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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 10:19
	Alduy le sage d'Amélie, de Lyon ou Saint-Chamond? par Gérard Gourmel

C'est un expert qui analyse les premiers faux-pas du nouveau mandat municipal Pujol / FN : « Voila un mandat qui commence très mal : les urnes sont encore chaudes et déjà on renie un des principaux engagements de la campagne électorale qui était de refuser le cumul de mandats ; on aura donc un maire à mi-temps et un Président de l’intercommunalité à mi-temps… Mais au-delà de la parole reniée qui conforte l’image désastreuse des hommes politiques, je suis inquiet de constater que ce choix du cumul de mandat est fait dans un contexte où plus que jamais il faut à la mairie comme à « l’agglo » des gouvernances solides, disponibles, à l’écoute et capables de mobiliser les énergies et les générosités. »
C'est une citation de Jean-Paul Alduy. Indéniablement un véritable expert en mandats, mais surtout qui commencent mal. 2008 : les élections à la chaussette, la France entière se gausse des fraudeurs et de leur arrogance. 2009 (l'élection précédente invalidée pour fraude) : trois mois après sa réélection (un grand bravo à Codognès, sans qui de triangulaire il n'y eut pas et qui ne fut même pas troublé par le soutien affiché du FN ou autres bonnes blagues), Alduy passe la mairie à « son » (croit-il) homme de paille, Pujol, entend poursuivre le contrôle de la Ville mais déclare se consacrer au « grand projet » de l'agglomération.
Du moins, le dernier « grand projet » en date.
Se souvient-on de celui de 2009. Pas le mois du monde.
Mais, après l'agglomération Gérone-Narbonne, les archipels divers et variés, l'intelligence relève désormais obligatoirement (si l'on entend bien JPA, sauf pour les pauvres débiles) de la ville-monde Barcelone. Et ce pauvre Pujol va encore rater le TGV (plus ou moins) direct. Alduy toujours : « N’a-t-on pas compris que la nouvelle proximité avec la ville monde, Barcelone, modifie notre situation géopolitique et permet de « changer de braquet » dans la modernisation et la promotion de notre territoire et donc implique un Président de Perpignan-Méditerranée à temps plein avec l’énergie de l’ambition ? »

Notre situation géopolitique, rien moins que cela.

Et la géopolitique des mandats de Jean-Paul Alduy, sa lucidité quant à la nécessité d'un non-cumul de mandats, de quand datent-ils ?
Ce ne serait pas, par hasard, de 2011, quand il s'est pris une branlée aux sénatoriales où, le sage, le pèlerin du non cumul, se représentait et donc aurait été depuis ET président de l'agglo ET sénateur, et serait d'ailleurs aujourd'hui toujours sénateur ?

Or le sénateur a été renvoyé dans ses foyers.
L'ex-président d'agglo vient d'être trahi dans sa volonté de transmission à son dauphin (un autre expert en éthique politique, puisque passé en 2009, à-peine élu sur la liste Codognès, à vice-président de l'agglo sous le pavillon Alduy) et nous voilà donc avec un Jean-Paul Alduy se posant en sage, en penseur voire en fondateur de l'éthique politique, surtout locale.
Il y a de quoi. Pour se présenter comme « candidat le plus à gauche » , ex-maoïste, ex UDF, à la brillante élection des chaussettes de 2008 alors que les bandes sarkozystes n'avaient pas exactement le vent en poupe, n'avait-il pas, par exemple, courageusement renoncé à la présidence de l'UMP 66 et passé l'UMP sous le tapis pendant les élections ?
Juste avant de passer à l'UDI.
Les cartes de partis dans les archives de JPA devraient occuper pas mal de place dans ses tiroirs, mais je doute qu'il les conserve toutes, sauf comme nez-(pas très) rouges.

Et le voilà télétransporté, via un opuscule encore et toujours visionnaire,en Pinay du Roussillon.
En sage, en garant de l'éthique politique, en augure de... Lyon (où il est né, si je ne m'abuse, tout Catalan affiché qu'il soit, mais ayant dû suivre des cours pour essayer d'en parler la langue, après une carrière parisienne finissant un peu mal, sans quoi, bien sûr... ?)
Ne serait-il pas, à son tour, comme nombre de licenciés de la politique avant lui, frappé du syndrome de Saint-Chamond ?

Vous vous souvenez ? Saint-Chamond est cette charmante commune vers laquelle, religieusement, au long de la 5ème république, députés et présidents de la commission des finances, ministres de l'économie et des finances, premiers ministres, voire même présidents, en exercice ou putatifs, se sont rendus, pour entendre l'augure Antoine Pinay.
Avec les résultats que nous connaissons dans l'espace économique et social.

Faire le Pinay, c'est à peu près le fantasme d'incarner le Graal pour les has been de la politique : s'acharner à exister, même quand on n'est plus rien, même quand on s'est trompé sur tout, même quand on a tout trahi et trahi tous.

Alduy en sa dernière retraite sera-t-il visité comme pythie (incompréhensible par définition et incohérent par essence) ou par pitié ?
Comme relevant d'une lignée de faiseurs (c'est le mot) d'élections, avec les derniers succès connus ?

En dehors du bonneteau de l'autopromotion, qu'a donc légué Alduy à ses successeurs ?
Une ville particulièrement pauvre.
Un centre ville asphyxié.
Un clientèlisme assidu et dévorant .
Un communautarisme explosif.
Des zones de non droit soigneusement protégées.
La crasse, la merde...
et :
« c'est moi le génie ».

Par suite, Jean-Paul Alduy,
Epargnez-nous vos cours de patristique (ou réservez-les à vos ex-troupes)
et
dégagez
à Amélie ou Lyon, c'est comme vous voulez.

Et votre homme de paille Pujol,à suivre.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 08:03
Perpignan: we are the champions! par Sébastien Navarro

We are the champions

Page 2 et 3 de l’Indépendant du 4 avril 2014. Ils sont tous là. Les 55 élus du nouveau conseil municipal de Perpignan. 12 roulent pour le FN, le reste émarge à l’UMP. On imagine l’ambiance des réunions. Cette flopée de réactionnaires et de conservateurs qui devisent entre eux sur le sort de la ville, palanquée de cyniques qui se taclent, s’invectivent à mots couverts, se trahissent. Toi dehors tu crèves, tu fais la manche aux intérims et ravaudes tes poumons avec de la clope de contrebande et eux dedans ils légifèrent, ils étalent des ambitions qu’ils prétendent collectives. Ils élisent leur champion. Que viva Pujol !

Page 2 et 3. Il faut le regarder bien en face ce trombinoscope. Ces gens ne sont pas n’importe qui, ils sont des professionnels de la politique, des préposés de la cause sociale – la leur bien sûr mais qui pour nier que la droite à ses valeurs. Leur cerveau supérieur au nôtre, leur intelligence décapante, leur engagement constant (même si certains ont fait la culbute de la gauche au FN), leur esprit de synthèse plus lumineux qu’une aurore boréale sur une banquise dégoulinante en font des êtres à part. Des êtres faits pour voter les délibérations. Des êtres sans qui une cité de 120 000 âmes virerait fissa à la barbarie la plus crasse. A l’anarchie ! S’ils sourient sur la photo, crispés autour de leurs zygomatiques tels des arapèdes collés à leur rocher, ce n’est pas par crânerie égoïste, pensant à ce que leur digne fonction leur portera comme aura symbolique et émoluments consécutifs, mais pour conjurer le lot de défis – ô noblesse de la charge sacrificielle – qui les attendent ces six prochaines années. Pensons au premier d’entre eux, à notre valeureux camarade Hollande qui déclarait avoir « fait don de sa personne à la France ». Voilà donc le fil ténu qui tient la pensée de ceux qui sont censés porter notre parole : si ces hommes et ces femmes se jettent dans l’arène politique c’est par pure abnégation. L’élan est un altruisme total. C’est-y pas punchy comme destinée ? Cela ne mérite-t-il pas tout notre respect de citoyen reconnaissant ?

Ce trombinoscope c’est pas n’importe qui. Nous avons-là des dignes représentants de la guilde commerciale, des fleurons du monde médical ou judiciaire, des universitaires passés maîtres de la glose politique, des encartés de longue date ou des fraîchement débarqués. Chez ces gens, la politique ne se résume pas à des engueulades à table avec ce ringard de beau-frère communiste ou à des commentaires à chaud devant le JT du soir (« Regarde-moi ces connards de privilégiés de cheminots qui prennent encore la population en otage avec leur grève de merde »). Chez eux, la politique est une ambition, une fonction. Un sacrifice, bordel. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’on les appelle des « élus ». Elus, c’est un peu comme s’ils avaient été « choisis » par une sorte de main invisible, en l’occurrence celle de l’électeur lambda qui a accompli son devoir de citoyen. « Nos ancêtres se sont battus pour le droit de vote ! » m’hurle-t-on à la face quand je dis ne pas voter. Imagine la gueule des susdits ancêtres si on le leur mettait le nez face à cette suite de faces ripolinées. Ces donzelles joliment fardées, ces notables guillotinés dans leur plus belle cravate, ces regards légèrement aguicheurs : « Eh oui, coco, c’est pour ta face que je suis là. Grâce à mon équipe, on va enfin pouvoir sortir le Centre del Món de sa lugubre léthargie (non tous ces millions d’euros n’ont pas été investis pour la frime !), on va désembouteiller la ville, redonner du peps aux marchands de l’hyper-centre (1) , faire saliver les investisseurs et draguer les masses touristiques du monde entier, fourrer de l’évènementiel à tire-larigot, laver les trottoirs, folkloriser les Gitans, contenir les racailles dans leurs ghettos, équiper la ville de nouveaux yeux électroniques, développer les patrouilles de flic à vélo, en moto, à pied, en roller, en trottinette free-style, interdire les torses-nus en période estivale (sauf ces morceaux de femme exhibés par la peste publicitaire sur des

panneaux publicitaires), baisser les impôts et augmenter les charges, augmenter les impôts et baisser les charges, communiquer, communiquer, communiquer ! Vendre cette putain de ville aux plus offrants : aux Chinois, aux Américains, aux maffias, aux coteries. On va vous la brader cette ville. Paraît que Dijon serait la ville la plus agréable de France. On va niquer Dijon ! On a déjà sorti la ville du Moyen-âge, il est temps de la faire entrer dans le monde contemporain. Perpignan c’est déjà le futur. »

Il faut partager cet instant d’émotion. Et prendre le temps d’une confortable hibernation : nous avons six ans devant nous.

« Democracy is the worst form of Government except all those other forms that have been tried from time to time » a clamé Churchill, adipeux réactionnaire. Y’a rien à traduire dans cette phrase. Rien si ce n’est un cynisme, un fatalisme avec lequel on nous entube depuis notre premier vagissement. La fièvre soixante-huitarde voulait porter l’imagination au pouvoir. Pur oxymore. Le pouvoir est par nature conservateur. C’est tous nos rêves qu’il confisque, notre capacité à imaginer d’autres rapports humains qu’il piétine du haut de son mauvais savoir. Il est écrit d’avance que le capitalisme finira par ravager la Terre. Et nous avec. Sûr qu’il restera cet ultime actionnaire pour s’en mettre, une dernière fois – et avec quel panache !, plein les fouilles.

De tout cela il faudra bien parler avec un minimum de lucidité.

Sébastien Navarro

(1) Il faut kiffer les joyaux de la novlangue.

Perpignan: we are the champions! par Sébastien Navarro
Perpignan: we are the champions! par Sébastien Navarro
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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 13:49
Perpignan: le pujolisme triomphant, la continuité du couvercle sur la cocotte! par Nicolas Caudeville

Ouf le Front National n'a pas pris la ville! Mais ce ouf de soulagement nous habitants de Perpignan, nous ne pourrons pas le tenir durant un apné de 6 ans. Vu le taux d'abstention 37,31% (même s'il est en baisse par rapport au premier tour 42,88%) sans compter les votes blancs et nuls, il n'y a qu'un peu plus de 22 000 personne qui ont voté Pujol au deuxième tour. Sur une population d'à peu près 118 000 habitants, on ne peu pas décemment qualifier cela d'un vote d’adhésion!

Qui plus est parce qu'une élection, ce n'est pas la touche "reset" de la situation de la ville et de ses problèmes. Cela n'en est pas leurs remises à zéro. Les problèmes que le maire Jean-Marc Pujol n'a pas su résoudre au mandat précédent ne s'auto-dissoudront pas automatiquement dans celui-ci (à par dans ses discours) . Alors la situation deviendra rapidement explosive. Et ce qui n'a pas pu se résoudre par les urnes se résoudra peut-être dans la rue!

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 06:05
Walter Benjamin:suicidé à Port Bou, assassiné à Perpignan! par Gérard Gourmel

Il vous a fait quoi, Walter Benjamin, pour lui faire subir cette ignominie ?
Vu aujourd'hui l'expo Benjamin en ce centre d'art contemporain de la Place du Pont d'en Vestit (Perpignan)

Un centre d'art contemporain "Walter Benjamin". Pour le désormais ex-ministre local de la culture Halimi : "On implante une épine, un point d'interrogation en plein cœur de Perpignan". Et pour le maire Pujol : "La révolution commence à Perpignan. Si j'ai voulu que naisse ce centre d'Art en liaison avec l'école, c'est pour donner du sens au Perpignan de demain. Inscrit dans la modernité et qui puisse permettre de redynamiser le cœur historique et identitaire de la ville. Cette expression artistique sera un lieu de liberté pour les Perpignanais".

On a bien lu : « La révolution commence à Perpignan ».
Si SI
Trois lignes plus loin, hasard, apparaît « identitaire ».
De quelle révolution s'agit-il au juste pour la mairie ?
Et cette expo en cours, sur Benjamin ? Des agrandissements du Livre des passages, des photocopies de documents et quelques coutumières branlettes conceptuelles ayant peu ou prou à voir avec Benjamin, mais ayant tout à voir avec l'Ego de leurs concepteurs. Le train-train quotidien, quoi (et pas de quoi attirer - non plus qu'à l'Archipel- une masse de curieux de Barcelone, Toulouse, ou Paris.




Mais qu'a donc infligé Walter Benjamin à Perpignan pour qu'on lui accole un « centre d'art contemporain » (bricolé) au sein de la politique plus que droitiste de cette ville ?




Piller le nom du royaliste ami de Franco : Dali, manipulateur, expert en auto-marketing, voilà qui pourrait sembler de bonne guerre aux brillants stratèges de la communication ultralocale (ême si ridicule. A force d'abuser, du "centre du monde", le centre-vide du cloaque roussilonnais exhibe surtout son anus mundi).






Mais, Benjamin, il vous a fait quoi pour entacher son nom par celui de cette ville ?




Un centre culturel Robert Brasillach, voilà qui serait admirable pour Perpignan, en parfaite cohérence avec le centre "historique" des bienfaits de la colonisation en Algérie, la stèle dédiée aux tueurs de l'OAS, les tractopelles municipales utilisées contre un camp de Roms, les projets de centres communautaristes etc.


Brasillach, né en plein coeur de ville (exactement là où le centre bonnet de nuit « littéraire », « bonne nuit les petits » , est installé).


Et du moins correspond-il, lui, assez admirablement à l'état des lieux des élus de cette cité.




Alors pourquoi infliger un tel affront à Walter Benjamin ?


Certes, le Directeur de la Culture Jordi Vidal se revendique situationniste.


(Aïe : n 'y aurait-il pas un léger hiatus entre la culture politique de la mairie de Perpignan quant aux « situs » et Vidal, ou encore un hiatus entre Vidal et les « situs » ?)




Déjà, basiquement, quid de liens entre Walter Benjamin et Perpignan ?


Il est passé par là. Certes, sur la fin de la fin de la route de son exode.


Combien d'heures ?


Ni né là.
Ni mort là.
En fait : rien, là.

Existe-t-il la plus infime justification de l'exploitation de son nom, dans un espace qu'il n'aurait pu que pourfendre ?

Bien évidemment pas la moindre..
Les élus de Perpignan infligent donc à la mémoire de Walter Benjamin une récupération contre-nature.
Et si, Jordi Vidal, à cet égard, nous débattions éthique, et esthétique, quant à cette usurpation du nom de Benjamin par une municipalité plus que réac ?

Et si, puisqu'ils nous la font à l'envers, capables de manipuler sans le moindre scrupule l'identité de Benjamin pour se poser en « révolutionnaires » (Pujol), nous faisions en sorte que, pour commencer, Walter Benjamin ne soit plus ainsi plongé dans le purin perpignanais ?

(Pour commencer, )



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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 11:00
France,Perpignan:Pujol a sauvé la République! Donc, la République ? par Gérard Gourmel

Comme à l'ordinaire, un gouvernement « de gauche » subissant un désaveu cuisant suit la pente de son adversaire.

Si, à droite, on poursuit en général le mode « nous vous avons compris, nous irons plus vite », donc vers l'ultra-libéralisme, ce qui est cohérent avec l'électorat UMP-UDI etc, une spécificité socialiste tient à ceci: quand un électorat de gauche se sent trahi par une première partie de mandat et sanctionne l'éternelle tentation sociale(?)-démocrate très libérale du PS, le PS vire encore plus à droite, bien évidemment pour tenter de convaincre d'autres électeurs, au centre, voire plus à droite, voire encore plus à droite.
Soit très exactement, la même posture que la droite : « Nous n'allons pas assez vite », et autres « nous n'avons pas été compris » ou, ici « nous n'avons pas communiqué assez » (ne serait-ce pas juste la métaphore de « Français, vous êtes des cons de ne pas comprendre combien nous sommes les plus beaux, les meilleurs ? ».
,
Cette fois, nous touchons presque au sublime.
La feuille de route du Président du conseil général Hollande est très claire :
« D’abord, redonner de la force à notre économie. C’est indispensable ! Ce sont les entreprises qui créent les emplois et nous devons tout faire pour qu’elles y parviennent. Car la première des injustices, c’est le chômage. C’est le sens du « pacte de responsabilité ». Moins de charges sur les entreprises, en particulier sur les bas salaires et, en contrepartie, plus d’embauches et plus d’investissement. C’est un acte de confiance pour tous les acteurs économiques et les partenaires sociaux. Voilà l’enjeu. Il est décisif pour l’avenir de notre pays. Produire plus et mieux, produire en France.
Ensuite, la justice sociale.
Au Pacte de responsabilité, doit correspondre un pacte de solidarité dont le premier pilier est l’éducation, et la formation de la jeunesse ; le second, c’est la sécurité sociale avec la priorité donnée à la Santé ; et le troisième, c’est le pouvoir d’achat avec une réduction des impôts des Français et une baisse des cotisations payées par les salariés.
Pour y parvenir, le gouvernement aura à mettre en œuvre le programme d’économies budgétaires que j’ai annoncé.
Il ne s’agit pas de faire des économies pour faire des économies. Il ne peut être question de fragiliser la croissance qui repart. Il s’agit de transformer notre Etat. Il s’agit de réformer l’organisation de nos territoires. Il s’agit de préserver notre modèle social. Bref, d’être plus juste et plus efficace.
Le gouvernement aura aussi à convaincre l’Europe que cette contribution de la France à la compétitivité et à la croissance doit être prise en compte dans le respect de ses engagements. Car renforcer l’économie française, c’est la meilleure façon de réorienter l’Europe.
Enfin, je veux terminer par un message d’apaisement et de rassemblement. La France souffre de ses divisions. Elle connaît une crise civique, et même morale. Elle subit une contestation de ses institutions y compris de sa Justice. Elle perd son énergie dans de vaines querelles. Elle cultive une angoisse que les extrêmes utilisent pour attiser les haines et les rejets. La République est notre bien commun. Je ne laisserai aucune de ses valeurs être abîmée ou froissée, où que ce soit sur le territoire national. Aucune forme d’exclusion, de stigmatisation, pas plus que de communautarisme, ne sera tolérée. »


Alors, sur un cahier des charges lourdement économique et très accessoirement social, qui est donc nommé Premier Ministre ?
Ben, le dernier en date premier flic de France. Logique, non ?
Et, à l'Economie ? un juriste, Montebourg


Par contre, Valls, le petit Sarkozy se prétendant de gauche, à Matignon, quel meilleur garant pour le PS d'un possible report de voix de la droite et surtout de l'extrême-droite (« Moi, Manuel 1er, je ne laisserai pas faire le FN : c'est moi qui renverrai les Roms chez eux ») ?
Le « problème » (?) Rom, numériquement (quelques milliers) étant bien sûr fondamental pour la survie de la République française, et à ce titre obsessionnel, sous Sarkozy et dans le discours Valls.
Au fait, pourquoi ?

Et, après les diatribes de Valls à l'égard de la « non-République » Dieudonné etc., outre quelques micro-organismes de l'extrême-droite, parions que désormais, ce sera plutôt la gauche de la gauche qui sera visée ?


Alors, ici, à Perpignan, la République, une, indivisible etc. a été sauvée. Et Pujol, Républicain s'il en est, réélu.

Outre sa liste (tous plus que républicains et sans aucun lien avec le FN, il va sans dire), avec le soutien officiel du Parti Socialiste, du Parti Communiste, des Jeunesses Communistes, du NPA, du PG non historique de la liste Belliard (sur un projet « reconstruire la gauche » avec JAD) etc., et, faut-il le dire, l'ineffable assistance de multiples autoproclamés « journalistes » de blogs locaux, ne craignant même pas, à l'occasion, de se légitimer de Jean Jaurès (le ridicule ne tue pas, hélas).


La presse nationale titre quant à ces municipales : « Résultats municipales à Perpignan : l'UMP tient Louis Aliot en échec ».
Et le FN évoque un « seul contre tous ».
En l'occurrence, la vérité, hélas, relève du FN.


On ne peut pas jouer sur tous les tableaux.


Pujol, les reliquats Alduy, UMP, Udi, nationalistes catalans, Modem, les ex-FN de la famille de Noell et autres recyclés, les nostalgiques de l'Algérie française, j'en passe et des meilleurs, pour le coup soutenus par PS, PCF, JC, « PG » etc, font
21786 voix (55,11 %)
contre
17744 voix
au seul FN (eh oui, seul contre tous, aussi affligeant que cela soit : le jeu de dupes monté sur ces municipales démontrerait que le FN seul fait presque jeu égal, seul, contre un spectre s'étendant du NPA à la très très droite de l'UMP )


Et, quant on évoque la participation accrue au 2ème tour à Perpignan, le résultat pour le moins curieux ne serait-il pas : les blancs et nuls.
1337 au premier tour, 3649 au second.


Des électeurs de gauche se refusant à jouer au jeu « clientèlisme » « communautarisme » ?
Des électeurs se refusant à trancher entre un non-avenir Aliot vs Pujol ?
Ou des « obligés » du système en place ?, poussés à voter mais objectant ?
Bref, hors de cette poubelle, tout reconstruire, une urgence ?

Voir aussi:

http://www.larchipelcontreattaque.eu/2014/04/jean-marc-pujol-il-nous-a-sauve-du-fascisme-il-peut-bien-prendre-l-agglo-par-nicolas-caudeville.html

Jean-Marc Pujol: il nous a sauvé du fascisme, il peut bien prendre l'agglo! par Nicolas Caudeville

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:19

Dopé par l'arrivée de la vidéo et des élections municipales le site l'archipel contre attaque à encore augmenté son audience! Avec 14 472 lecteurs uniques et 20 424 pages vues le site confirme son succès. Nous remercions tous les contributeurs ainsi qu'Eric le technicien. Et nous vous encourageons à continuer à nous suivre et nous faire connaître. Un autre monde est possible, parce qu'une autre information est possible!

prêt de 15 000 lecteurs uniques pour l'archipel contre attaque ce mois de mars: record battu!
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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 11:25
Jean-Marc Pujol: il nous a sauvé du fascisme, il peut bien prendre l'agglo! par Nicolas Caudeville

Ayest encore! Jean-Marc Pujol el gladiadiator, salvador de la républica a contra del fascismo après nous avoir sauvé de la noyade de la vague bleu Marine et de son surfeur Louis Aliot en devenant maire de Perpignan grace au frente républicano, a des besoins de "lebensraum", comprenez "espace vital". Et veut devenir président de l'agglo .

C'est que l'appétit vient en mangeant. L'enfant viré de Mostagadem prend sa revanche, à la manière d'un Talleyrand "On a voulu faire de moi un prêtre: on s'en repentira" (que le lecteur ne se focalise pas sur le passage de la phrase où est mentionné le mot "prêtre", mais sur la dernière partie de celle-ci: "on s'en repentira").

Déçu les espoirs de Romain Grau (mais où est passé François Calvet, le maire du Soler?) Jean-Paul Alduy doit se retourner dans son lit (Mais c'est pas ce qu'on avait dit!) . Mais Romain est premier adjoint avec des compétences augmentées (son rôle pas lui) sa devrait calmer ses appétits (et puis comme les électeurs, maintenant, il n'a pas le choix)

Bon c'est vrai que Jean-Marc avait bien promis (de campagne) qu'il serait "l'homme d'un seul mandat" (Jean-Paul Alduy aussi!)

Mais là, les circonstances sont exceptionnelles et puis:"Je suis toujours l’homme d’un seul mandat, l’Agglo ce n’est pas un second mandat, c’est une fonction. Je suis toujours contre le cumul des mandats, répond donc Pujol. Si j’y vais c’est parce qu’il y a beaucoup de candidats et que je fais l’unanimité".

Comme le chantait Michel Sardou:"Tu me prenais pour un poète,Le pauvre type de toujours.

Les filles se payaient ma tête Quand je parlais d'amour.
Je vous ai bien eus.
Je vous ai bien e
us.

Agglo de Perpignan/Jean-Paul Alduy : "Voilà un mandat qui commence très mal"

http://www.lindependant.fr/2014/04/02/agglo-de-perpignan-jean-paul-alduy-voila-un-mandat-qui-commence-tres-mal,1866777.php

Jean-Marc Pujol: il nous a sauvé du fascisme, il peut bien prendre l'agglo! par Nicolas Caudeville
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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 00:34
Perpignan est une fête! par Sébastien Navarro

Ainsi donc Perpignan a sauvé la face. Après cette petite frayeur durant laquelle l’hydre médiatique a tenu ses projecteurs braqués sur la cité catalane (passera-t-il, passera-t-il pas), voilà que s’injecte le doux poison du retour à la normale. Ils ont voté et puis après ?.. chantait Ferré. Et puis après : rien. Ou si peu. Localement, la gauche promet de se requinquer. De se reconstruire. Sur quelles bases ? Sur quel corpus idéologique ? On aimerait bien savoir, maintenant que le grand méchant loup s’en est allé le cul mollement fessé, sur quelle vision particulière la gauche perpignanaise va se reconstruire. On aimerait savoir ce que pense Jacques Cresta quand il sort dans Perpignan au petit matin et voit des hommes et des femmes couchés à même le sol, emmitouflés dans des duvets crasseux posés sur des plaques de carton ? Trouve-t-il cette vision insupportable ? Ressent-il quelque colère à la vue de ces vies misérables, jetées là comme un vulgaire surplus dont nos sociétés n’ont que foutre ? Est-ce qu’il se dit : « Moi, maire de cette ville, je ne permettrai plus ça. J’ouvrirai tous les bâtiments vides du centre-ville de Perpignan et plus personne ne dormira à la rue comme un chien. »

Hé Jacot, c’est quoi un socialiste aujourd’hui ?

Dans l’Indépendant du 24/03/2014, le même homme, K.-O. après le premier tour, déclarait : « Pujol a conduit Perpignan dans la situation où elle est, Aliot est sa créature. » Quand j’ai lu ça, je me suis dit : « Feint-il sciemment de ne rien avoir compris ou nous prend-il vraiment pour des brèles ? » Est-il besoin d’être un fin analyste politique pour piger que l’ascension du FN est arrimée depuis trente ans au lent délabrement idéologique (les faux-culs parleront de mue ou de real-politik) du PS ? On en oublierait presque le pécher originel : en 1986, Mitterrand, face à une droite qui se requinquait, faisait appliquer le mode de scrutin proportionnel aux législatives. Résultat : 35 porte-flambeaux du FN étaient envoyés à la députation. Une première ! Un franc-succès ! Il y a des photos de l’époque où on voit Le Pen père tout sourire dehors. Elles rappellent d’ailleurs ces photos d’aujourd’hui où l’on voit Le Pen fille tout sourire dehors.

Non Aliot n’est pas la créature de Pujol. Aliot, quand il n’est pas le réceptacle d’une frange populationnelle raciste ou revancharde, est avant tout les dernier-bras tendus à ces petites vies qui crèvent doucettement. Sans faire de bruit. Sans implosion sociale. Ces petites vies, un temps appelées prolétariat et que les socialistes des origines s’étaient promis d’émanciper. Laissées à l’abandon, sans aucune perspective de voir leur vie se découpler d’une survie au quotidien de plus en plus dure, les voilà qui se sont pris à voir des lanternes dans les grotesques vessies promises par le Front National. A force d’entretenir ces fatalismes qui font qu’aucune autre politique n’est possible (le fameux et cynique « There is no alternative » thatchérien), il ne faut pas s’étonner de voir pleuvoir ces crédulités insondables. Le Pen sauveuse de la France, Aliot sauveur de Perpignan ! Pourquoi pas. Après l’apocalyptique Bugarach, on serait prêt à croire n’importe quoi. Et n’importe qui. Filez-nous de l’espoir, bordel ! Des stratégies, des boucs-émissaires ! Plus grave : cette forme de désillusion politique s’est sécularisée chez des personnes souhaitant l’élection d’Aliot au simple motif qu’au moins-là, la société catalane serait secouée. Finie la mainmise clientéliste de la dynastie Alduy poursuivie par Pujol. Aliot aux manettes, l’électrochoc était assuré. Soudainement mise en danger, notre démocratie locale allait se réveiller. Le peuple, le vrai, le gueulard, le fier-à-bras, allait pousser ses cohortes jusqu’aux portes du palais des Rois de Majorque.

On peut croire à de tels scenarii. Mazette, des allumés ont bien cru que Bugarach allait accueillir des armées de petits hommes verts. Je me répète.

On peut aussi imaginer une autre histoire. Et que si une leçon devait être tirée de ce navrant épisode, elle devrait servir de base à ce début de réflexion : Qui élit-on ? Nos représentants ou nos dirigeants ? Des hommes et des femmes censés porter la parole du peuple ou la cornaquer. Et si ces derniers portent notre parole, quels outils en notre possession pour exercer un quelconque droit de contrôle ? Aucun, si ce n’est de les virer à la prochaine élection. Gestes que nous répétons, inlassablement, rendez-vous électoral après rendez-vous électoral. On change les marionnettes faisant fi de savoir que sous le tissu c’est toujours la même main qui donne le tempo. Enfin si nous élisons des dirigeants, des maîtres à penser, des chefs, où est la démocratie là-dedans ? Nulle-part. Où est ce fameux pouvoir détenu par et pour le peuple ?

Cresta et les siens promettent de reconstruire la gauche à Perpignan. Voilà le défi pour les six années à venir. Tout en haut de la pyramide hexagonale, Hollande nomme Valls premier ministre. Voilà qui confirme certains signaux : la régénération de la gauche ne sera bientôt rien d’autre qu’une droite nouvellement décomplexée. A ce régime-là, autant nous prévenir tout de suite que nous virons vers une république à parti unique. Certains appellent ça dictature du soft.

La gauche, cette idée de justice sociale fondamentalement antiautoritaire, ne se décrète pas. Elle se conquiert. Elle ne tombe ni du strapontin, ni de la cravate ; elle enfle de la rue, d’abord comme une rumeur puis comme une évidence. Si Perpignan vire facho c’est parce que le peuple de Perpignan a

déserté ses rues. Ses places. Ses quartiers. C’est parce qu’il ne sait plus – ne peut plus – habiter sa ville confisquée par les promoteurs, les architectes du sécuritaire et les actionnaires de la marchandise. C’est parce que les berges de la Basse ne sont plus qu’une carte postale glacée alors qu’on pourrait s’y balader ou y faire des potagers ; c’est parce que les places sont devenues des espaces que l’on dit minéraux ; c’est parce que les bars n’assurent plus qu’une fonction de m’as-tu-vu prétentiard alors qu’ils sont les premiers lieux de sociabilité ; c’est parce qu’à la manière d’un cadavre agité par le parcours des asticots, le pouls de la ville ne se sent plus qu’à la mesure des excitations promotionnelles du moment.

Tant que le territoire de la ville ne sera pas l’objet d’une sauvage reprise en main par les humains qui l’habitent, il n’est rien à espérer d’autre que la poursuite d’une désincarnation lente et progressive. A nous de fixer le rendez-vous de joyeuses retrouvailles.

Voir aussi:

Casse du siècle à Perpignan! par Sébastien Navarro

http://www.larchipelcontreattaque.eu/2014/03/casse-du-siecle-a-perpignan-par-sebastien-navarro.html

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 20:43
Les villes que gagnent le front national et associés

FN-RBM et compagnons de route:
- Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) avec Steeve Briois dès le premier tour
- Béziers (Hérault) avec le journaliste Robert Ménard
- Fréjus (Var) avec le jeune David Rachline
- Hayange (Moselle) avec le syndicaliste Fabien Engelmann
- Beaucaire (Gard) avec le jeune Julien Sanchez
- Cogolin (Var) avec Marc-Etienne Lansade
- Le Luc (Var) avec Philippe de La Grange
- Villers-Cotterêts (Aisne) avec Franck Briffaut

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 19:53
Perpignol: la pantoufle droite dure Jean-Marc Pujol gagne avec 55 face au FN Louis Aliot 45%!

L'estimation à la sortie des urnes est de 55 pour Jean-Marc Pujol et de 45 pour le front national Louis Aliot

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