La mort d'un homme demandait du respect. Au lieu de ça nous avons eu droit à une enième
pantalonnade, une de ces bouffonnerie dont nos édiles ont le secret. Instrumentalisant ce décès en élément de communication politique, Mr le Maire est aller quémander de sa voix de fausset plus
de policier et plus de caméras auprès du ministre de l'intérieur. On est en droit de s'interroger selon la formule devenu désormais célèbre :
des policiers pour quoi faire ?
Des caméras pour quoi faire ?
Les Perpignanais ayant voté pour l'équipe municipale actuelle croyaient dur comme fer aux
discours volontaires assenés à longueur de campagne électorale, oubliant que la paix sociale, c'est comme la démocratie, ça ne se décrète pas .Il faut dire que cette dream team, au
premier rang de laquelle on compte l'ancien maire (suite à un tour de passe passe des plus cocasses) ,nous avaient promis une ville et une vie meilleure, tout propre et toute sécurisée, avec
plein de gadgets dedans... Les gadgets, on les a eu, merci ! ( 4ème pont, théâtre de l'archipel, bus à rallonge pour boulevard à sens unique inversé …) mais pour le reste, voilà que la réalité
résiste à leurs discours si bien léchés! Alors, en observant les mésaventures de cette Pujol's Band, on se dit que pour décrire cet univers tout à la fois glauque et cocasse, rien ne
vaut quelques citations du maitre en la matière, l'écrivain Louis-Ferdinand Céline:
« C'est bien agréable une langue dont on ne comprend rien... c'est comme un
brouillard aussi qui vadrouille dans les idées... c'est bon, y a pas meilleur... c'est admirable tant que les mots ne sortent pas du rêve... » ( mort à crédit)
Mais voilà :
« A mesure qu'on reste dans un endroit, les choses et les gens se débraillent,
pourrissent et se mettent à puer exprès pour vous »
et
« avec huit morveux seulement c'était pas la peine qu'on s'aligne... on se faisait
surement écraser... » ( mort à crédit)
Concernant l'ancien maire, qui ne souhaitait plus assumer ses fonctions
:
« C'était pas un homme méchant, mais aigri à cause du climat, il faisait du pognon,
voilà tout … il voulait retourner au soleil... chez lui, en Calabre et bourré ! » ( Guignol's band !)
...et à propos de celui qui l'a remplacé
« les idées ne venaient pas facilement, il peinait pour s'exprimer et encore plus
pour écrire » ( Voyage au bout de la nuit )
En guise de conclusion :
« Nous ne changeons pas ! Ni de chaussettes, ni de maître, ni d'opinions, ou bien si
tard que cela n'en vaut pas la peine .» ( Voyage au bout de la nuit )
BS