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C'est par un bon dia que l'acteur de "caméra café" , mais aussi musicien du groupe "Ma guitare s'appelle reviens » un groupe de musique gitane.
"Un petit message pour la communauté gitane qui m’a accueilli à bras ouverts il y a 15ans déjà et que je sais très frappée par le Covid-19..."
Voir aussi:

Ennui. - Rien n'est si insupportable à l'homme que d'être dans un plein repos, sans passions, sans affaire, sans divertissement, sans application. Il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide. Incontinent il sortira du fond de son âme l'ennui, la noirceur, la tristesse, le chagrin, le dépit, le désespoir.
Pascal, Pensées, section II, 131, 1670.
A Perpignan, on a pas les couilles sorties des ronces. La notion de confinement est relative selon le ressenti de chacun . Le problème d'être confiné chez soi, c'est d'être confiné avec soi (même si, l'enfer, c'est les autres)! Dans le confinement, on est donc face à soi-même et donc à "l'ennui pascalien" . L'"ennui pascalien", atteint aussi les Patricks et les Sylvies et toutes personnes (#vousappelezLeblanccestjuste et ben lui, c'est l'ennui Pascalien!) Ennui. - Rien n'est si insupportable à l'homme que d'être dans un plein repos, sans passions, sans affaire, sans divertissement, sans application. Il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide. Incontinent il sortira du fond de son âme l'ennui, la noirceur, la tristesse, le chagrin, le dépit, le désespoir.
Pascal, Pensées, section II, 131, 1670.
Bref, face à soi-même, on est souvent face au néant et à l'idée de sa propre finitude . Et comme on ne peut sortir de soi-même ( sauf si on s'appelle Lopsang Rampa et qu'on pratique le voyage astral https://www.lobsangrampa.org/fr/voyage-astral.html).
Alors, on a envie de sortir malgré le confinement et le couvre-feu!
Aller chercher un colis à la poste, parce que "bougez avec la poste" , n'empêche pas de respecter les distances de sécurité . Ben si (voir la vidéo)
Ou bien encore le syndrome du jeune à casquette qui continue toujours de fréquenter les lieux qu'il avait l'habitude de hanter habituellement comme "l'épicerie brasserie" de la place Rigaud http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2020/03/perpignan-con-finement-si-la-mairie-a-des-effectifs-de-police.html ou comme dans la photo du dessus :"
Tous les soirs des personnes vont au tacos ave julien panchot ce commerçant ferme aprés 20h photo du 5 avril 2020 à 19h50, la Police Municipale passe ne dit rien ?
Moralité, moins les gens respecteront le confinement plus la charge virale continuera de circuler et plus longtemps les personnes seront obligés de rester à résidence!

Au moment où nombres de gitans de St Jacques sont contaminés par le coronavirus, et les premiers morts dans les PO faisaient partis de cette communauté; même si beaucoup s'en remettent à la médecine, il ne faut oublier personne et notamment Dieu.
Afin que lui ne les oublie pas. Dans cette séquence il annonce le retour du royaume de Dieu et demande de jeûner 3 jours selon la vision d'un pasteur malade du virus. On est à la fin du mois de mars lorsque cette vidéo est tournée.
Voir aussi:
Le premier résultat de la confusion, entretenue et préméditée, entre le réel et l’imaginaire, la vérité et le mensonge est la généralisation de tendances paranoïaques et schizophréniques. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer la figure qui concentre jusqu’à la caricature les effets d’un tel processus de déréalisation : celle du post-citoyen. Ces effets se traduisent d’abord par le sentiment trouble, car largement inconscient, d’avoir perdu toute perspective utopique ancrée dans le temps.
Cette perte, dont le post-citoyen ignore les causes et les conséquences, le condamne à vivre dans un présent qui récuse toute perspective temporelle, et qui l’expose, sans répit, au déferlement délirant de messages ne différenciant plus l’essentiel du détail, la vérité du mensonge, l’amour de la haine. Quotidiennement les médias et les réseaux sociaux nous vantent les qualités de touriste identitaire du post-citoyen, son nomadisme professionnel et l’infini variété de ses identités, voire de ses genres. Et partout, cachée et honteuse, la maladie mentale se développe comme la forme « moderne » du lien social. Les « post-citoyens » survivent comme en retrait, incapables de s’inscrire dans le temps et de concevoir leurs vies dans une chronologie ou une histoire. Lorsqu’ils tentent d’analyser ce dont ils souffrent et qu’ils taisent si mal, la réduction de leur accès au langage, leur incapacité à comprendre et définir le monde dans lequel ils vivent, les rend totalement incapables de nommer leur mal. Ils sont condamnés à revenir sans cesse explorer les ruines de leur propre anéantissement. Pendant les sombres années 1970, en Italie, le théoricien et poète Giorgio Cesarano a, le premier, saisi la nature essentiellement nihiliste du capitalisme contemporain. Dans son Manuel de survie, il a montré comment les nouvelles classes dirigeantes ont « retourné » des populations entières en instrumentalisant leur désespoir, en leur imposant de vivre, sur le modèle de « la surveillance psychique » dans un vaste ensemble de communautés thérapeutiques conçues pour entretenir et développer un tel désespoir. La fonction de ces communautés est restée inchangée jusqu’à aujourd’hui : elle consiste à canaliser, à détourner, à séparer chaque combat spécifique, chaque quête identitaire, religieuse, sexuelle et culturelle et à favoriser le plus possible la guerre du tous contre tous et du chacun pour soi, au mépris de toute solidarité collective. Les post-citoyens que l’idéologie postmoderne a si bien retournés intellectuellement et affectivement se trouvent de fait au service du pouvoir en place, même si leurs discours tentent de nous affirmer le contraire. Ils sont seulement autorisés à reproduire le langage postmoderne, car c’est le seul qui leur est familier, celui dans lequel ils ont appris à communiquer. S’ils peuvent parfois se montrer ennemis de sa rhétorique et revendiquer une apparente liberté de pensée, ils en emploieront inévitablement sa syntaxe, qui est la seule à laquelle ils ont eu accès. Il n’est d’ailleurs plus demandé aux post-citoyens que le système a si bien retourné d’avoir des connaissances générales. On exige seulement d’eux d’êtres adaptés et conformes à une société qui encourage ouvertement la critique de l’intelligence et le rejet du travail intellectuel. 2 Les « retournés » sont prisonniers d’un éternel présent et n’ont d’autre mémoire que celle de l’instant, d’une succession d’instants tous pareillement non-vécus. Le présent est d’ailleurs devenu pour eux, grammaticalement, le seul temps admis, celui avec lequel on réécrit les anciens livres pour leurs enfants. La disparition du passé simple, après celles du subjonctif, du passé antérieur et du futur antérieur confirme que, pour les post-citoyens, le passé comme le futur sont devenus des zones interdites dont ils pensent, bien illusoirement, avoir le contrôle et dont ils n’ont même plus l’usage. Triste exemple de l’appauvrissement du langage, la nouvelle traduction du 1984 d’Orwell nous inflige le présent comme seul temps grammatical disponible et remplace le terme de novlangue par un aseptisé néoparler. La liquidation d’un concept qui a fait ses preuves pendant les luttes révolutionnaires de la seconde moitié du XXe siècle n’est pas une clause de style. C’est le roman tout entier qui a été réécrit selon les directives de la novlangue. Et c’est après avoir obéi à de telles directives qu’il va trouver aujourd’hui ses nouveaux lecteurs.

En 2017 pendant la campagne des présidentielles nous avions présenté pour "les assises de la pauvreté" que nous organisions le documentaire de Bertrand Schmit :" un aller simple pour Perpignan!" http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2017/05/perpignan-pourquoi-les-assises-de-la-pauvrete.html .
Le même Bertrand Schmit que nous avons retrouvé durant la campagne municipale à Perpignan sur laquelle, il réalisait un documentaire .
Il commence sa carrière en tant que chef monteur puis premier assistant réalisateur sur des fictions pour la télévision et pour le cinéma. 10 ans après, il réalise son premier documentaire « Archaos , cirque de caractère » pour Arte, qui est sélectionné au festival Input Télévision au Canada en 1989. Il tourne ensuite plusieurs documentaires pour France télévision dont « Villa Médicis, une année particulière », « Pas de vacances pour l’orchestre » ou encore « Tankers en plein ciel ».
Son film "Un aller simple pour Perpignan" n'a pas été assez vu, notamment par les perpignanais eux-mêmes et par les candidats . Désormais confinés, ils peuvent prendre le temps de le voir, puisque suite à notre demande Bertrand Schmit le laisse en libre accès sur you tube et sur l'archipel contre attaque!
"Bien décidé à tourner la page et changer de vie, Lohnny, 22 ans, quitte sa Normandie natale avec pour seul bagage un billet de train pour Perpignan. Abandonné par ses parents, il laisse derrière lui une adolescence tourmentée et deux années passées en prison. Pendant un an, Bertrand Schmit, le suit dans ses errances, ses projets, ses échecs.... Dans des conditions de vie extrêmes, Lohnny se cherche, tente de trouver sa voie et se bat contre ses vieux démons qui veulent le rattraper. Sa sélection dans l'équipe de football qui doit représenter la France à la "Homeless Cup" (Coupe du Monde des Sans Abris) sera-t'elle la chance de sa vie ? A travers l'histoire de Lohnny, nous évoquons le destin de plusieurs milliers de "précaires", en majorité des jeunes, qui abandonnent tout pour venir s'installer dans les Pyrénées Orientales, un territoire lointain entre mer et montagne qui continue de nourrir le fantasme d'une vie meilleur."
Voir aussi le débat autour du film avec Bertrand Schmit:
1 / Lepostmodernisme : une idéologie réactionnaire et révisionniste
C’est aux États-Unis, au cours des années 1980, que la théorie
postmoderne est devenue un système idéologique aux ambitions
culturelles puis politiques volontairement indéfinies mais clairement
réactionnaires.
En moins de dix ans, les stratèges reaganiens ont élaboré deux modèles
décisifs pour imposer leur domination planétaire. Au spectacle de la «
guerre des étoiles », dont le réel enjeu était d’asphyxier
économiquement l’URSS pour la faire imploser, a correspondu, plus
discrètement mais tout aussi efficacement, la mise en œuvre de
l’idéologie post-moderne par les « cultural studies ».
Pour imposer leur programme idéologique, les « cultural studies » ont
d’abord détourné et révisé à leur avantage la critique « engagée » de
la « french theory » des années 1960-70. Par leur critique, Jacques
Derrida, Jean-François Lyotard et Michel Foucault entendaient dénonçer
les conditions modernes de l’oppression et de la servitude. Après la
révision et la réécriture de cette théorie, a été révisée et réécrite
par les « cultural studies », celle-ci est devenue une simple mise à
jour faussement contestatire des vertus de l’hypercapitalisme.
La plus grande réussite de ce coup d’état culturel est d’être parvenu
en moins de 20 ans à imposer le simulacre de pensée critique du
postmodernisme à la gauche et à l’extrême gauche. D’abord aux
États-Unis, puis ensuite en Europe.
La gauche et à l’extrême gauche ont ainsi renoncé à trois siècles de
luttes émancipatrices pour se faire les porte parole du système
d’exploitation que jusqu’alors elles avaient toujours combattu. En
d’autres temps et avec le même aveuglement, la pensée autoritaire de
gauche a justifié la pire des barbaries au nom de la démocratie et de
la défense des peuples opprimés. Sous prétexte d’anti-impérialisme,
elle a cautionné les régimes de Staline et de Mao. Cet aveuglement
idéologique a lourdement pesé sur les luttes d’alors, comme sa version
postmoderne pèse sur celles d’aujourd’hui.
La victoire la plus éclatante du postmodernisme est d’être considéré
et apprécié comme un mouvement profondément de gauche, progressiste
voire contestatire. Se déclarant bien plus libertaire que libéral, il
s’y entend comme personne pour a imposé partout son image contrefaite,
en soutenant toutes les postures et impostures, et en ne défendant
jamais un seul combat qui évoquerait, même de loin, l’existence d’une
lutte des classes.
Pour obtenir des résultats aussi performants, les « cultural studies »
ont repris à leur compte le doute méthodologique sur les méta-récits
(Dieu, l’Histoire, le Progrès) pour l’appliquer tel quel aux sciences
humaines et aux sciences exactes.
Au rythme du développement hégémonique et mondial de
l’hypercapitalisme les cultural studies ont substitué à l’étude des
classes sociales celle des genres, abandonné la critique des médias
pour l’analyse de leur seule réception et développé les études
postcoloniales et postféministes pour construire une identité
individuelle recomposée en fonction des appartenances multiples.
En moins de 20 ans le « racialisée » s’est substitué à l’exploité, les
queers ont fait l’impasse sur les luttes féministes et
l’hétérosexualité est devenu un impérialisme à combattre. En bon
serviteur de l’hypercapitalisme, le postmodernisme conteste la
domination de l’homme blanc abstrait, jamais celle de la marchandise
concrète.
À une pensée complexe qui cherche à préserver la singularité de chaque
être humain comme un universel, le postmodernisme oppose le simulacre
de la « victime symbolique ». Cette victime, qui se confond avec celle
du colonialisme, est l’agent d’un rachat. Le sujet qui souffre,
cantonné à sa fonction de martyr et dépossédé de tout langage comme de
toute révolte, devient un pauvre objet d’étude : l’objet d’une « cheap
» théorie.
Les postsociologues vont glorifier d’autant mieux une telle victime
qu’ils l’identifieront au rien, au moins que rien. Ils s’en
proclameront d’ailleurs bien moins l’avocat commis d’office que le
procureur justifiant les conditions de sa reddition et de sa
soumission.
Refusant d’admettre que la délinquance est une conséquence de la
pauvreté, la postsociologie ne cherche pas à dénoncer des conditions
économiques et politiques paupérisantes, mais à stigmatiser une misère
dont serait exclusivement victime un groupe ethnico-religieux
particulier.
La postsociologie parlera de guerre raciale et dissimulera le fait
que la misère matérielle touche dorénavant une partie de plus en plus
importante de la population, empêchant ainsi toute solidarité
effective entre les exclus.
L’étrange tolérance pour l’autre – qui de victime aspire à devenir
bourreau – traduit bien plus que de l’aveuglement : c’est un choix
politique
Au sein de l’université, l’ambition des « cultural studies » a été de
déprécier puis de supprimer toute pratique théorique qui défendrait
l’existence de savoirs objectifs
Pour parvenir à leurs fins, les « cultural studies » ont conçu un
simulacre d’opposition politique mettant en cause l’enseignement
rationnel des sciences humaines et des sciences exctes en les accusant
d’être organisées sur un modèle hiérarchique et colonialiste. Leur
lutte s’est déroulée sur un terrain déjà conquis. Toutes leurs
batailles ont été livrées contre des leurres que les « cultural
studies » avaient elles-mêmes préalablement activés et qui leur
avaient déjà conféré les pleins pouvoirs.
Loin d’une campagne orchestrée par des hommes de l’ombre, la réaction
postmoderne a conquis l’université au grand jour et « par la gauche »,
en critiquant son enseignement traditionnel et en le contestant au nom
des études postféministes et postcoloniales.
On ne peut reprocher au posmodernisme ni l’attrait que suscite ses
très superficielles thèses, ni de savoir jouer avec les peurs les plus
élémentaires. Préméditée, influencée ou librement consentie, la
volonté des « cultural studies » de s’emparer de l’université
préfigure un projet autrement plus vaste et ambitieux : celui de
contrôler l’histoire en la soumettant à une lecture unilatérale.
Les gitans sont un peuple très religieux et mystique. D'abord catholiques, ils se sont petit à petit convertis au protestantisme évangélique. Ils aiment les grands rassemblements, notamment l'été sur la place du Puig avec des célébrations à l'américaine, où des gens dans la foule se lèvent en disant "avant j'étais mauvais, mais j'ai rencontré Dieu, et je suis meilleurs depuis...". Ici on jure souvent "devant Dieu" .
En 1996, il y eu un tremblement de terre, avec 5.6 sur l'échelle de Richter: les gitans avaient tous quitter en masse le quartier St Jacques pour se rentre sur le tarmac de l'aéroport où là, il n'y avait que le ciel pour leur tomber sur la tête.
Avec l'épidémie de Coronavirus, ils sont plus touchés. La première morte du virus était une gitane de 24ans diabétique du quartier. Beaucoup d'autres ont déclaré la maladie et on été conduit à l'hôpital de Perpignan. La tension est donc à son comble. Hier un pasteur prêchait par mégaphone: "Nous avons un grand virus, mais nous avons un grand Dieu aussi!" . Alors de manière concerté ou pas, malgré le couvre-feu , hier dans la nuit, des fenêtres ou dans la rue , les gitans se sont mis à crier et prier au ciel "Dieu, qu'est-ce qu'on a fait de mal, dis-nous...". Ce matin encore, on les entendait dans la rue St Joseph ...