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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 21:34

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Pierre Parrat, m'attaque en diffamation : le coté au-secours de la farce !  Récit en deux chapitres, une conclusion - par Nicolas CAUDEVILLE, pamphléteur pour vous servir, vous informer et vous faire rire, fou du roi mais non dindon de la farce

 

1/Où le ciel est censé me tomber sur la tête

 

Nous sommes mardi après midi, je suis en rendez-vous, lorsque mon téléphone sonne affichant numéro inconnu. D'ordinaire, je ne réponds pas ; mais là je décroche.  un capitaine  du SRPJ m'appelle pour  m' entendre  "dans le cadre d'une plainte contre vous en diffamation déposé par Pierre Parrat " .  roulement de tambours, coup de tonnerre !

Mon audition est fixée le jeudi matin 10 heures . Je raccroche. Quitte prestement mon rendez-vous. Et commence à m'interroger sur  lequel de mes articles a pu affliger ainsi  mon bon  Pierre Parrat pour qu'il puisse se ressentir blessé dans son honneur  au point de saisir la justice . Je suis étonné. Mes articles sont souvent écrits dans une veine pamphlétaire, mais pas malveillante. Je pense m'inscrire (les jours où  mes articles  ceux-ci sont bien écrits) dans une lignée qui va de Rabelais à Voltaire et Beaumarchais, jusqu'à Desproges en passant par Guillon, bref, la tradition française.

Des articles sur Pierre Parrat, j'en ai écrit..Sa position d'adjoint à la sécurité à la ville de Perpignan  dès avant les émeutes de 2005,  puis de candidat sur le canton de St Jacques m'en ont donné l'opportunité ; de même, son changement de braqué idéologique du MPF (mouvement pour la France) de messieurs Pasqua et de Villiers, à la droite de la droite, anti-européiste à une étiquette nouveau centre beaucoup plus modérée et pro-européiste, sans qu'il y  ait  d'explication publique .

Cependant, a aucun moment je n'avais pensé l'avoir diffamé, étant donné que j’écris sans esprit de malveillance.

Ceci étant, j'appelle mon avocat et lui envoie  tous  les articles  pour lesquels une action en diffamation ne serait pas prescrite mentionnant Pierre Parrat   (en l'occurence simplement 2 articles - nous sommes loin d'un harcèlement et loin de concurrencer le nombre d'interview accordées par monsieur parrat depuis trois mois).  Elle me confirme y lire le libre débat démocratique mais aucune diffamation, qui, me rappelle-t-elle est, depuis la loi du 29 juillet 1881, et donc depuis temps antérieur aux études de droit de monsieur pierre parrat, reste « l'allégation ou l'imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne à laquelle le fait est imputé ».

C'est donc avec grande curiosité que je me rends au commissariat de la place Cassanyes, ce jeudi à 10 heures. Je suis bien reçu par le capitaine qui m'avait téléphoné, qui  m'expose les griefs  articulés dans la plainte de Pierre Parrat.  Cette plainte porte sur un article écrit après  la défaite de pierre parrat aux cantonales à St Jacques (canton 2) face au candidat socialiste Jean-Louis Chambon,  à la suite de laquelle il  a  déposé un recours devant le tribunal administratif  demandant l'annulation de cette élection, se fondant sur le relativement faible écart de voix de 91 votes  et sur une erreur de la préfecture qui avait rajouté un troisième candidat FN dans un certains nombres d'enveloppes envoyées  à 1/3 des électeurs du canton.  Trouvant  que cela manquait de « fair play » ,  j'avais intitulé mon article : « Pierre Parrat : le ridicule ne tue pas, ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort, et il a décidé de devenir super balaise » , ce que d'aucun ont trouvé drôle. Mais manifestement pas pierre parrat. 

 Il me reproche une phrase en particulier : « Il y a les raisons officielles, mais les mauvaises langues racontent que « lorsqu'on distribue des billets de 50 euros, il ne faut pas s'étonner qu'on ne vous donne pas de factures. Du coup de ne pas être remboursé. » . Le passage faisant référence aux billets plus précisément.  

 Mais dans sa plainte,   il prétend que j'affirmais qu'il a distribué des billets de 50 euros à chacun de  ses électeurs durant la campagne des cantonales .

Ce qui là est diffamant, mais qui ne correspond pas à la lettre de mon article, qui seule peut fonder une plainte en diffamation, ce qu'il n'ignore pas.

Je faisais immédiatement état de la fausseté de la phrase imputée par le plaignant, offusqué qu'on me fasse dire ce que je n'ai pas dit, dans mon pv d'audition : les deux phrases, la mienne et la sienne n' ont rien de similaire . Et la  phrase telle que monsieur parrat l'écrit ,en la circonstance, induisait la faute. Je me reconnaissait  (et me reconnaît toujours) auteur de l'article et de tout ce qu'il  contient . Mais non pas de l'interprétation équivoque qu'en fait  monsieur Parrat , qui tente de mettre sous ma plume des mots que je récuse. 

Après avoir lu le PV, signé celui-ci, et salué  le policier, je rentrais chez moi. 

 

2/ Où la prétendue diffamation conduit à ce que des esprits chagrins qualifiraient de chantage

 

La cerise sur le gateau manquait et c'est fabrice thomas qui me l'a apportée. Croisé dans l'après midi, alors que faisant un article sur ce sujet, il avait vu et interrogé  monsieur PARRAT  et me dit:  « Il veut juste que tu retires ta phrase ».  

  Ayant le sentiment que rien dans mon article n'étant diffamatoire  et ayant passé l'âge qu'on me dise ce que je doit faire, j'indiquais à mon interlocuteur que je n'avais pas l'intention de retirer quoi que ce soit.   Et partais, méditant sur la qualification juridique que pourrait revêtir ce qui venait de m'être dit : transmission d'information ? manifestation d'une certaine faiblesse, voire d'une faiblesse certaine ? chantage ? je laisserai le lecteur trancher 

 

3/ De la morale de l'histoire

 Le ton de l'article était  sarcastique mais ni diffamant ni injurieux. C'est le jeux  : lorsqu'on est politique, on est comme un boxeur : on doit s'attendre à prendre des coups. Et si on aime pas cela, autant changer de métier !  

 Pierre Parrat aurait pu me demander un droit de réponse sur l'archipel contre attaque.  Que j'aurai mis en ligne avec plaisir étant convaincu avec Voltaire que « Je ne suis pas d'accord avec vous, mais je me battrai pour que vous puissiez vous exprimer ! » ou encore comme ST Exupéry dans la lettre à un otage « frère, si tu diffères de moi, loin de léser tu m'enrichis. ». Mais l'homme a préféré m'attaquer en diffamation.

Je ne suis pas le seul dans l'histoire à l'être . Beaumarchais avait trouvé une réponse à cela qui garde toujours sa force. Il fait dire à Figaro dans son Barbier de Séville : « Que je voudrais bien tenir un de ces puissants de quatre jours, si légers sur le mal qu’ils ordonnent, quand une bonne disgrâce a cuvé son orgueil ! je lui dirais… que les sottises imprimées n’ont d’importance, qu’aux lieux où l’on gêne le cours ; que sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur ; et qu’il n’y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits ".  

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