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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 10:21

Le 24 mai 2012, on sera si l'étudiante chinoise des beaux arts link sera reconduite dans son pays ou pas! Dans la dernière ligne droite link du quinquénat Sarkozy, les préfectures ont accéléré les procédures d'expulsions du territoire français, sans véritable justifications objectives que faire du chiffre en vue des élections. Le rayonement de la France dans le monde, ne passe plus par la possibilié d'y étudier? Gabrielle Summerfield est avocate qui traite de nombreux cas d'expulsion. Entretien avant élections présidentielles.


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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 14:05
Iori link a fuit son pays suite à la catastrophe de Fukushima. Arrivé depuis trois mois en France et plus particulièrement à Bompas, chez Cécile Monnier, il enquête et dévoile les réalités du danger nucléaire. Rencontre. Par  - le 22 mars 2012 

"Témoin vivant d’une catastrophe mondiale, Iori développe dès son plus jeune age un certain esprit critique. Il né, vit puis travaille en tant qu’ingénieur civil dans la ville de Yokohama, deuxième plus grande ville du Japon après Tokyo, à 250 km de Fukushima. Le 11 mars 2011, est un tournant dans sa vie comme pour beaucoup de japonais : le plus grand tremblement de terre de l’histoire du Japon provoque une catastrophe nucléaire. Iori est a son bureau lorsque cela se produit, il regarde une grande chaîne d’information japonaise sur son ordinateur : la NHK. « Un flash spécial a eu lieu, le journaliste était complètement paniqué… il n’était même pas sûr de ce qui se passait exactement, la seul chose dont tout le monde était certain c’est que c’était grave. » La chaîne normalement payante, rend le flash spécial accessible à tous. « C’est après cette catastrophe que j’ai décidé de fuir le Japon, mais ce n’était pas si simple. Je n’avais pas d’argent, pas d’endroit où aller. J’ai donc commencé à préparer mon départ, il m’a fallut neuf mois pour y arriver. »

Engagement citoyen

En attendant, Iori ne reste pas inactif, il sait que les choses sont graves, il sait aussi que tout n’est pas dit, et que beaucoup de faits sont minimisés. Dès le mois de juin, il commence à enquêter au travers d’internet et des deux principaux réseaux sociaux… Il diffuse des articles sur différents sites tout d’abord, qui, curieusement, rencontrent de nombreux problèmes de serveurs et d’hébergements. Vient ensuite la création de son propre blog « Fukushima Diary », où il publie des billets quotidiens d’informations et des billets d’humeurs. Lui n’est pas allé à Fukushima « c’est trop dangereux, mais des amis à moi y sont allés, les répercutions sur leur santé ont été immédiates. » Iori, à 250 km au sud de Fukushima, présente déjà des symptômes importants « le jour des faits, le vent soufflait dans le sens nord-sud, les fuites de la centrales venaient donc vers nous. J’ai souffert de diarrhée importante, de fièvre en continue, de toux tout cela m’empêchaient de dormir. Lorsque je suis allé à Tokyo, qui est un peu plus proche de Fukushima tous mes maux ont été amplifiés. Cela a duré tout le temps de ma présence au Japon.»

La fuite

Le 16 décembre 2011, il arrive enfin à quitter le Japon. Pour la première fois de sa vie il sort de son pays, prend l’avion, en change à Moscou pour atterrir enfin à Vienne, en Autriche. Là, il saute dans le train, avant d’arriver à Bompas, le 18 décembre, chez Cécile Monnier et sa famille. « Dès que j’ai quitté le Japon, tous mes symptômes ont disparus. » Fils unique, Iori a laisser derrière lui sa famille, ses amis et son travail. Il est désormais blogueur, hébergé gratuitement, son seul revenu financier provient pour le moment des dons que ses lecteurs lui font, il ne sait pas de quoi son avenir sera fait. « Je ne retournerais pas au Japon. Mes parents et mes amis y sont restés, c’est dur pour eux, ils sont de plus en plus malades. Mon père ne peut même plus tenir un stylo tellement ses articulations le font souffrir, les animaux aussi présentent de nombreux symptômes. »

« Battez-vous »

Iori a fait parti des personnes du département qui ont rejoint la chaîne humaine à l’occasion des un an de Fukushima, le 11 mars dernier. Dans le bus il a pris la parole « le nucléaire doit être stoppé au plus tôt, Battez vous, il est encore temps, vous avez encore la chance d’arrêter ça. Là bas c’est de pire en pire, c’est comme regarder les gens mourir sans pouvoir rien faire. » Pourtant, Iori fait, il continue à informer sur la situation au Japon « là bas la plupart des japonais veulent croire au gouvernement. Ils manquent d’ouverture d’esprit. Encore dans les grandes villes il y a le mélange des cultures mais ailleurs rare sont ceux qui ont déjà croisé d’autres personnes que des japonais, en plus ils sont très conservateurs. Ils ne connaissent les « blancs » qu’au travers des films. C’est donc très difficile pour eux de partir, en fait la plupart ne l’imaginent même pas. Et même ceux qu’ils le veulent, doivent réussir à dépasser les contraintes de langues, de finances, de lieu de destination… Non , ce n’est vraiment pas évident de quitter le Japon. Moi, je me suis vite habitué à la culture française, c’est pas difficile c’est juste différent, au Japon tout est très strict ici c’est plus cool. »

Son visa arrive à expiration, il va donc quitter Cécile et sa famille afin de rejoindre d’autres propositions d’hébergement en Autriche notamment.

 

Cécile Monnier « ce qui c’est passé au Japon est une leçon pour nous »

Cécile, rédactrice web et habitante de Bompas, est une des nombreuses personnes que la catastrophe de Fukushima éveille au problème du nucléaire « je trouvais la situation dramatique, je me sentais concernée et révoltée par le silence autour de tout ça » . Dans un premier temps, elle cherche à s’informer « l’information était – est toujours – très difficile à trouver, il faut chercher loin pour y parvenir ». Puis elle décide d’aider très concrètement les japonais au travers de ses actions « j’ai commencé à faire ce que je pouvais, des pétitions, des articles. Finalement, j’ai pensé que le mieux était d’aider les japonais à faire ce qu’ils voulaient, notamment partir. » C’est ainsi qu’elle s’inscrit sur un site Japonais « hahako » qui permet de proposer des endroits sûr aux japonais voulant quitter leur pays « en un jour j’ai reçu une dizaine de messages, beaucoup de mamans, mais souvent les maris ne voulaient pas partir, et les enfants ne pouvaient pas partir seul. Depuis la catastrophe, il y a pas mal de séparations, les hommes sont plus obéissants, ils écoutent le gouvernement, les femmes elles sont plus inquiètes, surtout par rapport à leurs enfants. » Cécile reste en contact pendant un moment avec ces femmes, par mail, les échanges cessent du jour au lendemain, car pourquoi continuer d’espérer si rien n’est possible ?

 

« Amis » virtuels

Iori est alors une de ses sources d’informations, ils deviennent « ami » sur un réseau social, ils font connaissance , « internet est un petit monde pour ceux qui veulent la même chose » et elle lui propose de le recevoir chez elle. Le 18 décembre, il arrive à Bompas, depuis il partage la vie de Cécile et de sa famille. Cécile n’aide pas que lui, elle assiste une jeune mère japonaise pour obtenir un visa d’un an renouvelable. Cette dernière a donc pu quitter le japon, avec son enfant et a rejoint la Savoie, son mari est resté au Japon pour subvenir au besoin de sa famille « elle a de la chance d’être soutenu par lui, ce n’est pas évident ». Cinq autres familles ont quitté le Japon grâce à Cécile et sont actuellement hébergées en Allemagne, deux autres dossiers sont en cours. Cécile continue donc à s’impliquer. Elle participe à la mise un place d’un groupe sur un réseau social afin collecter du riz pour les personnes qui ont tout perdu lors du séisme.

 

Au delà des actions concrètes, Cécile bout au fond d’elle « je suis révoltée par le gouvernement français, rien n’est fait pour nos compatriotes qui vivent là bas. Ils ont le « choix » entre rester, et risquer leur santé, ou partir, et tout perdre. Il y a le cas d’une femme, professeur français à l’université de Tokyo proche de la retraite, si elle part, elle perd tout ce qu’elle a cotisé jusqu’à présent »."


Interview de Cécile Monnier par Nicolas Caudeville par Loeildupharynx

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 11:00

Le rappe et les rappeurs négatives dans la société et on en voudrait pas pour gendre. Image des clips gangsta rap américain où des semi repris de justesse campent sur des capots de grosses voitures et autour desquels s'agitent lassivement des jeunes filles quelques peu vulgaires. Mais il y a de tout dans le rappe. Notamment , "le tcho gars" du quartier St Jacques: R Can. Sa musique , ses textes, son énergie il l'a ammené partout en France et au-de-là. Sa rage de vivre, il l'a transformait en énergie, avec laquelle il se bat pour sa famille. Un artiste les plaies à vif, regardant la vie, les yeux dans les yeux. Accompagné par de formidable musicien, une violoniste, une guitare basse, un clavier (et accordéoniste), un batteur, sans oublier les interventions de ses diverses amis qui montent sur scéne (et ses enfants), il a donné à Alénya un spectacle pour un public de 7 à 77 ans, le tout orchestré par Aude Massat de l'association de formation musicale découv'art link

Photo0344.jpgl'association découv'art forme les jeunes artistes à Alénya

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 09:49

Photo0421.jpghttp://www.rouquansciencepo.fr/

Nous sommes (au moment où j'écris ces lignes) à l'instant précis où le 6éme président va transmettre le pouvoir au 7ème président de la 5ème république . Temps est maintenant venu pour l'archipel contre attaque de poser le bilan du quinquénat Sarkozy, de l'élection présidentielle  et faire la prospective des élections législatives. Pour ce faire, nous avons demandé au politogue et habitué de notre site Olivier Rouquan de nous donner ses analyses. C'est dans le sanctuaires des salines, à coté de Maçannet de Cabrénys en Catalogne Sud, que nous avons pris les hauteurs


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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 14:14

0000rimbault_.jpg

Les langues anciennes ne sont pas des langues mortes:  elles sont la mémoire vive de notre histoire. Par conséquent, ce couper d'elles, c'est se couper de nous-même.

"L’ouvrage d'Olivier Rimbault, est une réponse à celui de Pierre Judet de La Combe et Heinz Wismann, L’Avenir des Langues, Repenser les Humanités, Paris, Le Cerf, 2004 ; Olivier Rimbault part de l’idée que ces deux auteurs ont une influence très forte sur l’enseignement des langues anciennes et souhaite proposer une approche différente.

Olivier Rimbault discute l’emploi de l’expression « langues anciennes » et conteste le refus de Pierre Judet de La Combe et Heinz Wismann de considérer le latin comme une langue de communication. Il faut préciser qu’Olivier Rimbault est un spécialiste du néo-latin et un promoteur très actif du « latin vivant » [1]. Selon lui, le latin et le grec doivent être transmis comme un moyen d’expression en même temps qu’un moyen d’accéder à une culture. Il critique également la démarche pédagogique qui consiste à étudier directement et dès le début les textes authentiques ; bien sûr, l’étude de ces textes est également son but, mais il conteste la manière d’y parvenir telle qu’elle est préconisée actuellement dans l’enseignement secondaire." En attendant sa conférence débat le jeudi 31 mai à 18 heure à la librairie Torcatis, il nous a accordé un entretien

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 14:08

Photo0323.jpgYazen et ses camarades d'étude aux Beaux arts

La jeune artiste Ongour que nous avions rencontré dans le cadre du pop club de l'école des beaux arts de Perpignan a été prié par la préfecture de retourner en Chine (avec les présidentielles, et pour faire croire qu'ils agissent, politique du chiffre oblige, il y a une accélération des demandes d'expultions link) pour le 24 mai 2012 dernier délai. Motif invoqué, ses piètres résultats en "science de la terre" (elle redouble pour une deuxième fois sa première année) matière que ses parents lui ont obligé d'étudier. Dans un deuxième temps, elle s'inscrit aux beaux arts où rapidement, elle a d'excelents résultats, à tel point que des commissaires d'expositions (pas de police) la remarquent. Il n'y a aucunne urgence pour qu'elle retourne en Chine, d'autant qu'elle ne coûte rien au contribuable puisque, se sont ses parents qui payent l'intégralité de ses études. Ne se consacrant qu'à ses études, elle ne travaille pas, donc, on ne peut pas dire qu'elle "mange le pain des français". Son avocat a déposé un recours gracieux. Et elle a dors et déjà reçu des courriers de soutien de membres représentatifs de la société civile, et notamment du bureau des étudiants de l'Université où elle a étudié. Peut-être aussi, que le résultat de Dimanche, influera sur sa situation. Nous verront aussi si des politiques locaux au-delà de leur discours sauront s'impliquer dans cette affaire. En attendant toute l'école soutient Yazen!  

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 16:34

ALIOT3 2

17.9% plus que ce fameux 21 avril 2012, il y a 10 ans. Où l'on disait "plus jamais de 21 avril". Ben, oui, il y a eu le 22 avril! Marine Lepen a fait mieux que son père. Mais, en même temps. Sarkozy et consors ( le 6 mai) ont joué de l'appeau à loup, pour souffler sur la braise du sécuritaire. Sécuritaire qui, on le sait est l'arbre qui cache la forêt sociale à l'agonie après les pluies acides de la "crise". Mais le FN n'est qu'un symptôme, pas la maladie. La maladie: c'est le système financier. Si les trader étaient des chauffeurs de bus, on les empêcherait de conduire. Le deuxième tour est pour beaucoup lié à ce que feront, ceux qui ont voté pour le front national. S'ils veulent que Marine Lepen prenne le pouvoir, la meilleure solution c'est de voter Hollande! Parce que plus le score de Nicolas Sarkozy sera bas, plus l'hallali pour l'UMP sera rapide. C'est ce qu'escompte madame Lepen. Ceci dit, nous gageons que dans son discours du 1er mai pour la fête de Jeanne D'arc, elle ne fera pas cet appel, et suggérera le vote "blanc" (sans jeu de mots) à ses électeurs . La quadrature du cercle que doivent réaliser les candidats du deuxième tour, c'est de faire voter pour eux des électeurs du front sans faire appel à Marine Lepen, tout en essayant de faire la même chose et simultanément avec ceux de Bayrou: autant essayer de tirer la nappe d'un coup sec, sans renverser un seul couvert!  Lorsqu'on veut manger avec le diable, il paraît qu'il faut une très longue cuillère. Il en pense quoi, le diable qu'on fasse une "drague lourde" à ses adeptes en croyant qu'on aura pas à lui payer sa part? Pour avoir une réponse, nous avons interrogé Louis Aliot, vice-président de ce qui est encore le Front National (avant changement de nom) et compagnon de Marine Lepen. Dans cet entretien, il nous parle de la présidentielle, des législatives, des municipales,de sa vision des Pyrénées-Orientales, de l'université . Il déclare aussi: "Je préfère avoir à faire avec la courtoisie de Mach, qu'à l’extrémisme de Ségolène Neuville!" 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 11:12

de droite à gauche l'écrivain Gildas Girodeau, le libraire Roger Coste, l'écrivain de polar Patrick Barde et son assistante

Patrick Bard est né en 1958 à Montreuil-sous-Bois. Photojournaliste, auteur de polar, écrivain-voyageur, il a notamment travaillé sur la banlieue, les routes et les frontières. Son long essai photographique sur la frontière américano-mexicaine lui a notamment valu une ample reconnaissance. Il est également un ardent défenseur de la photographie. Il a exercé dans ce cadre nombre de mandats électifs au cours des 20 dernières années. Son premier roman, « La frontière », a reçu le prix Michel Lebrun (2002), le prix Brigada 21 (Espagne, 2005) et le Prix Ancres Noires 2006. Il mène un travail personnel sur la problématique de l’eau et sur les peuples autochtones des Amériques. Son oeuvre a notamment été exposée au Centre Pompidou, à la Grande Halle de la Villette, ainsi qu’au Mexique, en Espagne, en Angleterre, aux États-Unis… Avec son épouse, Marie-Berthe Ferrer, il arpente l’Amérique Latine depuis vingt ans. Ses œuvres ont été acquises par plusieurs musées et collections privées. Après "Amazone, un monde en suspens" (Seuil, 2009), Patrick Bard et Marie-Berthe Ferrer ont récemment publié : "Partir, traité de routologie" (Seuil, 2011), un ouvrage rétrospectif en photos, textes et carnets de voyage. "Orphelins de sang" (Seuil 2010), le dernier roman de Patrick Bard, a été récompensé par le prix Sang d’encre des Lycéens 2010 et le Prix Lion Noir 2011. Une vingtaine de monographies et livres de photographies lui ont été consacrés depuis 1985 et il est l’auteur de 5 romans.Le vendredi 13 avril, il est passé par Perpignan et la librairie Torcatis, nous l'avons interviewé à cette occasion.

Patrick Bard est représenté par Signatures, maison de photographes.

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 12:35

Philippe Meunier

Au Japon, c’est pendant la période la plus froide que l’on produit les meilleurs sakés. Sylvain Huet, expert en saké japonais, le sait bien, lui qui vient de passer cinq semaines à visiter les plus grandes sakaguras à la recherche des meilleurs daiginjo. Et comme l'homme est généreux, il a ramené dans ses valises de nombreux et précieux flacons pour la plupart absolument introuvables en France. C'est dans le cadre d'une conférence-dégustation qu'il nous explique patiemment les mystères du Nihonshu. Nous sommes donc une quinzaine de curieux réunis dans la boutique des 400 Quilles à Saint-Estève accueillis très chaleureusement par son caviste William. Le thème de la soirée, outre la découverte de l'univers du saké est aussi celui de son accord avec la gastronomie française. C'est donc fort agréablement accompagnés d'huîtres, de jambon, d'anchois, de pâté, d'une escalivade, d'un velouté de lentilles au lard , d'un plateau de fromages et d'un fondant au chocolat que nous avons appliqué notre concentration sur ces saveurs nouvelles et pour la plupart d'entre nous jusqu'à lors inconnues.

L'intelligence de Sylvain, son immense culture et la connaissance parfaite de son sujet nous ont amenés à traverser jusqu'à l'aube une si belle nuit, le temps de déguster pas moins de vingt-six sakés dont un, chaud.

Il ne nous reste plus qu'à attendre la sortie en librairie de son ouvrage sur le saké (le premier en français) pour retrouver à l'écrit ce que nous avons si bien goûté à l'oral.

Philippe Meunier

 pour écouter la conférence dégustation sur l'oeil du Pharynx cliquez sur le lien

http://loeildupharynx.over-blog.com/article-degustation-de-sake-en-roussillon-le-vin-de-riz-japonais-conference-sylvain-hue-article-philippe-104162248.html

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 00:46

Mélenchon, un « opportuniste » selon Christine Pina?!

Vidéo- Mélenchon pète un plomb

L’heure de vérité est imminente. Crédité de plus de 13%, le candidat du Front de gauche grimpe dans les sondages, au point d'apparaître comme le « troisième homme » de ce premier tour. Un outsider qualifié « d’opportuniste » par Christine Pina, spécialiste de l’extrême gauche et maitre de conférences en science politique à l’Université de Nice. 

« Un entrepreneur de cause personnelle ». Christine Pina ne mâche pas ses mots à l’égard du tribun Jean Luc Mélenchon. « Sa position au PS n’était pas assurée, il a alors choisi de créer son propre parti », explique la spécialiste de l’extrême gauche. L’ancien professeur de français en lycée technique n’a en effet jamais pu briguer les plus hautes fonctions, hormis un poste de ministre de l’enseignement supérieur, de 2000 à 2002. Une raison pour abandonner ses amis socialistes ? Christine Pina en est persuadée : « En 2008, il a profité de l’affaiblissement du PS pour former sa propre famille politique, le Front de Gauche ». Et désormais à l’extrême gauche, Jean Luc Mélenchon est le seul à tirer son épingle du jeu, bénéficiant du retrait du « phénomène » Olivier Besancenot du Nouveau Parti Anticapitaliste et d’Arlette Laguiller de Lutte Ouvrière. « Philippe Poutou du (NPA) et Nathalie Artaud de (LO) n’ont que très peu de visibilité », souligne Christine Pina. 

 

« Révolutionnaire d’un soir »

Un opportunisme politique qui se traduit par un opportunisme idéologique… « Ce n’est pas un trotskiste mais un social-démocrate populiste et révolutionnaire d’un soir, on est loin d’une logique communiste », estime Christine Pina. Selon la maitre de conférences, Jean Luc Mélenchon bénéficie du contexte économique toujours aussi incertain. « A cause de la crise, les candidats de l’UMP et du PS sont prudents. Il n’y a pas de grandes envolées sur un changement profond de la société », explique la politiste. La frilosité des candidats dominants a donc été une aubaine pour le tribun. Un créneau dans lequel s’est engouffré le candidat du parti de Gauche. « Ça a libéré un espace d’utopie pour d’autres candidats sur lequel Jean Luc Mélenchon a fait sa campagne », précise-t-elle. « Proposer d’augmenter le SMIC ou d’envoyer en prison les banquiers » sont, selon la chercheuse, des idées qui relèvent surtout d’une « gauche sociale populiste ». Mais qu’on ne s’y trompe pas, aux yeux de Christine Pina, ces meetings en plein air, si chers à Jean Luc Mélenchon, ne sont pas organisés dans le but « se sentir plus proche du peuple », non. Christine Pina plante sa dernière banderille : « c’est simplement parce que c’est moins cher ! »

 

Erwan Rousseau

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