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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 16:56
Il ne viendrait pas à l'idée de Jean-Marc Pujol de fermer 4 jours sur 7 le marché de La Place Jamaâ El Fna, Marrakech au MarocLa Place Jamaâ El Fna,  ,près duquel, il a son ryad!
Il ne viendrait pas à l'idée de Jean-Marc Pujol de fermer 4 jours sur 7 le marché de La Place Jamaâ El Fna, Marrakech au MarocLa Place Jamaâ El Fna, ,près duquel, il a son ryad!

A Perpignan lorsque la mairie ne sait pas gérer, elle ferme! On l'a vu, avec les bancs, le jardin de la Mirande, la maison de l'emploi, le festival d'été "les Estivales", l'école des Beaux Arts, les commerces en centre ville (non, en tout cas pas officiellement) et les mariages toujours au centre ville (Parce que Jean-Marc Pujol a trop peur de sanctionner par des amendes, les troubles à l'ordre public alors, punition collective) . Pour achever l’œuvre d'étouffement de Perpignan. Jean-Marc Pujol souhaite fermer 4 jours sur 7 le marché place Cassanyes! Prétexte affiché: les ordures coûtent trop cher. Ha ça, on le vérifie tout les jours !

Cela fait un moment, que le nettoyage de la ville est dû à l'agglomération et pas à Perpignan, elle-même. Depuis, on constate une dégradation de la propreté en ville. L'agglo fait, en effet, des économies sur le nombre de passages. Jean-Marc Pujol a beau jeu de dire que "les perpignanais sont sales" .

Le marché Cassanyes est le plus grand marché de la ville. Jusqu'à maintenant, il était ouvert 7 jours sur 7, avec brocante le lundi matin. Le fermer 4 jours sur 7, c'est contribuer à le tuer, comme il avait commencé à le faire en retirant les baraques du marché Tuer le marché, c'est achever la dégradation du quartier St Jacques déjà signalé dans la presse comme un quartier digne du tiers-monde.Tuer le marché Cassanyes, c'est achever le centre ville. Et finir d'achever Perpignan, elle-même!

Tuer le commerce en ville au profit de qui ?

Cette situation n'est-elle qu'absurde et due à l’incompétence du maire et de son équipe municipale ? Ou, et je n'ose y penser, faut-il interpréter les signatures du maire, Jean-Marc Pujol pour des grandes surfaces au pourtour de la ville, comme un signe de connivence ? L’intérêt des grandes surfaces à l'extérieur de la ville n'a rien à voir, voire est contradictoire avec celui de la ville et de sa vie: c'est une question de diversité. Une fois que les grandes surfaces auront le monopole du commerce, elles pourront faire les prix qu'elles veulent. Et les perpignanais n'auront plus le choix qu'entre elles et I-commerce: l'avenir des relations sociales et des échanges humains ! Mais, vu de Marrakech, cela semble bien petit"

Perpignan,les marchés: derniers endroits populaires et de sociabilisation(spéciale dédicace à la place Cassanyes).par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/07/perpignan-cassanyes-les-marches-derniers-endroits-populaires-et-de-sociabilisation-speciale-dedicace-a-la-place-cassanyes-par-nicola

La bataille de Cassanyes n’aura pas lieu

http://cqfd-journal.org/La-bataille-de-Cassanyes-n-aura

Perpignan/Tri sélectif: on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/08/perpignan-tri-selectif-on-peut-rire-de-tout-mais-pas-avec-n-importe-qui-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan/ quartier St Jacques: qui sont les riverains de la place Cassanyes? interview par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/06/perpignan-quartier-st-jacques-qui-sont-les-riverains-de-la-place-cassanyes-interview-par-nicolas-caudeville.html

Les élus passent le système demeure! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/03/les-elus-passent-le-systeme-demeure-par-nicolas-caudeville.html

A Naples, des citoyens veulent sortir les déchets du jeu des politiques et de la mafia

http://www.reporterre.net/A-Naples-des-citoyens-veulent

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 19:59
 D'où peuvent bien sortir les mauvais résultats dont se vente la mairie pour justifier la fermeture de l'école .  Ci-joint la Feuille Officielle des Résultats des Diplômes des 10 dernières années . Observons que depuis la réouverture depuis 2010 (entrée en première année des actuels 5eme année) il y a 56 diplômes délivrés contre 6 recalés , ce qui fait 90 % de réussite dont 56% de ses réussites sont des FELICITATIONS du Jury .
D'où peuvent bien sortir les mauvais résultats dont se vente la mairie pour justifier la fermeture de l'école . Ci-joint la Feuille Officielle des Résultats des Diplômes des 10 dernières années . Observons que depuis la réouverture depuis 2010 (entrée en première année des actuels 5eme année) il y a 56 diplômes délivrés contre 6 recalés , ce qui fait 90 % de réussite dont 56% de ses réussites sont des FELICITATIONS du Jury .

Hier, les étudiants des beaux arts de Perpignan, qui occupent actuellement l'école, ont décidé de faire un nettoyage de printemps à la mairie de Perpignan. Armés de seaux d'eau et de serpillières, ils ont passé la toile pour un symbolique "grand nettoyage de printemps" devant le siége du premier magistrat de la ville. France 3 local a fait un reportage. Ils ont aussi appelé Michel Pinell l'adjoint à la culture. Pour lui la raison de fermeture de l'école, est le manque de bon résultats des étudiants de l'école.

Sauf que, cela fait la troisième fois que Michel Pinell, change de version.

Dans le premier épisode, il invoquait le rapport de l'AERS qui disait que l'école n'était pas en capacité de réaliser son enseignement (pour la bonne raison que la mairie de Perpignan ne faisait pas les investissement qui l'aurait permis!) .

Dans le deuxième épisode répondant à France Bleu Roussillon sur l'occupation de l'école, il affirmait que c'était l'état qui voulait la fermeture "parce qu'une ville qui fait le grand Rigaud, un centre international du photo-journalisme, ne pouvait pas avoir envie de fermer une école d'art!" (Qu'il est méchant le ministère! Au fait, l'a-t-on averti de ses propres machinations? #complotisme)

Dans sa dernière version Michel Pinell, disais-je parle des mauvais résultats des étudiants: en fait c'est tout le contraire preuve au-dessus . Le problème, c'est que la mairie à de l'argent pour ce qu'elle veut: un théâtre à 11 Millions par an, une passerelle à 6 millions, la refonte du conservatoire qui passe de 7 millions d'euros à 9 Millions. Parce que lorsqu'on parle culture à la mairie de Perpignan, on sort sa bétonnière! Dommage que l'école des beaux-arts ait déjà son bâtiment construit...Pas grave la mairie, fait aussi dans l'immobilier!

Voir aussi:

Perpignan/école des beaux-arts: le service action, nettoyage à la mairie de Perpignan!

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/06/perpignan-ecole-des-beaux-arts-le-service-action-nettoyage-a-la-mairie-de-perpignan.html

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:30
Krach à toi!
Krach à toi!

Tous les quatre ou cinq ans, arrive un krach qui ratiboise tout et laisse le kraché raide comme une passe-lacet. Déplumé, débarrassé du souci d’attendre ou de choisir, fondamentalement élagué, il se met à errer sur les boulevards ou les quais du fleuve, hésitant entre prendre un café ou se jeter à la flotte, on le rencontre parfois au coin d’une rue, élégance vacillante, manteau dégarni, col au poil de renard fatigué, cravate fanée, semelle pré-battante, barbe en jachère, pas tout à fait prêt pour la soupe populaire mais l’œil déjà fixé sur son entrée, bredouillant des : « Pourtant, les fondamentaux, pourtant… ». Un jour, il rencontre son banquier, la gamelle à la main, pas le banquier, lui, car ça y est, il a plongé : « Et les fondamentaux », lui dit-il. « Quoi, les fondamentaux ? » fait l’autre, le reconnaissant à peine. Les miséreux sont une clientèle que les banquiers n’ont pas encore parfaitement étudié, ils en mettent au monde mais ils ne les élèvent pas. « Ils étaient bons, vous m’aviez dit… », il pleurniche presque, c’est désagréable un pauvre, le banquier détourne la tête, il doit déjà puer, c’est sûr, il a presque envie de le tutoyer, allez, il le tutoie : « Tu sais, mon vieux, rien n’est facile, je puis te rassurer, bien sûr qu’ils étaient bons les fondamentaux, ce sont les nouveaux… ». « Les nouveaux quoi ? » se lamente le futur noyé car il flotte déjà un peu, ses yeux sont glauques, ses cheveux collent à son crâne, un peu de mousse y adhère, ses pompes prennent l’eau. « Les nouveaux fondamentaux, enfin ! La visibilité, la présivibilité, la postvisibilité, ceux-là n’étaient pas bons, les anciens fondamentaux, oui, les nouveaux, non…, bon je file, j’ai un client à voir ». « Oui, c’est ça, file, enculé, va. ». La grossièreté lui fait du bien au kraché, c’est une outrance de langue qui exprime à la perfection son nouveau regard sur la société qui l’entoure. Il se prend à insulter tout le monde, même Dieu. Ce qui lui fait du bien aussi, c’est de voir des types dans les bistros qui ne joueront jamais un sou en bourse, qui misent tout sur une seule matière première, le zinc, et ne sont jamais déçus, ils n’ont pas envie d’assassiner leur banquier, eux. Il les observe, sereins entre les publicités Byrhh et Amer Picon, il les admire. Qui a dit, l’absinthe tue. Elle conserve. Dans une autre vie, il n’ouvrira plus jamais la porte d’une banque, il peut en faire le serment, jamais plus, il se mettra à picoler, à picoler sec, c’est sûr, pas un sou de côté, rien, pas ça, les sous de côté, ça bouffe le bonheur, il plie un peu le dos, un chien le suit, attaché à une ficelle, il pense une dernière fois, à son épouse et à ses enfants qui ont refait leur vie et s'enfonce dans la nuit.

Le tout meilleur d'Henri Lhéritier!

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/henri%20lheritier/

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 15:51
Opération écurie d'Augias à la mairie de Perpignan!
Opération écurie d'Augias à la mairie de Perpignan!

Un jour un collaborateur du général de Gaulle lui dit "mort aux cons"! Le général lui répondit alors "vaste programme"

Nettoyer Perpignan, vaste programme ! ! !
Les élèves des Beaux Arts ont symboliquement donné le coup de brosse dont la ville aurait bien besoin pour se sortir de sa condition de ville morte, que ce soit économiquement, culturellement, sportivement ou politiquement parlant.
Maintenant, c'est à l'ensemble des perpignanais de prendre conscience que leur ville tombe en ruines de par la volonté des dirigeants pour qui la politique du "Après moi le déluge" est l'unique ligne de (mauvaise) conduite !
Un grand coup de balai est nécessaire rapidement, mais pour cela il faut que des jeunes s'impliquent, et c'est là la problématique réelle du moment, car les dirigeants en place le sont depuis des dizaines d'années et ne feront rien pour changer un système qui les nourrit grassement à ne rien faire d'autre que ce qui est bon pour eux mêmes au mépris total des gens qui les ont mis à ces postes pour qu'ils s'occupent de la Ville et pas de leurs intérêts personnels !

Voir aussi:

Perpignan: les beaux arts contre attaque/un manifeste et un blog! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/05/perpignan-les-beaux-arts-contre-attaque-un-manifeste-et-un-blog-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan: l'école d'art toujours sans directeur! Interview Jorg Bader et Enrique Fontanilles par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/05/perpignan-l-ecole-d-art-toujours-sans-directeur-interview-jorg-bader-et-enrique-fontanilles-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan: les étudiants occupent l'école d'art depuis hier! interview Josep Maria Martin par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/05/perpignan-les-etudiants-occupent-l-ecole-d-art-depuis-hier-interview-josep-maria-martin-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan/école des beaux-arts: le service action, nettoyage à la mairie de Perpignan!
Perpignan/école des beaux-arts: le service action, nettoyage à la mairie de Perpignan!
Perpignan/école des beaux-arts: le service action, nettoyage à la mairie de Perpignan!
Perpignan/école des beaux-arts: le service action, nettoyage à la mairie de Perpignan!
Perpignan/école des beaux-arts: le service action, nettoyage à la mairie de Perpignan!
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:07
Perpignan:Jean-Marc Pujol, un maire qui travaille la ville en bon père de famille,patrie....
Perpignan:Jean-Marc Pujol, un maire qui travaille la ville en bon père de famille,patrie....

"Je suis très inquiet pour l’avenir de cette ville exceptionnelle qu’est Barcelone." Dans un des derniers articles de son blog "officiel" (faut croire qu'il y a des contrefaçons) ,le maire de Perpignan s'inquiète :"après les élections locales qui ont eu lieu dimanche dernier 24 mai, aucune majorité stable ne se dégage. Le pouvoir, quel qu’il soit, va devoir trouver un compromis pour pouvoir gouverner. " Lui, n'aime pas le compromis (la compromission, je ne sais pas) . Il aime le pouvoir pur, ne pas s'encombrer de discussion (voir le cas de l'école des beaux arts) ou d'alliance avec des moins qualifiés que lui (voir le sort qu'il a fait à Romain Grau http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/05/perpignan-ou-sont-passees-les-delegations-renforcees-de-romain-grau-par-nicolas-caudeville.html et à l'héritage alduyste). Ha régner sans partage!

Déjà à Perpignan, cela serait humiliant, mais une grande ville comme Barcelone!

"Le maire sortant, M. Trias (et avant lui M. Maragall), qui a fait de Barcelone l’une des villes comptant parmi les plus belles et la plus avant-gardiste du monde, qui a contribué à faire du port de Barcelone un exemple de dynamisme qui rayonne dans tout le bassin méditerranéen et au-delà, n’est pas jugé sur ses réalisations mais uniquement sur un sentiment de rejet national visant les élites politiques "

Merde, salauds de pauvres, qui ne regardent pas au mérite du travail, mais au rejet de l'élite! Ils ne méritent pas la démocratie.

La démocratie, c'est l'infini, mis à la portée des caniches ( Désormais, non content d'aboyer: ils mordent!)

Ils rejettent l'élites! Que monsieur Pujol ne s'inquiètent pas. Ni ses réalisations, ni le fait qu'il appartienne à l'élite des experts comptables ne le mettent en danger!

"C’est, me semble-t-il, un vote populiste porteur de nuages et peut-être même d’orages qui s’installe dans le ciel de Barcelone. Car le mouvement Podemos n’aura que le choix entre la renonciation à ses promesses et la fuite en avant dans l’application d’un programme qui ne peut que ruiner la ville."

Lorsque des personnes font appellent au peuple, ils ont pour ceux qui ont l'habitude de gouverner sans eux des manières "populistes" . Parce que la vulgarité, c'est la manière dont se comportent les autres. Les pets qu'on fait on toujours bonne odeur, voire celle de la sainteté!

Podémos n'aura pas le choix que la renonciation à ses promesses...Jean-Marc Pujol lui à toujours fait comme ça, pas par incompétence.Mais que comme va s'en apercevoir le nouveau pouvoir à Barcelone, lorsqu'on réalise ses promesses, on est inéluctablement condamné au chaos!

Résumons les propos du pape de la gestion municipale, qui ignore l'existence du sur-moi, parle sans filtre: la démocratie, c'est bien si on continue de voter pour les maîtres, puisque de toutes manières, il est illusoire de faire le bonheur du peuple!

Vivement le retour de Franco en Espagne!

Voir aussi:

Jean-Marc Pujol, le peace-maker! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/07/jean-marc-pujol-le-peace-maker-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan: on a retrouvé le général Tapioca par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-perpignan-on-a-retrouve-le-general-tapioca-par-nicolas-caudeville-106306109.html

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 15:24
Comme disait Coluche!
Comme disait Coluche!

« La littérature n’est pas un monument, ça peut s’installer ou se dissiper, elle n’est pas faite pour être contemplée, elle est destinée à être habitée. Pourquoi pas un monument au fond, mais il faut alors qu’il tombe sur la tête du lecteur, faisant de lui une victime, d’une heure, d’un jour, ou d’une vie entière. On ne doit pas ressortir indemne d’un livre, mais tout cabossé, les plafonds vous sont tombés dessus, vous avez du papier peint autour du cou, des poutrelles en croix dans le dos, un sein de Diane chasseresse dépasse de votre poche, et vous tenez encore une de ses cuisses dans la main, plâtre et poussière vous font une gueule d’acteur de théâtre nô japonais, en enjambant des pierres chues, en escaladant des gravats, vous avez réussi à vous extirper du chantier de démolition. Vous y avez laissé des plumes, mais vous êtes sauf, cependant il vous faudra du temps avant d’ouvrir un nouveau livre, reprendre votre souffle, vous épousseter, vous interroger sur ce que vous avez vécu et ce qu’il est encore possible de lire après cette expérience.
Certains écrivains construisent des monuments, ce sont des maçons qui se mesurent à quelque chose qui les dépasse, qui empilent de la pierre de taille factice, en n’ayant le souci que de leur propre majesté. Or la littérature c’est plus léger que l’air, dès qu’elle aperçoit de la grandeur, elle fuit, s’évapore. La beauté d’un monument provient des ruines préfigurées. Les écrivains maçons, eux, posent directement des vestiges sur le papier.
Une statue de Shakespeare, en plâtre, trône sur leur bureau ainsi que le masque mortuaire de tartempion, de temps en temps ces écrivains lèvent les yeux sur l’Anglais célèbre ou sur le mort, occis dans le lit de sa maîtresse, par trop d’assauts à un trop grand âge, ou tué par des whiskys doubles, en se disant que finalement, il n’y a pas de quoi, qu’eux aussi, ma foi, dans certains cas, et d’ailleurs les lecteurs de qualité verront bien que… et ils se remettent à écrire, leur œuvre postiche, sous le regard des géants. »
Jamais la coupole n’avait autant ressemblé à un hospice de vieillards. Depuis un moment, on entendait des gémissements, puis ce furent des râles. Que lui prenait-il à cet écrivain de lire un discours de réception si arrogant ? Qui était-il ? Quel malheur d’avoir élu un slameur, une sorte de racaille, comme on les appelait ici ! On ne les y reprendrait plus. Les bicornes avaient volé, les insultes aussi. Les services de sécurité avaient évacué des académiciens verts de rage qui s’étaient fait dessus, ils circulaient maintenant dans les travées pour ramasser des immortels morts et empêcher certains, épée en main, de se faire hara-kiri.

Le tout meilleur d'Henri Lhéritier:

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 14:57
 Minima Strategia par le théoricien Jordi Vidal

Un petit rappel historique de stratégie militaire.

Chacun peut y puiser et en faire un usage immédiat.

Lorsque Xénophon, le philosophe-stratège, nous instruit de ses victoires et de ses défaites, il nous force à reconsidérer la guerre moderne. Il annonce d’ailleurs Clausewitz quand il différencie, pour mieux les relier, la tactique et la stratégie. Son expérience du combat et de la pensée nous fait pressentir que la tactique est l’emploi des forces dans le combat pour atteindre la victoire, et la stratégie, l’emploi des victoires pour atteindre les objectifs de la guerre. Il préfigure Jomini lorsqu’il note que le chef, qui doit en savoir toujours plus, doit obtenir l’adhésion, le dévouement et l’obéissance de ses soldats par tous les moyens ; même s’il lui faut feindre et dissimuler pour atteindre la victoire. L’issue d’une bataille, puis de la guerre dépend selon Xénophon et Jomini du nombre d’hommes engagés, mais tout autant de leur courage et de leur savoir-faire technique. Une discipline et une cohésion sans faille doivent entretenir leur sentiment de supériorité combative, intellectuelle et morale. Si Xénophon accorde à ses soldats le droit de méditer sur son jugement, s’il les entretient de ses raisons et leur soumet les résultats qu’il pense atteindre, c’est, par une parfaite maîtrise de l’intelligence et de l’affectivité de ses troupes, pour obtenir une obéissance absolue. Être entretenu, même faussement, des raisons de leurs efforts justifie tous les sacrifices. Cette confiance aveugle détermine le choix d’une armée rapide, souple et disciplinée à la manœuvre.

Jomini en s’inspirant de la stratégie napoléonienne conseille de faire vivre l’armée sur le dos du pays à conquérir, alors que les généraux du XVIIIe siècle subordonnaient tout « au calcul des boulangeries ». Il est partisan de déplacements rapides portant la masse de l’armée sur « tous les points de sa ligne ». Il se fait l’avocat de l’offensive et préconise de faire preuve de la plus grande vigueur. Admiratif, il constate : « L’Empereur ne livrait pas bataille pour la gagner simplement ; mais bien pour achever l’anéantissement des corps organisés de l’ennemi ». Il fait dire à Napoléon : « Un général ordinaire se serait contenté à ma place de chercher à battre les ennemis, je portai mes vues plus haut : je résolus de les détruire. » Pour Jomini, le théoricien de la mobilité, une bonne armée doit avoir l’initiative du mouvement et combiner solidité et rapidité dans l’attaque. Sa tactique sera, selon le rapport des forces en présence, d’attaquer le point le plus faible ; d’attaquer les deux extrémités de la ligne ennemie ou de briser et disperser les troupes rivales par de fausses attaques. Pour qu’une telle tactique réussisse, il lui faut connaître les positions ennemies et avoir des troupes convaincues de leur bon droit et bien disciplinées.

Tel Maurice de Saxe encourageant la qualité plutôt que la quantité, Charles Ardant du Picq est favorable à l’armée de métier. Il se méfie « des armées de masse des démocraties » et préconise d’utiliser des « mercenaires, soit, et bien payés ». Il pense la stratégie militaire en termes de psychologie collective et conteste et critique les armées de masse de type napoléonien. Il leur préfère des armées de taille plus modeste, composées de troupes supérieurement entraînées et disciplinées qu’il oppose aux armées de masse « désordonnées ».

Pour Clauzewitz, le concept de la guerre est le mouvement de la violence pure, son absolu. Sa théorie de la guerre se fonde sur l’interprétation des résultats guerriers, mais n’ambitionne pas la réalisation de son concept. Le conflit guerrier, chez Clauzewitz, rentre nécessairement en contradiction avec le présupposé de sa violence, car son origine est subordonnée à la politique. Si l’intérêt politique instrumentalise la violence pure, il ne peut jamais s’y abandonner sous peine d’être emportée par elle. Clausewitz remarque : « Si la guerre appartient à la politique, elle prendra naturellement son caractère. Si la politique est grandiose et puissante, la guerre le sera aussi et pourra être poussée jusqu’aux sommets où elle revêt sa forme absolue. » Autrement dit, la guerre recherche la violence pure mais ne peut s’y maintenir durablement. Cette distinction entre guerre réelle et guerre absolue nous rappelle que la politique contemporaine, ou ce qu’il en reste, est réduite à l’essence de la guerre. Si le langage de l’économie, en tant que langage dominant, est un langage guerrier, c’est que l’économie contemporaine est une économie de guerre. Engels notait déjà, faisant référence à Clauzewitz que c’est au commerce que la guerre ressemblait le plus.

Sun Zi observe que la guerre est la voie de la vie et de la mort, celle qui mène à la survie ou à l’anéantissement, et qu’il est impossible de ne pas l’étudier. Il précise aussitôt que c’est l’art de duper. Celui qui peut doit faire croire qu’il ne peut pas. Celui qui est disposé à combattre doit faire croire qu’il ne l’est pas. Celui qui est proche doit faire croire qu’il est loin, et inversement. Sun Zi constate encore : si l’ennemi présente un intérêt, attirez-le ; s’il est dans le désarroi, emparez-vous en ; si l’ennemi est groupé, protégez-vous en ; s’il est puissant, fuyez ; s’il s’emporte, troublez-le ; s’il est vil, rendez-le arrogant; s’il se repose, harcelez-le ; s’il est uni, divisez-le. Sun Zi conseille d’attaquer l’ennemi lorsqu’il n’est pas prêt, et de tenter une sortie lorsqu’il ne s’y attend pas. Il conclut avec un art ou la subtilité le dispute au cynisme que si tout ceci augmente les chances de victoire du stratège, on ne peut rien dire à l’avance.

Cet art stratégique de la ruse s’attache aux concepts antithétiques tels qu’apparence et réalité, majorité et minorité, force et faiblesse, attaque frontale et guet-apens, avance et retraite. La déduction stratégique, héritière du rôle de l’intuition dans le discours philosophique chinois, est toujours opportuniste et se base sur le principe de non-contradiction, ou du moins sur un principe où la multi-contradiction impose un choix stratégique intégrant l’incertitude. Ce mode de raisonnement s’oriente vers la conduite d’actions indirectes et privilégie le dispositif médiatique de la désinformation qui attise la peste émotionnelle et organise l’agression psychologique (propre à la cyberguerre). Toute action de force est subordonnée à la victoire d’une première attaque indirecte. L’arrière plan logique d’une telle stratégie est de vaincre sans recourir à l’affrontement physique direct, en ménageant la vie des soldats sans pour autant se soucier de la vie des civils.

Parmi les stratagèmes « passifs » se détachent ceux qui dissimulent la réalité et ceux qui la simulent. Parmi les stratagèmes « actifs », ceux qui favorisent l’encerclement de l’ennemi, font prendre l’initiative et donnent un avantage. Cet art stratégique dissimule sa complexité sous une formulation d’une apparente simplicité dont la logique

sémantique renvoie à la pensée héraclitéenne. Elle masque dans la forme, et organise dans les faits, un art du commandement qui subordonne toute prise de décision à une intuition dynamique et complexe.

Assiéger Wei pour sauver Zhao.

Tuer avec un couteau emprunté.

Profiter d’un incendie pour commettre un vol.

Clameur à l’est, attaque à l’ouest.

Créer quelque chose à partir de rien.

Observer l’incendie sur la rive opposée.

Le prunier se dessèche à la place du pêcher.

Emprunter un cadavre pour le retour.

Pour saisir quelque chose, commencer par lâcher.

Jeter une brique pour gagner un morceau de jade.

Pour neutraliser une bande de brigands, capturer d’abord leur chef.

Voir aussi:

Perpignan: Jordi Vidal le directeur de la culture démissionne interview par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/07/perpignan-jordi-vidal-le-directeur-de-la-culture-demissionne-interview-par-nicolas-caudeville.html

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/07/perpignan-jordi-vidal-le-directeur-de-la-culture-demissionne-interview-par-nicolas-caudeville.html

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-jordi-vidal-la-societe-du-chaos-est-une-mise-en-scene-inverifiable-interview-partie-2-par-nicolas-111043196.html

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 10:11
Aujourd'hui à 18h  à la librairie Torcatis:" regard croisé Beziers-Perpignan / 10 ans après les émeutes
Aujourd'hui à 18h à la librairie Torcatis:" regard croisé Beziers-Perpignan / 10 ans après les émeutes

On y est, cela fait dix qu'il y a eu des émeutes ethniques à Perpignan. Un mois après, le village Potemkine qu'organisait Jean-Paul Alduy appelé "printemps de la fraternité".Alors qu'il se rêvait ministre de la ville.

Pourquoi, on en était arrivé là? Peut être parce qu'on avait pas su tenir compte de ce que nous disait Alain Tarrius dans son livre "Fin de siècle incertaine à Perpignan: Drogues, pauvreté, communautés d'étrangers, jeunes sans emplois, et renouveau des civilités dans une ville moyenne française 1999"

Tout y était décrit:"Trois recherches, menées de Perpignan à Barcelone par le sociologue Alain Tarrius : La crise de la communauté Gitane catalane à partir des commerces et usages de l'héroïne, et les perspectives de résolution que suggèrent les " femmes en noir "; le développement des initiatives des Maghrébins dans les économies souterraines transfrontalières et la renaissance de l'espace public de la ville à partir des comportements collectifs des jeunes laissés pour compte du développement."

Mais le maire de l'époque Jean-Paul Alduy a préféré faire comme-ci il n'y avait pas de problème à Perpignan: la méthode Coué! Mais le réveil a été lourd

(voir ici http://immersive.sh/lindep/32rHknK7d)

Dix ans après, tout peut recommencer, il suffit d'un bon alignement de planètes,d'une étincelle. Contrairement à ce que disent les habitants de St Jacques face à la caméra de France 3, tout n'est pas rentré dans l'ordre et gitans (qui après les émeutes avaient bien été heureux de recevoir Jean-Marie Lepen) et maghrébins se détestent cordialement. Pour ceux là, l'illégitime dans le quartier,l'étranger, c'est l'autre!

Si depuis tout ce temps, on brandit le "vivre ensemble", c'est qu'entre "l'individualisme" et le "communautarisme" , on vit cote à cote, mais que reste-t-il qui fait sens commun?

Alors quid de l'artificialité de la fête des voisin?

Voir aussi:

Vendredi:Béziers – Perpignan (les 10 ans des émeutes) : le jumelage le temps d’un soir! par Sébastien Navarro

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/05/vendredi-beziers-perpignan-les-10-ans-des-emeutes-le-jumelage-le-temps-d-un-soir-par-sebastien-navarro.html

Perpignan: le 29 mai prochain, on fêtera les 10 ans des émeutes! interview Sébastien Navarro par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/05/perpignan-le-29-mai-prochain-on-fetera-les-10-ans-des-emeutes-interview-sebastien-navarro-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan/Quartier St Jacques:Jean-Hubert Serré "On laisse mourrir les gitans à petit feu par l'électoralisme" interview par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/11/perpignan-quartier-st-jacques-jean-hubert-serre-on-laisse-mourrir-les-gitans-a-petit-feu-par-l-electoralisme-interview-par-nicolas-c

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 12:42
Le travail des enfants et pas les enfants au travail!
Le travail des enfants et pas les enfants au travail!

Les ateliers enfants de la HEART de Perpignan ont été l'un des moments forts de la pédagogie de l'école d'art. Les Ninesadrome et Mobil'môme représentaient l'engagement des enseignants et des étudiants pour la transmission de l'art et de la culture à destination des nouvelles générations. Pour des raisons économiques, qui masquent toujours des choix politiques, ces expériences pédagogiques novatrices (validées, encouragées et citées en exemple par le Ministère de la culture) ont du être abandonnées. Plusieurs milliers d'enfants des écoles de Perpignan ont pu en profiter. La fin d'une telle aventure préfigurait la décision actuelle de liquider la HEART.

Voir aussi:

Perpignan:7 éme jour d'occupation de l'école des beaux-arts,toujours pas de repos! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/05/perpignan-7-eme-jour-d-occupation-de-l-ecole-des-beaux-arts-toujours-pas-de-repos-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan/Beaux arts: une autre idée de l'occupation (les soutiens citoyens affluent et s'organisent!)! interview Isabelle Ernest par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/05/perpignan-beaux-arts-une-autre-idee-de-l-occupation-les-soutiens-citoyens-affluent-et-s-organisent-interview-isabelle-ernest-par-nic

Perpignan/école des beaux arts:Libres enfants de la HEART par Andreïna Mastio
Perpignan/école des beaux arts:Libres enfants de la HEART par Andreïna Mastio Perpignan/école des beaux arts:Libres enfants de la HEART par Andreïna Mastio
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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 12:22
 SILENCE par l'écrivain Henri Lhéritier

Depuis que j’écris, je me heurte à cette difficulté qui n’est pas tant l’art de trouver le mot adéquat, celui qui coule de source, n’a nul besoin d’adjectif et qu’aucun autre mot ne peut remplacer, j’y réussis parfois, ce n’est pas non plus l’emploi d’un verbe dont la précision rend l’adverbe inutile, pas plus que l’invention d’un rythme ou d’une couleur, mélancolie ou allégresse, qui sont le plus souvent du domaine du fortuit, non, ma grande interrogation est : comment dire le silence dans le champ de la littérature ?
Il existe la virgule, elle marque une pause, le point virgule qui force la durée de cette pause, le point, silence temporaire plus impérieux ou encore les points de suspension, hésitation ou doute. Ces symboles, les uns comme les autres, ne qualifient pas le silence et ne précisent en rien sa durée, ils sont seulement des arrêts, extérieurs à la littérature, ils n’ont pas plus de sens qu’une consonne isolée au milieu d’une page. Quelle est la force d’invention d’un point ou d’une virgule, vers quel imaginaire envoient-ils ?
Cesser d’écrire serait une solution. Surtout pour un type comme toi, ricane un ami, lorsque j’évoque ce problème. Je sais ce qu’est le silence, j’exerce régulièrement cette non activité, lui réponds-je, et si les moments de vide me sont difficiles à supporter, ma vie est plus souvent silence que mots, mais ce que je veux trouver, à l’intérieur même de la littérature, c’est justement un moyen d’exprimer ce silence auquel les musiciens savent donner une durée, les sculpteurs une forme, les peintres des couleurs, alors qu’aucun écrivain, à ma connaissance, n’a été capable lui inventer une existence littéraire.
C’est une tâche bien vaniteuse de m’en préoccuper. Qui suis-je pour imaginer que je pourrais un jour trouver une réponse à cette question ?
Un matin, cependant… Un artiste n’est rien s’il ne rencontre pas un consommateur de son art qui réinvente sa création.
C’est plus sensible encore dans la littérature qui n’est ni images, ni sons, et qui laisse au lecteur la liberté de les produire, celui-ci devient co-auteur. Si les mots ne sont pas de lui, la représentation sonore et imagée qui se forme dans son esprit est sa propre création, et le silence aussi lui appartient.
Au fond le silence, en littérature, n’est pas l’affaire de l’auteur, c’est celle du lecteur.
C’est une idée qu’il me faut creuser, ou alors me taire à jamais.

Le tout meilleur d'Henri Lhéritier ici:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/henri%20lheritier/

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