Suite à l'article d'Aleix Renyé d'hier http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-banyuls-les-soutiens-gorges-de-la-discorde-par-aleix-renye-journaliste-107757431.html, il y a extension au domaine de la lutte à Banyuls!
Suite à l'article d'Aleix Renyé d'hier http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-banyuls-les-soutiens-gorges-de-la-discorde-par-aleix-renye-journaliste-107757431.html, il y a extension au domaine de la lutte à Banyuls!
Ce qui a fait la carrière de Jean-Paul Alduy, c'est qu'il a toujours été un visionnaire. Un homme qui,comme le disait Charles Darwin, voyait "sur l'épaule des géants" donc un homme qui voit plus que ceux juchés sur des ânes. Il a vu les deux arrêts du TGV, c'est pour cela qu'il a fait construire la gare Kaléidoscope et son centre commercial qui a tant de mal à décoler . Et le théâtre de l'archipel qui lorsqu'on l'aurra payé complétement 32 plus tard sera déjà en ruine!Et tant d'autres, qu'il faudrait un livre de blagues complet pour tout décrire. à l'archipel contre attaque, nous avons des archivistes qui ne laissent rien passer. Voilà ce que l'homme qui aura 72 ans en 2014 (il faudra qu'il ait un nouvel enfant de sa deuxième femme link pour nous convaincre de sa jeunesse), et qui souhaite redevenir maire, déclarait 2 ans avant les émeutes du 29 mai 2005. Mais ça c'était avant!http://www.wat.tv/video/jean-paul-mad-max-1kvc8_2ibx1_.html
« Là encore Perpignan La Catalane, dans son patrimoine, patrimoine physique, dans son histoire, m’a donné les ingrédients pour essayer de trouver des éléments de programme qui me permettent de commencer à traiter le mal dont souffrait et souffre encore cette ville. Mais posez-vous donc la question : pourquoi Perpignan est la seule ville de France de 50 000 à plusieurs millions d’habitants qui n’a pas encore été au « 20 heures de TF1 » avec des images de cocktails Molotof, de violences urbaines, de « bagnoles » brûlées dans tous les coins etc. Perpignan n’a pas connu cela, – je touche du bois –, on a failli, car il y a tous les ingrédients, il suffit d’une étincelle et puis Boum ça explose. Perpignan est une exception". Jean-Paul Alduy. Conférences du G.R.A.O. 2002-2003. « Le Peuple catalan ». Trabucaire : Perpignan, 2004, p. 17. et dans la foulée "la suite est très bien : "Même des petites villes comme Montauban y ont eu droit. C’est parce que, quelque part, si on prend appui sur notre histoire catalane, pacifique, tolérante, ouverte, sur notre patrimoine, sur cette fierté, on arrive à entrer en dialogue y compris avec les couches de la populations les moins cultivées et parfois les plus violentes, parfois les moins socialisées. Et avec cet autre regard, on a la possibilité de refabriquer, ce que j’ai appelé souvent la Fraternité "
http://blogs.elpunt.cat/aleixrenye/2012/07/02/la-revolta-dels-sostens-a-banyuls-de-la-marenda/
A Banyuls-sur-mer on n’a pas le temps de s’ennuyer. Le maire Jean Rède s’occupe de l’animation, il est en train de révolutionner le village avec son projet d’agrandissement du port. Un projet mégalomane qui détruirait la moitié de la baie et ouvrirait les porte à l’urbanisation touristique, selon les accusations de ses détracteurs conduits par l’ancien maire et icône sardaniste Roger Rull.
Autre forme d’opposition municipale ou simplement envie de faire une performance artistique, quoiqu’il en soit une banyulenque d’adoption, Barbara, a décidé de suspendre un nombre conséquent de soutien-gorge dans son quartier. Des soutien-gorge de toutes les couleurs et de toutes sortes, avec ou sans fanfreluches, qui ont fini par incommoder certains voisins. En particulier un conseiller municipal inconditionnel soutien du maire Jean Rède Tothom (comme l’avait baptisé un mystérieux rédacteur de la revue satirique El Fiçó aujourd’hui disparu) qui a obtenu que le maire envoie la police municipale avec mission de faire disparaître ce spectacle « indécent » (il serait intéressant de savoir sur quelle base légale s’appuie la police pour retirer la lingerie étendue si aucune ordonnance ne l’interdit). Il n’est pas difficile d’imaginer que plus qu’un acte d’opposition, ce qui incommodait le plus ce vieux banyulenc de souche, bien pensant et bien de droite, c’est l’humour, la légèreté et « l’indécence » de cette « étrangère » qui leur fait monter la moutarde au nez avec l’intimité d’une pièce de lingerie chargée d’érotisme. Eux qui sûrement reluquent sans en avoir l’air les nichons et les fesses de cette « étrangère », quand ils vont chaque jour s’asseoir sur les bancs devant la plage pour regarder sa poitrine et ses cuisses, se sont ainsi trouvés confrontés à leur misère intime. Et cà, ça fait bien plus mal que quelques débats et oppositions politiques.
Terre de gens têtus qui ont modelé en œuvre d’art les versants de l’Albère marine pour y faire naître leur vin, de femmes solidement campées à l’humeur indomptable – aux corps généreux et sensuels sculptés par Maillol -, le caractère particulier des banyulencs déteint au final sur ceux qui décident d’y vivre. Josep Pla dans un de ses livres qui, si la mémoire ne me fait pas défaut, s’intitulait « Contrebande », évoquait le caractère particulier des habitants de Banyuls dans un compte-rendu de son voyage, au début du XXe siècle, à bord de la barque « Mistral » quand il aidait son ami Heron Baldiri à charger des marchandises de contrebande "françaises". Les personnages vont de Cadaqués à Salses, et s’arrêtent dans les parages de la côte comme Banyuls, Port-Vendres ou Collioure. Pla affirme que les habitants de deux villages de la côte se distinguaient pour avoir des caractères rebelles, fous, agressifs et difficiles (écris de mémoire, Pla devait utiliser d’autres adjectifs ) à cause de leur isolement, il s’agit de Banyuls et Cadaqués. Quand Pla avait écris son livre, l’accès terrestre de ces villages était long et difficile, les habitants les prenaient rarement et sortaient par la mer, pour pêcher ou faire de la contrebande. Un siècle plus tard les moyens de communications se sont améliorés mais Banyuls continue d’avoir ce truc, ce je-ne-sais-quoi, qui donne des personnages géniaux et ineffables. En bien ou en mal. Un caractère, une élégance et une beauté qui contamine irrémédiablement ceux qui s’aventurent à y vivre et à fréquenter les banyulencs et les banyulenques.

«Principes d’incertitudes» présente le travail de jeunes artistes contemporains issus de la Haute École d’Art de Perpignan, mais également d’artistes travaillant en Catalogne du sud et dans la région Languedoc-Roussillon.
Des oeuvres qui traduisent un contexte instable et confus, un présent fait de constantes incertitudes.
Les artistes suivants seront exposés :
APERTO, Joachim Biehler, Caroline Morel, Tobijah Aklamah-Demangeon, Adria Ciurana Geli, Cyndie Olivares, Nicolas Daubanes, Mathilde Lipski, Ma Yan, Xuanhe Wang, Alexis Gallissaires, Yunsheng He, Andreïna Mastio, Camille Santacreu &Mathieu Legrand.
Exposition du 15 juin au 15 juillet 2012
Couvent des Minimes, Rue Rabelais - Perpignan
Du mardi au dimanche, de 12 h 00 à 19 h 00
Entrée libre
Les commissaires de l'expo Mathieu Legrand et Camille Santacréu, nous font la bande annonce. En bonus track, l'artiste ouigour (turkestan chinois) Nezhet Yasin, toujours dans l'incertitude quant à son renvoi dans son pays , link présente la soirée spéciale "ne me virez pas" (son cas passe au tribunal le 5 juillet) organisé par tous les étudiants de l'école d'art link
"Situées entre Bridget Jones et BHL, les Tribulations de Stephy J sont un mix entre conjectures improbables et journal de bord. C'est l'histoire d'une rencontre entre une femme moderne et celle qu'elle est en train de devenir..."
Mais qui se cache derrière Stephy J, comme se cache derrière Zorro Don Diego de la Vega (et faisant cette interview ne suis-je pas le Bernardo putatif de Stephy)? Stéphanie Jaeger. Cette ex marketteuse est un filtre humain vivant qui réussit le défi de faire des chroniques quasi-mondaines (et pas à demi) dans un Perpignan parallèle (une ile inconnue de l'archipel), où l'on croise des personnages qui se reconnaîtront, ou pas: le politicien Néron, Jean-Miche Much, Valoche, Tamara... Des portraits pour rire, se détendre. Attention talent, Stéphanie Jaeger ira loin si les petits cochons ne la mangent pas, parce que Perpignan mène à tout, à condition d'en sortir! La deuxième saison va sortir.
A lire http://les.tribulations.de.stephy.j.overblog.com/moi-c-est-stephy
Entretien :
selon le journal Libération link Le fondateur de Terra Nova, 42 ans, venait d'être élu député PS des Bouches-du-Rhône. «L’Assemblée nationale est en deuil», déclare Claude Bartolone.
Olivier Ferrand, le président et fondateur du Think Tank Terra Nova, qui venait d'être élu député PS de la huitième circonscription des Bouches-du-Rhône, est décédé samedi matin à Velaux d’un arrêt cardiaque à 42 ans. Le décès a été annoncé par le premier secrétaire de la section PS départementale, Jean-David Ciot.Il est parti ce (samedi) matin faire un jogging et a fait un arrêt cardiaque au retour. Les pompiers n’ont pas réussi à le ranimer», a raconté Jean-David , évoquant un «énorme choc».
Marié et père d’une fille de 12 ans, M. Ferrand était «un jeune espoir du PS, un des quadras du parti qui venait tout juste d'être élu député», a-t-il ajouté.
Selon son suppléant Jean-Pierre Maggi, le député est «décédé dans sa maison familiale» de Velaux, aux alentours de 10h30: «il est tombé dans son jardin, c’est sa mère qui l’a découvert», a-t-il raconté.
«Il avait fait une campagne longue et rude, il était intervenu partout dans les médias ou ailleurs: est-ce la fatigue accumulée ?», s’est interrogé son suppléant, qui ne lui connaissait pas d’antécédents cardiaques.
Jean-Pierre Maggi, qui avait rendez-vous avec lui à 11h00, a évoqué un «choc pour tous»: «il représentait l’avenir», a-t-il confié.
Ce diplômé de Sciences Po, HEC et l’ENA à l’allure de gendre idéal, avait créé en 2008 Terra Nova, un laboratoire d’idées proche du PS qui agrège un millier d’experts et a produit une trentaine d’essais.
M. Ferrand était aussi un sportif qui pratiquait le ski et le tennis, et s'était mis récemment au marathon.
Au 2e tour des législatives le 17 juin, il avait obtenu, lors d’une triangulaire, 40,48% des suffrages face au candidat de l’UMP Nicolas Isnard (39,91%%) et à celui du FN Gérald Gérin (19,61%).
Le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone a fait part de son «immense tristesse» à l’annonce de Olivier Ferrand. «Aujourd’hui, l’Assemblée nationale est en deuil et pleure la disparition d’un tout jeune député apprécié à la fois pour ses grandes qualités humaines et sa remarquable intelligence», écrit dans un communiqué Claude Bartolone, qui évoque «un véritable choc pour toutes celles et ceux qui l’aiment et le respectent».
«Ancien conseiller de Lionel Jospin et de Romano Prodi, Olivier Ferrand créa, avec Terra Nova, qu’il lança en 2008, un lieu de confrontation des idées, une vraie force de proposition et d’anticipation», écrit également François Hollande, dans un communiqué diffusé par l’Elysée.
«Il était l’un de ces talents dont la République pouvait s’enorgueillir, et dont l’avenir était plein de promesses. Sa voix manquera à l’Assemblée nationale», ajoute le Président de la République, qui adresse ses «condoléances attristées» aux proches du tout nouveau député des Bouches-du-Rhône
Pour sa part, Bruno Le Roux, chef de file des députés socialistes, a fait part de «sa douleur», «du choc» qu’il a éprouvé en apprenant le décès du jeune député, qui était aussi «un ami».
«A 42 ans, Olivier avait la vie devant lui. Il incarnait cette nouvelle génération d'élus socialistes qui voulaient servir le pays, le réconcilier avec lui-même et ses valeurs républicaines. Il en avait la fougue, l’enthousiasme, le caractère, mais aussi l’expérience», écrit Bruno le Roux dans un communiqué.
«Il a constamment cherché à concilier ses engagements socialistes et européens (...) Olivier était aussi un homme d’une grande élégance morale et intellectuelle», ajoute le président des députés PS.
Il souligne que «fondateur de Terra nova, passionné par la compréhension de la société française et de ses évolutions», Olivier Ferrand était convaincu que c'était «par les idées que la gauche retrouverait la confiance des Français. Il en a défriché beaucoup qui sont au coeur du débat public et inspirent le projet politique des socialistes».
La première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a également fait part samedi de «sa vive émotion» et «profonde tristesse» à l’annonce du décès du député PS Olivier Ferrand.
«J’apprends avec une vive émotion et une profonde tristesse la disparition brutale d’Olivier Ferrand. C’est un immense choc pour moi, pour les socialistes, comme pour tous ceux qui avaient la chance de le côtoyer», écrit Martine Aubry dans un communiqué.
«Aujourd’hui la France perd un homme qui incarnait admirablement la génération du changement arrivée au Palais Bourbon. Elle perd un homme pour qui l’engagement public n'était pas séparable du débat d’idées. Intellectuel passionné, il était une des figures de la jeune génération politique qui remuait les idées avec passion et novation à la tête de la fondation Terra nova», ajoute la première secrétaire, qui adresse «toutes ses pensées» à la femme et la fille d’Olivier Ferrand ainsi qu'à toute sa famille.
Le site l'archipel contre attaque organise un débat: La Grèce, les grecs et ce qu'on leur laisse! Les médias, nous donnent de la Grèce et des grecs, une vision de "voleurs de poules" qui méritent bien leur sort, mais banquiers et Etats étaient-ils si aveugles, faisait-ils semblant de ne pas voir et de ne pas savoir ce qu'il se pratiquait là-bas. L'Allemagne, un des pays les plus vindicatif n'a jamais honoré sa dette de guerre de 81 milliards d'euro. Qui sont ses grecs, comment vivent-il réellement la crise? Alexandra Delcamp perpignanaise qui fait sa thèse les Rébétes à la Sorbonne sous la direction de Michel Maffésoli , et vie la moitié de son temps à Athènes dépoussière les clichés qui sont autant d’arbres qui cache la forêt de la réalité grecque, avec rigueur et avec humour. N'oublions pas, les prochains grecs , c'est nous. Le débat sera animé par le journaliste Nicolas Caudeville
Pour écouter la conférence cliquez ici:link
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Le samedi 30 juin, le théâtre municipal de Perpignan ouvrira ses portes au « #1 Festival CHUUTT ! ». Ayant pour thème les arts du mime et du geste, cette rencontre inédite en Languedoc-Roussillon se veut un carrefour entre Paris et Barcelone, consacré a ces arts. Comme nous l’explique Pauline Delfau, directrice artistique de l’association Canal Oblik, mais surtout initiatrice de la rencontre : « l’ambition de notre association en organisant cet événement à Perpignan, est de donner une place à cet art en plein essor et de créer une rencontre avec le public du Roussillon, dans une ambiance festive et de découverte ».
le programme :
18h Apéritif-rencontre* : Moment d’échange avec les artistes.
*(sur réservation à contact@canaloblik.com)
-Exposition : Thomas Penanguer
-Projection : Schubert dans la cuisine Soledad Zarka
-Projection- spectacle visuel : Cie Petit Doigt a Dit
20h Spectacles
-« Opéra Perceuse » : dirigé par Sylvia Lebranchu et Pierre Baradel et Cie Marie est de la Nuit ; Un voyage entre la poésie sonore et l’expression dansée.
-« L’or dans l’air » : Entre le rêve et le réel, c’est la guerre. Qui prendra le pouvoir ? Cie Gens de Parole.
-« Mouvma » Assem Bettouhami et Rabii Ebrahim. Théâtre gestuel. La révolution en Tunisie au quotidien.
-« (Alice)… » : Platform 88 un monde poétique inspiré des fantasmes d’Alice de Lewis Caroll.
-« Metrognome » Konzertinaz’s Cirque et burlesque, un univers, grinçant inspiré par Tim Burton. Un Metrognome est en cage, deux rescapés…
Apéritif –rencontre P.A.F 2€ / Spectacles P.A.F 5€. Informations au 06 33 08 05 19 et contact@canaloblik.com
Mardi 26 juin à 18 heure à la librairie Torcatis à Perpignan, Le site l'archipel contre attaque organise un débat: La Grèce, les grecs et ce qu'on leur laisse! Les médias, nous donnent de la Grèce et des grecs, une vision de "voleurs de poules" qui méritent bien leur sort, mais banquiers et Etats étaient-ils si aveugles, faisait-ils semblant de ne pas voir et de ne pas savoir ce qu'il se pratiquait là-bas. L'Allemagne, un des pays les plus vindicatif n'a jamais honoré sa dette de guerre de 81 milliards d'euro. Qui sont ses grecs, comment vivent-il réellement la crise? Alexandra Delcamp perpignanaise qui fait sa thèse les Rébétes à la Sorbonne sous la direction de Michel Maffésoli , et vie la moitié de son temps à Athènes dépoussière les clichés qui sont autant d’arbres qui cache la forêt de la réalité grecque, avec rigueur et avec humour. N'oublions pas, les prochains grecs , c'est nous. Le débat sera animé par le journaliste Nicolas Caudeville
1/ Un difficile exercice de présentation
Nicolas Caudeville me demande, en guise de présentation, de répondre à la question « Pourquoi la Grèce ? », ce qui pour moi est aussi complexe à traiter que la question « Qui es-tu ? ».
Par où commencer ? Des cours de grec ancien au lycée Lurçat, l’amour d’une langue si riche qu’elle oblige à philosopher, la découverte de Nietzsche en Terminale, Dionysos et Apollon, Aristote, Héraclite, l’harmonie des contraires, le premier voyage en Grèce. .. Oui, tout a sans doute véritablement commencé là. Mon professeur de grec ancien avait organisé un voyage à la rencontre de ces lieux mythiques qui peuplaient nos livres de version. M’attendais-je à croiser Platon au détour d’une rue ? Pas vraiment, mais je dois confesser que je croyais les vieilles pierres capables de ressusciter poétiquement ces grands esprits qui appartenaient à un temps définitivement révolu, et que j’avais profondément admirés, peut-être même aimés, depuis mon banc de lycéenne.
2/ Un premier voyage en Grèce déterminant
Nous avons atterri à l’aéroport Elefterios Venizelos le 15 février 2003. L’hiver était particulièrement froid cette année-là. Il a peut-être même neigé. Ce dont je me souviens avec certitude, c’est que dès la sortie de l’avion, je fus saisie par la lumière, comme si le monde m’était révélé pour la première fois. On eût dit qu’une main virtuose avait appuyé les contrastes à l’aide d’un fusain invisible, de telle façon que tout semblait exister d’avantage que partout ailleurs. Myopie miraculeusement guérie…
Aucune lumière au monde ne ressemble à celle de l’Attique. Si certains de mes camarades furent pourtant déçus de ce déploiement d’immeubles blancs qui semblaient commencer l’assaut des collines qui entourent Athènes, je sus, pour ma part, à la première image que me renvoya la ville, ronde fellinienne du vrombissement de la modernité autour des ruines antiques, que la Grèce dépasserait de loin toutes mes espérances de fantômes. Je suivais le groupe, mais dans nos déambulations athéniennes, mon regard s’accrochait surtout aux terrasses des cafés, où des hommes seuls buvaient du matin jusqu’au soir un même café grec, leurs doigts jouant mécaniquement avec le komboloï ambré, allumant parfois une cigarette. Ils ne faisaient rien et ne semblaient pas s’ennuyer. Je suis toujours incapable d’expliquer pourquoi, mais ils me donnèrent l’impression de vivre au paroxysme de la liberté, peut-être simplement parce qu’ils avaient le temps ; j’avais tout au moins la conviction qu’ils détenaient quelque chose qui m’échapperait à jamais si je ne trouvais pas le moyen de voir, ne serait-ce qu’une fois, le monde avec leurs yeux.
3/ Une salutaire escapade interdite
Une nuit, donc, je m’échappai de l’hôtel Filoxenia, descendit la sordide rue Acharnon, à la recherche de cette Grèce proscrite des guides touristiques. Une lumière allumée, une mélodie à peine audible. Je pousse la porte. Il semble que tous ces hommes que j’ai croisés entre les visites se sont réunis là. C’est à peine s’ils ont remarqué ma présence. Longue plainte orientale du bouzouki. L’instrument s’arrête, la voix du musicien prend la suite. Tel le muezzin d’un Orient inconnu des cartes de géographie, il chantait comme il aurait prié, modulant sa voix au rythme de sa plainte…ou de sa gratitude. Oui, il y avait là quelque chose de religieux, au sens profond et étymologique du terme, quelque chose qui vous prend aux tripes et vous plonge, en même temps que dans la mélancolie la plus noire, dans une passion de vivre dévorante, un émerveillement sans borne pour la beauté du monde et une gratitude toujours grandissante envers la vie. Je ne comprenais pas les paroles mais je me sentais faire corps et âme avec le chant : Tantôt je n’étais rien, tantôt j’étais tout. Le monde et moi nous nous possédions tour à tour. Et puis la voix s’est arrêtée, les musiciens ont repris tous ensemble. Un vieil homme s’est levé et à commencer à danser, seul, lentement, sur lui-même, mouvements tour à tour vers le ciel et la terre, titubant volontairement avec les brisures de rythme. Il pleurait. C’était du Rébètiko.
4/ Un bouleversement identitaire
Il y a parfois des rencontres dont le bouleversement qu’elles provoquent dépasse celui qu’est capable de susciter l’amour. Soudain, vous prenez conscience que vous dormiez, alors que vous vous croyiez éveillé. Soudain le monde se ré-enchante. Soudain, il se réinvestit de cette magie que n’a connue que l’enfance, à l’heure de tout découvrir. Rappel du grand mystère, je me suis retrouvée brutalement remise à ma place, ma place d’humain. Je n’étais plus femme, je n’étais plus française, je n’avais pas non plus l’âge que j’avais. J’étais un humain, et ces hommes qui m’étaient pourtant en tout point étrangers, étaient devenus pour cette même raison mes frères, mes « frères humains » condamnés à mourir, comme moi, à la différence qu’eux ne semblaient pas s’en inquiéter, et mieux, il semblait que cette réalité tragique de la condition humaine renforçait encore leur nécessité de célébrer la vie, et leur art d’avoir le temps « pour eux ». Luxe de ne rien faire et de ne rien posséder. Temps de la pauvreté, temps grec qui conjure la mort en l’invitant à la table des vivants.
5/ A la poursuite des hommes seuls d’Athènes : Un voyage sans fin
Le retour en France a été difficile. J’essayais par tous les moyens d’entretenir vive la mémoire de ces hommes. J’avais 17 ans, j’entamai la rédaction d’un roman dans le seul but de les explorer de l’intérieur, n’ayant pour vérité que mon imagination. Je ne dépassai pourtant pas la première page : il était encore beaucoup trop tôt pour poursuivre. Mais parallèlement, je trouvai à cette même époque des sortes d’avatars de ces hommes grecs. Coïncidence que la question « Pourquoi la Grèce ? » me soit posée à Cassanyes, puisque c’est ici même que j’ai renoué, à distance, avec le « temps grec ».
6/ Une rencontre à Cassanyes : en route pour les chemins de la liberté
Peut-être ne les avez-vous jamais remarquées, mais il y a à Cassanyes de ces âmes errantes, de ces hommes seuls qui « passent le temps », au même endroit du matin jusqu’au soir, le même thé à la menthe tout refroidi entre les mains. Comme le regard de ces grecs qui m’avaient bouleversée, leur regard se perd parfois, comme eux, beaucoup ont un travail éreintant et trouvent pourtant le temps de ne rien faire. Je trouvai, comme manière de les approcher, un petit travail à Cassanyes l’été de mes 17 ans, dans le minuscule café d’Aziz (celui-là même qui devint tristement célèbre suite au meurtre qui s’y déroula et déclencha des affrontements entre communautés arabes et gitanes). J’y fis la connaissance d’un certain Omar, un « habitué », qu’on appelait Kennedy en raison de sa physionomie occidentale qui lui valait encore bien d’autres moqueries affectueuses de la part de ses compatriotes algériens. La vérité est qu’il ressemblait beaucoup au personnage que j’avais écrit.
Une chaude journée d’été, pourtant entourée d’une bande d’amis du lycée, je fus saisie d’une envie oppressante de le retrouver. Je partis donc, prétextant un rendez-vous que j’avais oublié avec un « ami » de Cassanyes. Je ne savais pas du tout vers quoi j’allais, je ne le connaissais qu’à peine. Mais j’avais la conviction (un peu folle, mais tenace) qu’il allait se passer quelque chose d’important.Je le retrouvai sans surprise à l’endroit où je savais que j’allais le trouver. Il faisait une de ces chaleurs lourdes qui attirent les mouches sur la viande, le miel et les hommes. « J’en peux plus de cette chaleur ! Viens, on va sur la côte. » Je le suivais sans poser de questions. Nous nous arrêtâmes à Canet. Il gara la voiture au port, m’installa dans un café qui y faisait face, me demanda de l’excuser, retira son tee-shirt, et là, comme il était, short et baskets aux pieds, courut sur la digue rocheuse et plongea sans hésitation dans les eaux mazoutées du port. Je l’ai, à cet instant précis, profondément aimé. Il avait chaud, il a plongé ; J’avais aussi chaud que lui et pourtant, jamais je n’aurais pensé à me rafraichir dans l’eau. J’avais pesté contre la chaleur, m’étais éventée avec un prospectus, mais à aucun moment, l’idée de sortir des « moyens autorisés,» ne m’avait effleurée. J’étais devenu incapable de donner des réponses simples aux sensations élémentaires éprouvées par mon corps. Je ne savais pas très bien si c’était pare que j’étais victime de ma culture française, codifiée à l’extrême et qui m’étouffait sans que j’en eusse conscience ou si c’était parce que, peut-être de par mon histoire personnelle ou peut-être même de par ma constitution psychique, j’avais tendance à me contraindre moi-même, sans que ma culture n’y fusse pour rien. Je pensais du moins qu’il y avait chez moi un manque de naturel qui allait de pair avec une inaptitude à la liberté dus, sans doute bien plus qu’à l’un ou l’autre des points évoqués plus hauts, non seulement à l’un et l’autre de ces points, mais surtout à cette relation étroite et complexe déjà étudiée par Edgar Morin, entre l’individu, la culture et la société, sans que l’un prime sur l’autre. Je voyais donc autant de raisons à mon incapacité à être « naturellement libre » dans mon histoire individuelle, que dans ma culture française et dans les codes que ma société m’astreignait à suivre. Omar, lui, avait chaud, il a tout simplement plongé, là où ça lui disait, sans se soucier des risques de maladies que comportent les eaux polluées, sans se soucier de l’interdiction de nager dans le port, sans se soucier de savoir si on l’embarquerait ou lui ferait payer une contravention pour cette même raison. Son instant lui appartenait ; il n’était qu’à lui et il ne lui importait pas d’en payer le prix…plus tard. Je comprenais dès lors que je ne vivais pas, j’attendais. J’attendais qu’on me donne l’autorisation, j’attendais des jours meilleurs, je subissais chaque minute, sous prétexte d’espoir, sous prétexte qu’il se pouvait que les suivantes soient meilleures. Je ne vivais pas ; j’attendais, comme un mourant qui, sachant sa mort proche, retiendrait sa respiration pour oublier qu’il va mourir. Omar lui, n’attendait pas, il prenait ; et cette leçon devait m’être confirmée plus tard et plus d’une fois par mes amis grecs. Franche épreuve de la liberté, rendue plus profonde encore par l’immédiateté d’un présent qu’on sait faire sien. Je ne vivais sa liberté que par procuration, mais peut-être à cause de cette manie que j’ai de devenir mes personnages, que je les écrive, les lise ou les rencontre, je me sentais lui, je me sentais libre, et mieux, je commençais à me sentir « grec ». Il m’a raccompagnée auprès de mes amis. Douze d’entre eux, cavaliers sans chevaux du jugement dernier, m’attendaient sur le balcon.
« _Mais tu étais où ?
_A Canet.
_ Tu es partie avec ce mec ?
_Oui.
_Mais tu ne le connais même pas !
_Non.
_Mais tu n’es pas un peu folle d’être montée dans sa bagnole ? Il doit avoir 40 piges ! Il aurait pu se passer n’importe quoi ! »
C’était vrai. Mais moi qui avais connu les grecs, je savais des choses que mes amis ignoraient. Quand on n’a plus peur de mourir, qu’on a accepté qu’on y passera de toute façon, alors on n’a plus peur de vivre. Et vivre, c’est côtoyer tous les risques, y compris et surtout le risque de mort. Cependant, contrairement à ce que l’on a tendance à croire dans les pays de grisaille, il arrive beaucoup moins de drames à ceux qui prennent tous les risques. J’ai par la suite suivi beaucoup de ces « types » qui souffraient beaucoup plus de solitude humaine que de marginalité, d’alcoolisme, de drogue ou de folie. Je les rencontrais dans ce qu’on appelle des « endroits sordides », passait des heures à écouter leurs paroles ou leur silence. Je suis toujours là pour le raconter, et des fois que certains se poseraient la question, ma « vertu » est restée intacte. Je les aimais. Peut-être parce qu’il était possible à leurs côtés de n’avoir ni identité, ni origine, ni but. Ils erraient sans autre but que vivre. Pas survivre, vivre. A aucun moment ils n’essayaient de vous expliquer ce qui était bien ou mal. Il semblait qu’ils en étaient déjà « par delà ». Ils ne vous disaient pas « je suis ceci, je ne suis pas cela ». Ils savaient trop que d’une année sur l’autre, d’un jour sur l’autre, et parfois même d’une heure sur l’autre, ils n’étaient déjà plus les mêmes. Quel besoin avaient-ils dès lors de vous présenter un personnage à la cohérence artificielle, qui n’était pas eux, et qui, dans l’éventualité même où vous l’eussiez aimé, jamais votre amour ne les eût concernés ? Je les aimais pour ma part, avec leurs incohérences, leurs côtés obscurs, leur multitude contradictoire d’eux-mêmes. Sans doute m’aimaient-ils de même puisque jamais ils ne me firent le moindre mal. « L’amour plus fort que la mort ». Que l’on essaye de lire l’adage comme pour la première fois. C’est cet amour surpuissant de la vie et de l’humanité, sans commune mesure avec le chrétien amour du prochain, qui est en toute situation, le meilleur épouvantail contre la mort. Eros et Thanatos, encore un concept grec, tiens…
8/ La rencontre avec le rébètiko
Peut-être parce que je percevais déjà confusément la nécessité de témoigner sur ce genre méconnu d’humanité de laquelle on aurait pourtant beaucoup à apprendre, je gardai pourtant toujours un pied dans la « société ».
Je poursuivis donc des études de lettres classiques mais entrepris d’étudier le rébétiko, cette musique que j’avais entendue ce fameux soir dans une sombre taverne de la rue Acharnon. L’étude des textes me permit d’abord de dégager un étonnant rapport au temps et à la mort. Là, on ne craint pas l’enfer, ni n’espère un au-delà rédempteur. La seule chose que l’on espère, c’est de continuer à vivre la vie qu’on mène dans l’ici et maintenant jusque dans le « post mortem ». On y interpelle la mort personnifiée en Charon pour savoir si dans l’Adès, il y aura des filles et du bon narghilé, si on y joue du bouzouki et qu’on s’y amuse avec les amis partis avant nous. Qu’on fasse son testament, on n’y exigera qu’une chose : que les amis continuent à se réjouir avec la mort sur la tombe. Là les vivants côtoient les morts. Si l’on a un culte, c’est celui de l’instant présent, car on sait bien que Charon « rôde » et peut venir vous cueillir à tout moment. La présence continue de la mort multiplie à l’infini la valeur de la vie et exige des hommes qu’ils vivent de la façon la plus entière possible. « Les grecs sont tous un peu casse-cou », dit avec beaucoup d’affection Henry Miller. Je rajouterais que c’est parce qu’ils n’ont pas peur de mourir, ayant en chaque minute rendu hommage à la vie et n’ayant donc rien à regretter.
9/ Une étrange communauté place Syntagma
Intriguée par cette étrange attitude, je pris le parti de me rendre en Grèce pour la préparation d’un second mémoire, qui avait pour but de voir si ces « tribus » de rébètes existaient encore. Je partis donc avec une étudiante en sociologie. Bien sûr nous ne trouvâmes pas de communautés de rébètes comme à la grande époque, mauvais garçons et musiciens, mais nous tombâmes sur un de ces fameux groupes d’hommes seuls qui devaient changer à jamais notre rapport au monde et à la connaissance. A tel point que suite à notre première rencontre avec l’un d’eux, je laissai échapper une phrase déconcertante, sur laquelle mon amie et moi plaisantons encore : « Mon Dieu, ce mec-là je l’ai écrit ! ».
Nous avons passé un an à leurs côtés. Les grecs « biens sous tous rapports » nous mettaient en garde contre eux : « Ce sont des marginaux, des alcooliques, des fous ! » Si seulement ces grecs-là avaient pris le temps de se mêler à eux ! Ils auraient compris qu’ils sont les gardiens de la mémoire de l’esprit grec, mémoire qui, s’il n’y avait eu la crise, aurait fini de leur échapper complètement.
Ces hommes-là rejoignaient par leur mode de vie les rébètes de la grande époque. Malgré leur air d’êtres hors du temps, ils nous ont fait l’impression d’avoir des siècles d’avance sur nous : à Syntagma, tous les temps se croisent, le temps linéaire est une mesure qu’il vous faut oublier en leur présence. A la manière des anciens, ils ont l’humain pour seul divinité. Chez eux, pas d’homo Oeconomicus déifié. Ils n’aiment pas les chiffres. Pas de centre du monde. Ils admettent le polycentrisme uniquement. Ils savent que leur monde n’est pas le monde. Et c’est pour ça que, qui que vous soyez, il vous accepte immédiatement parmi eux sans poser de questions. De toute façon, votre passé, pas plus que vos projets, ne les intéressent. Ils s’attachent à savoir qui vous êtes au moment où vous leur parlez seulement. Pas de découpage du temps. La minute présente les contient tous, c’est la seule qui compte parce que c’est la seule dont on soit sûr, et encore… Là, chaque minute est une naissance au temps zéro de l’histoire, et les « syntagmiens » nous ont donné l’impression d’être des premiers hommes d’un temps pas encore venu.
Aujourd’hui, je poursuis bien sûr ma thèse sur le rébétiko, embrassant chaque pan de la société grecque, observant leurs situations, réactions et comportements face à la crise. Et je comprends pourquoi ce peuple, qui pourtant toujours fut attentif à ne pas déborder de la place que lui impartit le monde, montre mes « syntagmiens » du doigt, les accuse de folie et d’alcoolisme, essayant de les différencier, de les renvoyer à une périphérie pourtant factice : Syntagma, c’est le miroir de l’âme profonde des grecs. Tiraillés entre un monde qui se voudrait leur maître, un monde où la valeur suprême est placée dans la possession, un monde qui ne tient aucun compte de l’humain, un monde où chacun, par vanité, voudrait déborder sur des places qui ne sont pas les siennes, un monde plein de fausses promesses, de lumières trompeuses, un monde fou en somme, qui se présente au reste de la planète comme un modèle de sagesse, et leur propre monde, plein de sagesse véritable et qui se moque d’être présenté comme fou, leur monde, unique en son genre, où la franche lumière de l’Attique déborde la nuit jusque sur la place Syntagma, les grecs, souvent, se sentent déchirés et préfèrent craindre le fond de leur âme que l’enveloppe creuse de leur persécuteur .
10/ La naissance de l’article
Pourtant la crise est en train de révéler les grecs à eux-mêmes. Et j’ose espérer qu’ils seront les premiers à détrôner le Dieu Oeconomicus et qu’ils nous montreront la voie. C’est ce que l’on découvrira dans l’article qui, sur la commande de Nicolas Caudeville, pour la petite histoire a été rédigé à Argelès, entre les deux services d’un restaurant du front de mer. Et oui, pour vivre avec des grecs, j’ai été moi aussi touchée par l’aspect financier de la crise. Je suis donc rentrée en cette terre qui ne me manquait pas pour y retrouver, comme seuls échanges humains, des conversations sur les moyens de se faire encore plus d’argent et d’aller ensuite s’abrutir dans les nightclubs de bruit et d’alcool, pour oublier des vies robotiquement consacrées au travail, sacrifice du peu de temps qui nous ait concédé sur cette terre, dans le but d’accumuler des sous qui n’éviteront pourtant pas à nos corps de n’être plus que des os une fois dans la tombe, s’abrutir donc pour combler le vide que leur impose ce qui n’est pourtant rien d’autre qu’un système économique. J’ai donc profité de mes pauses pour un rappel utile des enseignements délivrés par la « parea » de Kalamaki que l’on découvrira dans l’article. Evidemment, j’ai été trop longue, pourtant pas assez compte tenu de ce qu’il y aurait encore eu à dire, mais j’espère du moins, mon cher Nicolas, avoir répondu à ta question. Quant à vous, patients amis lecteurs, j’espère que cette conversation avec Manolis vous rappellera au moins le temps de la lecture, où se situe l’essentiel.
buste de Joseph Cassanyes à Canet en Roussillon
Jean-Luc Mélanchon, a fait ressurgir le passé révolutionnaire de la France comme un possible présent.Robespierre, St Just, Danton, ont été ressortis de leur panier à sciure pur une campagne où on avait "de l'audace, toujours de l'audace" et l'on montrait sa"tête au peuple" parce qu'elle en valait la peine! Mais après cette reprise de la Bastille, et aux vues du score du Front de Gauche, il va bien falloir avaler la pilule socialiste, qui fera bien par faire cracher au peuple sa Valda! Du coup à l'archipel contre attaque, on a pris le goût des "sans cullotes". Et nous nous sommes dit qu'un bonnet phrygien, valait bien une baratine. Ainsi nous demandions -nous, de ce qu'il fut de la révolution dans les Pyrénées-Orientales. Noous avons donc demandé à l'historien Michel Cadé, l'auteur de Guerre et révolution en Roussillon, 1793-1795 de nous en faire le récit . Où l'ont voit que Cassanyes et Llucia ne sont pas que des noms de place et de rue, mais des personnages de la révolution.
André Marty et le travailleur Catalan un autre récit historique de Michel Cadé:http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-le-travailleur-catalan-andre-marty-toute-une-histoire-interview-de-l-historien-michel-cade-par-nico-78010778.html