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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Jean-Louis Chambon au centre, durant la campagne à la caserne Puig
On ne donnait pas grande chance, même dans son camp au maire socialiste de Canohés Jean-Louis Chambon. Face au ronflant
nouveau nouveau centre Pierre Parrat, les mauvaises langues lui trouvaient pale figure, le surnommait "jambon", blague digne d'une coure décole...Puis, il y eu le premier tour. et une seule voix
le séparait du redomont Parrat. Porte à porte avec Antoine Soler, un travail âpre jour après jour dans quartier dit ingrat. Il a travaillé la terre électorale, creusé son sillon. Puis le deuxième
tour, l'explosion. Les gens du quartier aimus aux larmes, comme une libération, Parrat perd et avec lui c'est pan du mur du systéme Alduy qui s'écroule, 50 ans, plus que le mur de Berlin. Un
pacte avec Paul le pére depuis 1961...C'est la victoires des citoyens sur les communautés dans laquelle la droite les avait enfermé, les infantilisant. Heureux magrébins et gitans descendent de
Cassanyes ensemble en criant, le nom de leur candidat vainqueur "Chambon, Chambon" . Devant, le conseil Général , ils le font sauter dans leurs bras. Puis, on fait la fête dans le hall du conseil
général, on sort les guitares. Demain, il faudra reconstruire un quartier, un canton, ensemble...
Bon. J’ai joué le jeu.
Le dossier presse a été envoyé à la presse locale avant le Conseil municipal. Pour la première fois, je n’ai traité qu’un seul sujet (histoire de ne pas les noyer …).
Et malgré tout, Candy, la journaliste du quotidien catalan local, n’a toujours rien compris apparemment.
Ce n’est pas l’augmentation en soi des travaux pour
un espace “partenaires” du Théâtre de l’Archipel que nous contestons.
C’est que la majorité municipale répercute sur les coûts (donc sur l’argent public) les majorations et non les réductions (subventions publiques diverses).
C’est que la majorité municipale qui avait arrêté le 15 mars 2010 le coût financier du Théâtre à la somme de 40 millions d’euros, fait prendre une augmentation de 900.000 euros - ce qui
ferait 44 millions 900.000 euros !!!!
Ils ont un problème d’addition ou de calculette !!!
Alors voilà, ça doit être trop compliqué pour
Candy.
Pourtant si on répercutait les subventions reçues et si on n’ajoutait pas ces 4 millions (qui sortent d’on ne sait où) cela ferait une économie sur l’argent public de plus de 800.000 euros de
loyer par an et de 26 millions d’euros de loyers sur la durée du bail.
Ca vaut peut-être la peine que Candy prenne des ampoules de phosphore ???
Rappelons que ce sont des sociétés privées qui sont
propriétaires du Théâtre et qui le louent à la Ville pour 32 ans. Il s’agit donc d’argent public, et pas des petites sommes !
Pour ceux qui veulent en savoir davantage, le dossier est consultable ici.
Après la déroute de la droite locale, qui peut-on retenir dans cette partie de l'échiquier politique qui aurait su tirer
son épingle du jeu? Fabrice Thomas, bien sûr ! Cet ancien journaliste d'investigation devenu samouraï de la cause droitière s'est battu comme un beau diable pour l'UMP locale, pour le triomphe de
la vraie foi sarkoziste dans des combats qui avaient tous des allures de fort Alamo (pas Franck, tas d'ignares). Conseillé par le machiavélique Luc Malepeyre, le président Bourquin veut arracher
la seule arme non émoussée des locataires du capitalisme, Fabrice Thomas, à qui il veut confier la rédaction en chef de la revue du conseil Général "L'accent Catalan". La carte blanche qu'on lui
offre, ainsi qu'un bon salaire a su convaincre l'homme de Perpignan tout va bien. Et le voilà enrôlé dans l'armée progessiste socialiste. Avec lui comme porte flamme de la parole de gauche: le
grand soir est pour demain!
Après la déroute de Pierre Parrat (lequel n'avait
même pas jugé bon d'installer sa permanence sur le canton, mais à la loge) sur le canton 2 de ST Jacques, qui
avait pour slogan "sécurité,propreté, handicap...", la municipalité de Perpignan dont il est un des adjoints
les plus en vue, s'est dit et avec
raison, que c'était aussi au passage une remise en question de sa gestion de la ville. Mais plutôt
que faire repentance, les stratèges de la communication Pujoliste, ont mis à la une de la page web de
la ville, un article intitulé "Les marchés de Perpignan, authenticité et plaisir des
sens". Derrière le terme "les marchés", il s'agit pour la mairie de justifier le fiasco de celui de la
place
Cassanyes, de répéter ad noséam par Aminda Quéralt interposée que « La reconfiguration du marché Cassanyes était nécessaire car il fallait refaire la place pour des raisons d’hygiène, de sécurité et d’esthétique. Cette place n’avait pas été refaite depuis environ 30 ans et la réfection des réseaux enterrés (gaz, électricité) comme des réseaux humides (égouts, eau) était indispensable. A partir de cette nécessité, la Ville a élaboré un projet pour réorganiser le marché » L'article enfonce le clou enchaînant ainsi :"Dans cette même perspective, les 5 baraques restantes sur la place ont été détruites (3 l’avaient déjà été il y 3 ans) pour raison d’insalubrité. « La concertation pour ce projet de réhabilitation a été établie dès l’automne 2009 avec les étalagistes concernés », poursuit le maire-adjoint." Ce que
l'article omet de préciser, c'est que les concertations ont été faites via le projet de l'architecte Bernard
cabane qui prévoyait de reconstruire des baraques et un plan circulatoire plus fluide. Ensuite on a imposé aux
commerçants la vision au rabais sans vision d'architecte d'un maire qui n'avait pour ce quartier populaire
qu'une vision comptable. On a promis au passage (Marcel Zidani) le triplement des recettes, en doublant
passage le prix des emplacements, dégoutant une partie des camelots de revenir...
Mais reprenons le fil de ce morceaux de littérature qui figurera à n'en point douter dans les
futurs Lagarde et Michars numériques: "Quelques voix se sont élevées mais le résultat est probant. «
Ce réaménagement n’est que bénéfice et il va donner un second souffle au marché Cassanyes. La
mise en place de containers enterrés apporte un plus au niveau de la propreté "
Quelques voix se sont prés de 1300 signatures d'une pour pétition pour sauver les barraques que
la mairie et Jean-Marc Pujol en Particulier a superbement ignoré.Quelques voix, se sont une série
de conférences et concert qui ont réunis de nombreux perpignanais de St Jacques et d'autres
quartier dans la chaleur du partage. Quant aux containers la taille des ordures du marché et trop
grandes pour qu'elles y soient stockées.Et comme si à la fin du marché, les commerçants ambulants
avaient
le temps et l'envie après une longue matinée de travaille de s'astreindre à faire du tri sélectif!
Rajouter à cela que lorsqu'il pleut, l'eau fait macérer les ordures dans les containers et avec
la chaleur fait remonter les odeurs aux quatre coins de la place...
Mais pour cadrer le réel veuillez réécouter deux reportages fait sur la place Cassanyes . Le
premier avant les travaux, où intervient notamment l'architecte Bernard Cabane à qui avant l'arriver de
Jean-Marc Pujol, on avait confié le projet. Et l'autre très récent après travaux où commerçant
ambulants et sédentaires confient leur déception
Il est trois heures trente à la librairie Torcatis à Perpignan, lorsque Roger Coste le libraire revient de l'aéroport
avec l'écrivain mexicain en provenance de Barcelone Jordi Soler. On se présente, on fait quelques photos devant la vitrine de la librairie qui lui est consacré, puis on monte en salle de
conférence. Cela commence comme une conversation, comment ne pas tomber dans la banalité de l'interview qui fait que l'auteur raconte pour la millième fois le livre pour lequel le journaliste
n'a même pas fait l'effort de lire le livre. Cette fois-ci, non seulement, il a lu son dernier livre, qui plus est les précédents. Alors, on est plus dans une « interview » , mais
plus dans un entretien. On part des passages du livres, de ses personnages et l'on glisse tour à tour de la symbolique de la frontière, d'abord symbolisée par le passage d'un réseau
téléphonique à l'autre (après les accords de Schenguen, ceux qui marquent la frontière ne sont plus les états mais les compagnies privées). Dans « la fête de l'ours » , à l'invitation
de ce qui paraît être une sorcière, l'auteur part à la recherche d'une partie de sa famille ( son arrière grand-oncle Oriol ) qu'on croyait mort pendant la « retirada » en 1939 sur
l'un des versants des Pyrénées. Sauvé par un géant qui l'arrache à une mort certaine, amputé de sa jambe gangrenée par une guérisseuse aux allures de chamane, il renaît différent du pianiste
qui fit ses études au Licéu, et s'engagea aux cotés des républicains...Le narrateur entre réalité et fiction piste ce personnage dont la disparition avait pour sa famille au Mexique été resté
une énigme qu'elle avait magnifiésous la forme d'une vie hypothétique. Le narrateur plonge au cœur des ténèbres...jusqu'au tréfonds de la caverne mythique de l'ours, une caverne
symbolique...mais à la noirceur véritable.
La conversation coule comme au fil de l'eau, « le réalisme magique » de la littérature sud-américaine, les
légendes des Pyrénées, de la part de civilisation que l'on a en soi, mais aussi de la part de bestialité, de la langue catalane qui nous établie en tant que grande famille humaine, de Véracruz
à Barcelone en passant par Perpignan. Mais, il n'est de bonne compagnie qui ne se quitte, et Roger Coste, lapin blanc des temps modernes, rappelle à l'Alice de l'information, que l'écrivain est
« en retard, en retard » pour sa prochaine interview. On se quitte sans avoir auparavant fait encore quelques photos et fait dédicacer son ouvrage par l'auteur...Jusqu'au prochain
roman...
George Garcia , l'homme au chaussette pleine du bureau 4
Alors pour les fans, retrouvez tous les personnages dans le patient dossier constitué par Jacqueline-Amiel Donat. Vous y
trouverez les détails les plus croustillants. De quoi alimenter vos conversations familiales, les débats devant la machine à café et les discussions sous la douche après les entraînements. Bref
de briller en société et devenir celui que toute la bonne socièté souhaite inviter!
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Il faut é-li-mi-ner ! Tout le monde se souvient de ce slogan hygiénisteet publicitaire du siècle dernier dont le but
avoué était d'inviter à la consommation d'une eau minérale. Il semblerait que certains
chefs d'établissement l'aient pris totalement à leur compte. Un exemple fameux: le collège La Garrigole dans le quartier de Saint-Assicle à Perpignan, où la Principale (c'est à dire la directrice), vient de faire disparaître l'option latin. Personne n'a rien vu. Comment s'y est-elle pris ? Très simplement: en le demandant à l'inspecteur d'académie, lequel s'est empressé d'accepter. Et voilà ! Certains esprits chagrins ont pourtant rappelé que l'enseignement du latin formait les consciences, apportait une culture nécessaire et participait de la mixité sociale. Sans le latin, disent-ils, le collège devient un ghetto que les bons élèves (qui ont les moyens) n'hésitent plus à quitter du fait de la disparition de la carte scolaire. Mais c'est sans compter sur le zèle des serviteurs actuels de l'État. Faites des économies, dit le ministre, et vous obtiendrez votre prime au mérite. Dans ce monde où l'intérêt particulier l'emporte sur l'ensemble des autres valeurs aujourd'hui démodées il n'en fallait pas plus pour décider la Principale du collège La Garrigole à demander la suppression du seul poste de lettres classiques. Un travail de destruction commencé l'an passé avec la perte de l'option latin en sixième, poursuivi l'an prochain avec la division par deux des horaires et on peut le supposer, l'arrêt définitif dans deux ans. Le moment sera venu alors d'accuser des professeurs de ne pas user de pédagogie innovante et d'avoir eux-mêmes coulé leur propre navire. Tout ceci se déroule d'ailleurs dans une ambiance bon enfant. Les parents d'élèves très attachés à la pratique du latin ne sont pas informés tandis que les membres du conseil d'administration probablement sourds, aveugles et muets n'ont toujours pas témoigné la moindre opposition à cette décision.
DGH* : Dotation globale horaire.
Ensemble des heures de cours accordéepar l'inspecteur d'académie. L'utilisation et la
répartition entre les différentes matières est décidée à l'intérieur de l'établissement dans le cadre de son
autonomie pédagogique.
Henri Sicre, ancien maire de Céret, ancien créateur et président du "Pays
Pérénées-Méditeranée".Il est aussi le député socialiste qui a siégé le plus longtemps sur les bancs de l'assemblée sous la Ve République - soit 4 mandats - ! La circonscription a depuis été
perdue par O. Ferrand de terra nova en 2007, trop "techno", trop réseau, pas assez proche. Ecoutez ce propos distancié sur les affaires, ce droit de regard rétrospectif, tranquillement, loin du
bruit de la com. Le printemps arabe et ses conséquenses, la politique du président Sarkosy, les valeurs de gauche, la laïcité,l'extinction de l'esprit des lumières, la mondialisation portant le
masque du libéralisme, le transfrontalier, le vallespir, les socialistes catalans, tout celà et plus encore Henrie Sicre l'aborde dans cet entretien.
Rajoutez à cela que aprés le premier tour des cantonales - Parrat-Chambon au coude à coude sur Perpignan 2
Duel
extrêmement serré sur le Canton 2 de Perpignan. Pierre Parrat (UMP) réalise 27,93% et Jeran-Louis Chambon (PS) 27,89%.
A moins d'un pacte secret ( qu'il aurait tenté de passer avec Louis Aliot qui l'aurait envoyé sur les roses) avec le FN,
Pierre Parrat n'a pas de réserve de voix, contrairement au PS, Jean-Louis Chambon qui aura toute la gauche derrière lui!
Ha le front national , il nous a mis la fièvre. Réveillé le citoyen endormi dans le consommateur. De sa fondation en en
1972 par Jean-Marie Lepen et son actualisation 2.0 par sa fille Marine en 2011, il nous en a fait voir de toutes les couleurs. Au travers de deux entretiens que j'eus récemment avec Louis
Aliot numéro 2 du FN et Marine Lepen sa numéro 1, j'ai demandé à l'historien de l'extréme droite (auteur de"Le monde vu de la plus extréme droite", d'un livre sur François Duprat et de son
documentaire) NicolasLebourg et du politologue Dominique Sistach de porter un regard sur ce qui est au de là d'un parti : un symptome de la société française, lorsqu'il n'en est pas les
stigmates.