

Avec ses 10 000 étudiants, sans compter ses professeurs, ses employers administratifs et autres, l'université de Perpignan est comme une petite ville. Comment s'informer de ce que fait l'ensemble de l'université et de qui fait l'université, des débats qui l'animent, sa projection dans le futur. Il lui faut un outil de communication point de ralliement où chacun puisse se retrouver,s'exprimer et être représenté. La radio est cette outil de communication devenu classique, qui persiste dans l'esprit des gens à être un média en lequel on a confiance (Est-ce son « ancienneté » dans le paysage médiatique, la proximité des voix, la forte identité des radios de service public ?… Chaque année, la radio arrive en tête des médias quant à la crédibilité de l’information qu’elle délivre sur ses ondes. Avec un score de 60 %, elle gagne même 2 points par rapport à l’an dernier. C’est parmi les plus jeunes qu’elle enregistre ses meilleurs résultats : 61 % de confiance auprès des 18-24 ans et 64 % auprès des 25-34 ans.)
L'atelier de radio de l'université de Perpignan dit « Radio Campus66, est une
unité à développer tant pour sa communication intérieur, que pour sa communication extérieure, sans pour autant amputer celui de la communication, avec lequel, il aura un emploi complémentaire.
Sur un aspect de transmission de l'information, sur un aspect de promotion de l'image et l'identité de l'université. Venez écouter, Rémy, Caroline, Christophe, Léa,Livio,Audrey,Lesli, Antonia,
Siméon, Xavier et les autres http://www.wix.com/radiocampus66/rc-66
Extrait du « Diable Rouge », pièce d'Antoine Rault retraçant la vie de Mazarin.
Colbert : Pour trouver de l'argent, il arrive un moment ou tripoter ne suffit plus. J'aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou.
Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l'Etat, L'Etat, lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.
Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?
Mazarin : On en crée d'autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.
Mazarin : Oui, c'est impossible.
Colbert : Alors, les riches ?
Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.
Colbert : Alors, comment fait-on ?
Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches. Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres !
C'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser. C'est un réservoir inépuisable.

Oui, on peut être fiers de l'USAP à Barcelone. Je ne parle pas de l'aspect sportif, je n’y comprend rien et ça ne m'intéresse
pas. Ce qui m'intéresse c'est que la Catalogne de là-bàs, la Catalogne autonome, à vu et entendu la Catalogne d’ici, la Catalogne pas autonome. C’était “magnifique, extraordinaire, historique …”
chacun y est allé avec son superlatif et certains médias ont titré que l'USAP aussi est “més que un club”, et d'autres médias ont même titré que l'USAP “a supprimé le Traité des Pyrénées!”...
rien que ça!
Et si (je pose simplement la question) en plus d’être “Fiers d'être Catalans" on le parlait aussi, le catalan? Et si cette
fierté et cette identité on la montrait en dehors des stades? “Estre fierts d’estre catalans” ou “Ser orgullosos de ser catalans”, en dialecte ou standard, on s’en fout. "Fierts” pour de bon,
décomplexés une fois pour toutes....
"Monsieur, vous faites la politique, là!" J’entends crier déjà les partisans de "catalanité" à la sauce
"Pyrénées-Orientales”. Et ne me dites pas que j’exagère, au bout des ans d’exercer le journalisme en catalan dans ce territoire dans le sud de la France et le nord de la catalogne, j'ai souvent
entendu cette phrase de la part de notables et de certains collègues journalistes français ou catalans rongés par la honte de soi. Aujourd’hui encore, parler catalan dans des actes de la vie
sociale, publique ou officielle -en dehors des stades- c’est "faire de la politique, monsieur!” . Peut-être oui...
En ce moment, la réalité dépasse la fiction, voire même la science-fiction.
C'est pourquoi il est difficile de faire de la parodie...
Comme disait Coluche pour justifier sa candidature aux présidentielles : "J'arrêterai de faire de la politique lorsqu'ils arrêteront de nous faire rire".
A l'archipel contre-attaque, on est dans le même sillon...
Nous nous sommes permis ce montage son...
En espérant qu'il vous fasse rire !
http://blogs.elpunt.cat/aleixrenye/2011/04/07/%E2%80%9Cser-catala-es-estimar-la-usap%E2%80%9D/
Aleix Renyé est journaliste et écrivain. Pour lui les catalans existaient avant l'USAP et le Barça. Du coup, on peut être catalan sans aimer ces deux institutions...
Texte traduit du catalan.
Je commence avec un scoop : Dans la Catalunya del Nord (nous l'appelons la Catalogne du Nord pour ne pas passer pour des hérétiques aux yeux de notre Académie nationale, l'Institut d'Estudis Catalans), il y a des catalans qui s’en foutent de l’USAP !
Oui oui, il y a des catalans qui ne sont pas intéressés, mais alors pas du tout, ni par l’USAP, ni (autre scoop) par le Barça !
A l'occasion du match que l’USAP va jouer à Barcelone, la question « Qu'est ce que c'est d'etre catalan ? » est omniprésente à la radio et dans la presse d’expression française de ce morceau septentrional de la Catalogne.
Et la réponse récurrente de politiciens, citoyens, joueurs, dirigeants et supporters du club est :
« être catalan, c'est aimer l’USAP »... Fava de nun !!!
Tout à coup je découvre qu'en fait, je suis une sorte de chose étrange, un être qui au lieu d'aller "supporter" l’USAP avec une écharpe et un T-shirt sang et or, en chantant l’Estaca i Els hi fotrem, s’entête à parler "la langue des avis”... à l'extérieur du stade !!! (Celui-là, toujours à se la péter ! Il pourrait parler comme tout le monde, non ?!).
Je n'avais jamais réfléchi si j’étais catalan ou pas, pour moi c’était une évidence... Mais je réalise que si je ne cours pas chercher la "panoplie du bon supporter" au Conseil général de gauche ou au conseil municipal de droite, je ne serai pas catalan ou, en tout cas, un “bon catalan” !
Ceux qui lisent les journaux, écoutent les radios et regardent la télévision en catalan, qui parlent catalan à leurs enfants et voisins et s’en foutent de l'USAP, du Barça et du sport en général, ceux-là vont devenir un no man’s land de l’identité. Peut-être que nous devrions demander à être protégés comme une espèce menacée, et que notre avenir sera dans une réserve, sans pouvoir faire des cargolades, porter la barretina et les vigatanes et d'autres éléments de notre patrimoine, puisqu'ils seront confisqués par ceux qui sont "Fiers d'être Catalans et qui affirment avoir le Sang 100% catalan”. Dans la réserve, quand même, nous ferons l'économie d’écouter à la radio et lire dans les journaux - tel un exercice d'hypnose collective pour s’autoconvaincre -, chaque trois minutes et chaque dix lignes que ici nous sommes “en Pays Catalan”, sans prononcer un mot - s’il n’est pas rigolo - dans la langue “de nos aînés”. Et oui, ici en “Pays Catalan” parler la langue “dels avis” est une affaire de "vieux militants catalanistes aigris" ou de "catalans Espagnols”.
La modernité en “Pays Catalan”, c'est être fier d’être catalan sans jamais le parler et aimer l'USAP.
Devenir membre du club de rugby, faire une "cargolade" ou manger des "Boules de picoulat" sont les rites de passage modernes pour obtenir le titre de "Nouveau Catalan". Les nouveaux arrivants qui ne sont pas, eux, citoyens français ou européens, n'ont toujours pas de cérémonie pour les baptiser “Nouveaux Catalans”, pas de bol. Ils voudraient bien un petit quelque chose, à l’image du truc qui organisent chaque année le Conseil général et plusieurs municipalités. On attend, peut-être que la “nouvelle catalane” Marine Le Pen gagne les élections et essaye de résoudre le problème....
Pendant ce temps, j’attends la convocation pour aller à la réserve, j’ai mon bagage tout près avec moi... ma langue et ma culture qui n’inclut pas, dommage, le goût de ces valeurs de la compétition, de la virilité et de la violence sublimé par le sport.
Après la victoire du socialiste Jean-Louis Chambon sur le canton 2 St-Jacques, on pensait que le générique de fin allait arriver, la musique, le nom des acteurs, des techniciens, le nom des producteurs, les remerciements des collectivités territoriales qui l'ont soutenu, le bêtisier de la campagne... Encore que, c'est peut-être ça la suite du bêtisier de la campagne : Le candidat nouveau nouveau centre Pierre Parrat, supplétif de l'UMP, a décidé de poser un recours contre son adversaire Jean-Louis Chambon, dès avant la fin du scrutin, ce qui confirmerai ce à quoi il s'attendait, la défaite...
Il y a les raisons officielles, mais les mauvaises langues racontent que « lorsqu'on distribue des billets de 50 euros, il ne faut pas s'étonner qu'on ne vous donne pas de factures. Du coup de ne pas être remboursé. » Et puis, qui plus est, le clan Alduo-Pujolien était persuadé d'avoir des titres de propriété sur les populations de St-Jacques. Et voilà qu'ils veulent voter par eux-même. Non, c'est impossible, c'est sûrement que l'autre camp les aura acheté !
Comment s'imaginer qu'en France, même dans un quartier socialement défavorisé, on puisse en 2011 acheter des votes ? A moins de faire de la « projection ».
"La projection désigne un mécanisme de défense introduit par Freud dans le langage de la psychanalyse. Le terme est devenu très général en psychologie et en psychiatrie. Il désigne l'opération mentale (généralement inconsciente) par laquelle une personne place sur quelqu'un d'autre ses propres sentiments, dans le but de se sortir d'une situation émotionnelle vécue comme intolérable par elle. La personne n'a généralement pas conscience d'appliquer ce mécanisme, justement car elle n'accepte pas les sentiments, ou sensations, qu'elle "projette" sur l'autre. Il s'agit donc généralement de sentiments négatifs, ou en tous cas, perçus comme tels. La projection peut apparaître aussi dans les cas de psychoses paranoïaque (délire paranoïaque) ou schizophrénique (hallucination, délire). Le "langage intérieur" du malade est alors identifié par celui-ci comme étant "une voix" venue du dehors, extérieur à lui-même. Il s'agit d'un mécanisme psychotique mettant en oeuvre un processus primaire ».
Le recours se base pour l'essentiel sur un article de Fabrice Thomas, produit le jour du scrutin (strictement interdit par la loi électorale), qui dénoncerait un soit-disant racolage du candidat Chambon de l'école où l'on votait. Et l'erreur de la préfecture qui a mis dans certaines enveloppes, un troisième candidat du front national. Fabrice Thomas, le journaliste bras armé du candidat Parrat, qui ne voit que ce qui concerne ses adversaires politiques, risque à son tour d'avoir un recours contre lui pour émission d'articles tentant d'influencer l'électeur un jour d'élections.
Quant à Pierre Parrat, c'est plus qu'un candidat, c'est du Audiard pur jus : il ose tout et c'est à cela qu'on le reconnaît !