L'évolution de la politique dans le sillage de la post-modernité est étonnante !
On ne propose plus un choix de société, incarné par des hommes et des femmes politiques ou une personnalité qui a une vision, même plus une « story telling », la bande-annonce d'une histoire politique.
Non, désormais on à faire à la « Gonzo » politique.
La « Gonzo » politique, de la BD, c'est de la politique sous acide.
Du grand n'importe quoi.
Jean-Paul Alduy avait montré la voie avec ses élucubrations urbanistiques daliniennes.
Inspiré de par cet exemple flamboyant, des jeunes « entrent dans la carrière » sans attendre que leurs ainés n'y soient plus, sans avoir à respirer « leur poussière et la trace de leur vertu ».
Ainsi, le jeune Mickael Millet s'est lancé dans la politique locale comme Ayrton Senna dans la course.
Constatant que le ridicule ne tuait pas, et que ce qui ne nous tuait pas nous rendait plus fort, il a décidé de tout mettre en œuvre jusqu'au burlesque pour arriver à ses fins.
Déjà sur une courte période, il a changé plusieurs fois de camps au point d'en être multipolaire (ça c'est pour que les ours de la banquise votent pour lui).
Il commence au parti communiste, devient chevènementiste, puis il va au Modem où il s'entiche de Clotilde Ripoull.
A quel moment se sent-il trahi, dévalorisé (entre les premières municipales et les cantonales ?).
Il va voir Ramon Faura, si il y est.
N'acceptant pas d'être troisième de la liste, parité homme/femme oblige, il va trainer son ambition ailleurs.
Aux deuxièmes municipales, il est tenté de rejoindre Jacqueline Amiel-Donat.
Mais celle-ci ne lui accorde pas toute l'attention qu'il pense mériter alors il se retire comme un prince.
Récemment, il est présent sur la liste écologie et ski alpin de Patrice Drevet.
On le voit alors figurer, place de la république, sur une photo avec son tête de liste Drevet, Miss Roussillon et le chien brûlé d'Espira de l'Agly :
Ce n'est plus du soutien, c'est un Barnum !
Actuellement, il vient de découvrir la ville de Saint-Laurent de la Salanque, dont le canton est renouvelable.
Il a tartiné son Facebook de photo des rond-points de cette ville, preuve s'il en était qu'il connaît le terrain et qu'il y colle.
Il n'y est pas seul.
Comme on fait défiler la statue de vierge le jour de la procession de la Sanch, lui défile avec Mambo le chien brûlé (peut être a-t-il fondé l'archiconfrérie des amis de Mambo), et toujours Patrice Drevet comme soutien...
L'indépendant, journal qui n'a pas peur du ridicule, relaye souvent ses « actions », le crédibilisant au passage pour ceux qui n'avaient pas eu vent de son historique.
On voit bien l'impact du départ de Guillaume Clavaud aux sports.
En son temps, Gérard Marty l'ancien rédacteur en chef de France Bleu Roussillon avait su traiter le sujet pour ce qu'il était.
A l'occasion du premier tour des cantonales, la radio s'était installée dans le hall du conseil Général.
Mickael Millet s'était présenté pour annoncer gentiment qu'il offrait à la candidate socialiste du canton 5 ses 2%.
Gérard Marty lui avait expliqué à sa manière que le lieu n'était pas un lieu pour une psychanalyse.
Monsieur Millet s'en était retourné fort marri...
Le personnage de Mickael Millet est fort intéressant en tant que marqueur temporel.
Fut une époque il n'aurait jamais osé se présenter sentant qu'il n'avait pas les qualifications pour le « job ».
Fut un temps après, s'il se fut présenté, il lui aurait été indiqué par le secteur politique et la presse que la période du carnaval étant passé, on n'avait plus de raison de se balader déguisé.
Mais nous sommes maintenant et le n'importe quoi a un vaste horizon devant lui.
Cependant ne cédons pas trop à la tentation de rire de cette personne, car en politique, on réussit moins par le talent que par l'acharnement et le concours de circonstance.
Et pour cet article, je suis sûr que Monsieur Millet ne m'en voudra pas :
Qu'on en parle en bien, qu'on en parle en mal...
Pourvu qu'on en parle...