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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 15:51
Opération écurie d'Augias à la mairie de Perpignan!
Opération écurie d'Augias à la mairie de Perpignan!

Un jour un collaborateur du général de Gaulle lui dit "mort aux cons"! Le général lui répondit alors "vaste programme"

Nettoyer Perpignan, vaste programme ! ! !
Les élèves des Beaux Arts ont symboliquement donné le coup de brosse dont la ville aurait bien besoin pour se sortir de sa condition de ville morte, que ce soit économiquement, culturellement, sportivement ou politiquement parlant.
Maintenant, c'est à l'ensemble des perpignanais de prendre conscience que leur ville tombe en ruines de par la volonté des dirigeants pour qui la politique du "Après moi le déluge" est l'unique ligne de (mauvaise) conduite !
Un grand coup de balai est nécessaire rapidement, mais pour cela il faut que des jeunes s'impliquent, et c'est là la problématique réelle du moment, car les dirigeants en place le sont depuis des dizaines d'années et ne feront rien pour changer un système qui les nourrit grassement à ne rien faire d'autre que ce qui est bon pour eux mêmes au mépris total des gens qui les ont mis à ces postes pour qu'ils s'occupent de la Ville et pas de leurs intérêts personnels !

Voir aussi:

Perpignan: les beaux arts contre attaque/un manifeste et un blog! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/05/perpignan-les-beaux-arts-contre-attaque-un-manifeste-et-un-blog-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan: l'école d'art toujours sans directeur! Interview Jorg Bader et Enrique Fontanilles par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/05/perpignan-l-ecole-d-art-toujours-sans-directeur-interview-jorg-bader-et-enrique-fontanilles-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan: les étudiants occupent l'école d'art depuis hier! interview Josep Maria Martin par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/05/perpignan-les-etudiants-occupent-l-ecole-d-art-depuis-hier-interview-josep-maria-martin-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan/école des beaux-arts: le service action, nettoyage à la mairie de Perpignan!
Perpignan/école des beaux-arts: le service action, nettoyage à la mairie de Perpignan!
Perpignan/école des beaux-arts: le service action, nettoyage à la mairie de Perpignan!
Perpignan/école des beaux-arts: le service action, nettoyage à la mairie de Perpignan!
Perpignan/école des beaux-arts: le service action, nettoyage à la mairie de Perpignan!
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:07
Perpignan:Jean-Marc Pujol, un maire qui travaille la ville en bon père de famille,patrie....
Perpignan:Jean-Marc Pujol, un maire qui travaille la ville en bon père de famille,patrie....

"Je suis très inquiet pour l’avenir de cette ville exceptionnelle qu’est Barcelone." Dans un des derniers articles de son blog "officiel" (faut croire qu'il y a des contrefaçons) ,le maire de Perpignan s'inquiète :"après les élections locales qui ont eu lieu dimanche dernier 24 mai, aucune majorité stable ne se dégage. Le pouvoir, quel qu’il soit, va devoir trouver un compromis pour pouvoir gouverner. " Lui, n'aime pas le compromis (la compromission, je ne sais pas) . Il aime le pouvoir pur, ne pas s'encombrer de discussion (voir le cas de l'école des beaux arts) ou d'alliance avec des moins qualifiés que lui (voir le sort qu'il a fait à Romain Grau http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/05/perpignan-ou-sont-passees-les-delegations-renforcees-de-romain-grau-par-nicolas-caudeville.html et à l'héritage alduyste). Ha régner sans partage!

Déjà à Perpignan, cela serait humiliant, mais une grande ville comme Barcelone!

"Le maire sortant, M. Trias (et avant lui M. Maragall), qui a fait de Barcelone l’une des villes comptant parmi les plus belles et la plus avant-gardiste du monde, qui a contribué à faire du port de Barcelone un exemple de dynamisme qui rayonne dans tout le bassin méditerranéen et au-delà, n’est pas jugé sur ses réalisations mais uniquement sur un sentiment de rejet national visant les élites politiques "

Merde, salauds de pauvres, qui ne regardent pas au mérite du travail, mais au rejet de l'élite! Ils ne méritent pas la démocratie.

La démocratie, c'est l'infini, mis à la portée des caniches ( Désormais, non content d'aboyer: ils mordent!)

Ils rejettent l'élites! Que monsieur Pujol ne s'inquiètent pas. Ni ses réalisations, ni le fait qu'il appartienne à l'élite des experts comptables ne le mettent en danger!

"C’est, me semble-t-il, un vote populiste porteur de nuages et peut-être même d’orages qui s’installe dans le ciel de Barcelone. Car le mouvement Podemos n’aura que le choix entre la renonciation à ses promesses et la fuite en avant dans l’application d’un programme qui ne peut que ruiner la ville."

Lorsque des personnes font appellent au peuple, ils ont pour ceux qui ont l'habitude de gouverner sans eux des manières "populistes" . Parce que la vulgarité, c'est la manière dont se comportent les autres. Les pets qu'on fait on toujours bonne odeur, voire celle de la sainteté!

Podémos n'aura pas le choix que la renonciation à ses promesses...Jean-Marc Pujol lui à toujours fait comme ça, pas par incompétence.Mais que comme va s'en apercevoir le nouveau pouvoir à Barcelone, lorsqu'on réalise ses promesses, on est inéluctablement condamné au chaos!

Résumons les propos du pape de la gestion municipale, qui ignore l'existence du sur-moi, parle sans filtre: la démocratie, c'est bien si on continue de voter pour les maîtres, puisque de toutes manières, il est illusoire de faire le bonheur du peuple!

Vivement le retour de Franco en Espagne!

Voir aussi:

Jean-Marc Pujol, le peace-maker! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/07/jean-marc-pujol-le-peace-maker-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan: on a retrouvé le général Tapioca par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-perpignan-on-a-retrouve-le-general-tapioca-par-nicolas-caudeville-106306109.html

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 15:24
Comme disait Coluche!
Comme disait Coluche!

« La littérature n’est pas un monument, ça peut s’installer ou se dissiper, elle n’est pas faite pour être contemplée, elle est destinée à être habitée. Pourquoi pas un monument au fond, mais il faut alors qu’il tombe sur la tête du lecteur, faisant de lui une victime, d’une heure, d’un jour, ou d’une vie entière. On ne doit pas ressortir indemne d’un livre, mais tout cabossé, les plafonds vous sont tombés dessus, vous avez du papier peint autour du cou, des poutrelles en croix dans le dos, un sein de Diane chasseresse dépasse de votre poche, et vous tenez encore une de ses cuisses dans la main, plâtre et poussière vous font une gueule d’acteur de théâtre nô japonais, en enjambant des pierres chues, en escaladant des gravats, vous avez réussi à vous extirper du chantier de démolition. Vous y avez laissé des plumes, mais vous êtes sauf, cependant il vous faudra du temps avant d’ouvrir un nouveau livre, reprendre votre souffle, vous épousseter, vous interroger sur ce que vous avez vécu et ce qu’il est encore possible de lire après cette expérience.
Certains écrivains construisent des monuments, ce sont des maçons qui se mesurent à quelque chose qui les dépasse, qui empilent de la pierre de taille factice, en n’ayant le souci que de leur propre majesté. Or la littérature c’est plus léger que l’air, dès qu’elle aperçoit de la grandeur, elle fuit, s’évapore. La beauté d’un monument provient des ruines préfigurées. Les écrivains maçons, eux, posent directement des vestiges sur le papier.
Une statue de Shakespeare, en plâtre, trône sur leur bureau ainsi que le masque mortuaire de tartempion, de temps en temps ces écrivains lèvent les yeux sur l’Anglais célèbre ou sur le mort, occis dans le lit de sa maîtresse, par trop d’assauts à un trop grand âge, ou tué par des whiskys doubles, en se disant que finalement, il n’y a pas de quoi, qu’eux aussi, ma foi, dans certains cas, et d’ailleurs les lecteurs de qualité verront bien que… et ils se remettent à écrire, leur œuvre postiche, sous le regard des géants. »
Jamais la coupole n’avait autant ressemblé à un hospice de vieillards. Depuis un moment, on entendait des gémissements, puis ce furent des râles. Que lui prenait-il à cet écrivain de lire un discours de réception si arrogant ? Qui était-il ? Quel malheur d’avoir élu un slameur, une sorte de racaille, comme on les appelait ici ! On ne les y reprendrait plus. Les bicornes avaient volé, les insultes aussi. Les services de sécurité avaient évacué des académiciens verts de rage qui s’étaient fait dessus, ils circulaient maintenant dans les travées pour ramasser des immortels morts et empêcher certains, épée en main, de se faire hara-kiri.

Le tout meilleur d'Henri Lhéritier:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/henri%20lheritier/

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 14:57
 Minima Strategia par le théoricien Jordi Vidal

Un petit rappel historique de stratégie militaire.

Chacun peut y puiser et en faire un usage immédiat.

Lorsque Xénophon, le philosophe-stratège, nous instruit de ses victoires et de ses défaites, il nous force à reconsidérer la guerre moderne. Il annonce d’ailleurs Clausewitz quand il différencie, pour mieux les relier, la tactique et la stratégie. Son expérience du combat et de la pensée nous fait pressentir que la tactique est l’emploi des forces dans le combat pour atteindre la victoire, et la stratégie, l’emploi des victoires pour atteindre les objectifs de la guerre. Il préfigure Jomini lorsqu’il note que le chef, qui doit en savoir toujours plus, doit obtenir l’adhésion, le dévouement et l’obéissance de ses soldats par tous les moyens ; même s’il lui faut feindre et dissimuler pour atteindre la victoire. L’issue d’une bataille, puis de la guerre dépend selon Xénophon et Jomini du nombre d’hommes engagés, mais tout autant de leur courage et de leur savoir-faire technique. Une discipline et une cohésion sans faille doivent entretenir leur sentiment de supériorité combative, intellectuelle et morale. Si Xénophon accorde à ses soldats le droit de méditer sur son jugement, s’il les entretient de ses raisons et leur soumet les résultats qu’il pense atteindre, c’est, par une parfaite maîtrise de l’intelligence et de l’affectivité de ses troupes, pour obtenir une obéissance absolue. Être entretenu, même faussement, des raisons de leurs efforts justifie tous les sacrifices. Cette confiance aveugle détermine le choix d’une armée rapide, souple et disciplinée à la manœuvre.

Jomini en s’inspirant de la stratégie napoléonienne conseille de faire vivre l’armée sur le dos du pays à conquérir, alors que les généraux du XVIIIe siècle subordonnaient tout « au calcul des boulangeries ». Il est partisan de déplacements rapides portant la masse de l’armée sur « tous les points de sa ligne ». Il se fait l’avocat de l’offensive et préconise de faire preuve de la plus grande vigueur. Admiratif, il constate : « L’Empereur ne livrait pas bataille pour la gagner simplement ; mais bien pour achever l’anéantissement des corps organisés de l’ennemi ». Il fait dire à Napoléon : « Un général ordinaire se serait contenté à ma place de chercher à battre les ennemis, je portai mes vues plus haut : je résolus de les détruire. » Pour Jomini, le théoricien de la mobilité, une bonne armée doit avoir l’initiative du mouvement et combiner solidité et rapidité dans l’attaque. Sa tactique sera, selon le rapport des forces en présence, d’attaquer le point le plus faible ; d’attaquer les deux extrémités de la ligne ennemie ou de briser et disperser les troupes rivales par de fausses attaques. Pour qu’une telle tactique réussisse, il lui faut connaître les positions ennemies et avoir des troupes convaincues de leur bon droit et bien disciplinées.

Tel Maurice de Saxe encourageant la qualité plutôt que la quantité, Charles Ardant du Picq est favorable à l’armée de métier. Il se méfie « des armées de masse des démocraties » et préconise d’utiliser des « mercenaires, soit, et bien payés ». Il pense la stratégie militaire en termes de psychologie collective et conteste et critique les armées de masse de type napoléonien. Il leur préfère des armées de taille plus modeste, composées de troupes supérieurement entraînées et disciplinées qu’il oppose aux armées de masse « désordonnées ».

Pour Clauzewitz, le concept de la guerre est le mouvement de la violence pure, son absolu. Sa théorie de la guerre se fonde sur l’interprétation des résultats guerriers, mais n’ambitionne pas la réalisation de son concept. Le conflit guerrier, chez Clauzewitz, rentre nécessairement en contradiction avec le présupposé de sa violence, car son origine est subordonnée à la politique. Si l’intérêt politique instrumentalise la violence pure, il ne peut jamais s’y abandonner sous peine d’être emportée par elle. Clausewitz remarque : « Si la guerre appartient à la politique, elle prendra naturellement son caractère. Si la politique est grandiose et puissante, la guerre le sera aussi et pourra être poussée jusqu’aux sommets où elle revêt sa forme absolue. » Autrement dit, la guerre recherche la violence pure mais ne peut s’y maintenir durablement. Cette distinction entre guerre réelle et guerre absolue nous rappelle que la politique contemporaine, ou ce qu’il en reste, est réduite à l’essence de la guerre. Si le langage de l’économie, en tant que langage dominant, est un langage guerrier, c’est que l’économie contemporaine est une économie de guerre. Engels notait déjà, faisant référence à Clauzewitz que c’est au commerce que la guerre ressemblait le plus.

Sun Zi observe que la guerre est la voie de la vie et de la mort, celle qui mène à la survie ou à l’anéantissement, et qu’il est impossible de ne pas l’étudier. Il précise aussitôt que c’est l’art de duper. Celui qui peut doit faire croire qu’il ne peut pas. Celui qui est disposé à combattre doit faire croire qu’il ne l’est pas. Celui qui est proche doit faire croire qu’il est loin, et inversement. Sun Zi constate encore : si l’ennemi présente un intérêt, attirez-le ; s’il est dans le désarroi, emparez-vous en ; si l’ennemi est groupé, protégez-vous en ; s’il est puissant, fuyez ; s’il s’emporte, troublez-le ; s’il est vil, rendez-le arrogant; s’il se repose, harcelez-le ; s’il est uni, divisez-le. Sun Zi conseille d’attaquer l’ennemi lorsqu’il n’est pas prêt, et de tenter une sortie lorsqu’il ne s’y attend pas. Il conclut avec un art ou la subtilité le dispute au cynisme que si tout ceci augmente les chances de victoire du stratège, on ne peut rien dire à l’avance.

Cet art stratégique de la ruse s’attache aux concepts antithétiques tels qu’apparence et réalité, majorité et minorité, force et faiblesse, attaque frontale et guet-apens, avance et retraite. La déduction stratégique, héritière du rôle de l’intuition dans le discours philosophique chinois, est toujours opportuniste et se base sur le principe de non-contradiction, ou du moins sur un principe où la multi-contradiction impose un choix stratégique intégrant l’incertitude. Ce mode de raisonnement s’oriente vers la conduite d’actions indirectes et privilégie le dispositif médiatique de la désinformation qui attise la peste émotionnelle et organise l’agression psychologique (propre à la cyberguerre). Toute action de force est subordonnée à la victoire d’une première attaque indirecte. L’arrière plan logique d’une telle stratégie est de vaincre sans recourir à l’affrontement physique direct, en ménageant la vie des soldats sans pour autant se soucier de la vie des civils.

Parmi les stratagèmes « passifs » se détachent ceux qui dissimulent la réalité et ceux qui la simulent. Parmi les stratagèmes « actifs », ceux qui favorisent l’encerclement de l’ennemi, font prendre l’initiative et donnent un avantage. Cet art stratégique dissimule sa complexité sous une formulation d’une apparente simplicité dont la logique

sémantique renvoie à la pensée héraclitéenne. Elle masque dans la forme, et organise dans les faits, un art du commandement qui subordonne toute prise de décision à une intuition dynamique et complexe.

Assiéger Wei pour sauver Zhao.

Tuer avec un couteau emprunté.

Profiter d’un incendie pour commettre un vol.

Clameur à l’est, attaque à l’ouest.

Créer quelque chose à partir de rien.

Observer l’incendie sur la rive opposée.

Le prunier se dessèche à la place du pêcher.

Emprunter un cadavre pour le retour.

Pour saisir quelque chose, commencer par lâcher.

Jeter une brique pour gagner un morceau de jade.

Pour neutraliser une bande de brigands, capturer d’abord leur chef.

Voir aussi:

Perpignan: Jordi Vidal le directeur de la culture démissionne interview par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/07/perpignan-jordi-vidal-le-directeur-de-la-culture-demissionne-interview-par-nicolas-caudeville.html

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/07/perpignan-jordi-vidal-le-directeur-de-la-culture-demissionne-interview-par-nicolas-caudeville.html

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-jordi-vidal-la-societe-du-chaos-est-une-mise-en-scene-inverifiable-interview-partie-2-par-nicolas-111043196.html

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 10:11
Aujourd'hui à 18h  à la librairie Torcatis:" regard croisé Beziers-Perpignan / 10 ans après les émeutes
Aujourd'hui à 18h à la librairie Torcatis:" regard croisé Beziers-Perpignan / 10 ans après les émeutes

On y est, cela fait dix qu'il y a eu des émeutes ethniques à Perpignan. Un mois après, le village Potemkine qu'organisait Jean-Paul Alduy appelé "printemps de la fraternité".Alors qu'il se rêvait ministre de la ville.

Pourquoi, on en était arrivé là? Peut être parce qu'on avait pas su tenir compte de ce que nous disait Alain Tarrius dans son livre "Fin de siècle incertaine à Perpignan: Drogues, pauvreté, communautés d'étrangers, jeunes sans emplois, et renouveau des civilités dans une ville moyenne française 1999"

Tout y était décrit:"Trois recherches, menées de Perpignan à Barcelone par le sociologue Alain Tarrius : La crise de la communauté Gitane catalane à partir des commerces et usages de l'héroïne, et les perspectives de résolution que suggèrent les " femmes en noir "; le développement des initiatives des Maghrébins dans les économies souterraines transfrontalières et la renaissance de l'espace public de la ville à partir des comportements collectifs des jeunes laissés pour compte du développement."

Mais le maire de l'époque Jean-Paul Alduy a préféré faire comme-ci il n'y avait pas de problème à Perpignan: la méthode Coué! Mais le réveil a été lourd

(voir ici http://immersive.sh/lindep/32rHknK7d)

Dix ans après, tout peut recommencer, il suffit d'un bon alignement de planètes,d'une étincelle. Contrairement à ce que disent les habitants de St Jacques face à la caméra de France 3, tout n'est pas rentré dans l'ordre et gitans (qui après les émeutes avaient bien été heureux de recevoir Jean-Marie Lepen) et maghrébins se détestent cordialement. Pour ceux là, l'illégitime dans le quartier,l'étranger, c'est l'autre!

Si depuis tout ce temps, on brandit le "vivre ensemble", c'est qu'entre "l'individualisme" et le "communautarisme" , on vit cote à cote, mais que reste-t-il qui fait sens commun?

Alors quid de l'artificialité de la fête des voisin?

Voir aussi:

Vendredi:Béziers – Perpignan (les 10 ans des émeutes) : le jumelage le temps d’un soir! par Sébastien Navarro

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/05/vendredi-beziers-perpignan-les-10-ans-des-emeutes-le-jumelage-le-temps-d-un-soir-par-sebastien-navarro.html

Perpignan: le 29 mai prochain, on fêtera les 10 ans des émeutes! interview Sébastien Navarro par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/05/perpignan-le-29-mai-prochain-on-fetera-les-10-ans-des-emeutes-interview-sebastien-navarro-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan/Quartier St Jacques:Jean-Hubert Serré "On laisse mourrir les gitans à petit feu par l'électoralisme" interview par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/11/perpignan-quartier-st-jacques-jean-hubert-serre-on-laisse-mourrir-les-gitans-a-petit-feu-par-l-electoralisme-interview-par-nicolas-c

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 12:42
Le travail des enfants et pas les enfants au travail!
Le travail des enfants et pas les enfants au travail!

Les ateliers enfants de la HEART de Perpignan ont été l'un des moments forts de la pédagogie de l'école d'art. Les Ninesadrome et Mobil'môme représentaient l'engagement des enseignants et des étudiants pour la transmission de l'art et de la culture à destination des nouvelles générations. Pour des raisons économiques, qui masquent toujours des choix politiques, ces expériences pédagogiques novatrices (validées, encouragées et citées en exemple par le Ministère de la culture) ont du être abandonnées. Plusieurs milliers d'enfants des écoles de Perpignan ont pu en profiter. La fin d'une telle aventure préfigurait la décision actuelle de liquider la HEART.

Voir aussi:

Perpignan:7 éme jour d'occupation de l'école des beaux-arts,toujours pas de repos! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/05/perpignan-7-eme-jour-d-occupation-de-l-ecole-des-beaux-arts-toujours-pas-de-repos-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan/Beaux arts: une autre idée de l'occupation (les soutiens citoyens affluent et s'organisent!)! interview Isabelle Ernest par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/05/perpignan-beaux-arts-une-autre-idee-de-l-occupation-les-soutiens-citoyens-affluent-et-s-organisent-interview-isabelle-ernest-par-nic

Perpignan/école des beaux arts:Libres enfants de la HEART par Andreïna Mastio
Perpignan/école des beaux arts:Libres enfants de la HEART par Andreïna Mastio Perpignan/école des beaux arts:Libres enfants de la HEART par Andreïna Mastio
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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 12:22
 SILENCE par l'écrivain Henri Lhéritier

Depuis que j’écris, je me heurte à cette difficulté qui n’est pas tant l’art de trouver le mot adéquat, celui qui coule de source, n’a nul besoin d’adjectif et qu’aucun autre mot ne peut remplacer, j’y réussis parfois, ce n’est pas non plus l’emploi d’un verbe dont la précision rend l’adverbe inutile, pas plus que l’invention d’un rythme ou d’une couleur, mélancolie ou allégresse, qui sont le plus souvent du domaine du fortuit, non, ma grande interrogation est : comment dire le silence dans le champ de la littérature ?
Il existe la virgule, elle marque une pause, le point virgule qui force la durée de cette pause, le point, silence temporaire plus impérieux ou encore les points de suspension, hésitation ou doute. Ces symboles, les uns comme les autres, ne qualifient pas le silence et ne précisent en rien sa durée, ils sont seulement des arrêts, extérieurs à la littérature, ils n’ont pas plus de sens qu’une consonne isolée au milieu d’une page. Quelle est la force d’invention d’un point ou d’une virgule, vers quel imaginaire envoient-ils ?
Cesser d’écrire serait une solution. Surtout pour un type comme toi, ricane un ami, lorsque j’évoque ce problème. Je sais ce qu’est le silence, j’exerce régulièrement cette non activité, lui réponds-je, et si les moments de vide me sont difficiles à supporter, ma vie est plus souvent silence que mots, mais ce que je veux trouver, à l’intérieur même de la littérature, c’est justement un moyen d’exprimer ce silence auquel les musiciens savent donner une durée, les sculpteurs une forme, les peintres des couleurs, alors qu’aucun écrivain, à ma connaissance, n’a été capable lui inventer une existence littéraire.
C’est une tâche bien vaniteuse de m’en préoccuper. Qui suis-je pour imaginer que je pourrais un jour trouver une réponse à cette question ?
Un matin, cependant… Un artiste n’est rien s’il ne rencontre pas un consommateur de son art qui réinvente sa création.
C’est plus sensible encore dans la littérature qui n’est ni images, ni sons, et qui laisse au lecteur la liberté de les produire, celui-ci devient co-auteur. Si les mots ne sont pas de lui, la représentation sonore et imagée qui se forme dans son esprit est sa propre création, et le silence aussi lui appartient.
Au fond le silence, en littérature, n’est pas l’affaire de l’auteur, c’est celle du lecteur.
C’est une idée qu’il me faut creuser, ou alors me taire à jamais.

Le tout meilleur d'Henri Lhéritier ici:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/henri%20lheritier/

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 16:22
Y a-t-il des troupes russes qui occupent l'école?
Y a-t-il des troupes russes qui occupent l'école?

La vie continue et s'organise à l'école d'art. Les commerçants du centre ville affichent dans leurs vitrines le manifeste de l'école occupée par ses étudiants. Certains viennent de loin Chine ou Russie. Comme Dasha de Moscou, où elle avait déjà obtenu son diplôme d'art (niveau bac plus 6) d'un enseignement très classique. Ce qu'elle aime à l'école d'art à Perpignan: c'est la liberté (Ce que déteste la mairie de Perpignan à l'école c'est la même chose) dans le travail, même si il n'y a pas beaucoup de moyen (Ce qui est reproché dans le rapport de l'ARS, mais dont la faute provient de la mairie de Perpignan, qui ne donne pas les moyens à l'école de faire correctement son travail: ce sont ceux qui nous crèvent les yeux, qui nous accusent d'être aveugle!) C'est pourquoi, elle se bat contre la fermeture de l'école (on pourra dire qu'il y avait des troupes russes à l'école)

Aprés le soutien de l'Andéa association des écoles d'art de France

Perpignan:7 éme jour d'occupation de l'école des beaux-arts,toujours pas de repos! par Nicolas Caudeville
Perpignan:7 éme jour d'occupation de l'école des beaux-arts,toujours pas de repos! par Nicolas Caudeville

Des vidéos de soutien commence à apparaître, comme celle du président de slow food Jean-Lhéritier pour qui "c'est humiliant de devoir dire pourquoi il en faut une (école d'art), la moindre ville qui a des prétentions humanistes et culturelles a une école des beaux arts " . Les jeunes socialistes aussi (mais rien du conseil départemental) , une délégation communiste (avec l'organisation par la mairie d'Alénya d'une rifle de soutien), de la nourriture pas les commerçants et les habitants: bref, Jean-Marc Pujol, finira par comprendre à quel point, il s'est mis dans un bourbier pour des raisons idéologiques!

" Et si nous avons perdu cette force
Qui autrefois remuait ciel et terre,
Ce que nous sommes, nous le sommes :
Des cœurs héroïques et d'une même trempe,
Affaiblis par le temps et le destin,
Mais forts par la volonté
De chercher, lutter, trouver et ne rien céder." Alfted Tennyson in Ulysse

 

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 15:06
Avoir un bon copain!
Avoir un bon copain!

Vendredi 29 mai (jour anniversaire des émeutes de Perpignan) à 18 heure à la librairie Torcatis à Perpignan conférence débat:"Béziers – Perpignan : le jumelage le temps d’un soir"

Dans son édition du 3ème trimestre 2014, la revue de géographie et de géopolitique Hérodote revient sur les élections municipales de Béziers et Perpignan de 2014. Dans un article intitulé « Les nouveaux maîtres du Sud », les géographes David Giband et Marie-Anne Lefèvre dressent une cartographie comparative de ces deux villes du sud où l’extrême-droite métastase à la faveur d’une misère sociale grandissante et d’une clique politicienne obnubilée par sa reproduction clanique. « Béziers et Perpignan figurent parmi les villes les plus pauvres de France et se caractérisent par l’ "ultrapaupérisation" des quartiers centraux et par une fragmentation socioéthnique de l’espace urbain. (…) La "souffrance du centre-ville", argument des discours de Ménard et d’Aliot, sert à dénoncer l’inefficacité des équipes municipales en place. Aliot dénonce "les politiques clientélistes éhontées, la situation désastreuse de certains quartiers. On achète la paix sociale". Pendant que Ménard se veut le porte-parole d’un "ras-le-bol généralisé après dix-ans de gestion UMP". Elle alimente une rhétorique antisystème amalgamant insécurité, crise du centre, paupérisation, immigration, pauvreté, clientélisme et communautarisme. » Dans cette configuration de cloaque, les communautés (gitanes, arabes, pied-noires, etc.) sont soit courtisées en tant que réservoir de votes soit stigmatisées et promises au karcher d’une République qui ne s’est jamais remise de l’effondrement de son ancien empire colonial.

Après avoir garni les panneaux publicitaires de Béziers de flingues, « nouveaux amis » de la police municipale, Ménard créé à nouveau le buzz avec ses statistiques ethniques visant à ficher les enfants scolarisés. Jouant la même partition que Le Pen avec son « détail de l’histoire », le communicant Ménard a bien compris qu’une politique dans l’air du temps se construit avant tout sur un savant mélange de faux dérapages et d’habiles provocations. Les périodes de crise ont toujours été propices aux crispations xénophobes. Jouant avec le sifflet d’une cocotte-minute prête à imploser, Ménard enchaîne ses numéros de triste clown et pleurniche son paradis perdu : cette terre d’Algérie où les Français firent tant de merveilles durant plus d’un siècle. « Coloniser c’est mettre en valeur » nous rappelle, à Perpignan, le Centre national de documentation des Français d’Algérie.

Il y a dix ans éclataient les « émeutes gitano-arabes » de Perpignan. Le 29 mai 2005, Driss Ghaib était assassiné devant chez lui, une semaine après le meurtre de Mohamed Bey Bachir, et la ville s’embrasait. Résumée dans les colonnes du Figaro du 31 mai 2005, la première nuit d’émeute prend des airs de western catalan : « Ils [les Maghrébins] sont très vite des centaines dans la rue. Ils portent des barres de fer, des battes de base-ball, des cocktails Molotov. On verra même des sabres. Et ils déferlent en direction du quartier gitan, saccageant au passage vitrines et abribus, retournant sans distinction voitures et poubelles avant d'embraser le tout. La rue Foch n'est plus qu'un champ de bataille. Place Cassanyes, au pied du quartier gitan assiégé, des coups de feu partent des balcons. Plus de quatre cents policiers et gendarmes sont là pour s'interposer, mais la foule est définitivement incontrôlable. Aux deux compagnies de CRS déjà mobilisées, viendront s'ajouter des renforts venus de tout le Sud. » Pendant une semaine, Perpignan, l’archipel des ghettos, sera quadrillée par un millier de flics. Depuis, on nous l’assure, le calme est revenu. Le 29 mai 2015, nous recevrons une poignée de biterrois animateurs du journal numérique En vie à Béziers qui lutte pied à pied, avec un humour corrosif, contre le verbe « nauséabond » de Ménard. Sous l’égide du site l’Archipel contre-attaque, autre poil à gratter au sein de la presse catalane, on vous propose une petite causerie au sein de la digne librairie Torcatis, à 18h00. La rencontre se veut

avant tout échange : parce que ces villes, nos villes, avant d’être des professions de foi sur papier glacé pour politiciens battant la campagne, naissent dans la bouche des peuples qui les habitent. Parce que mettre des mots sur ce que nous vivons est déjà le début d’une certaine reprise en main.

Voir aussi:

Perpignan: le 29 mai prochain, on fêtera les 10 ans des émeutes! interview Sébastien Navarro par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/05/perpignan-le-29-mai-prochain-on-fetera-les-10-ans-des-emeutes-interview-sebastien-navarro-par-nicolas-caudeville.html

Des images:de la grande manif après la mort de Bay Béchir, les échauffourées de la place Cassanyes, les incendies de la rue Foch

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 19:37
Perpignan: les beaux arts contre attaque/un manifeste et un blog! par Nicolas Caudeville

Trois jours déjà que les étudiants occupent l'école suite aux mauvaises conditions de passages de leurs examens de fin d'année et qu'il n'y est toujours pas de directeur suite au dernier conseil d'administration. Une grande banderole a été hissé, des slogans, des ateliers "d'agit prop": enfin le réveille. Résultat, beaucoup de visites et de soutiens. Cela va finir par faire tache, et la mairie va devoir finir par réagir, avant que tout ce qui proteste en silence pour le moment (et ils sont nombreux) finissent par faire jonction derrière ces nouveaux portes drapeaux! Mais, il faux tenir, aller crescendo, rallier la population en l'informant et en la faisant s'impliquer parce c'est aussi leur école de 200 ans que l'on veut fermer. Pour les soutenir, vous pouvez les rejoindre à l'école avenue Maréchal Foch, où sur leur blog http://lecomitedoccupationheart.tumblr.com/

Voir aussi:

Perpignan: l'école d'art toujours sans directeur! Interview Jorg Bader et Enrique Fontanilles par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/05/perpignan-l-ecole-d-art-toujours-sans-directeur-interview-jorg-bader-et-enrique-fontanilles-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan: les étudiants occupent l'école d'art depuis hier! interview Josep Maria Martin par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/05/perpignan-les-etudiants-occupent-l-ecole-d-art-depuis-hier-interview-josep-maria-martin-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan: les beaux arts contre attaque/un manifeste et un blog! par Nicolas Caudeville
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