nous avons repris le pack prémium et résultat le site est en panne!
Gildas Girodeau a grandi! Il a désormais un éditeur sud catalan, les éditions Courbet link et une éditrices parisienne, Véronique Ducros des éditions Au-Delà du Raisonnable, la même éditrice que son ami écrivain de Marseille "l'imprécindible" Gilles Del Pappas. Parce que son éditrice est dans les bons papiers de la compagne du président, Valérie Trierweiler link, il joue aussi le Match par ricochet. Samedi dernier, il faisait une dédicace à la librairie Torcatis à Perpignan. Une piste à suivre pour lui une école roussillonaise du Polar.
L'article de la compagne du président de la république, Valérie Trierweiler qui site Gildas Girodeau dans Paris Match
Anne Florence L s'est faite agressée il n'y pas si longtemps un soir à Montpellier, un jeune homme en scooter lui braqué une arme à feu et lui a demandé son portable et son argent. Elle a digéré l'affaire et lui écrit ces quelques lignes
"À vous mon agresseur
Que celles et ceux qui pourraient penser que j'ai écrit ce texte par mesure thérapeutique passent leur chemin.
J'ai écrit ces mots une fois l'affaire digérée. J'ai écrit ces mots parce que je voulais lutter contre la connerie ambiante qui
a tendance à ne plus connaître le sens des mots "nuance", "complexité", "humanité". Je sais, cela peut paraître prétentieux.
Peu importe. Je ne pouvais pas me taire. Je n'ai d'ailleurs jamais très bien su me taire. Peu importe.
Un mois. Aujourd’hui. Votre revolver braqué vers mon ventre a provoqué un réveil que je n’osais plus espérer. Vous remercier serait inconvenant – voire dangereux -
au regard de toutes celles et tous ceux qui ont vécu des agressions bien plus graves – physiquement et psychologiquement – que celle que vous m’avez infligée. Et pourtant, je n’en reviens pas de
ce que ces deux minutes passées en votre menaçante compagnie ont provoqué en moi.
Les pleurs incoercibles tout d’abord, puis la fièvre, physique, m’ayant ensuite conduite vers un état d’hébétude qui a duré plus d’une semaine. Et maintenant,
depuis plusieurs jours, les portes de mon désir d’écrire se sont rouvertes. Mieux que mon désir d’ailleurs, je me suis remise à écrire. Une histoire qui n’a rien à voir avec ce qui s’est passé
entre nous. Je bouillonne. Toutes les portes de ma vie intérieure battent au vent d’images qui me traversent et m’inspirent. Jouissif.
J’attendais avec patience le moment où je serais en colère contre vous ; il paraît qu’il faut en passer par là pour « faire le deuil ». Elle n’est pas venue, et je
pense qu’elle ne viendra jamais. Je ne vous en veux pas. Je sais que vous êtes, d’une autre façon que moi, une victime. De parents mal aimants, absents, violents peut-être, d’une société qui
n’est pas capable de protéger celles et ceux qui n’ont pas la chance de naître dans des familles « éducativement » et affectivement à peu près fonctionnelles (j’écris « à peu près » parce que
nous savons bien, vous comme moi, que les familles parfaites n’existent pas et que nous avons toutes et tous des cadavres plus ou moins nombreux et pourris dans nos placards), d’un monde où les
limites sont de plus en plus floues, où l’infantilisation consommatoire régie tout, détruit tout.
Je ne sais pas qui vous êtes, où vous êtes, je ne connais de votre visage que le bas de votre front et la noirceur de vos yeux. Votre voix, si jeune, si claire, si
posée, je m’en souviens… de moins en moins. Je ne sais pas si vous vous souvenez seulement de ce que vous avez fait, il y a un mois. Vous aviez peur,
sans doute une des premières fois où vous sortiez une arme contre quelqu’un. Absurdité. Pour un portable minable.
Je suis d’ordinaire d’une sensibilité anormale, prompte à tourner de l’œil dès qu’une situation échappe à mon contrôle, dès que des émotions un peu trop fortes
envahissent mon corps et mon esprit. Le calme qui a été le mien pendant ces deux minutes où vous êtes entré dans mon espace vital m’a surpris moi-même. Plus encore que du calme, je vous ai
résisté. Sans réfléchir. À l’instinct. Je vous ai dit que je n’avais pas d’argent. Un mensonge. Oh, je n’avais pas grand chose, quinze euros tout au plus. Tout en vous répondant que je n’avais
pas de liquide, je me suis entendue penser « Espèce de débile, et s’il te demande d’ouvrir ton sac, il va voir que tu mens et ça peut tourner très mal. » Mais ma bouche s’est ouverte et les mots
en ont jailli. Vous m’avez crue. Une fois mon portable empoché, vous avez prononcé cette phrase étrange « Maintenant, tout le monde dégage sans faire de chichis ! » Quel jeune homme entre 16 et
22 ans prononce une telle phrase ? Vous avez dû la répéter des centaines de fois en attendant sur votre scooter que quelqu’un passe sur votre route.
Moi aussi j’ai refait le film des centaines de fois. Ce que vous auriez pu me faire. Ce que j’aurais du vous faire. J’ai dû faire face aux réactions les plus
diverses de mon entourage plus ou moins proche. « En même temps, ça va, tu n’as rien eu ! », « Si ça se trouve, c’était un flingue en plastique », « c’était un arabe, évidemment ?! » (là, je
répondais presque avec bonheur « non, un individu de race tout ce qu’il y avait de plus blanche »). Chacun réagit comme il peut au sentiment d’insécurité, à la prise de conscience que cela peut
arriver à n’importe qui, n’importe quand. Alors, c’est la mise à distance de la souffrance de l’autre, la négation, la minimisation. C’est très certainement ce qui m’a fait le plus de mal, qui
m’a mise à terre dans les jours qui ont suivi l’agression."
Aujourd’hui, je suis triste lorsque je pense à vous. Quelle vie se dessine devant vos pas ? Si jeune. Si seul. Si incapable de voir et d’appréhender la grandeur des
choses lorsque l’on fait l’effort d’essayer de les comprendre, de ne plus les subir. Je regarde mes enfants et j’ose espérer leur donner, chaque jour un peu
plus, les armes (tiens tiens) pour faire face aux autres, au monde et à eux-mêmes.
Les 4 millions de voix du front de gauche à la présidentielles, ont été déterminantes pour l'élection de François Hollande. D'autant que comme à chaque élection on nous a brandi le "vote utile"! "Utile" à quoi "utile" à qui? Aprés 100 d'exercice du pouvoir par des socialistes qui ont tous les pouvoirs ( présidence de la république, assemblée nationale, sénat...) un sondage Ifop publié samedi par Le Figaro constitue une première alerte pour le pouvoir socialiste.Une majorité de Français se déclarent «mécontents» de l'action du président de la République (54%) et se disent sceptiques sur sa capacité à affronter la crise même si l'Elysée pourra toujours se rassurer en notant qu'ils sont nombreux aussi (57%) à estimer que François Hollande tient ses engagements de campagne. Le maire communiste, Front de Gauche, d'Elne dresse son bilan! On attend avec impatience qu'il fasse de même au plan locale, compte tenu de l'attitude du parti socialiste dans le département en particulier pour l'affaire Cresta/ Vila
« Après quelques semaines d’interruption, je reprends une écriture régulière sur ce blog. Il n’est pas anodin que cette reprise coïncide avec le centième jour de la présidence de François Hollande.
Cent jours que nous avons eu la joie de voir Nicolas Sarkozy partir avec sa cohorte de réactionnaires, ses terribles décisions (pour le peuple) et ses mauvais projets (dans les cartons).
Cent jours c’est court pour juger d’une politique, mais assez long pour en distinguer le chemin qu’elle empruntera.
Le moins que l’on puisse dire, plus de la moitié de nos compatriotes partageraient cette opinion à ce jour (selon un sondage), c’est que ce ne sera pas un col hors catégorie, tout juste une côte même pas classée au grand prix de la montagne.
Certes, l’abrogation de la TVA sociale, la contribution exceptionnelle des plus fortunés, l’alourdissement des droits de succession pour la minorité la plus nantie, l’augmentation de la prime de rentrée scolaire, sont de nature à mettre l’eau à la bouche de celles et ceux qui aspirent à déguster un changement profond, mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Car l’austérité rebaptisée « redressement », les profits qui continuent d’exploser comme les licenciements et surtout, surtout, le Traité budgétaire européen (voulu par Mme Merkel et M. Sarkozy), qui enchaîne la France aux dogmes libéraux et que François Hollande accepte sans consultation des Français, sont un sacré obstacle au BIB (Bonheur Intérieur Brut).
Déjà l’Europe, le directeur de la Banque de France, la Cour des comptes, le MEDEF (patronat) réclament 33 milliards d’économie supplémentaires… autant dire de larmes et de nouveaux sacrifices pour le peuple, afin de satisfaire aux exigences des marchés financiers.
Le contrat de travail à durée indéterminée (CDI), le modèle social français, le service public, l’indépendance des parlements, des collectivités locales et territoriales, et même celle du Conseil constitutionnel, sont dans le collimateur. Pourtant, une majorité d’entre nous sait maintenant que tout ce qui étouffe la croissance, la consommation populaire, l’investissement dans l’emploi et la formation, nous amène, comme à nos voisins grecs, espagnols, italiens, irlandais, portugais… vers une récession encore plus grande, de nouvelles difficultés et de nouveaux plans sociaux.
Nos concitoyens ne s’y trompent pas, plus de la moitié disent être sceptiques sur la politique présidentielle, trois mois à peine après l’élection de François Hollande. Ce dernier aurait pourtant pu donner un signe fort en convoquant un référendum sur la question européenne dont l’orientation ultra libérale est à l’origine de nombre de nos malheurs.
En 2005, la richesse du débat et l’intelligence du résultat avaient « ce goût du bonheur qui rend lèvre sècle » même si le « passage outre » de Nicolas Sarkozy au nom de tous les siens, transforma en amertume la douceur de la victoire du NON.
François Hollande a sûrement déjà largement entamé son maigre stock de pain blanc. Côté PS, celles et ceux qui, comme Marie-Noëlle Lienemann, se disent en être l’aile gauche, n’excluent pas de constituer un nouveau groupe à l’Assemblée nationale (ils en ont les moyens). En tout cas, ils réclament un changement plus poussé et plus rapide contre la Finance et la spéculation en particulier sur ce qu’ils désignent eux-même comme « le Traité budgétaire européen d’austérité généralisée », ils affirment d’ailleurs ne pas vouloir l’avaliser en l’état.
Ce commencement de la fin de l’état de grâce intervient en pleines vacances quand les Jeux Olympiques amusent encore la galerie.
Dans quelques jours, la rentrée scolaire et sociale rappellera tout le monde au bon souvenir d’une fiche de paye désespérément stable ou en régression, à l’angoisse d’un plan de fermeture, d’une lettre de licenciement, d’un chômage où l’on s’enkyste à son corps défendant, d’une augmentation insupportable du coût de la vie.
Alors, on pourra se rendre compte qu’il existe, et pas seulement au PCF et au Front De Gauche (FdG), mais aussi chez les syndicats, parmi les socialistes, Les Verts, l’Extrême gauche, ou tout simplement au sein des citoyennes et des citoyens, des forces qui veulent franchir le col hors catégorie que constitue la route vers un changement profond, radical et rapide.
Il apparait comme une évidence qu’unis ils seront plus forts pour donner un tempo et l’actuelle majorité ne pourra faire autrement que suivre ».
Mouloud Aounit, né le 23 février 1953 à Timezrit en Algérie et mort le 10 août 2012, est un homme politique français, secrétaire général (1989-2004), puis président (2004-2008) du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP). De 2008 à 2011, il est l'un des quatre membres du Collège de la Présidence de ce même mouvement. Au Congrès de janvier 2011, il est nommé Président d'Honneur sans mandat de représentation du mouvement1 pendant que la responsabilité du MRAP et la fonction de porte-parole sont assurées par un Collège de quatre co-présidents dont il ne fait plus partie.
Il arrive très jeune en France à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis (93). Il obtient en 1974 son baccalauréat au lycée Henri-Wallon d'Aubervilliers.
En 1976 il obtient un DEUG de sciences économiques à l'Université Paris 13. L'année suivante, il adhère pour la première fois au Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP). En 1979, à l'occasion de sa maîtrise de sciences économiques, il rédige un mémoire sur « Le coût économique de l'immigration » et développe en parallèle le comité local d'Aubervilliers du MRAP. En 1980, il prépare un DEA en économie des ressources humaines à l'Université Paris 1 et prend pour sujet de mémoire « L'économie de la musique ».
En 1981, il entre au bureau national, l'organe décisionnel du MRAP, puis l'année suivante au secrétariat national, son organe exécutif.
En 1983, Mouloud Aounit fera ses premières armes de militantisme en participant activement à la marche pour l'égalité et contre le racisme, dite « Marche des beurs »3, dans laquelle il croit beaucoup et qu'il cite comme le début de son véritable engagement politique4. La même année, il devient président de la fédération de Seine-Saint-Denis du MRAP.
En 1989, il succède à Albert Lévy au poste de secrétaire général du Mouvement et devient le porte-parole du MRAP jusqu'à nos jours.
En 1996, il devient directeur général de l'Association pour l'insertion sociale et professionnelle des jeunes et adultes d'Aubervilliers (AISPJA), qui s'occupe des 16-25 ans. Il est encore à l'heure actuelle directeur de cette structure d'insertion.
Il est également élu au conseil régional d'Île-de-France, en tant que tête de liste en Seine-Saint-Denis de la liste de rassemblement menée par le Parti communiste français. Jean-Paul Huchon lui refuse cependant la vice-présidence, bien qu'il soit proposé par son groupe, arguant qu'il avait tenu par le passé des « propos contestables »5. En 2007, il décide de soutenir la candidature de Marie-George Buffet à l'élection présidentielle en lui adressant une lettre ouverte6.
En 2006, il envisage des poursuites[réf. nécessaire] contre un professeur de philosophie, Robert Redeker, alors menacé de mort suite à la publication d'un article7 qualifié de « tribune très violente consacrée à l'islam » par Le Monde8. En réaction à cet article, Robert Redeker avait reçu des menaces de mort : plusieurs intellectuels français lui avaient alors apporté leur soutien au nom de la liberté d'expression. Le MRAP et Mouloud Aounit, tout en condamnant les intimidations dont il était victime, ont critiqué les propos de Robert Redeker expliquant qu'ils renforçaient les amalgames du type « musulman-fanatique-violent-terroriste ».
Battu (une vingtaine de voix sur 400) lors du vote d'investiture du candidat communiste dans la 3e circonscription législative de Seine-Saint-Denis[réf. nécessaire], Mouloud Aounit a annoncé sa volonté de se porter quand même candidat « au nom de la diversité » et pour représenter selon lui le « candidat des populations issues de l'immigration ». Il ne recueille finalement qu'un peu plus de 3 % des voix.
Estimant qu'il s'agit là d'une « rhétorique communautariste et éthniciste » de la part de Mouloud Aounit11, des membres du conseil d'administration du MRAP12 lui demandent alors dans une pétition de se retirer de la présidence du MRAP. Ces membres estiment que le message du Mrap est altéré « régulièrement et de plus en plus gravement par les déclarations d'un président devenu électron libre » ; l'un d'entre eux, Gérard Kerforn, ajoute : « Nous craignons que le Mrap ne s'égare sur une voie qui n'est pas la nôtre, celle de la défense d'une religion ».
Il a été nommé membre du Conseil national pour l'intégration des populations immigrées en 1993. Il a été nommé au comité consultatif de la Halde en 200514, et son mandat de trois ans a été renouvelé en 200815.
Il a été promu chevalier de l'ordre national du Mérite en 200016 puis chevalier de la Légion d'honneur en 200317.
Depuis 2010, il a été nommé Président d'honneur du MRAP. Le 21 janvier 2012, il a reçu le prix des droits de l'homme attribué par la Cojep.
Atteint par une tumeur cérébrale, il meurt le 10 août 2012.
Au-delà de ce qu'il laissera en terme de dettes à la ville de Perpignan et son agglomération où ses visions architecturales mégalomanes comme le théâtre de l'archipel link, la gare TGV dite "centre del mon" link (rien que ça) ou bien encore l'hotel d'agglomération qui prend l'eau dés que la pluie tombe;Jean-Paul Alduy a toujours le sens de la formule visionnaire, que l'on déguste encore mieux des années après qu'elles aient été prononcées.
« Perpignan sera la deuxième ville de France disposant d’un aéroport international après Paris et peut-être Lille parce qu’il y a Bruxelles à 45 minutes aussi ». (p. 18)Conférences du G.R.A.O. 2002-2003. « Le Peuple catalan ». Trabucaire : Perpignan, 2004.
Voir aussi http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-pour-l-ete-le-best-of-des-declarations-de-jean-paul-alduy-irresistible-107771991.html link
Le samedi 30 juin, le théâtre municipal de Perpignan a ouvert ses portes au « #1 Festival CHUUTT ! ». Ayant pour thème les arts du mime et du geste, cette rencontre inédite en Languedoc-Roussillon se veut un carrefour entre Paris et Barcelone, consacré a ces arts. Comme nous l’explique Pauline Delfau, directrice artistique de l’association Canal Oblik, mais surtout initiatrice de la rencontre : « l’ambition de notre association en organisant cet événement à Perpignan, est de donner une place à cet art en plein essor et de créer une rencontre avec le public du Roussillon, dans une ambiance festive et de découverte ». Bilan post festival avec Pauline Delfau et Lina Sittner
Depuis quelques années, une foule de livres new age nous prophétise la fin du monde le 21 décembre 2012. Ils reprennent les conclusions de spécialistes des Mayas du début et du milieu du XXe siècle. Mais ces chercheurs avaient mal traduit les textes… Ces universitaires ont répandu l’idée que les Mayas de l’époque classique croyaient que la création précédente avait été détruite par un déluge. L’archéologue américain Michael Coe, en 1966 fut le premier à suggérer qu’à la fin du « Grand Cycle », qu’un grand cataclysme provoquerait le 24 décembre 2011 la destruction des peuples dégénérés du monde... Toutefois, le consensus des chercheurs s’est fixé sur d’autres dates (21 décembre 2012) du Grand Cycle maya. Coe corrigea la date dans les éditions ultérieures de son livre. Il sera lu et suivit par des lecteurs new agers qui comprirent mal ces traductions : le cataclysme annoncé relève du mythe et non de la prédiction… Bref, c’est problématique. Et cela d’autant plus que les adeptes du New Age se focalisent depuis la naissance de leur milieu, c’est-à-dire depuis les années 1970 sur les civilisations amérindiennes (pensons aux délires du pseudo-anthropologue qu’était Carlos Castaneda), en particulier sur les Mayas. Pourquoi ceux-ci ? Parce que, tout simplement, les Mayas avaient un calendrier religieux qui s’appuyait sur le cosmos. Il était tellement complexe ce calendrier qu’il permet pas mal d’interprétations, en particulier délirantes… En effet, le calendrier maya se compose de plusieurs cycles calendaires assez complexes. En plus, il continue au-delà de la date fatidique ! Certains d’entre eux vont même d’ailleurs au-delà de l’an 3500 de notre calendrier chrétien : des chercheurs américains viennent d’annoncer que des calculs renvoyant à des dates de 7000 ans de notre ère ont été trouvés sur le site de Xultún au Guatemala.
Back to the 70’s
Les premières prédictions faisant part d’un changement majeur le 21 décembre 2012 sont apparues dans les collections éditoriales en 1975, notamment sous la plume d’un dénommé Franck Waters. Celui-ci annonçait dans un livre intitulé Mexico Mystique: The Coming Sixth World of Consciousness, avec la phraséologie si particulière propre aux New Agers, un flux de forces cosmiques et une révolution psychique marquant l’entrée dans le sixième âge de la conscience pour décembre 2011… A priori, il avait lu la première version du livre de Coe. L’influence de ces livres grandit tellement, ils vont devenir des best-sellers dans leur domaine, qu’ils ont été republiés dans les années 1990, agrégeant au fur et à mesure d’autres contenus, de plus en plus apocalyptiques. Une habitude dans le New Age : on mélange tout, avec un vocabulaire pseudo-religieux et surtout pseudo-scientifique : recherches scientifiques déformées, pratiques occultistes, traditions mal comprises, etc. une habitude dans ce genre de littérature.
De fait, les lecteurs de ce genre de livres, et de théories, sont des amateurs d’« Aventure mystérieuse », de « mystère de l’univers », pour reprendre les noms de célèbres collections éditoriales dans le domaine. Il s’agit d’une population plutôt cultivée, ayant fait des études ou ayant une culture d’autodidacte, qui cherche à trouver un sens à leur existence dans toute une littérature paranormale et occultiste, fort à la mode dans les années 1960 et 1970. Issue de la contre-culture californienne, scientiste, irrationnelle, elle se passionne à la fois pour la spiritualité (mais sans avoir les codes), pour les « civilisations premières » (mais avec le prisme de l’Occidental qui a lu 1 ou 2 livres de vulgarisation d’anthropologie), refuse le progrès scientifique (mais avec une démarche typiquement scientiste)… beaucoup d’entre eux sont d’anciens hippies, qui n’ont jamais décroché des spéculations fumeuses, et cannabiques, de cette époque.
Occident quand tu nous tiens
Leurs convictions proviennent aussi de l’idée selon laquelle les « peuples premiers » seraient les dépositaires d’un savoir sacré, forcément perdu par l’Occident. Ce dernier serait d’ailleurs voué à une fin prochaine en raison de son matérialisme. Nous, Occidentaux, serions de grands décadents matérialistes ! Quelle histoire : les new agers, amateurs de « stages » et de « cours » divers et variés, proposent toute une gamme de formations mystico-hygiénique permettant à celui qui le fait de se ressourcer, vendus assez chers… Et je ne parle pas de tout le petit commerce de ce milieu : livres et vidéos vendant les grands secrets de l’univers (quelle blague), tisanes, cristaux permettant « d’accumuler de l’énergie », etc. qui rapporte chaque année, grâce aux crédules, beaucoup d’argent.
De tout ce fatras, on peut tirer une question : pourquoi les Mayas auraient-ils prédit la fin du monde, eux qui ne connaissaient que leur monde ? En fait, ces textes annoncent surtout la faillite du New Age ! Dès la fin des années 1990, les thèses des new Ages évoluent : elles passent d’un millénarisme progressiste (c’est-à-dire porteur d’améliorations collectives cosmiques et sociales) à un millénarisme catastrophiste (c’est-à-dire porteur d’un futur des plus sombres). Il s’agit donc de la faillite de l’Ère du Verseau – annoncée pourtant par le New Age pendant les années 1980. Avec ces thèses, on est surtout dans la longue tradition occidentale de millénarisme apocalyptique, qui commence dans l’Antiquité, avec les Apocalypses antiques, et qui continuent avec les discours décroissants et écologistes. Tous annoncent une fin du monde qui n’arrive jamais. Ainsi, les écologistes, parfois proches des new agers, nous promettent régulièrement, depuis les années 1970, la fin du monde, la dernière tentative étant le film catastrophiste de Nicolas Hulot, Le syndrome du Titanic. De fait, ces discours se placent dans une critique de l’évolution des sociétés, voyant dans celle-ci un signe de déclin, voire le signe avant-coureur d’une catastrophe imminente.
Bref, rien de neuf sous le soleil (ni sous la lune ou Vénus) : il ne s’agit que d’élucubrations qui s’inscrivent dans un discours millénariste et occultiste propre à l’Occident… de personnes mal à l’aise dans leur société ! Si eux cherchent les signes avant-coureurs d’une catastrophe, les mayas cherchaient au contraire les signes que tout resterait en place.
En mai dernier, la maison de vente aux enchères Sotheby's réalisait un record mondial en adjugeant une des versions du "Cri" (simple pastel sur papier) de l'artiste norvégien Munch pour un montant de 119,9 millions de dollars (98 millions d'euros).
Comme c'est souvent le cas, l'acheteur avait désiré rester anonyme... mais cela n'a pas duré longtemps.
En effet, le Wall Street Journal a révélé qu'il s'agissait de Léon Black. Il n'y a en soi rien de choquant à ce que ce financier américain, fondateur et dirigeant du fonds spéculatif Appolo Global Management, puisse s'adonner à sa passion pour l'art compte tenu qu'il en a largement les moyens (sa fortune est estimée à 3,4 milliards de dollars).
Là où le bât blesse, c'est quand on apprend dans Le Point qu'au même moment où l'identité de l'heureux acquéreur du "Cri" pour presque 100 millions d'euros était révélée, Apollo Global Management refusait d'investir 20 millions d'euros dans Ascometal (ancienne filiale d'Usinor et aujourd'hui propriété du fonds spéculatif américain) validant du coup le plan de suppression de 307 emplois en France... Un cri social pas vraiment entendu par Léon Black...