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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 06:05
Walter Benjamin:suicidé à Port Bou, assassiné à Perpignan! par Gérard Gourmel

Il vous a fait quoi, Walter Benjamin, pour lui faire subir cette ignominie ?
Vu aujourd'hui l'expo Benjamin en ce centre d'art contemporain de la Place du Pont d'en Vestit (Perpignan)

Un centre d'art contemporain "Walter Benjamin". Pour le désormais ex-ministre local de la culture Halimi : "On implante une épine, un point d'interrogation en plein cœur de Perpignan". Et pour le maire Pujol : "La révolution commence à Perpignan. Si j'ai voulu que naisse ce centre d'Art en liaison avec l'école, c'est pour donner du sens au Perpignan de demain. Inscrit dans la modernité et qui puisse permettre de redynamiser le cœur historique et identitaire de la ville. Cette expression artistique sera un lieu de liberté pour les Perpignanais".

On a bien lu : « La révolution commence à Perpignan ».
Si SI
Trois lignes plus loin, hasard, apparaît « identitaire ».
De quelle révolution s'agit-il au juste pour la mairie ?
Et cette expo en cours, sur Benjamin ? Des agrandissements du Livre des passages, des photocopies de documents et quelques coutumières branlettes conceptuelles ayant peu ou prou à voir avec Benjamin, mais ayant tout à voir avec l'Ego de leurs concepteurs. Le train-train quotidien, quoi (et pas de quoi attirer - non plus qu'à l'Archipel- une masse de curieux de Barcelone, Toulouse, ou Paris.




Mais qu'a donc infligé Walter Benjamin à Perpignan pour qu'on lui accole un « centre d'art contemporain » (bricolé) au sein de la politique plus que droitiste de cette ville ?




Piller le nom du royaliste ami de Franco : Dali, manipulateur, expert en auto-marketing, voilà qui pourrait sembler de bonne guerre aux brillants stratèges de la communication ultralocale (ême si ridicule. A force d'abuser, du "centre du monde", le centre-vide du cloaque roussilonnais exhibe surtout son anus mundi).






Mais, Benjamin, il vous a fait quoi pour entacher son nom par celui de cette ville ?




Un centre culturel Robert Brasillach, voilà qui serait admirable pour Perpignan, en parfaite cohérence avec le centre "historique" des bienfaits de la colonisation en Algérie, la stèle dédiée aux tueurs de l'OAS, les tractopelles municipales utilisées contre un camp de Roms, les projets de centres communautaristes etc.


Brasillach, né en plein coeur de ville (exactement là où le centre bonnet de nuit « littéraire », « bonne nuit les petits » , est installé).


Et du moins correspond-il, lui, assez admirablement à l'état des lieux des élus de cette cité.




Alors pourquoi infliger un tel affront à Walter Benjamin ?


Certes, le Directeur de la Culture Jordi Vidal se revendique situationniste.


(Aïe : n 'y aurait-il pas un léger hiatus entre la culture politique de la mairie de Perpignan quant aux « situs » et Vidal, ou encore un hiatus entre Vidal et les « situs » ?)




Déjà, basiquement, quid de liens entre Walter Benjamin et Perpignan ?


Il est passé par là. Certes, sur la fin de la fin de la route de son exode.


Combien d'heures ?


Ni né là.
Ni mort là.
En fait : rien, là.

Existe-t-il la plus infime justification de l'exploitation de son nom, dans un espace qu'il n'aurait pu que pourfendre ?

Bien évidemment pas la moindre..
Les élus de Perpignan infligent donc à la mémoire de Walter Benjamin une récupération contre-nature.
Et si, Jordi Vidal, à cet égard, nous débattions éthique, et esthétique, quant à cette usurpation du nom de Benjamin par une municipalité plus que réac ?

Et si, puisqu'ils nous la font à l'envers, capables de manipuler sans le moindre scrupule l'identité de Benjamin pour se poser en « révolutionnaires » (Pujol), nous faisions en sorte que, pour commencer, Walter Benjamin ne soit plus ainsi plongé dans le purin perpignanais ?

(Pour commencer, )



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commentaires

L
Ah la belle prose ! J'ignorais que l'on pouvait écrire aussi bien - surtout avec les pieds.
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B
Excellent article. J'aurais voulu l'écrire. J'ai visité dernièrement cette expo sans queue ni tête. J'ai été atterré. Perpi-néant dans toute sa splendeur. Pauvre Benjamin !
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L
Merci me vaudeville ..merci pour mr benjamin..en général j'ai horreur de toute les commémorations..alors ces gens la.laissons Walter se reposer...merci mr vaudeville .Perpignan..plutôt paraitre...!
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