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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 11:42



Quels sont les arguments qui peuvent nous faire considérer que nous sommes en démocratie ?!

A quoi reconnaît-on que l'on est en dictature ?

C'est quand il y a des allemands qui ne sont pas en short et en bob, mais plutôt bottés, casqués, armes à la main et qu'on entend dans le poste de TSF « BOOM BOOM BOOM, ici Londres, les français parlent aux français...

et maintenant quelques messages personnels :

Andromaque se parfume à la lavande ! ».

C'est peut-être un peu facile de tout coller sur le dos des allemands, au prétexte qu'ils se la jouent perso au sein de l'union européenne et que leur chancelière Angela Merkel se soit faite tirer un peu l'oreille pour donner la pièce aux grecs.

Non... soyons sérieux. Une dictature, ce n'est pas marqué dessus comme les calories sur un plat préparé. Ça n'avertit pas quand ça arrive. Il y a des signes avant-coureurs, en général qui jouent sur la peur, qui vous infantilise, qui vous explique que l'on fait ça pour votre bien, pour votre santé et que si on ne respecte pas les mesures prises, c'est avant tout à nous que nous ferons du mal.

C'est comme ça que des épizooties nous tombent du ciel, par oiseaux migrateurs interposés, ou encore des grippes porcines venues du Mexique dite H1N1 contre lequel une ministre en voie de surmédiatisation (qui d'ailleurs a disparue depuis, on l'attend pour les conseils bronzage et hydratation de l'été) qui brandissait des vaccins comme des crucifix...

N'oublions pas non plus le « grand Bug » de l'an 2000, résurgence de la peur de l'an mille qui aurait dû nous replonger à l'âge des cavernes. Et aussi les petites peurs liées à l'alcool qu'il faut boire avec modération (qui n'est franchement pas un bon camarade de boisson), la cigarette, que bien que, plus collégien, on finira par retourner fumer dans les chiottes, les radars, la vidéo surveillance (le plan du grand Paris et du « grand » Perpignan intègre un réseau de caméras pour scruter nos faits et gestes : encore que « si nous sommes de bons citoyens, cela ne devrait pas nous inquiéter ! » Nous dit-on), non, glissement sémantique : vidéo protection.

Par petites touches successives, on fait disparaître nos libertés individuelles. Récemment, on nous a averti contre la menace des « apéros géants ». Oui, voyez-vous madame Michu, parce qu'on y boit de l'alcool et que cette jeunesse décadente... il leur faudrait une bonne guerre ! en attendant envoyons-leur les Compagnies républicaines de sécurité ! En plus, il y a eu un mort à Nantes. Parce qu'aux sorties des discothèques le samedi soir, il y en a moins ?!

Oui, mais ce sont des morts payants et qui ont consommé, eux.

Autre crime de ces « apéros géants », ils occupent l'espace public gratuitement sans consommer. Des hordes de supporters de football, ça c'est rassurant, ce n'est pas interdit quand bien même il y aurait des morts et du vandalisme.

C'est pourquoi à Perpignan aussi « l'apéro géant » du 12 juin a été interdit par le préfet. Brandissant la loi, il menaçait :

« Toute manifestation sur la voie publique est soumise à l'obligation de déclaration préalable auprès du préfet du département où est prévue la manifestation afin que celui-ci puisse assurer l'efficacité des mesures envisagées par l'organisateur pour garantir la sécurité, la salubrité, l'hygiène et la tranquillité publiques. Comme l'appel au rassemblement du samedi 12 juin n'a fait l'objet d'aucune déclaration préalable, il pourrait conduire à des troubles importants à l'ordre public ainsi qu'à des risques en matière de sécurité sanitaire, de sécurité civile et de sécurité routière. D'autant que le même jour est prévue à proximité du lieu de l'apéro géant une manifestation événementielle sur la thématique des deux roues, proposant au grand public, toute la journée, des stands et des animations ».

Du coup « En conséquence, par mesure de prévention, pour éviter toute atteinte à la sécurité des personnes et des biens, la manifestation est interdite. A noter que tout contrevenant à cette interdiction s'expose aux sanctions prévues par le code pénal, soit une peine maximum encourue de 6 mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende et le remboursement des frais engagés pour la remise en état du site. La préfecture en appelle à chacun pour faire preuve de prudence, de raison et de responsabilité. »

Voilà le vrai visage de ce qui reste de la république française...

En Espagne, pays qui a des souvenirs frais de ce genre d'histoire, on a une expression pour ça :

« La dicta molde », la dictamole !

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 23:36


Jean-Paul alduy, sénateur, président de la communauté d'agglomération de Perpignan et maire démissionnaire, s'exprime au sénat lors du débat autour de la vidéo-surveillance :



Regardez en vidéo sur le site videos.senat.fr



La vidéo ci-dessus date de juin 2009, pendant la campagne pour les municipales de Jean-Paul Alduy.
Un an plus tard, rien n'a changé... Voir l'article ci-dessous
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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 00:05

Quand il s'agit de faire des rodomontades face aux commerçants de la place Cassanyes, en étant droit dans ses bottes et en affirmant qu'on va raser les baraques, il y a du monde !

Pour faire des conférences de presse au quartier Las Cobas (surnommé le petit Chicago) sur le thème de la sécurité et de la propreté, là encore, on plastronne.

Raconter dans la presse que la délinquance est en baisse, on sonne le clairon.

Mais lorsque des vrais problèmes arrivent dans la rue des trois journées, comme l'agression il y a un mois et demi d'un jeune couple avec un nourrisson, par des jeunes en scooter les menaçant de mort et les obligeants à déménager, comme 12 autres personnes de la rue, il y a moins de monde.

Et que dire des vitrines et des portes des commerçants de cette même rue vandalisée ?

Là, il y a moins de monde !

On les reçoit en expliquant pudiquement que l'on vit « dans un monde violent et qu'on ne peut rien y faire » que pour la sécurité « ce n'est pas le rôle de la mairie  et qu'il faut s'adresser à la préfecture».

C'était le 3 juin à 14 h.

Au retour de leur réunion, nous avons recueilli leurs témoignages.

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 18:59

Entretien avec Dominique Sistach, politologue, maître de conférence à l'université de Perpignan et fondateur avec le théoricien Jordi Vidal et l'économiste Henri Solans de l'université populaire de Perpignan.

Il nous accorde un entretien de 1 h 20 en posant un regard sur le monde et la société. Dans cette première partie, il analyse la crise politico-économique et ses conséquences sur le social :

la paranoïa des gouvernants, le prétexte à la surveillance et à la restriction des libertés publiques.

Tous les vendredis, un nouvel épisode de cet entretien.

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 19:45

Ce document sonore est la conférence de presse du lendemain des émeutes du 29 mai, soit le 30 mai 2005, par le maire de l'époque Jean-Paul Alduy, qui transforme ce qui aurait dû être la conférence de presse de Visa pour l'image avec Jean-François Leroy.

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 19:16


L'évolution de la politique dans le sillage de la post-modernité est étonnante !

On ne propose plus un choix de société, incarné par des hommes et des femmes politiques ou une personnalité qui a une vision, même plus une « story telling », la bande-annonce d'une histoire politique.

Non, désormais on à faire à la « Gonzo » politique.

La « Gonzo » politique, de la BD, c'est de la politique sous acide.

Du grand n'importe quoi.

Jean-Paul Alduy avait montré la voie avec ses élucubrations urbanistiques daliniennes.

Inspiré de par cet exemple flamboyant, des jeunes « entrent dans la carrière » sans attendre que leurs ainés n'y soient plus, sans avoir à respirer « leur poussière et la trace de leur vertu ».

Ainsi, le jeune Mickael Millet s'est lancé dans la politique locale comme Ayrton Senna dans la course.

Constatant que le ridicule ne tuait pas, et que ce qui ne nous tuait pas nous rendait plus fort, il a décidé de tout mettre en œuvre jusqu'au burlesque pour arriver à ses fins.

Déjà sur une courte période, il a changé plusieurs fois de camps au point d'en être multipolaire (ça c'est pour que les ours de la banquise votent pour lui).

Il commence au parti communiste, devient chevènementiste, puis il va au Modem où il s'entiche de Clotilde Ripoull.

A quel moment se sent-il trahi, dévalorisé (entre les premières municipales et les cantonales ?).

Il va voir Ramon Faura, si il y est.

N'acceptant pas d'être troisième de la liste, parité homme/femme oblige, il va trainer son ambition ailleurs.

Aux deuxièmes municipales, il est tenté de rejoindre Jacqueline Amiel-Donat.

Mais celle-ci ne lui accorde pas toute l'attention qu'il pense mériter alors il se retire comme un prince.

Récemment, il est présent sur la liste écologie et ski alpin de Patrice Drevet.

On le voit alors figurer, place de la république, sur une photo avec son tête de liste Drevet, Miss Roussillon et le chien brûlé d'Espira de l'Agly :

le-mambo-de-la-politique-2.jpg

Ce n'est plus du soutien, c'est un Barnum !

Actuellement, il vient de découvrir la ville de Saint-Laurent de la Salanque, dont le canton est renouvelable.

Il a tartiné son Facebook de photo des rond-points de cette ville, preuve s'il en était qu'il connaît le terrain et qu'il y colle.

Il n'y est pas seul.

Comme on fait défiler la statue de vierge le jour de la procession de la Sanch, lui défile avec Mambo le chien brûlé (peut être a-t-il fondé l'archiconfrérie des amis de Mambo), et toujours Patrice Drevet comme soutien...

L'indépendant, journal qui n'a pas peur du ridicule, relaye souvent ses « actions », le crédibilisant au passage pour ceux qui n'avaient pas eu vent de son historique.

On voit bien l'impact du départ de Guillaume Clavaud aux sports.

En son temps, Gérard Marty l'ancien rédacteur en chef de France Bleu Roussillon avait su traiter le sujet pour ce qu'il était.

A l'occasion du premier tour des cantonales, la radio s'était installée dans le hall du conseil Général.

Mickael Millet s'était présenté pour annoncer gentiment qu'il offrait à la candidate socialiste du canton 5 ses 2%.

Gérard Marty lui avait expliqué à sa manière que le lieu n'était pas un lieu pour une psychanalyse.

Monsieur Millet s'en était retourné fort marri...

Le personnage de Mickael Millet est fort intéressant en tant que marqueur temporel.

Fut une époque il n'aurait jamais osé se présenter sentant qu'il n'avait pas les qualifications pour le « job ».

Fut un temps après, s'il se fut présenté, il lui aurait été indiqué par le secteur politique et la presse que la période du carnaval étant passé, on n'avait plus de raison de se balader déguisé.

Mais nous sommes maintenant et le n'importe quoi a un vaste horizon devant lui.

Cependant ne cédons pas trop à la tentation de rire de cette personne, car en politique, on réussit moins par le talent que par l'acharnement et le concours de circonstance.

Et pour cet article, je suis sûr que Monsieur Millet ne m'en voudra pas :

Qu'on en parle en bien, qu'on en parle en mal...

Pourvu qu'on en parle...


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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 18:45


De toutes parts, nos oreilles et nos cerveaux sont assaillis par la lancinance de la rigueur et du péché originel économique qui devrait nous chasser, petit à petit, du jardin d'Eden de l'état providence.

De toutes parts, on nous dit que si nous ne voulons pas terminer chez les grecs, « il va falloir se serrer la ceinture », que « les français ont vécu au-dessus de leurs moyens... »

ceinture


C'est vrai, nous avons vécu au-dessus de nos moyens !
En élisant Nicolas Sarkozy président de la république française, nous nous sommes engagé à augmenter la dette de l'état, pour que ses amis s'enrichissent au travers des marchés publics (le vaccin de la grippe H1N1...) ou par l'intermédiaire de niches fiscales, en forme de bouclier, que lui-même s'enrichisse en s'augmentant de 150%, offre des repas à 5000 par personnes pour le sommet de la Méditerranée, que ses ministres et autres sous-secrétaires d'état se déplacent en Jet, que le lui-même se fasse construire pour une somme indécente l'équivalent de « Air Force One » en plus luxueux.
C'est pourquoi il faudra travailler plus et plus longtemps pour espérer gagner autant !
Parce que les même banquiers et fonds de pensions que nous avions sauvé pour ne pas être précipités avec eux dans l'abîme (du moins, c'est comme cela que ça nous été justifié : privatisation des profits et pertes publiques), nous mordent désormais la main, aidés par les agences de notation, celles-là même qui n'ont rien vu venir et donnent désormais des mauvaises notes au états...
Parce que, ces même états et notamment la France, en prêtant de l'argent à des taux très bas, de même que la banque centrale européenne, n'ont pas daigné rentrer dans leurs capitales, n'ont pas donné de cahier des charges.
Juste quelques recommandations comme la relance de l'économie par le prêt aux entreprises, sur lequel ils se sont évidemment assis.
Alors maintenant, ce qui a été arraché aux cours des luttes, des révolutions, des sans culottes, au front populaire, au plan national de la résistance de 1945, par les accords de la rue de Grenelle, ils comptent bien les reprendre et avec intérêts.
C'est pourquoi ceux qui prêchent la résignation, la soumission à ce qui est inéluctable comme la défaite de 40, nous demanderont bientôt de prêter serment aux bourses et de chanter :
« Marchés sales nous voilà ! ».
Car ne nous trompons pas, ce sont ceux qui nous crèvent les yeux qui nous reprochent d'être aveugles, et les seuls combats perdus, sont ceux qu'on ne mène pas.
Audiard, par la voix de Gabin, dans le film de Henri Verneuil « Le Président » avait déjà tout expliqué.


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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 13:31

CDC, Jordi Vera : Quand "La Clau" prend son cas pour des généralités.

Les élections législatives approchant en Catalogne Sud, certains appétits et rancœurs commencent à s'organiser au Nord et au Sud.

La petite souris du nord se rêve ombre portée du sud.

Et commencent à surgir des commentaires autorisés de certains milieux qui s'autorisent à penser et à écrire choses plus dictées par l'orgueil blessé de génies méconnues que par la mesure de personnes ayant pesé leurs propos.
Bref le web-fanzine La Clau, s'est permis d'écrire ceci :

« Le parti a perdu ses élites, de l'argent et de la crédibilité.
Vers une dissolution du parti politique CDC à Perpignan.
Mardi 27.4.2010. 17:00h
Quatre ans après son installation en territoire français et un échec à tous les scrutins, le prestigieux parti politique Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), qui détient la plupart des 946 mairies sud-catalanes, pourrait se retirer des Pyrénées-Orientales.

Ce mardi, le très autorisé Diari de Girona rend compte d’une annonce interne au parti centriste, déterminé à fermer sa délégation de Catalogne du Nord à l’issue des élections du Gouvernement catalan, prévues cet automne.

Suite aux démissions en cascade de ses élites, la fédération CDC de Perpignan, dirigée par un caméléon politique, Jordi Vera, lui-même d’origine sud-catalane, un sujet duquel le média gironais affirme à l’imparfait « ningú no hi volia tenir cap tracte », a disparu de la scène politique territoriale.

Depuis son siège national, à Barcelone, CDC anticiperait un suicide politique à Perpignan et serait lassé de perdre de fortes sommes dans le discrédit.

Le parti du grand président catalan Jordi Pujol réglerait donc le sort du Roussillon, après sa possible victoire électorale au sud.

Le Diari de Girona croit savoir que cette issue bénéficierait alors à M. Vera, qui « a toujours été un problème », mais serait nommé délégué de la Generalitat de Catalogne à Perpignan. »

Bref ce qu'il faut comprendre entre les lignes, c'est que messieurs Estéves Vaills et Vincent Dumas, cadre du parti CDC et membre de la délégation nationale de celui-ci , n'arrivant pas à s'imposer face à la figure de Jordi Vera, ont décidé de démissionner !

D'où la phrase: «  Le parti a perdu ses élites, de l'argent et de la crédibilité »

Ils sont tout ça à eux deux.

Voici ce que répond le berger à la bergère, à savoir Jordi Vera, président de CDC Catalogne Nord.


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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 19:56



Numériser


« Le TGV arrive à Perpignan !  Perpignan, méditerranée, Catalogne, premier espace européen de développement économique. 8 millions d'habitants. Implantez votre entreprise au centre de l'univers »

Voilà l'affiche qui tentera d'attirer les entreprises pour s'installer sur le grand espace commercial.

Mais bon, si les choses étaient simples, elles en seraient moins compliquées.

Le TGV arrive ! Oui, mais quand ?

Si l'on s'en tient au compte à rebours qu'il y avait sur le Castillet, il devrait déjà y être depuis 2009. Mais avec les retards de percement de tunnels, d'abord à Barcelone puis à Gérone, l'affaire était loin d'être dans le sac. Sans compter le tronçon Montpellier-Perpignan.

Que peut-on lire sur le site de l'association « Eurosud transport » :

« La LGV Montpellier-Perpignan, Anciennement dénommé TGV Languedoc-Roussillon, ce projet dont les premières études ont démarré en 1989 prévoyait 195 km de voie nouvelle à double voie et 17 km à voie unique. La vitesse commerciale prévue était de 350 km/h sauf quelques points singuliers à 300 km/h. Pour le fret, entre Perpignan et la frontière et sur le contournement Nîmes–Montpellier la vitesse prévue était de 140 km/h.
En 1997, le projet prévoyait 3 gares nouvelles ...
Gare nouvelle de Montpellier (située sur le contournement),
Gare nouvelle de la Plaine de l’Aude (desservant Béziers et Narbonne),
Gare nouvelle de Perpignan Rivesaltes. (...)

Mais depuis l’Avant Projet Sommaire approuvé en 1995, ce projet de LGV a si peu progressé qu’il est désormais nécessaire de remettre à plat toutes les études menées à ce jour pour reprendre le dossier à zéro en commençant par l’organisation d’un débat public comme la loi l’impose désormais. »

Lorsque le train arrivera en gare de Perpignan, qu'est ce qui ne nous garantit pas un « effet tunnel », c'est à dire que les gens passeront sans s'arrêter.

Et pire encore qu'il sera plus intéressant de se rendre à Gérone et Barcelone, qui ont notamment plus d'offres culturelles comme l'indique une étude de deux universitaires de Perpignan, JM. Holtz et D. Giband.

Il ne suffit pas que du discours du grand urbaniste, président de l'agglomération de Perpignan, ancien maire démissionnaire, Jean-Paul Alduy, sur le fait que « Perpignan va enfin jouer dans la cours des grands ».

Ha, le rêve d'un bac à sable gigantesque où il n'y aurait que la taille et le prix des jouets qui changent, avec rien de moins que ça :

Un centre de finances international, un centre de fitness servi par une architecture avant-gardiste dans les années 80.

Oh ! bien sûr, il y a le dessert : le théâtre de l'archipel...

Le « Grenat » de Jean Nouvel, qui nous coutera entre 28 millions d'euros et 32 millions d'euros selon les versions et 6 millions d'euros par an de fonctionnement, quand il ne faut pas effacer et réécrire pour des mauvaises traductions d'une phrase en arabe d'Avéroés, qu'aurait mal interprété notre G.U pour une bagatelle de 50 000 euros de plus...

D'après JPA, « les gens viendront du monde entier pour le voir ! » (pour plus de détails, lire la thèse de monsieur Jordi Gomez, « La politique culturelle de la ville de Perpignan : Genèse d'une institution théâtrale » université Panthéon-Assas, sous la direction de Jacques Chevallier) En TGV bien sûr. Parce qu'il n'y a pas de théâtre dans le coin ?

A Narbonne, nous avons une scène nationale, St Estéve a construit son théâtre de l'étang, d'une jauge de 800 places que dirigera Marie-Pierre Baux. Gérone a aussi ce qu'il faut, sans parler de Barcelone.

Mais on dit, argument supplémentaire, que pour drainer les foules du sud, la programmation sera bilingue catalan-Français !
Si on emporte pas le marché avec ça !

Ces temps-ci, il semblerait que le transfrontalier provoque une forme de mégalomanie :

Un territoire pauvre (le nôtre) se croit en mesure de s'assembler symboliquement avec des territoires riches (les autres) pour former un miraculeux espace développé et prospère.

"Perpignan" accolée à "Méditerranée" et "Catalogne" permet littéralement de sortir du réel pour s'inscrire dans un territoire utopique de 8 millions d'habitants.

Au final, cette logique de développement territorial n'a de lien qu'avec le délire dalinien. C'est l'histoire de la petite souris qui chemine à coté d'un éléphant et qui lui dit: « Dis-donc, qu'est-ce qu'on fait comme poussière ! ».

A Perpignan, on dit que pour faire fortune, on achète Jean-Paul Alduy au prix qu'il vaut et on le revend au prix qu'il dit valoir !


« J'ai tenté de me suicider du haut de mon Ego, et je n'ai toujours pas atterri... »


John Alduy


« J'ai tenté de me suicider du haut de mon Ego, et je n'ai toujours pas atterri... »


ego suicide


Perpignan, centre de l'univers et au-delà :

Le ridicule ne tue pas ! par Caro


tgv dessin


Ligne TGV Barcelone/Perpignan :

En attendant Godot, mais pas trop ! par Caro


la souris jean paul


Transfrontalier, Eurodistrict Perpignan/Gérone :

Une différence de calibre ! par Caro


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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 20:18

A l'occasion de la troisième exposition d'envergure depuis son décès, où une soixantaine d'œuvres sont exposées, Galerie des Hospices à Canet en Roussillon jusqu'au 22 mai (Tous les jours de 15H à 18H), L'équipe de "L'œil du pharynx" a réalisé un « sonorama » pour donner 32 minutes supplémentaires de persistance rétinienne du sculpteur catalan qui fut médaillé de bronze et d'argent du salon des artistes français.

Écoutez le témoignage de ceux qui furent ces amis raconter l'homme et l'artiste : ce n'est qu'un au revoir. ..

Nicolas Caudeville


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