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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Le glyphosate est un herbicide classé potentiellement cancérigène par l’Organisation Mondiale de la Santé. Le président Emmanuel Macron s’était engagé à interdire d’ici trois ans le glyphosate. Pourtant une majorité des députés présents et le gouvernement ont rejeté cette interdiction, cédant à la pression du lobby agro-chimique !
Qu'on fait les députés des Pyrénées-Orientales ? Les 4 députés, les 3 députés "en marche" et le député "front national" étaient absents lors du vote
Voir aussi:
GLYPHOSATE : QUI A VOTÉ QUOI ?
Votre député a-t-il voté pour ou contre l’interdiction ?
L'explication du député François Ruffin à l’absentéisme organisé par le président de l'assemblée nationale François de Rugy https://francoisruffin.fr/glyphosate/
Je ne suis pas du matin. Les gens qui me connaissent le savent. Pire encore, si je n'ai pas un café dans cornet. La veille, on m'avait appelé avant 10 heure du matin pour m'inviter à une conférence de presse. Je suis autant conférence de presse; que je suis du matin (et sans café, je ne vous dis pas) .
Parce que s'il y a bien un truc qu'on apprend dans une conférence de presse, et ben, c'est bien rien . Si le dossier de presse est bien fait, on peut bien vous l'envoyer par courriel, parce que, ce qui sera dit à la tribune, est la même chose que ce qui est dans le dossier de presse à la virgule prés . Ce qui se joue sur la tribune et aux pupitres , n'est en général que la mise en scène de l'autosatisfaction et de l'auto-congratulation qui s'en suit (parce que l'auto-congratulation rend sourd!) .
Donc, ce matin 11 heure, c'était la Casa de la Généralitat qui convoquait en association avec la mairie de Perpignan.
Je passe les portes , salue des gens en francés i català , si us plau. J'avise le premier rang (pas parce que je suis fayot, c'est quand même plus pratique pour filmer , en direct ou pas) et, je vois que les deux premières rangées sont marquées réservées ( c'est pas pratique, des chaises qui ont de la pudeur dans une conf de presse! )
Je m'assoie donc au troisième rang. Les gens qui commencent à remplir la salle outre le directeur de la casa de la Généralitat le molt honorable senior Puigvert et son équipe, des membres de la mairie de Perpignan dont l'adjoint à la culture Michel Pinell et la directrice des affaires catalanes qui a le même nom que le théâtre municipal qui va devenir un amphithéâtre de droit en 2020 (dit-on) , aussi des représentants d'associations catalanes subventionnées (je suppose, sans quoi, pourquoi se déplacer, ha peut être le buffet?) , foin de Ramon Faura...
Depuis mon troisième rang , pour m'égayer avant que cela commence, je consulte mon fil d'actualité sur Face Book. Et là qu'elle n'est pas surprise de trouver un article de l'Indépendant signé de l'ami Julien Marion qui me "spoïlait" le contenu de la conférence de presse (il avait eu l'information la veille au conseil municipale) .
Histoire de faire un bon mot, j'attire l'attention de l'ouvreuse qui place les gens dans la salle par ordre d'importance ,pour lui signifier en catalan ma trouvaille sur Facebook. Je ne sais pas si alors, elle m'avait adressé un regard de mépris ou pas de regard du tout pour me renvoyer à mon insignifiance, toujours est-il que n'ayant pas accès à du café (Les bédouins yéménites eux, en guise d'hospitalité offre un excellent café à la cardamome ) et connaissant le contenu et l'information, je me suis dit que ma présence n'avait aucune utilité et qu'il me fallait d'urgence boire mon café aux épicuriens.
D'une, je ne comprends pas que, avec ma réputation on me convoque pour ce type représentation, toute catalane qu'elle fut , tant il y a longtemps que j'ai remisé ma perruque poudrée et mon tabac à priser.
Deux, ce soutient à la diffusion sud catalane, hors Sant Jordi, ne saurait me faire oublier que le meilleur service à rendre à la Catalogne menacée, eut-été que le festival de photojournalisme Visa pour l'image consacra au moins une exposition sur les événements de Catalogne . Ce qui aurait donner aux catalans un point de mire aux appareils photo des reporters du monde entier .
Mais c'est à cela que l'on reconnait un festival parisien en province, avec de l'argent local, il n'est là que pour organiser la goberge alcoolisée d'un entre-soi qui ne souhaite mourir pour ses idées, que de mort lente! C'est bien facile de dénoncer la Russie et le Venezuela, parce que pour paraphraser Nixon, se sont des salopards, mais pas les nôtres...
Visa pour l'image, c'est la France, ses banques (les mêmes qui ont investi dans le sauvetage des banques espagnoles) et pour ses raisons , comme pour la Grèce, il ne s'agit plus de démocratie, de liberté d'expression, de devoir d'informer etc. Et déjà qu'ils n'aiment pas le mot "peuple", alors si vous y rajoutez le mot "catalan" : alors là!
y a t il des prisonniers et des exilés politiques en Espagne? Et ceux ci sont ils particulièrement catalans? Depuis la transition démocratique après la mort de franco, on vous dira que non. Mais après le référendum sur l'indépendance de la Catalogne, les tribunaux espagnols ont commencé à faire en prisons des gens qui n'étaient ni des braqueurs de banques, ni des violeurs en tout cas qui n'avaient rien fait qui dépende du droit commun et pénal. Les ministres de la Généralitat et autres qui ont été mis en prison , l'ont été pour "crime" de "sédition" et où de "rébellion" . Cela sonne très 19 iéme siècle. Et la commission européenne et ses états détournent les yeux : "cachez ces prisonniers et exilés politiques que je ne saurai voir dans une Europe dite démocratique!
Alors qui sont les familles pour qui l'association les "Angelets de la terra" a organisé des concerts et récolté de l'argent. Qui Ramon Faura a reçu chez lui devant la presse locale et a fait témoigner face caméra par l'entremise des questions de Joan Planes : des affabulateurs?
Sans quoi l'Europe dont la devise n'est pas que "la concurrence libre et non faussée", mais aussi la défense de la liberté politique, d'expression et les droit de l'homme en général se serait positionnée sur le sujet, comme elle le fait au Venezuela et en Russie. Si donc l'Union Européenne ne dit rien, et particulièrement la France patrie de la grande révolution et inventeure des dits "droits de l'homme et des citoyens ne réagit pas" c'est que ...
L'archipel contre attaque était cependant sur place pour interviewer ce petit monde qui a bien voulu répondre à nos questions en français et en catalan.
Ramon Faure et Joan Planes des "Angelets de la terra", Jean-André Magadalou le maire communiste d'Alenya qui a reçu le premier concerts de soutien aux prisonniers et exilés politiques catalans,Oriol Ponsati frère de Clara Ponsati , conseillère à l'enseignement en exil en écosse,'aura Masvidal épouse du ministre de l'intérieur de la Généralitat de Catalogne en prison préventive depuis 6 mois pour fait supposer de sédition et rébellion. En bonus les discours de réception et le "making of " du documentaire en cour sur cette journée et les prochains concerts (samedi 19 mai à Villefranche de Conflent)
Cotonneux, c'est l'état laquelle est la France et les français . Même ceux qui ont la rage, semblent avoir la rage tiède. C'est qu'on nous maltraite à coup de réformes (une vache de réforme, c'est celle qui termine à l'abattoir #indice ) et de tapis de bombes médiatique qui agite les peurs et les soignent en même temps à coup de "on s'en sort pour le mieux, parce que ça pourrait être pire" .
Nous sommes en état de choc, comme après une agression ou un accidents, groggys . Nous subissons ce que d'autres ont déjà vécu , notamment la réussie après la fin du communisme: la stratégie du choc , décrite par Naomie Klein.https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Strat%C3%A9gie_du_choc
La montée d'un capitalisme du désastre, " administrer des chocs divers afin d'obtenir une « page blanche » sur laquelle on pourrait écrire une nouvelle personnalité" " qui conduisent à des chocs psychologiques, permettent aux chantres du capitalisme d'appliquer la doctrine de l'école de Chicago dont Milton Friedman est l'un des représentants les plus connus. Ils imposeraient à l'occasion des désastres des réformes économiques que Naomi Klein qualifie d'ultra-libérales telles que la privatisation de l'énergie ou de la sécurité sociale "
Alors comme la mémoire des luttes, et de leurs convergences a été perdues, le dégoût, la fatigue, le akoibonnisme ont rincé les esprit . On se chantonne mutuellement avec un filet de bave de sénilité au coin des lèvres et celui de la rage: de toutes les matières, c'est la ouate que j'préfére avec dans les yeux le train des réformes qui passe, et le rêve médiocre de piscine de rosé pour toute compensation ...
J’y crois pas, tu as vu hier, ce qu’il s’est passé et ce qui se passe en France. Je rentre tout juste des States et je suis atterré…
Une poignée d’excités gauchistes, bolchévistes et anarchistes, qui croit représenter le pays tout entier, a organisé une « fête à Macron ». Y en a marre du Macron bashing, de toutes façons, c’est gens-là sont dans la posture du contre et de l’anti, quel que soit le mec au pouvoir. Et puis, ces gens-là, cette racaille, parce qu’il ne faut pas oublier ce qu’ils ont fait le 1er mai, dès que tu leur dit qu’il va falloir bosser et en mettre un coup, crac, tout de suite c’est grève et manifs et tutti quanti. Ces petits mecs, ils aiment pas bosser, ils préfèrent se la couler douce, au café avec leur mauvais Pastis ou leur 1664 (moi je prends soit mojito, soit spritz, tout de même un plus élaboré que ces diplodocus, non ?) ou en vacances perpétuelles (payées par le contribuable)…
Ce qui m’insupporte, c’est qu’ils ne comprennent rien. La France est la risée de l’Europe aujourd’hui avec ses services publics (éducation, santé, transport, retraite…), on dirait l’Union Soviétique. De quoi il va avoir l’air Emmanuel, notre Dieu qui guérit, quand il verra le fascistoïde Poutine fin mai. L’autre va se faire un plaisir de lui dire que France = URSS. Franchement, le secteur privé, il peut faire mieux que le dinosaure public.
Les mecs qui manifestent, ils ont rien compris à Emmanuel. Faut juste bosser, va y avoir du sang, de la sueur et des larmes, il l’a dit le 7 mai 2017, il n’a pas promis la lune comme tous les autres. Faut pas avoir peur de la destruction créatrice, demain, c’est l’Eden mec ! Ces mecs qui manifestent, tu vois, c’est le vieux monde, le monde qui a peur de mourir mais qui doit mourir parce qu’il est condamné afin que notre Dieu qui guérit soit l’accoucheur d’une société nouvelle et d’un pays plus fort dans la mondialisation. C’est pourtant simple, un enfant thaï de 5 ans que je connais bien comprendrai cela !
Voir aussi les autres chroniques d'un citoyen concerné:
La dernière fois que j’avais vu le diable, c’était il y a vingt piges au Rockstore montpelliérain. Le bluesman jouait au dandy au milieu d’un public chauffé à blanc en faisant des trucs terribles avec sa Gibson. Comme dans tout show de démesure amerlocke, on frôlait parfois le trop-plein, l’acouphène par overdose.
Hier soir au Mediator, la partoche était toute autre. La stupeur d’abord. A 53 balais, Lucky Peterson affiche un physique précocement usé : visage creusé, obésité ventrale qui limite ses déplacements. N’empêche. Que le newyorkais pose son cul derrière son orgue Hammond B3 et les craintes se dissipent. L’orgue fut le premier hochet de bébé Lucky. A tel point qu’on se demande si une étrange fusion ne s’est pas opérée entre le musicien et son instrument. Le son enfle en nappes frémissantes avant de virer geyser fulgurant. Ça hurle, ça échote, ça swingue, ça riffe, ça gospelle. C’est pas des doigts qui courent sur le clavier mais une tripotée d’araignées. Le thème de la soirée était un hommage à l’organiste Jimmy Smith. Pour le coup, Lucky l’a joué fine en s’entourant d’une baronnie d’exception. A la batterie, Ahmad Compaoré capable de défourailler à la mitrailleuse – fuckin’ god, cette giclée survoltée de Papa was a rollin’ stone des Temptations ! - ou de caresses langoureuses avec ses balais pour un swing old school. A la trompette, on avait là un Frenchy de savoyard : Nicolas Folmer. Charmeur impassible qui désaxe un poil son embouchure sur le côté de la bouche, va chercher les aigus à la truelle dans les bronchioles de ses poumons quand il ne câble pas son cuivre sur une pédale wah-wah. Propre et classe. Le quatrième larron du combo, lui, c’est l’énigme. Kelyn Crapp : un métis au physique de statue grecque. Jeune guitariste – Lucky le surnomme « the baby » – à 10 000 lieues des gratteux sous speed qui confondent manche à guitare et joystick en mode Call of duty. Un jeu dépouillé, mister Crapp, sobre et sans effet, exécuté par un musicien étonnamment mâture qui préfère l’inspiration à la démonstration. Avec un truc de plus en plus rare dans la musique actuelle : des silences entre les motifs mélodiques.
Et puis il y a eu Tamara. The special guest of the night. La meuf à Lucky. Une chanteuse soul qui a enchaîné les postures : conteuse, aguicheuse, tempétueuse. Ensorceleuse. Elle nous a raconté la genèse du Don’t explain de Billie Holliday. Avant de nous le chanter. De nous prendre à témoins, nous, les mecs volages qui se ramènent chez leur légitime avec une trace de rouge à lèvre sur le col de la chemise. Ne dis rien, dit la femme.
Hush now, don't explain
Just say you'll remain
I'm glad you're back, don't explain
J’ai fait un balayage du public dans la fosse : les hommes avaient cette face bénie propre au relâchement post-coïtal. Les femmes partageaient en chœur la douce amertume de leur sister cocufiée. Après tout, elles avaient le pouvoir du pardon – ou de la disgrâce.
Ce fut la soirée de tous les clichés. Mais usinés avec une telle élégance, une telle évidence, qu’on se serait cru en famille. Un moment, Lucky a coiffé son medius le bottleneck et empoigné sa Gibson. On a presque entendu les clapotis du delta. Celui du Mississipi. Où tout commença pour le blues. Nous, les blancs-becs, aurions mérité mille fois de finir à l’eau, déchiquetés par les crocs des crocos. Au lieu de quoi, le beau Nègre à chapeau a souri. Tout est devenu doux comme une sieste dans un champ de coton. On a refait le rêve avec Luther King. Un instant, on y a cru.
A Perpignan du jour au lendemain des choses disparaissent! Des personnes, des commerces, mais aussi des bancs: l'outil par excellence du "faire société" avec l'arbre...
Cela ne date pas d'hier, Jean-Marc Pujol avait déjà été repéré à ce sujet, même par les médias nationaux en 2015 http://www.europe1.fr/societe/perpignan-supprime-ses-bancs-publics-et-cree-la-polemique-2334965. Mais il semble qu'il ait continué dans ce sens jusqu'à extinction totale. L'argument plus massue que massif (un argument massue, c'est celui qui vous assomme pour vous persuader que: c'est "pour éviter que les SDF..." qui abusent de leurs privilèges de vivre dehors (c'est comme la taxation des places de parking couverts, non couverts, des rues: pour lutter contre les voitures ventouses) (#moralité: les SDF's sont aux bancs, ce que les voitures ventouses sont aux parking gratuit!)
Mais surtout ce qui ce cache derrière, c'est que l'on fait disparaître l'espace public disponible de flânerie et de repos, au profit de l'espace marchand ou du mobilier urbain non confortable (ya des marchés publics pour ça) .
Résultat des courses, malheurs aux handicapés, personnes âgées et parents avec enfants en bas ages qui veulent traverser la ville. Du coup, un centre ville transformé en parcours du combattant , et ben on l'évite sauf si on y vit déjà !
Si l'information se confirme.Il est un signe supplémentaire de la désagrégation des commerces du centre ville. Pire encore puisque avec les halles Vauban, les halles Arago venaient à peine d'ouvrir et déjà un de ses commerces est mises en vente, avec ce titre alléchant :"Super affaire boucherie charcuterie 180 000€"
Il est vrai que depuis 1983 et le grand revirement de François Mitterrand , le parti socialiste au pouvoir a passé ses idées de gauche et nos larmes, à gauche, pour mieux emprunter la porte à droite, qu'il a préféré appelé par décence et pudeur libéralisme ou "voix de la raison et du pragmatisme" . Mais le général de Gaulle disait déjà en son temps: "Je n'aime pas les socialistes, parce qu'ils ne sont pas socialistes!"
Donc les socialistes , ont déguisé leur nouvelle posture en "progressisme" , qui, si on regarde bien, sonne bien à l'oreille et ne veut pas dire grand chose.
Après pour justifier leur lente, mais continue glissade vers le laissez-faire du renard libre dans le poulailler libre, ils se sont annoncés "sociaux-démocrates", puis "sociaux-libéraux", alors qu'il n'y avait plus dans leur placard à penser de paquet de "social" (mot pourtant à la racine de leur nom) .
Les socialistes ont abandonné idéologiquement le "prolétariat" et la "lutte des classes" https://www.dailymotion.com/video/xwllg4 au profit de "la lutte des places" et de la "défense des minorités" , parce que les ouvriers sont des "puent la sueur" , le tout sous les conseils judicieux du "think tank" "Terra Nova" http://tnova.fr/qui-sommes-nous/notre-ambition.
Mais tout cela n'a comme résultat que la montée du Front National, jeu d'ombres agité par les partis dit de gouvernement pour mieux se faire réélire aux second tour sous le nom de "front républicain" .
Mais voilà, que la farce mille fois répétée fonctionne encore une fois aux élections présidentielles, mais au profit d'un jeune loup qui se dit qu'il n'a plus besoin ni de masque, ni de corps intermédiaires pour gouverner au nom des entreprises du CAC 40, et qui s'est en marche notamment sur "Ce grand cadavre à la renverse" qu'est le parti socialiste.
Benoît Hamon qui doit aussi faire face à une trahison de l'intérieur en faveur de Macron ne fait que 6% des votes. Aux législatives qui suivront ce sera la débâcle pour les socialistes...
Après un long silence des cadres socialistes du département, qui se sont tus sur les affaires locales des PO et de sa capitale préfectorale Perpignan , au prétexte que le nouveau premier secrétaire du parti se serait fait par trop malmener dans la manifestation des cheminots parce qu'idéologiquement, il n'avait rien à y faire qu'un acte de présence, Ségoléne Neuville https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9gol%C3%A8ne_Neuville, reprends les armes des micros et s'indigne sur France-Bleu Roussillon!
Ségoléne Neuville dont la devise doit être la phrase de Cioran:" Ne nous suicidons pas tout de site, il reste encore quelqu'un à décevoir", prend un ton d'indignation de carton pâte et conchie ce qu'elle appelle : "la gauche violente" . Elle reprend en brandissant ce qui est entre un avertissement et la malédiction de Jacques de Molay, le grand Maître des templiers sur son bûcher:" parce que c'est ça, hun, tant qu'il y aura cette mentalité d'exclusion avec de la violence, et bien s'est eux qui empêcheront le retour de la gauche au pouvoir"
Lorsqu'on connaît Ségoléne Neuville, on pourrait dire qu'elle fait comme on dit en psychologie "une projection".
"En psychologie et en psychanalyse, la projection correspond à l'opération mentale par laquelle une personne attribue à quelqu'un d'autre ses propres sentiments, dans le but de se sortir d'une situation émotionnelle vécue comme intolérable par elle: la personne n'a pas conscience d'appliquer ce mécanisme, justement car elle n'accepte pas les sentiments, ou sensations, qu'elle « projette » à l'extérieur, sur l'autre ou sur un objet. Il s'agit donc de mouvements pulsionnels intolérables, ou en tout cas, perçus comme tels".
Bref, pour elle suppute que la vulgarité, s'est la manière dont se comportent les autres.
Et puis, le retour de la gauche au pouvoir ne concerne en rien les socialistes pour les raisons énoncées des le début de cet article .
C'est fascinant, chez les élus socialistes, cette faculté à se revendiquer de gauche, alors que la succession de leurs mandats a démontré l'inverse. Les seules convictions qu'ils ont incarnées , c'est qu'il fallait être du bon coté du manche! Preuve en est, c'est qu'une des rares mesures que la secrétaire d'état aux handicapés et à l'exclusion qu'était sous François Hollande Ségoléne Neuville a failli prendre (heureusement que les associations des paralysés se soient remuées à l'époque) , c'est de taxer l'épargne des handicapés http://www.faire-face.fr/2015/10/02/aah-calcul-revenus-epargne/ ...
Alors, la patrie lui serait reconnaissante si elle faisait sienne, le tube de Dépêche Mode: "Enjoy the silenche"
Démosthène face à la mer :"Tu peux avoir le plus discours du monde, face à la mer, tu n'entendras que le cri des mouettes!" PCaudeville
Il y a des mots qui font florès, ils sont une recombinaison de deux mots qui s'hybrident et produisent du "signifiant" .
Dans les années 90 , il y a eu le mot "personne ressource": lire entre les lignes, "j'ai un bouleau à faire, mais je me le fais défricher par une "personne ressource" parce que lui, le fait par passion et moi par obligation #ducoupcestbienpratique! .
Face à la dégradation de la société et de son corollaire le manque d'éthique , des personnes archaïques qui avait en tête l'ancien monde et ses anciennes "valeurs" (le mot est entre guillemet, parce que le sens est de plus en plus flottant) , ce sont mises à dénoncer (mais le mot dénoncer, c'est pas beau: "ça rappelle des heures sombres", surtout l'hiver où le soleil se couche vite!) les manquements ou les abus de corps constitués ou d'individus trop bien placés qui mettaient en péril "l'intérêt général" pour nourrir leurs intérêts particuliers (dont la somme ne reconstitue pas l'intérêt général, devrais-je à nouveau le signifier à votre attention?) .
Ces personnes on les a étiqueté des "lanceurs d'alertes"
(pas des d'Arlettes, et encore moins à Malibu, mais je m'égare #jevaistouteslesfaire) . Ils sont possesseurs d'une information qui, lorsqu'elle sera révélée bouleversera la perception qu'on a de la société ou d'une situation et forcera au changement.
En théorie oui, mais si en face des "lanceurs d'alertes", il n'y a pas de "récepteurs d'alertes" , c'est à dire des personnes qui une fois prise en compte l'information, dépasseront le stade de l'indignation et s'organiseront pour riposter de manière efficace, "les lanceurs d'alertes" se transforment juste en cible , que les personnes dénoncées s'arrangent pour cribler de manières plus ou moins légales (mais la société est organisée, et la voix légale s'avère souvent suffisante) .
Alors l'alerte qu'ils ont lancé , les transforment en sauteurs en élastique sans élastique. Ils se sont sacrifiés en vain pour des gens qui au fond les détestent puisque ils leur ont commandé le réveil, alors que ceux-ci voulaient rester en mode "trois petits singes" . Ce faisant, "les gens" se font complices des bourreaux. Et si j'osais, je dirais:" au regard du Seigneur, ils sont pire que les bourreaux eux-même!"( Mais comme je n'oserai pas, il ne me viendra pas à l'idée de l'écrire,cette phrase que vous ne pouvez avoir lu!) .
Alors dormez bonnes gens, vous qui préférez mourir dans votre sommeil!
Il y a une différence fondamentale entre "vivre" et "exister". "Exister", c'est un acquis du vivant, comme on dit:" cela à le mérite d'exister!
"Vivre" c'est un au-delà de l'état "d'exister" , c'est un état d'implication dans le réel , c'est "être là" , pas ailleurs et caché derrière son petit doigt en se disant que l'on est bien caché!
Pour finir, je vous parlerais bien de Démosthène, un lanceur d'alerte de la Grèce Antique ...
Mais comme vous ne vous souciez déjà pas des alertes actuelles, ce n'est pas pour vous inquiétez d'antiques alertes.
"Les Philippiques sont une série de quatre discours prononcés par l'orateur athénien Démosthène entre 351 et 341 av. J.-C. dans lesquels il dresse une harangue contre Philippe II de Macédoine. Démosthène dénonce les ambitions de Philippe II et critique avec véhémence l'oisiveté des Athéniens, tout en éveillant chez eux des sentiments patriotiques. Ces discours marquent l'apogée de la rhétorique athénienne.
Le terme de « philippique » est resté pour désigner une exhortation belliqueuse."
Ce brillant citoyen appelait à la guerre contre la Macédoine, qui peu a peu conquérait des cités grecques adjacentes avec une cohérence stratégique rare. Dans les premières cités a tomber, il y eut Potidée, qui commandait la route du blé, puis jusqu'à ce qu'à force de cités conquises, ce soit toutes les cités grecques qui furent menacées. Mais celles-ci ne se coalisèrent que trop tard, et perdirent leur indépendance à la bataille Chéronée https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Ch%C3%A9ron%C3%A9e_(338_av._J.-C.)en moins 338 avant JC .
Lorsque le lanceur d'alerte Démosthène appelait à la guerre, ce n'était pas avec une chemise ouverte blanche ouverte col pelle à tarte façon BHV: il savait qu'il devrait revêtir l'armure d'hoplite (fantassin lourd) et se battre lui-même. Il put d'ailleurs voir par lui-même l'échec de ses exhortations à Chéronée, puisqu'il y était un des combattants pour la cité d'Athènes.
L'illusion de l'individualisme, n'est qu'un état d'hypnose de la société de consommation!
Vous semblez vous dire qu'il est urgent d'attendre . Que tant que vous où vos proches ne sont pas touchés, il n'y a pas lieu d'agir, qu'en prenant des risques pour son confort. Mais comme le disait judicieusement Arthur Koestler :" A force de prendre des risques pour personne, on finit par prendre les risques de tout le monde!".
Et lorsqu'il ne restera que vous, que ferez-vous?
Le Pasteur Martin Niemoller,qui était Président des Eglises réformées de Hesse-Nassau, interné en Allemagne de 1938 à 1945 a écrit
"Lorsque les nazis vinrent chercher les communistes, je me suis tu : je n'étais pas communiste. Lorsqu'ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je me suis tu : je n'étais pas social-démocrate. Lorsqu'ils sont venus chercher les Juifs, je me suis tu : je n'étais pas Juif. Lorsqu'ils sont venus chercher les catholiques, je me suis tu : je n'étais pas catholique. Lorsqu'ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour protester."
Voir aussi:
Le stade anal de la politique: on vit vraiment une époque moderne! par Nicolas Caudeville