (lui-même) : C'est fascinant comment ces thèmes résonnent toujours aujourd'hui. Le "wokisme" semble être devenu une nouvelle idéologie à laquelle on doit prêter allégeance.

Roubachof : (sourire ironique) Le camarade Rubashov, jeté en prison pour ses propres crimes, est devenu une sorte de prophète. Mais quelle ironie que le "wokisme" soit devenu le nouveau manuel du "bien-penser".

Arthur Koestler : Là où nous dénoncions les purges idéologiques, voilà que le "wokisme" impose ses propres normes, une nouvelle orthodoxie qui condamne ceux qui ne suivent pas le dogme.

Roubachof : (soupire) C'est la tragédie répétée de l'histoire. Les idéologies changent, mais la tendance à ériger des "commissaires politiques" reste.

Arthur Koestler : Les "gardes rouges" d'hier semblent avoir trouvé leur équivalent dans les "guerriers de la justice sociale". Les noms changent, mais le résultat est le même : la pensée uniforme.

Roubachof : (amèrement) Autrefois, je me croyais investi d'une mission noble. L'éradication des ennemis du peuple, des "ennemis de classe". Mais c'était une illusion.

Arthur Koestler : Le pouvoir corrompt, et les idéologies, même les plus nobles en apparence, peuvent devenir des instruments de répression.

Roubachof : (regardant autour) Ces murs, même imaginaires, portent le poids des confessions forcées. Des aveux arrachés dans l'ombre au nom d'une vérité unique.

Arthur Koestler : Le "wokisme" impose sa propre forme de justice, où la dénonciation et la cancel culture deviennent des armes redoutables.

Roubachof : (avec un sourire ironique) L'ordre moral n'a pas disparu, il a simplement revêtu un nouveau masque. Les "commissaires politiques" d'aujourd'hui utilisent les réseaux sociaux au lieu des cellules d'interrogatoire.

Arthur Koestler : L'histoire bégaie, mon ami. Mais il appartient à ceux qui observent et réfléchissent de rompre ce cycle perpétuel.

Roubachof : (regardant vers l'horizon) Peut-être, mais il semble que la lutte pour préserver la liberté individuelle soit éternelle.

Arthur Koestler : (souriant) Alors continuons à écrire, à dénoncer, à questionner. Peut-être qu'un jour, les "commissaires politiques" n'auront plus de terrain fertile où semer leurs idéologies totalitaires.

Le dialogue fictif se termine, laissant planer l'ombre des interrogations et des avertissements de Koestler sur le monde actuel.

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13 décembre 2023 3 13 /12 /décembre /2023 16:16

 


"Sur Twitter via @Cdenquete. Chaque semaine, le magazine propose un sujet de société, proche de l'actualité. Le thème, traité en profondeur, est décliné sous des angles multiples pour une compréhension globale des phénomènes et des enjeux qui y sont associés. Des reportages, des enquêtes et des témoignages alimentent l'émission, tournée en extérieur, sur des lieux en rapport avec le sujet, souvent controversé. En plateau, plusieurs invités font part de leurs analyses et commentaires, de manière à éclairer le téléspectateur." nous annonce la page de l'émission.

Que la bête meure! Après Cyril Announa, l'émission de la chaîne publique France 2 nous livre encore un monstre en pâture pour retenter le buzz !

La structure d'enquête est à charge, le but final est la condamnation publique! "Regardez comme il est méchant !" Semble-t-on nous dire ? Le sous-jacent du discours est la condamnation, et l'exil de la vie publique de la personne qu'on a désigné à la vindicte ! 

L'émission en sous texte, nous dit : "qu'on a bien raison de dénoncer le mal blanc de plus de 50 ans !" Pro Poutine en plus : c'est du "phéminisme de solution", comme il y a du journalisme du même nom ! Il faut toujours écraser l'infâme comme disait Voltaire...

Mais interrogeons nous, est-ce la faute de Depardieu, si nous payons si cher notre électricité, s'il y a "anflation" dans le panier de la ménagère, à tel point que ça commence franchement le "renflement brun" au point de "dilater" au maximum , le trou dans notre pouvoir d'achat (source le ministère de l'Économie, celle en col roulé.)?

Alors finalement, peu importe Depardieu, c'est à la charge de la justice de le condamner, pas à l'opinion publique (parce qu'elle est volatile, on peut bien la plumer !) . 

Mais en période de disette du citoyen, il est utile de donner à manger (symboliquement) la carcasse d'un ogre ! Une autre manière de dire : " les Français n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche !"

 

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13 décembre 2023 3 13 /12 /décembre /2023 13:55

Michel Lloubes, (journaliste de l'indépendant jubilé) revient sur l'acquisition d'une copie d'un portrait de Louis 14 par la ville de Perpignan, alors qu'en mai dernier, elle ratait la vente d'un autoportait de Rigaudhttp://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2023/05/un-autoportrait-de-hyacinthe-rigaud-a-vendre-aux-encheres-a-paris-louis-aliot-sera-t-il-acquereur-pour-le-musee-par-nicolas-caudeville.html. En janvier 1702, Louis XIV reçoit le tableau et en fait "une image de diffusion pour asseoir la position du monarque tout-puissant" nous explique Pascale Picard, la directrice du musée d'art Hyacinthe Rigaud.
Cette oeuvre a été reproduite une cinquantaine de fois par la suite pour le roi.
Un des portraits officiels de Louis XIV
En tout, 52.500 euros ont été déboursés par le musée de Perpignan pour acquérir l'une des répliques, grâce au fonds du patrimoine du ministère de la culture (15.000€), aux Amis du musée (10.000€) et à la Ville de Perpignan qui a financé le montant restant. 

D'UN LOUIS A L'AUTRE 
Une bonne question que certains perpignanais se posent : 
Le "Louis XIV en costume de sacre", copie née de père inconnu a-t-il été acquis pour enrichir les collections du musée Rigaud, ou pour enrichir les rêves  monarchistes  de certains conseillers municipaux, voire de prêtres en cathédrale ? 
Les deux certainement. C’est ce qui s’appelle joindre le  politiquement utile à l’agréable d’un rond de jambe, certes légèrement luxée*, mais avec tant de grâce…

LOUIS XIV ETAIT-IL BOITEUX ?  
Etrange interrogation très récemment émise pas certains visiteurs lors du dévoilement de la copie du célébrissime "Louis XIV en costume de sacre", au Musée Rigaud de Perpignan la rayonnante : Louis XIV claudiquait-il ? 
Officiellement, Non, selon ses biographes parisiens et compétents, et comme aussi l'atteste  le portrait très officiel de Rigaud, (à Versailles) montrant le joli jeu de jambes du Roi soleil. 
En revanche, Oui, selon la copie ( de qui ? ) acquise au prix très raisonnable de 52 000 euros par le musée Rigaud (chez Christie's), attestestant d'une légère malformation au niveau du genou droit, avec retrécissement évident sous ce dernier. Pathologie qui aurait dû entrainer une certaine claudication voire une claudication certaine. 
Quel tableau porte la vérité ? La France doit savoir,disait un célèbre journaliste déchu, , sommes-nous à l'aube d'une polémique nationale ?

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10 décembre 2023 7 10 /12 /décembre /2023 21:02

Arthur : Quelle est la plus grande vertu dans la chevalerie ? Courage, compassion, loyauté, humilité ? Quelle est ta réponse, Merlin ?
Merlin : La plus grande ? Ces vertus se mêlent comme les métaux dont le mélange fait une bonne épée.
Arthur : Pas de poésie, réponds clairement. Quelle est-elle ?
Merlin : Je vais te le dire. La vérité. Voilà oui, il faut la vérité avant toute chose. Quand un homme ment, c'est une part de notre monde qu'il assassine.

Nigel Terry et Nicol Williamson, Excalibur (1981), écrit par Rospo Pallenberg et John Boorman

L'Honnêteté comme Arme Subversive : Une Lueur dans les Ténèbres de l'Usurpation

Dans le tumulte d'une société en mutation perpétuelle, où les piliers anciens semblent s'effondrer sous le poids des changements, une question se profile telle une étoile solitaire dans la nuit éthique : l'honnêteté, une vertu en voie d'extinction, peut-elle devenir la valeur la plus subversive ?

George Bernanos, le visionnaire des consciences http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2023/11/l-ecrivain-george-bernanos-visionnaire-punch-liner-de-l-existence-par-robert-dainar.html, nous a légué une pensée taillée dans l'acier de la lucidité. Dans un monde où les certitudes vacillent et où l'authenticité semble de plus en plus rare, l'honnêteté devient une lueur précieuse, une flamme qui résiste aux vents perfides de l'usurpation.

L'honnêteté, arme subversive par excellence, se dresse telle une forteresse imprenable contre les voleurs d'intégrité, les imposteurs qui se drapent de faux semblants.

Elle devient le reflet clair dans le miroir déformant d'une époque où les valeurs ont été ébranlées jusqu'à l'essence.

Bernanos aurait certainement proclamé que dans un monde où les ténèbres menacent de tout engloutir, l'honnêteté est l'ail qui repousse les vampires de la tromperie. Elle devient une rébellion silencieuse contre la superficialité, une révolte intérieure contre la désintégration morale qui guette.

Face aux usurpateurs de vérité, ceux qui façonnent des masques pour dissimuler leur vacuité, l'honnêteté apparaît comme un acte de bravoure.

Elle n'est pas simplement l'absence de mensonge, mais un cri de résistance contre la tyrannie de la duplicité. Elle est une affirmation de soi, une déclaration audacieuse dans un monde où la vérité semble parfois une denrée rare.

Dans cette ère de relativisme moral, où chacun peut être son propre arbitre de la vérité, l'honnêteté devient une boussole. Elle offre une direction, un cap, dans un océan d'opinions changeantes. Elle se dresse, solide, là où les valeurs semblent éphémères.

L'honnêteté, loin d'être une relique du passé, devient ainsi la valeur la plus subversive.

Elle questionne, elle défie, elle dérange les faux prophètes qui prospèrent dans les brumes de la tromperie. Elle n'est pas simplement une norme morale, mais une révolution quotidienne contre l'assaut incessant des ombres.

En fin de compte, dans un monde qui semble souvent égaré dans des labyrinthes éthiques, l'honnêteté se révèle être la boussole qui guide à travers les tumultes.

Elle n'est pas simplement une valeur, mais un acte de résistance, un éclat de lumière dans la nuit des mensonges. Alors, brandissons l'honnêteté comme une arme subversive, comme une force rédemptrice qui peut purifier les eaux troubles de la duplicité.

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