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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 06:05
Walter Benjamin:suicidé à Port Bou, assassiné à Perpignan! par Gérard Gourmel

Il vous a fait quoi, Walter Benjamin, pour lui faire subir cette ignominie ?
Vu aujourd'hui l'expo Benjamin en ce centre d'art contemporain de la Place du Pont d'en Vestit (Perpignan)

Un centre d'art contemporain "Walter Benjamin". Pour le désormais ex-ministre local de la culture Halimi : "On implante une épine, un point d'interrogation en plein cœur de Perpignan". Et pour le maire Pujol : "La révolution commence à Perpignan. Si j'ai voulu que naisse ce centre d'Art en liaison avec l'école, c'est pour donner du sens au Perpignan de demain. Inscrit dans la modernité et qui puisse permettre de redynamiser le cœur historique et identitaire de la ville. Cette expression artistique sera un lieu de liberté pour les Perpignanais".

On a bien lu : « La révolution commence à Perpignan ».
Si SI
Trois lignes plus loin, hasard, apparaît « identitaire ».
De quelle révolution s'agit-il au juste pour la mairie ?
Et cette expo en cours, sur Benjamin ? Des agrandissements du Livre des passages, des photocopies de documents et quelques coutumières branlettes conceptuelles ayant peu ou prou à voir avec Benjamin, mais ayant tout à voir avec l'Ego de leurs concepteurs. Le train-train quotidien, quoi (et pas de quoi attirer - non plus qu'à l'Archipel- une masse de curieux de Barcelone, Toulouse, ou Paris.




Mais qu'a donc infligé Walter Benjamin à Perpignan pour qu'on lui accole un « centre d'art contemporain » (bricolé) au sein de la politique plus que droitiste de cette ville ?




Piller le nom du royaliste ami de Franco : Dali, manipulateur, expert en auto-marketing, voilà qui pourrait sembler de bonne guerre aux brillants stratèges de la communication ultralocale (ême si ridicule. A force d'abuser, du "centre du monde", le centre-vide du cloaque roussilonnais exhibe surtout son anus mundi).






Mais, Benjamin, il vous a fait quoi pour entacher son nom par celui de cette ville ?




Un centre culturel Robert Brasillach, voilà qui serait admirable pour Perpignan, en parfaite cohérence avec le centre "historique" des bienfaits de la colonisation en Algérie, la stèle dédiée aux tueurs de l'OAS, les tractopelles municipales utilisées contre un camp de Roms, les projets de centres communautaristes etc.


Brasillach, né en plein coeur de ville (exactement là où le centre bonnet de nuit « littéraire », « bonne nuit les petits » , est installé).


Et du moins correspond-il, lui, assez admirablement à l'état des lieux des élus de cette cité.




Alors pourquoi infliger un tel affront à Walter Benjamin ?


Certes, le Directeur de la Culture Jordi Vidal se revendique situationniste.


(Aïe : n 'y aurait-il pas un léger hiatus entre la culture politique de la mairie de Perpignan quant aux « situs » et Vidal, ou encore un hiatus entre Vidal et les « situs » ?)




Déjà, basiquement, quid de liens entre Walter Benjamin et Perpignan ?


Il est passé par là. Certes, sur la fin de la fin de la route de son exode.


Combien d'heures ?


Ni né là.
Ni mort là.
En fait : rien, là.

Existe-t-il la plus infime justification de l'exploitation de son nom, dans un espace qu'il n'aurait pu que pourfendre ?

Bien évidemment pas la moindre..
Les élus de Perpignan infligent donc à la mémoire de Walter Benjamin une récupération contre-nature.
Et si, Jordi Vidal, à cet égard, nous débattions éthique, et esthétique, quant à cette usurpation du nom de Benjamin par une municipalité plus que réac ?

Et si, puisqu'ils nous la font à l'envers, capables de manipuler sans le moindre scrupule l'identité de Benjamin pour se poser en « révolutionnaires » (Pujol), nous faisions en sorte que, pour commencer, Walter Benjamin ne soit plus ainsi plongé dans le purin perpignanais ?

(Pour commencer, )



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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 11:00
France,Perpignan:Pujol a sauvé la République! Donc, la République ? par Gérard Gourmel

Comme à l'ordinaire, un gouvernement « de gauche » subissant un désaveu cuisant suit la pente de son adversaire.

Si, à droite, on poursuit en général le mode « nous vous avons compris, nous irons plus vite », donc vers l'ultra-libéralisme, ce qui est cohérent avec l'électorat UMP-UDI etc, une spécificité socialiste tient à ceci: quand un électorat de gauche se sent trahi par une première partie de mandat et sanctionne l'éternelle tentation sociale(?)-démocrate très libérale du PS, le PS vire encore plus à droite, bien évidemment pour tenter de convaincre d'autres électeurs, au centre, voire plus à droite, voire encore plus à droite.
Soit très exactement, la même posture que la droite : « Nous n'allons pas assez vite », et autres « nous n'avons pas été compris » ou, ici « nous n'avons pas communiqué assez » (ne serait-ce pas juste la métaphore de « Français, vous êtes des cons de ne pas comprendre combien nous sommes les plus beaux, les meilleurs ? ».
,
Cette fois, nous touchons presque au sublime.
La feuille de route du Président du conseil général Hollande est très claire :
« D’abord, redonner de la force à notre économie. C’est indispensable ! Ce sont les entreprises qui créent les emplois et nous devons tout faire pour qu’elles y parviennent. Car la première des injustices, c’est le chômage. C’est le sens du « pacte de responsabilité ». Moins de charges sur les entreprises, en particulier sur les bas salaires et, en contrepartie, plus d’embauches et plus d’investissement. C’est un acte de confiance pour tous les acteurs économiques et les partenaires sociaux. Voilà l’enjeu. Il est décisif pour l’avenir de notre pays. Produire plus et mieux, produire en France.
Ensuite, la justice sociale.
Au Pacte de responsabilité, doit correspondre un pacte de solidarité dont le premier pilier est l’éducation, et la formation de la jeunesse ; le second, c’est la sécurité sociale avec la priorité donnée à la Santé ; et le troisième, c’est le pouvoir d’achat avec une réduction des impôts des Français et une baisse des cotisations payées par les salariés.
Pour y parvenir, le gouvernement aura à mettre en œuvre le programme d’économies budgétaires que j’ai annoncé.
Il ne s’agit pas de faire des économies pour faire des économies. Il ne peut être question de fragiliser la croissance qui repart. Il s’agit de transformer notre Etat. Il s’agit de réformer l’organisation de nos territoires. Il s’agit de préserver notre modèle social. Bref, d’être plus juste et plus efficace.
Le gouvernement aura aussi à convaincre l’Europe que cette contribution de la France à la compétitivité et à la croissance doit être prise en compte dans le respect de ses engagements. Car renforcer l’économie française, c’est la meilleure façon de réorienter l’Europe.
Enfin, je veux terminer par un message d’apaisement et de rassemblement. La France souffre de ses divisions. Elle connaît une crise civique, et même morale. Elle subit une contestation de ses institutions y compris de sa Justice. Elle perd son énergie dans de vaines querelles. Elle cultive une angoisse que les extrêmes utilisent pour attiser les haines et les rejets. La République est notre bien commun. Je ne laisserai aucune de ses valeurs être abîmée ou froissée, où que ce soit sur le territoire national. Aucune forme d’exclusion, de stigmatisation, pas plus que de communautarisme, ne sera tolérée. »


Alors, sur un cahier des charges lourdement économique et très accessoirement social, qui est donc nommé Premier Ministre ?
Ben, le dernier en date premier flic de France. Logique, non ?
Et, à l'Economie ? un juriste, Montebourg


Par contre, Valls, le petit Sarkozy se prétendant de gauche, à Matignon, quel meilleur garant pour le PS d'un possible report de voix de la droite et surtout de l'extrême-droite (« Moi, Manuel 1er, je ne laisserai pas faire le FN : c'est moi qui renverrai les Roms chez eux ») ?
Le « problème » (?) Rom, numériquement (quelques milliers) étant bien sûr fondamental pour la survie de la République française, et à ce titre obsessionnel, sous Sarkozy et dans le discours Valls.
Au fait, pourquoi ?

Et, après les diatribes de Valls à l'égard de la « non-République » Dieudonné etc., outre quelques micro-organismes de l'extrême-droite, parions que désormais, ce sera plutôt la gauche de la gauche qui sera visée ?


Alors, ici, à Perpignan, la République, une, indivisible etc. a été sauvée. Et Pujol, Républicain s'il en est, réélu.

Outre sa liste (tous plus que républicains et sans aucun lien avec le FN, il va sans dire), avec le soutien officiel du Parti Socialiste, du Parti Communiste, des Jeunesses Communistes, du NPA, du PG non historique de la liste Belliard (sur un projet « reconstruire la gauche » avec JAD) etc., et, faut-il le dire, l'ineffable assistance de multiples autoproclamés « journalistes » de blogs locaux, ne craignant même pas, à l'occasion, de se légitimer de Jean Jaurès (le ridicule ne tue pas, hélas).


La presse nationale titre quant à ces municipales : « Résultats municipales à Perpignan : l'UMP tient Louis Aliot en échec ».
Et le FN évoque un « seul contre tous ».
En l'occurrence, la vérité, hélas, relève du FN.


On ne peut pas jouer sur tous les tableaux.


Pujol, les reliquats Alduy, UMP, Udi, nationalistes catalans, Modem, les ex-FN de la famille de Noell et autres recyclés, les nostalgiques de l'Algérie française, j'en passe et des meilleurs, pour le coup soutenus par PS, PCF, JC, « PG » etc, font
21786 voix (55,11 %)
contre
17744 voix
au seul FN (eh oui, seul contre tous, aussi affligeant que cela soit : le jeu de dupes monté sur ces municipales démontrerait que le FN seul fait presque jeu égal, seul, contre un spectre s'étendant du NPA à la très très droite de l'UMP )


Et, quant on évoque la participation accrue au 2ème tour à Perpignan, le résultat pour le moins curieux ne serait-il pas : les blancs et nuls.
1337 au premier tour, 3649 au second.


Des électeurs de gauche se refusant à jouer au jeu « clientèlisme » « communautarisme » ?
Des électeurs se refusant à trancher entre un non-avenir Aliot vs Pujol ?
Ou des « obligés » du système en place ?, poussés à voter mais objectant ?
Bref, hors de cette poubelle, tout reconstruire, une urgence ?

Voir aussi:

http://www.larchipelcontreattaque.eu/2014/04/jean-marc-pujol-il-nous-a-sauve-du-fascisme-il-peut-bien-prendre-l-agglo-par-nicolas-caudeville.html

Jean-Marc Pujol: il nous a sauvé du fascisme, il peut bien prendre l'agglo! par Nicolas Caudeville

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:19

Dopé par l'arrivée de la vidéo et des élections municipales le site l'archipel contre attaque à encore augmenté son audience! Avec 14 472 lecteurs uniques et 20 424 pages vues le site confirme son succès. Nous remercions tous les contributeurs ainsi qu'Eric le technicien. Et nous vous encourageons à continuer à nous suivre et nous faire connaître. Un autre monde est possible, parce qu'une autre information est possible!

prêt de 15 000 lecteurs uniques pour l'archipel contre attaque ce mois de mars: record battu!
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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 11:25
Jean-Marc Pujol: il nous a sauvé du fascisme, il peut bien prendre l'agglo! par Nicolas Caudeville

Ayest encore! Jean-Marc Pujol el gladiadiator, salvador de la républica a contra del fascismo après nous avoir sauvé de la noyade de la vague bleu Marine et de son surfeur Louis Aliot en devenant maire de Perpignan grace au frente républicano, a des besoins de "lebensraum", comprenez "espace vital". Et veut devenir président de l'agglo .

C'est que l'appétit vient en mangeant. L'enfant viré de Mostagadem prend sa revanche, à la manière d'un Talleyrand "On a voulu faire de moi un prêtre: on s'en repentira" (que le lecteur ne se focalise pas sur le passage de la phrase où est mentionné le mot "prêtre", mais sur la dernière partie de celle-ci: "on s'en repentira").

Déçu les espoirs de Romain Grau (mais où est passé François Calvet, le maire du Soler?) Jean-Paul Alduy doit se retourner dans son lit (Mais c'est pas ce qu'on avait dit!) . Mais Romain est premier adjoint avec des compétences augmentées (son rôle pas lui) sa devrait calmer ses appétits (et puis comme les électeurs, maintenant, il n'a pas le choix)

Bon c'est vrai que Jean-Marc avait bien promis (de campagne) qu'il serait "l'homme d'un seul mandat" (Jean-Paul Alduy aussi!)

Mais là, les circonstances sont exceptionnelles et puis:"Je suis toujours l’homme d’un seul mandat, l’Agglo ce n’est pas un second mandat, c’est une fonction. Je suis toujours contre le cumul des mandats, répond donc Pujol. Si j’y vais c’est parce qu’il y a beaucoup de candidats et que je fais l’unanimité".

Comme le chantait Michel Sardou:"Tu me prenais pour un poète,Le pauvre type de toujours.

Les filles se payaient ma tête Quand je parlais d'amour.
Je vous ai bien eus.
Je vous ai bien e
us.

Agglo de Perpignan/Jean-Paul Alduy : "Voilà un mandat qui commence très mal"

http://www.lindependant.fr/2014/04/02/agglo-de-perpignan-jean-paul-alduy-voila-un-mandat-qui-commence-tres-mal,1866777.php

Jean-Marc Pujol: il nous a sauvé du fascisme, il peut bien prendre l'agglo! par Nicolas Caudeville
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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 00:34
Perpignan est une fête! par Sébastien Navarro

Ainsi donc Perpignan a sauvé la face. Après cette petite frayeur durant laquelle l’hydre médiatique a tenu ses projecteurs braqués sur la cité catalane (passera-t-il, passera-t-il pas), voilà que s’injecte le doux poison du retour à la normale. Ils ont voté et puis après ?.. chantait Ferré. Et puis après : rien. Ou si peu. Localement, la gauche promet de se requinquer. De se reconstruire. Sur quelles bases ? Sur quel corpus idéologique ? On aimerait bien savoir, maintenant que le grand méchant loup s’en est allé le cul mollement fessé, sur quelle vision particulière la gauche perpignanaise va se reconstruire. On aimerait savoir ce que pense Jacques Cresta quand il sort dans Perpignan au petit matin et voit des hommes et des femmes couchés à même le sol, emmitouflés dans des duvets crasseux posés sur des plaques de carton ? Trouve-t-il cette vision insupportable ? Ressent-il quelque colère à la vue de ces vies misérables, jetées là comme un vulgaire surplus dont nos sociétés n’ont que foutre ? Est-ce qu’il se dit : « Moi, maire de cette ville, je ne permettrai plus ça. J’ouvrirai tous les bâtiments vides du centre-ville de Perpignan et plus personne ne dormira à la rue comme un chien. »

Hé Jacot, c’est quoi un socialiste aujourd’hui ?

Dans l’Indépendant du 24/03/2014, le même homme, K.-O. après le premier tour, déclarait : « Pujol a conduit Perpignan dans la situation où elle est, Aliot est sa créature. » Quand j’ai lu ça, je me suis dit : « Feint-il sciemment de ne rien avoir compris ou nous prend-il vraiment pour des brèles ? » Est-il besoin d’être un fin analyste politique pour piger que l’ascension du FN est arrimée depuis trente ans au lent délabrement idéologique (les faux-culs parleront de mue ou de real-politik) du PS ? On en oublierait presque le pécher originel : en 1986, Mitterrand, face à une droite qui se requinquait, faisait appliquer le mode de scrutin proportionnel aux législatives. Résultat : 35 porte-flambeaux du FN étaient envoyés à la députation. Une première ! Un franc-succès ! Il y a des photos de l’époque où on voit Le Pen père tout sourire dehors. Elles rappellent d’ailleurs ces photos d’aujourd’hui où l’on voit Le Pen fille tout sourire dehors.

Non Aliot n’est pas la créature de Pujol. Aliot, quand il n’est pas le réceptacle d’une frange populationnelle raciste ou revancharde, est avant tout les dernier-bras tendus à ces petites vies qui crèvent doucettement. Sans faire de bruit. Sans implosion sociale. Ces petites vies, un temps appelées prolétariat et que les socialistes des origines s’étaient promis d’émanciper. Laissées à l’abandon, sans aucune perspective de voir leur vie se découpler d’une survie au quotidien de plus en plus dure, les voilà qui se sont pris à voir des lanternes dans les grotesques vessies promises par le Front National. A force d’entretenir ces fatalismes qui font qu’aucune autre politique n’est possible (le fameux et cynique « There is no alternative » thatchérien), il ne faut pas s’étonner de voir pleuvoir ces crédulités insondables. Le Pen sauveuse de la France, Aliot sauveur de Perpignan ! Pourquoi pas. Après l’apocalyptique Bugarach, on serait prêt à croire n’importe quoi. Et n’importe qui. Filez-nous de l’espoir, bordel ! Des stratégies, des boucs-émissaires ! Plus grave : cette forme de désillusion politique s’est sécularisée chez des personnes souhaitant l’élection d’Aliot au simple motif qu’au moins-là, la société catalane serait secouée. Finie la mainmise clientéliste de la dynastie Alduy poursuivie par Pujol. Aliot aux manettes, l’électrochoc était assuré. Soudainement mise en danger, notre démocratie locale allait se réveiller. Le peuple, le vrai, le gueulard, le fier-à-bras, allait pousser ses cohortes jusqu’aux portes du palais des Rois de Majorque.

On peut croire à de tels scenarii. Mazette, des allumés ont bien cru que Bugarach allait accueillir des armées de petits hommes verts. Je me répète.

On peut aussi imaginer une autre histoire. Et que si une leçon devait être tirée de ce navrant épisode, elle devrait servir de base à ce début de réflexion : Qui élit-on ? Nos représentants ou nos dirigeants ? Des hommes et des femmes censés porter la parole du peuple ou la cornaquer. Et si ces derniers portent notre parole, quels outils en notre possession pour exercer un quelconque droit de contrôle ? Aucun, si ce n’est de les virer à la prochaine élection. Gestes que nous répétons, inlassablement, rendez-vous électoral après rendez-vous électoral. On change les marionnettes faisant fi de savoir que sous le tissu c’est toujours la même main qui donne le tempo. Enfin si nous élisons des dirigeants, des maîtres à penser, des chefs, où est la démocratie là-dedans ? Nulle-part. Où est ce fameux pouvoir détenu par et pour le peuple ?

Cresta et les siens promettent de reconstruire la gauche à Perpignan. Voilà le défi pour les six années à venir. Tout en haut de la pyramide hexagonale, Hollande nomme Valls premier ministre. Voilà qui confirme certains signaux : la régénération de la gauche ne sera bientôt rien d’autre qu’une droite nouvellement décomplexée. A ce régime-là, autant nous prévenir tout de suite que nous virons vers une république à parti unique. Certains appellent ça dictature du soft.

La gauche, cette idée de justice sociale fondamentalement antiautoritaire, ne se décrète pas. Elle se conquiert. Elle ne tombe ni du strapontin, ni de la cravate ; elle enfle de la rue, d’abord comme une rumeur puis comme une évidence. Si Perpignan vire facho c’est parce que le peuple de Perpignan a

déserté ses rues. Ses places. Ses quartiers. C’est parce qu’il ne sait plus – ne peut plus – habiter sa ville confisquée par les promoteurs, les architectes du sécuritaire et les actionnaires de la marchandise. C’est parce que les berges de la Basse ne sont plus qu’une carte postale glacée alors qu’on pourrait s’y balader ou y faire des potagers ; c’est parce que les places sont devenues des espaces que l’on dit minéraux ; c’est parce que les bars n’assurent plus qu’une fonction de m’as-tu-vu prétentiard alors qu’ils sont les premiers lieux de sociabilité ; c’est parce qu’à la manière d’un cadavre agité par le parcours des asticots, le pouls de la ville ne se sent plus qu’à la mesure des excitations promotionnelles du moment.

Tant que le territoire de la ville ne sera pas l’objet d’une sauvage reprise en main par les humains qui l’habitent, il n’est rien à espérer d’autre que la poursuite d’une désincarnation lente et progressive. A nous de fixer le rendez-vous de joyeuses retrouvailles.

Voir aussi:

Casse du siècle à Perpignan! par Sébastien Navarro

http://www.larchipelcontreattaque.eu/2014/03/casse-du-siecle-a-perpignan-par-sebastien-navarro.html

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 20:43
Les villes que gagnent le front national et associés

FN-RBM et compagnons de route:
- Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) avec Steeve Briois dès le premier tour
- Béziers (Hérault) avec le journaliste Robert Ménard
- Fréjus (Var) avec le jeune David Rachline
- Hayange (Moselle) avec le syndicaliste Fabien Engelmann
- Beaucaire (Gard) avec le jeune Julien Sanchez
- Cogolin (Var) avec Marc-Etienne Lansade
- Le Luc (Var) avec Philippe de La Grange
- Villers-Cotterêts (Aisne) avec Franck Briffaut

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 19:53
Perpignol: la pantoufle droite dure Jean-Marc Pujol gagne avec 55 face au FN Louis Aliot 45%!

L'estimation à la sortie des urnes est de 55 pour Jean-Marc Pujol et de 45 pour le front national Louis Aliot

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 14:21
France : leçon d’histoire par Nazim Mekbel

La longue histoire de démocratie française est mise à mal.
Le Front National de Marine Le Pen affole au point de relancer le fameux Font Républicain. Ce même front qui, rappelons le, s’était présenté il ya une dizaine d’années face à Le Pen père.
Le but déclaré de ce front est de faire barrage aux candidats FN qui se présentent au second tour et qui excitent la presse et les politiques ainsi qu’une partie de la population.
Donc stratégie anti FN, calcule et recalcule et j’en passe.
Mais bizarrement, personne n’a pensé à cette petite masse grandissante de la population qui a voté pour ces candidats FN.
En effet, ce front républicain qui se veut défenseur des valeurs de la république, oublie dans son action de parler de cette frange qui a voté le plus démocratiquement du monde pour un parti d’extrême droite, se contentant de dénoncer les candidats. A moins qu’il omette volontairement d’en faire allusion, préférant les ignorer, voire les traiter d’incultes. Car si ces votants FN étaient considérés comme des pestiférés, ennemis de la république nous serions alors face à une France coupée entre Front nationaliste et Front républicain.
Tout ceci pour dire que l’histoire se souvient d’un président Français et d’une certaine presse qui dénonçaient l’arrêt d’un processus électoral dans un pays voisin, appelant au respect de la démocratie et de la loi des urnes, ne voulant aucunement écouter celle du Front Républicain de ce fameux pays.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 10:59
 Front pas populaire ni si « républicain » à Perpignan. La République en serait-elle sauvée ?par Gérard Gourmel

Manuel Vals en avait fait une croisade. Tout ministre en exercice qu'il fût, et malgré les urgences de la Nation à ce moment, du moins son patron Hollande le martelait-il, Fort-Beauvau (le « Sarkozy de gauche » verbatim sa propre campagne aux primaires du PS) se devait d'être « invité » à Forbach, Carpentras, Hénin Beaumont etc, afin d'incarner l'ultime et irréductible barrage que sa République (en l'espèce son gouvernement « socialiste ») avait pour mission d'opposer au Front National. Lequel Front National n'est cependant pas l'objet de procédures d'interdiction en France, donc, jusqu'à preuve du contraire, il ne constituerait pas un trouble à l'ordre public, un danger pour la sûreté de l'Etat, la démocratie constitutionnelle, un terrorisme etc.

En d'autres termes, dans une « République exemplaire », un ministre régalien a fait compagne en usant de ses fonctions contre un parti, en fait concurrent.

Avec le succès que l'on connaît, par exemple à Hénin-Beaumont où ce ministre de l'Intérieur en exercice (potentiel premier ministre et avide de Présidence suprême) n'avait su se soustraire à l'impérative urgence de sa présence à un événement considérable : les vœux du maire socialiste d’Hénin-Beaumont, Eugène Binaisse.

Maire sorti, au premier tour, le FN à l'hôtel de Ville.

Déjà en guerre contre un comique français, pas blanc-blanc, certes, et pour cause, mais drôle, plus que la moyenne, dans une étrange procédure fastidieuse conduisant à une décision du Conseil d'Etat qui ne saura que valoir une nouvelle condamnation de l'Etat français par la Cour de justice européenne, on dirait bien que les moyens du ministre de l'Intérieur ne peuvent pas tout faire en même temps. L'ennemi principal de la démocratie française devait, sûrement, s'appeler, Dieudonné (comme pour Pujol, aussi).

La ligne Valls, kif-kif l'infranchissable ligne Maginot ?

Quasi, mais pas même. Le Front National n'a pas eu besoin de passer par la Belgique.

Puis, dans la posture-imposture réitérée (« je suis un rempart contre le Front national, donc je suis de gauche », ou bien, ancienne version 66 : « je suis un rempart contre le Front national, donc je suis Jean-Paul Alduy, l'homme le plus à gauche des municipales ») survient le carton du premier tour des municipales 2014.

Branlée attendue pour un PS national, élu à l'origine (pas très bien, et pour cause) comme tout sauf Sarko et développant encore plus urgemment qu'à l'ordinaire une politique obséquieusement libérale et pro patronale lui aliénant des bases populaires et... la Gauche, problème incarné par le Pacte de responsabilité : le « donnant-donnant de Hollande aux entreprises ».

Posture-imposture : après le mariage pour tous, certificat de vraie gauche ouverte et universaliste de Hollande, certificat du moins tel que procréé par le marketing de l'Elysée, Matignon etc. , donc juste un cache-sexe (la droite et l'extrême droite s'y opposent, donc nous incarnons la vraie gauche), voici encore revenu un remake trop bien connu : le « front républicain » de ces municipales. « Les républicains devraient tout faire pour qu'il n'y ait aucune possibilité qu'il y ait un maire Front national », dixit le premier ministre en exercice, Jean-Marc Ayrault dont, par exemple, on connaît le souci de la démocratie réelle quant à son fantasme à Notre Dame des Landes.

Par suite, à Perpignan, sous la posture « front républicain » de Solferino et même, dit-on, de Ayraultport lui-même, Cresta s'en fut.

A la décharge de Cresta, il n'évoqua pas un « front républicain », à tout le moins. « Frankeinstein Pujol face à sa créature Aliot »

(métaphore et métonymie confondues, passons)

Et le secrétaire local du Parti communiste, grand-écart surréaliste dans cette situation : « Sur certains terrains, JM Pujol est à l’extrême droite mais il y a un parti républicain et un autre qui ne l’est pas. Donc on votera pour JM Pujol ».

PCF et par suite JCF, « contre le fascisme », vont donc voter pour un candidat « sur certains terrains à l'extrême droite ».

(Karl Marx, pas de souci dans votre tombe?)

Notons que le secrétaire du PCF ne parle pas de Jean Marc Pujol comme Républicain, mais de son parti. Donc, de l'UMP. Nationale ou locale ? Copé ou Mach et Calvet ?

Malgré toutes les bizarreries de la politique locale (mais pas DU Politique, cela va sans dire) , j'aurais comme un doute sur la certification républicaine par le PCF 66 de Copé, la Droite Forte.

Alors, l'UMP 66 serait un garant de la République, le FN non ? Suffirait-il ainsi pour avoir un statut « républicain » à un Jean-Louis de Noell de passer le Rubicon, du FN (secrétaire départemental et gros scores électoraux, maire frontiste potentiel) à l'UMP 66, et par un miraculeux hasard opposé à Aliot aux dernières cantonales (mais 515 voix, 16,48% de suffrages, has been) ?

Front républicain, contre le FN à Perpignan.

Reliquats du PG, et NPA, PCF, JCF, MODEM etc. font compagne contre le fascisme FN.

On fait bien sûr abstraction de quelques décennies de clientélisme, de communautarisme, qui ont fait de Perpignan la « perle » (pour sa communication) que nous ne connaissons que trop bien. Et l'écart entre ce que cette ville pourrait être et ce qu'elle est, et surtout ce que ses habitants subissent.

Et, au fait, pourquoi le secrétaire du PCF ne vante pas le maire sortant de Perpignan comme « républicain » (même s'il votera pour lui), Jean Marc Pujol

2003, inauguration de la stèle des « martyrs » de l'OAS (entendre par là : les condamnés à mort de l'OAS pour meurtres et terrorisme), stèle édifiée sur un terrain concédé par la Ville de Perpignan.

La source n'est pas avérée, mais aucun démenti n'en fut jamais opposé par le principal intéressé, quant à son discours.

Jean Marc Pujol (à l'époque, adjoint au maire Alduy)

“Je ne dénonce pas l’OAS, ni n’en fait l’apologie. Ces gens se sont engagés en réaction aux mensonges de l’Etat français. L’Adimad a sa justification.” »

Le même désormais candidat en ballotage n'a pas plus opposé le moindre démenti à cette citation plus que récente de Valeurs actuelles (20 mars 2014) :

« Ajoutant même qu’il envisage, s’il est réélu, de proposer la création d’une « rue Pierre-Sergent », du nom de l’ancien chef de l’OAS condamné à mort par contumace, qui fut ensuite député et candidat à la Mairie de Perpignan du… Front national »

Et, quant à la « République » incarnée par le maire Pujol, évoquons les arrêtés annuels concernant les manifestations autour de la stèle OAS du haut Vernet.

Le dernier Arrêté préfectoral stipulait :

Interdiction de rassemblement aux abords du cimetière du Haut-Vernet de Perpignan le vendredi 7 juin
Dernière modification le : 05/06/2013 17:23
Toute manifestation et tout rassemblement à caractère revendicatif aux abords du cimetière du Haut Vernet ont été interdits pour la journée du 7 juin 2013, par
arrêté préfectoral.

L'accès au cimetière sera également interdit au public par arrêté municipal.

Et, que dit l'arrêté municipal du maire de Perpignan, Pujol ?

« Le cimetière du Haut-Vernet sera fermé de 7h30 à 14h, le 07 juin 2013 »

En République française, en 2013 comme toujours, le préfet n'a jamais tiqué sur le fait que le Maire de Perpignan, en fait chaque année, ne respecte qu'à moitié les décisions préfectorales : le matin.

Les fafs de l'Adimad, pour qui la République est « la gueuse » à abattre (je cite) , peuvent donc parader l'après-midi, légalement, tous les ans.

Merci, Jean-Marc-Pujol, Républicain.

Donc, PCF, JC, NPA etc. bon courage d'assumer votre soutien au non (non vraiment ?) FN 66.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 11:17
Le Front National, c'est le portrait de Dorian Gray de la politique! Par Nicolas Caudeville

Voir aussi:

Le Portrait de Dorian Gray

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Portrait_de_Dorian_Gray

Qui sont "les idiots utiles" du front national? par Nicolas Caudeville

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-qui-sont-les-idiots-utiles-du-front-national-par-nicolas-caudeville-120829633.html

Ayest, le premier tour est passé. La France et Perpignan en particulier semble possédés par le Front National. Alors deux choses, la première si ce parti est si nocif pour la république , il fallait l'interdire . Deuxième chose lorsque les médias (je ne parle plus de presse) et politiciens ramènent tout au Front National par manque d'imagination et de vision . C'est une publicité permanente. Rajoutez à cela que les forces qui se disent plus républicaines que le FN, n'ont pas été en mesure de redresser le pays et le territoire. Rajoutez encore à cela les scandales de ces partis qui sont restés au pouvoir, avec des sommes énormes qui ont disparu comme le Boeing de la Malésia Air Line, dans un climat de rigueur dicté par la commission Européenne qui génère plus de lois et de normes que l'état français et les assemblées réunis. La population est acculée à la désespérance. Celle-ci règle encore cela dans les urnes soit qu'elle s'abstienne soit qu'elle vote front national, sans quoi ça serait la guerre civile. Et là, certains représentants de la bien-pensance, de ceux qui en général ne vivent pas le quotidien des gens, vont venir dans les médias et les réseaux sociaux, leur dire quoi voter.

A Perpignan, les plus de 60 ans d'alduysme, puis un mandat de Jean-Marc Pujol dans la même lignée ont fatigué le moral , la dette de la ville et de ses habitants.

Certains qui ont à perdre avec l'arrivée de Louis Aliot au pouvoir et faire remonter des cadavres de dessous le tapis nous expliquent qu'il faut faire barrage au front national, qu'il faut défendre la république. Que face au bruit des bottes fascistes, il faut opposer le crissement de la pantoufle...Pour que rien ne change, parce qu'ils ne vont pas devenir géniaux du jour au lendemain. Alors que ceux-la aillent se "faire foutre" ( nous pouvons nous permettre la grossièreté, parce qu'ils ont été en permanence vulgaires) Les gens feront se qu'ils ont à faire.Ils voteront comme ils voudront: qu'importe le résultat. C'est le problème de la démocratie, on demande leur avis au gens et ils le donnent. Ainsi fut fait pour le traité constitutionnel européen, les français ont voté non. Nicolas Sarkozy et la commission européenne insatisfaits de la démocratie ont fait repasser le traité constitutionnel, ré-habillé traité de Lisbonne, devant l'assemblée nationale et le sénat (le congrès) qui moins revêche que le peuple, a voté oui comme un seul homme.

Si Louis Aliot gagnait dimanche, l'état français insatisfait fera-t-il repasser ce résultat par le congrès?

Jean-Marc Pujol en politique depuis 1989, soutient d'Alduy depuis 2001, passé au travers des émeutes, de la fraude dite "de la chaussette", maire nommé par Jean-Paul Alduy, lui même après trois mois de son quatrième mandat ("je serai le maire d'un seul mandat") est le héros, Sant Jordi de la république, qui doit faire face à l'ogre Aliot dimanche prochain. Les contes de Perrault et des frères Grimm, ont plus de réalité face à ce "story telling" fatigué et fatigant.

Le front National n'est que le portrait des turpitudes et des décrépitudes de la société, les hideurs que vous y trouvez ne sont que le reflet des politiques précédents, le voir en face, à l'instar de Dorian Gray, les tuera!

Et encore:

Perpignan 2014: Quelles sont les valeurs actuelles du candidat, Jean-Marc Pujol? par Nicolas Caudeville

http://www.larchipelcontreattaque.eu/2014/03/perpignan-2014-quelles-sont-les-valeurs-actuelles-du-candidat-jean-marc-pujol-par-nicolas-caudeville.html

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