On y est, cela fait dix qu'il y a eu des émeutes ethniques à Perpignan. Un mois après, le village Potemkine qu'organisait Jean-Paul Alduy appelé "printemps de la fraternité".Alors qu'il se rêvait ministre de la ville.
Pourquoi, on en était arrivé là? Peut être parce qu'on avait pas su tenir compte de ce que nous disait Alain Tarrius dans son livre "Fin de siècle incertaine à Perpignan: Drogues, pauvreté, communautés d'étrangers, jeunes sans emplois, et renouveau des civilités dans une ville moyenne française 1999"
Tout y était décrit:"Trois recherches, menées de Perpignan à Barcelone par le sociologue Alain Tarrius : La crise de la communauté Gitane catalane à partir des commerces et usages de l'héroïne, et les perspectives de résolution que suggèrent les " femmes en noir "; le développement des initiatives des Maghrébins dans les économies souterraines transfrontalières et la renaissance de l'espace public de la ville à partir des comportements collectifs des jeunes laissés pour compte du développement."
Mais le maire de l'époque Jean-Paul Alduy a préféré faire comme-ci il n'y avait pas de problème à Perpignan: la méthode Coué! Mais le réveil a été lourd
(voir ici http://immersive.sh/lindep/32rHknK7d)
Dix ans après, tout peut recommencer, il suffit d'un bon alignement de planètes,d'une étincelle. Contrairement à ce que disent les habitants de St Jacques face à la caméra de France 3, tout n'est pas rentré dans l'ordre et gitans (qui après les émeutes avaient bien été heureux de recevoir Jean-Marie Lepen) et maghrébins se détestent cordialement. Pour ceux là, l'illégitime dans le quartier,l'étranger, c'est l'autre!
Si depuis tout ce temps, on brandit le "vivre ensemble", c'est qu'entre "l'individualisme" et le "communautarisme" , on vit cote à cote, mais que reste-t-il qui fait sens commun?
Alors quid de l'artificialité de la fête des voisin?
Voir aussi: