27 mai 2010
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De toutes parts, nos oreilles et nos cerveaux sont assaillis par la lancinance de la rigueur et du péché originel économique qui devrait nous chasser, petit à petit, du jardin d'Eden de l'état providence.
De toutes parts, on nous dit que si nous ne voulons pas terminer chez les grecs, « il va
falloir se serrer la ceinture », que « les français ont vécu au-dessus de leurs moyens... »
C'est vrai, nous avons vécu au-dessus de nos moyens !
En élisant Nicolas Sarkozy président de la république française, nous nous sommes engagé à
augmenter la dette de l'état, pour que ses amis s'enrichissent au travers des marchés publics (le vaccin de la grippe H1N1...) ou par l'intermédiaire de niches fiscales, en forme de
bouclier, que lui-même s'enrichisse en s'augmentant de 150%, offre des repas à 5000 par personnes pour le sommet de la Méditerranée, que ses ministres et autres sous-secrétaires d'état se
déplacent en Jet, que le lui-même se fasse construire pour une somme indécente l'équivalent de « Air Force One » en plus luxueux.
C'est pourquoi il faudra travailler plus et plus longtemps pour espérer gagner autant
!
Parce que les même banquiers et fonds de pensions que nous avions sauvé pour ne pas être
précipités avec eux dans l'abîme (du moins, c'est comme cela que ça nous été justifié : privatisation des profits et pertes publiques), nous mordent désormais la main, aidés par les agences
de notation, celles-là même qui n'ont rien vu venir et donnent désormais des mauvaises notes au états...
Parce que, ces même états et notamment la France, en prêtant de l'argent à des taux très bas, de
même que la banque centrale européenne, n'ont pas daigné rentrer dans leurs capitales, n'ont pas donné de cahier des charges.
Juste quelques recommandations comme la relance de l'économie par le prêt aux entreprises, sur
lequel ils se sont évidemment assis.
Alors maintenant, ce qui a été arraché aux cours des luttes, des révolutions, des sans culottes,
au front populaire, au plan national de la résistance de 1945, par les accords de la rue de Grenelle, ils comptent bien les reprendre et avec intérêts.
C'est pourquoi ceux qui prêchent la résignation, la soumission à ce qui est inéluctable comme la
défaite de 40, nous demanderont bientôt de prêter serment aux bourses et de chanter :
« Marchés sales nous voilà ! ».
Car ne nous trompons pas, ce sont ceux qui nous crèvent les yeux qui nous reprochent d'être
aveugles, et les seuls combats perdus, sont ceux qu'on ne mène pas.
Audiard, par la voix de Gabin, dans le film de Henri Verneuil « Le Président » avait déjà
tout expliqué.