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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 06:03

En cette période de confinement pour raison de pandémie le candidat LR aux municipales suspendues Jean-Marc Pujol est toujours maire de Perpignan. Et c'est son rôle de gérer la crise dans la ville et l'agglomération. Alors quoi de mieux que de distribuer des masques .Dans la mesure où l'idée de revoter les deux tours passé l'été, se fait de plus en plus crédible, avec donc une campagne très courte :quoi de mieux que de prendre de l'avance!

Il arrive dans cette séquence, qu'on situe dans les quartiers nords de la ville (parce que les gens du nord , ont dans le cœur le soleil qu'il n'ont pas dehors)  avec le directeur des HLM Michel Sitja (anciennement son directeur de cabinet pour la ville et la communauté urbaine) , et fait fabriquer des masques par les habitantes du quartier. Lui et le maire Jean-Marc Pujol se font filmer avec des cartons de masques (une denrée rare comme l'eau dans le désert) . On entend même une voix qui dit" il n'y a pas de youyoux?" .

 

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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 19:39

Je n'ai jamais été convaincu par le travail . D'autant que l'origine latine du mot est un avertissement en soi :" tripalium" instrument de torture à trois pieux. A propos de pieux, lorsque Adam et Eve sont licenciés du paradis par Dieu pour avoir consommé le fruit  l'arbre de la connaissance, lui est condamné comme dit dans la bible dans la  Genèse (chapitre 3, verset 19),  : "Tu mangeras ton pain à la sueur de ton visage jusqu'à ce que tu retournes dans la terre d'où tu as été tiré". (donc, les incroyants ne devraient pas avoir à travailler) . La femme n'ont plus ne devrait pas travailler puisque elle paye déjà "le pêcher originel par le fait "d'enfanter dans la douleur" . Noter aussi que sur le camp de la mort allemand (maintenant, on dit Nazi, pour pas discriminer) il y avait inscrit "Arbeit macht frei", "lte travail rend libre" (peut-on rire de tout?) .

Le président français Nicolas Sarkozy paraphraserait plus tard en 2007 « Le travail, c’est la liberté » http://lmsi.net/Le-travail-rend-libre-plus-qu-une

Alors quand le président de la république Emmanuel Macron, veut déconfiner rapidement pour mieux relancer l'économie et remettre les gens gens au travail , en antithèse totale avec l'esprit du 1er mai affirme "C'est grâce au travail, célébré ce jour, que la Nation tient", Il se remet dans les pas de se qui vient d'être réitérer précédemment ! (toujours cette haleine chargée de Travail, famille patrie et de STO)

Cette obsession pour le travail des autres est louche. C'est pourquoi "le monde d'après" (parce que le "nouveau monde" c'est déjà ancien) ne devrait-il pas avoir un autre rapport au travail, à la production de richesse (ou a son pillage) et sa répartition?

Pour répondre en partie à la question 2 documentaires "Attention danger travail" et Volem rien foutre al païs" de Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe.

"Le premier  se propose de donner la parole à certains RMIstes prenant une posture pour le moins non conventionnelle lors de leurs entretiens à l'ANPE, en affirmant refuser de chercher un travail

Le second suite à Attention danger travail qui comprenait en particulier les mêmes coréalisateurs, et part en quête de propositions alternatives expérimentées par des personnes que l'on peut associer, pour la plupart, au mouvement décroissant. Ces propositions, parmi lesquelles figurent des solutions ouvertement subversives, sont données sans ordre apparent telles des pièces portées au dossier  :

  • communautés recherchant l'autonomie des besoins, voire des mécanismes d'économie solidaire :
    • un habitat basé sur des bottes de paille comme matériau de base, comparaison de coûts...
    • les toilettes sèches au compost : une possibilité de dépolluer les cours d'eau à hauteur de 40 % dans les campagnes (dixit l'intervenant)
    • alimentation en eau depuis la rivière en contrebas et un mécanisme de pompage sans énergie induite
    • exemple d'une communauté réunissant des personnes ayant tourné le dos à l'assurance retraite
  • indépendance énergétique du foyer : comment « décrocher » le compteur EDF
  • séquence, évoquant celles de Attention danger travail, dans un Job center britannique présentant un chômeur chronique qui revendique farouchement l'unemployment en tenant tête à son interlocuteur.
  • Mouvement Okupa à Barcelone (occupation de logements laissés durablement vacants)
  • collectif Dinero gratis à Barcelone (prônant l'escamotage de denrées alimentaires dans les grands magasins de centre-ville par le biais de happenings)
  • éloge de la simplicité volontaire dans les modes de vie, en lieu et place d'une posture d'affirmation politique radicale conventionnellement attendue (type lutte des classes)."
  • Les deux films sont à disposition sur youtube , nous les avons mis à la suite de l'article
 
Coronavirus /Déconfinement :  le retour au travail nous rendra libre! Par Nicolas Caudeville
Coronavirus /Déconfinement :  le retour au travail nous rendra libre! Par Nicolas Caudeville
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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 18:44

"Nous lançons un appel à tous nos collègues professionnel.le.s de santé et du médico-social qui partent travailler la boule au ventre. Un appel aux « travailleurs et travailleuses essentiel.le.s », aux « premier.e.s de corvée », qui sont exposé.e.s pour faire tourner la machine.Un appel à toutes les personnes qui n’en peuvent plus de cette gestion de crise calamiteuse, de ce qu’elles endurent depuis des années, d’un système économique, politique et social désastreux.

https://baslesmasques.co/

Retrouvons-nous dès maintenant pour construire un mouvement populaire. Partout, nous devons nous organiser sans attendre un « après-crise » illusoire. Sans cela, les perspectives sont sombres. 
L’endettement des États aujourd’hui servira de justification aux politiques d’austérité de demain. Ces mêmes politiques qui ont déjà broyé nos services publics et nos systèmes de santé, d’éducation et de justice. Au prétexte de l’état d’urgence sanitaire, des mesures seront mises en oeuvre au service de la surveillance généralisée, du tout sécuritaire faisant infuser dans les esprits la peur, le repli et la stigmatisation
Alors construisons ensemble dès aujourd’hui, des lendemains heureux. L’avenir sera ce que nous déciderons d’en faire ! Le « monde d’après » nous le voulons juste, centré sur l’intérêt du plus grand nombre et non sur la recherche du profit au bénéfice de quelques uns.

Face à la crise actuelle, nos objectifs prioritaires sont clairs :

  • Nous exigeons que des moyens urgents soient immédiatement réunis pour faire cesser la pénurie d’équipements de protection.
  • Nous exigeons des mesures d’urgence pour une vie digne pour les plus vulnérables.
  • Nous exigeons que les aides financières octroyées avec l’argent public aillent en priorité à nos services publics et que tous les professionnels essentiels à notre société soient enfin rémunérés à leur juste valeur
  • Nous voulons mettre fin à ce système qui broie les vies au nom du profit, et construire ensemble une société plus juste, plus équitable, un monde où le soin et la solidarité seront enfin des fondamentaux.

Les actions que nous proposons, pour le moment, sont simples :

  • À tous les professionnel.le.s de santé, du médico-social et du social qui se reconnaissent dans cet appel : rejoignez-nous, partagez vos témoignages
  • À tou.te.s les travailleurs.euses « essentiel.le.s », aux « premier.e.s de corvée » qui font tourner la machine : rejoignez-nous également, partagez vos témoignages, construisons un mouvement large au-delà de nos secteurs.
  • À toutes et tous : faisons de chaque mardi une journée de mobilisation à nos fenêtres pour la défense d’un système de santé plus juste, et l’avènement d’un « monde d’après » égalitaire (concert de casseroles, banderoles, etc).

Et continuons de déposer des plaintes en justice .

Sortons de l’isolement et retrouvons-nous (sur les réseaux sociaux dans un premier temps). Partageons nos témoignages, nos idées, nos actions."

https://baslesmasques.co/

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 16:10

Yvan Le Bolloch avait déjà fait une vidéo en français et catalan , en s'inquiétant de l'état de santé des populations gitanes du sud de la France, notamment ceux de Perpignan http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2020/04/coronavirus-l-artiste-yvan-le-bolloch-adresse-son-soutien-a-la-communaute-gitane.html. Il rempile avec un clip de rumba gitane avec des potes artistes, sportifs...comme Patrick Sébastien , Sancévérino ..."Espéranza Perpinya" pour le soutien des personnels soignants de l’hôpital de Perpignan(comme l'initiative "I got the blouse" du collectif d'artistes et musicien d'ici http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2020/04/vente-de-chansons-offertes-par-les-artistes-de-la-scene-regionale-au-profit-du-smit-en-charge-des-malades-du-covid-19-au-chu-de-perp

"Avec quelques camarades, artistes, sportifs, nous aidons le personnel soignant de l’hôpital de Perpignan sur www.esperanzaperperpinya.fr Payos, gitans, ne doutons pas du bien que l’on peut faire ensemble et si vous pouvez nous donner un coup de main, c’est avec plaisir ! #esperanzaperperpinya "
 
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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 00:43

 

Jean Lhéritier voyageur nous propose une série de voyage "en dehors des sentiers battus" pour pérégriner sans sortir de notre salon

Le Führerbunker est le nom usuellement employé pour désigner un complexe de salles souterraines construit au centre de Berlin pendant le Troisième Reich, qui était l'un des Führerhauptquartiere dont disposait Adolf Hitler. Aujourd'hui Jean Lhéritier nous raconte , il n'en reste plus rien et désormais il ne reste de lui qu'un parking...

'' Hors des sentiers battus'' 2 Berlin les restes du bunker d'Hitler, un parking!par Jean Lhéritier
'' Hors des sentiers battus'' 2 Berlin les restes du bunker d'Hitler, un parking!par Jean Lhéritier
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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 17:29


 

5 /Des combats féministes et homosexuels au totalitarisme LGBT

Le discours postféministe s’appuie sur l’improbable rencontre des revendications du black feminism avec celles des homosexuels, bisexuels, et transgenres...).

En associant leurs luttes et en les mettant sur un même plan, on impose progressivement l’idée que le black féminism ne ressort pas du combat féministe mais de l’histoire du colonialisme, et que les LGBT n’ont rien à voir avec le féminisme essentialiste mais tout avec l’impérialisme hétérosexuel qui sépare les genres.

Après la « déconstruction » de l’héritage féministe soumis au micro-récit primitif de la faute du « mâle blanc hétéronormé », la lutte contre le patriarcat et la domination masculine a été remplacée par un combat contre l’hétérosexualité.

On peut mesurer l’écart entre le « féminisme historique » et le postféminisme à leur priorité. Le premier s’oppose frontalement à la domination masculine, et ses revendications, par-delà la reconnaissance d’une réelle égalité politique et économique avec les hommes, visent à une pleine et entière liberté du corps désirant. Chaque fois que le « féminisme historique » a engagé une lutte, elle a été dirigée contre l’ordre établi et un système social qui définit la femme comme dominée.

A l’inverse, l’ennemi principal du postféminisme n’est plus le système politico-économique fondé sur la domination masculine, mais le féminisme lui-même, et par-delà le féminisme, l’existence même d’un sujet femme.

Dès le début des années 1970, les militantes et militants du FHAR (Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire) ont revendiqué le droit de faire partie intégrante de la société. Mais ils refusaient de devenir un groupe minoritaire confinés aux seules limites de leur identité sexuelle et bénéficiant de droits civiques spécifiques. L’exact opposé des politiques identitaires et du communautarisme dont les gays, postféministes, queers et autres LGBT font de nos jours la promotion.

Comme une anticipation inversée de notre époque, deux militants du FHAR, Maës et Michel écrivaient : « Une lutte fratricide est à mener contre ceux d’entre nous qui auront refusé leur libération et préféré l’intégration dans la société bourgeoise. Cette dernière restera répressive de par sa construction, la présence immémoriale et oppressive de la cellule familiale (que les homosexuels ne recréent pas) avec son assujettissement à la reproduction, au pouvoir patriarcal et au mariage légal ».

Le mariage pour tous ne faisait pas partie du programme politique des membres du FHAR, qui voulaient en finir avec l’institution même du mariage. Nul doute que la location des mères porteuses leur aurait semblé une infamie capitaliste.

Un autre militant anonyme du FHAR observait : « Ce qu’on avait à dire était subversif : revendiquer notre homosexualité, c’était vouloir détruire les fondements essentiels de notre société patriarcale, mais c’était aussi redéfinir complétement les rapports entre les corps, car la sexualité dominante, hétérosexuelle et capitaliste, c’était le culte du phallus. »

De fin 1972 à février 1974, le processus de décomposition du FHAR allait préfigurer le développement du mouvement gay et le retour du culte du phallus dans ce qu’il peut présenter de plus réactionnaire et antiféministe.

L’arrivée massive de nouveaux militants masculins transforma le FHAR en lieu de drague et réduisit la libération sexuelle à la possibilité d’avoir des partenaires sexuels multiples.

Cette vision machiste de la sexualité et de l’amour qui revalorisait le pire de la domination masculine ne laissait plus aucune place aux femmes qui se sentirent dépossédées de l’organisation qu’elles avaient pourtant elles-mêmes fondée. Les Gouines rouges, qui reprochaient aux militants masculins leur mainmise sur le groupe, firent scission. Le FHAR ne survécut pas longtemps à leur départ. Le conformisme gay pouvait se développer et la haine des femmes prospérer avec.

Sur le modèle LGBT+, privilégier l’exception, et lui conférer un statut médiatique faussement rebelle, prête moins à conséquence que de revenir sur le sort des femmes et des homosexuels dans les pays dominés par l’intégrisme ; que de dénoncer la domination masculine qui se renforce dans les sociétés occidentales. Mais il est vrai que s’engager dans de tels combats peut conduire à de vrais changements.


 

Figures du féminisme révolutionnaire au XIXe siècle

Anna Wheeler 1785/1848 ou 1849

Elle fut une pionnière en matière d’égalité des sexes. Dans la continuation de Mary Wollstonecraft, elle dénonça la subordination des femmes et rejeta l’idée suivant laquelle l’infériorité de leur condition sociale serait « naturelle ».

En 1825, elle publia l’un des textes fondateurs du féminisme socialiste, « L’Appel de la moitié du genre humain, les Femmes, contre les prétentions de l’autre moitié, les Hommes, à les maintenir dans une situation d’esclavage politique, civil et domestique ».

 

Anne Knight 1786/1862

En 1847, elle réalisa le premier tract pour le droit de vote des femmes. Elle donna, en France, une série des conférences sur l’immoralité de l’esclavage. Elle participa à la révolution de 1848. Avec Jeanne Deroin, elle défia l’exclusion des femmes des clubs politiques. Elle critiqua les dirigeants de mouvements qui soutenaient plus la lutte des classes que celle des femmes.

En 1851, elle co-fonda, avec Anne Kent, l’« Association Féminine Politique de Sheffield », première association britannique à militer pour le suffrage des femmes.

 

Eugénie Niboyet 1796/1883

En 1832, avec des saint-simoniennes, elle participa au premier titre écrit intégralement par des femmes : « La Femme libre ». Elle se rapprocha du mouvement de Charles Fourier qui présentait le traitement des femmes comme « la mesure la plus vraie du progrès social ». Elle y rencontra Flora Tristan.

En juillet 1836, elle fonda « La Gazette des Femmes », en mars 1848, « La Voix des Femmes », le premier quotidien français féministe. Le journal était sous-titré « Journal socialiste et politique, organe des intérêts de toutes ».

Commentaire en voix-off :

Le 6 avril, « La Voix des Femmes » propose la candidature de George Sand à l’Assemblée constituante. Sand désavoue cette initiative et juge durement ces femmes qu’elle affirme ne pas connaître. La presse et les caricaturistes s’en prennent violement à Eugénie Niboyet et aux journalistes de « La Voix des Femmes ». La « réaction » médiatique est telle que le gouvernement décide la fermeture des clubs de femmes. Le 20 juin, Eugénie Niboyet, cesse la publication de « La Voix des Femmes », et les féministes se dispersent pour éviter la répression.

Notons que « Les Éditions des femmes » ont édité George Sand et Madame de Staël (connues l’une et l’autre pour leurs positions politiques conservatrices), mais aucune des figures historiques du féminisme révolutionnaire.

 

Flora Tristan 1803/1844

Reconnue pour ses enquêtes sociales et son incessant combat pour le droit des travailleurs, Flora Tristan fut également l’une des figures essentielles du féminisme au XIXe siècle.

En 1835, elle publia, « Nécessité de faire un bon accueil aux femmes étrangères », et rencontra Charles Fourier. En 1839, à Londres, elle poursuivit sa vaste enquête sur l’Angleterre industrielle, qu’elle définissait comme un nouveau modèle de civilisation où l’homme était sacrifié à la tyrannie du profit.

Elle proclama que l’honneur des prolétaires serait de promouvoir l’égalité de droits entre les hommes et les femmes, afin de mettre un terme à une exploitation qui faisait de la femme « le prolétaire du prolétaire ».

Commentaire en voix-off :

L’histoire personnelle de Flora Tristan nous fait comprendre son combat incessant en faveur du droit des femmes à divorcer.

À 17 ans, « ma mère m’obligea d’épouser un homme que je ne pouvais ni aimer ni même estimer. À cette union je dois tous mes maux ». Il la battait et l’humiliait. Elle le quitta. En réponse celui-ci enleva sa fille Aline et, en 1838, lui tira deux balles au pistolet dont l’une lui perfora le poumon et resta logée près du cœur. Le divorce étant interdit depuis 1815, la justice, « faute d’éléments probants » n’accorda à la jeune femme qu’une séparation de corps.

 

Jeanne Deroin 1805/1894

Ouvrière lingère autodidacte, elle rédigea en1831 un plaidoyer contre « la soumission des femmes ». En 1848, elle fonda avec Désirée Gay « La Politique des Femmes » : « journal publié pour les intérêts des femmes et par une société d’ouvrières. »

Elle se présenta comme candidate aux élections législatives de 1849. Proudhon, condamna cette candidature qu’il jugeait« excentrique », et jusqu’à George Sand qui l’estima « déplacée ».

Commentaire en voix-off :

Honoré Daumier, dans ses séries consacrées aux femmes (« Les Bas bleus », « Les Divorceuses » ou « Les Femmes socialistes » tournent en ridicule leurs aspirations au vote ou au travail et présentent l’émancipation féminine comme une catastrophe pour l’ordre domestique.

 

Jenny d’Héricourt 1809/1875

Elle joua un rôle public et actif pendant la Révolution de 1848, fondant avec d’autres femmes la « Société pour l’émancipation des femmes ».

Elle s’opposa aux théories des principaux philosophes sociaux de son époque sur l’infériorité féminine. En 1860, elle publia son principal ouvrage, « La Femme affranchie », réponse à MM. Michelet, Proudhon, É. de Girardin, Legouvé, Comte et autres novateurs modernes.

Elle y dénonçait « l’annihilation sociale de la femme », à savoir l’exclusion des femmes du travail, de la politique, de la citoyenneté et du droit à l’autonomie. « Mon but est de prouver que la femme a les mêmes droits que l’homme ».

 

Louise Franziska Aston 1814/1871

Vers 1845, Louise Aston se joignit à un groupe de jeunes hégéliens et rencontra Max Stirner. Pour formuler ses revendications radicales en faveur de l’égalité des sexes et du droit des femmes, elle se mit en scène dans ses écrits.

Athée et républicaine, elle considérait le mariage comme une forme de prostitution à laquelle les femmes étaient souvent contraintes de se soumettre pour de l’argent. Elle revendiquait le droit d’avoir des relations sexuelles sans être marié.

En 1846 elle publia, « Mon Émancipation, Référence et Justification ». En 1847 « Sur la vie d’une femme ».

Commentaire en voix-off :

« J’ai porté des vêtements masculins pour pouvoir assister aux conférences universitaire. Je ne crois pas en Dieu et je fume des cigares. Mon objectif est de libérer les femmes même si cela doit me coûter jusqu’à mon dernier sang » Surveillée par la police, Louise Aston fut expulsée de Berlin. Elle fut qualifiée par la presse de prostituée, de séductrice, d’impudique, de briseuse de mariage.

 

Mathilde Franziska Anneke 1817/1884

En 1848, elle publia le premier journal féministe allemand « FrauenZeitung ». Après l’invasion prussienne du Palatinat elle émigra avec son mari aux États-Unis.

En 1852, elle lança le premier journal féministe fait par une femme aux États-Unis, la « Deutsche FrauenZeitung ».

Elle lutta contre la prohibition, le nationalisme, la religion et les inégalités entre les sexes. Abolitionniste elle s’opposa toute sa vie à l’esclavage.

Elle publia en 1844 « Les chaînes brisées » série d’articles sur esclavage ; en 1847 « Femme en conflit avec la société » qui évoque le sort de Louise Aston ; en 1853, « Mémoires d’une femme du Feldzuge dans le Bade-Palatinat ».


 

Les autres épisodes:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/la%20societe%20du%20chaos/
 

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 17:23

 

Jean Lhéritier voyageur nous propose une série de voyage "en dehors des sentiers battus" pour pérégriner sans sortir de notre salon . Pour sa première, il nous propose l'italie et la Romagne 
 
"La bibliothèque Malatestiana, en italien biblioteca malatestiana, est une bibliothèque patrimoniale, située à Césène (en ital. Cesena), en Émilie-Romagne.
Les origines de la bibliothèque Malatestiana sont profondément liées au nom de Domenico Malatesta Novello, dernier seigneur de la ville de Césène, qui vers la moitié du XVe siècle, pour satisfaire l'exigence des Frères Mineurs de S.Francesco, fit construire une nouvelle bibliothèque dans un pavillon qui séparait les deux cloîtres du monastère. La date précise du début des travaux n'est pas connue, peut-être 1447, mais on sait que leur conclusion remonte à 1452, comme le prouve la plaque à côté de la porte d'entrée, réalisée par Cristofo da San Giovanni in Persiceto, qui y grava son nom et la date du 15 août 1454.
 
Le modèle dont s'inspire la "Malatestiana" de Césène avait déjà acquis sa forme précise à la fin du XIIIe siècle, quand la bibliothèque, qui était un lieu de simple conservation devient l'espace privilégié pour la consultation des livres."
'' Hors des sentiers battus'' 1 La bibliothèque Malatestiana par Jean Lhéritier
'' Hors des sentiers battus'' 1 La bibliothèque Malatestiana par Jean Lhéritier
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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 18:34
Jacques Quéralt en bleu avec son écharpe, à coté de son ami Jean Casagran à la librairie Torcatis pour la présentation du livre de l'écrivain Henri lHéritier et l'artiste Claude Massé

Né à Auch, Jacques Quéralt, bretteur de l'esprit, nous a quitté ce matin: je perds un de mes mentors. Une personne que j'avais rencontré , il y a longtemps en 1991 , du temps où je joué un évêque dans une fresque médiévale sur les rois de Majorque. Je l'avais revue en 1997 à Barcelone, il était derrière un voyage de jeunes d'ici en Catalogne sud "Descubrim à Catalunya" . J'avais l'habitude de squatter son bureau rue Rabelais où il s'occuper de la communication au service de la culture de la ville de Perpignan. Il m'a présenté de nombreuses personnes du monde artistique et intellectuel. Je tiens de lui notamment 3 choses, la passion pour la culture locale et sa promotion, le goût de faire se rencontrer les gens entre eux et qu'il leur advienne des projets, le goût pour la culture catalane et sa langue, et enfin de passer directement le téléphone à des protagonistes qui n'y sont pas préparées. Longtemps j'ai traîné dans ses guêtres comme Adso de Melk, le novice de Guillaume de Baskerville, le héros du "nom de la Rose" d'Umberto Ecco sur les traces de prestigieux nord catalans , comme le rabbin Hameïri https://fr.wikipedia.org/wiki/Menahem_Hame%C3%AFri  ou le chanoine d'Elne Miquel Giginta...Il avait des réflexions comme des messages codés , comme dans son livre d’aphorisme en catalan: "le petit lait ne me soûle pas" , du genre "Nicolas, sais tu pourquoi à Perpignan, il y a beaucoup d'avocats d'affaire? Non Jacques, je ne sais pas. Parce que, il y a beaucoup d'affaires!" Sur le moment , je ne voyais là qu'une lapalissade, je ne compris bien plus tard que sa signification réelle !

Je vous ai concocté rapidement les premiers hommages qui lui ont été rendu dans l'ordre l'écrivain catalan ascendance russe blanche J Daniel Bezsonoff Montalat, le journaliste Michel Lloubes et l'artiste catalan exilé en Suéde Frédéric Iriarte , puis une interview de lui et du chanteur Pére Figuère , successivement en français et en catalan, sa présentation des œuvres en liège du même Pére Figuère et enfin à 7mn 45 d'un hommage au sculpteur José Bonhomme, le regard que celui-ci portait sur l'artiste et l'homme. L'archipel contre attaque fera suivre d'autres hommages de ceux qui l'ont connu et aimé. Peut-être que ce personnage mystérieux emporte avec lui le nom de l'assassin de Kennédy et s'il était ou pas un gent du Mossad

 

"En ce triste dimanche, je viens d’apprendre la mort de Jaume Queralt. La Catalogne perd un poète et moi je perds un ami.
Une fois ou deux par semaine, j’aimais explorer une nouvelle province du monde de Jacques Queralt en parcourant son blog. Les amants des Muses doivent connaître ce poète, auteur d'une œuvre riche et variée. Poète, professeur d'arts plastiques, journaliste chargé de la rubrique culture à l'Indépendant, historien inspiré de la Retirada, biographe de Jordi Barre.
Son blog nous tenait au courant de l'actualité catalane, aussi bien picturale que musicale ou littéraire. Un festival d'alacrité. Queralt connaissait tout le monde. Léo Ferré avec qui il refaisait le monde, Roger Peyrefitte avec qui il devisait sur Voltaire. Passionnément attaché à la Gascogne où s’étaient réfugiés ses parents en 1939, amant de la terre catalane, Queralt s’intéressait à tout. A la Kabbale, aux troubadours, à la chanson, aux romanciers mexicains, aux théologiens danois. Auteur d’une poésie subtile, exigeante et parfois populaire au sens noble du terme, Jacques saisissait au bond toutes les métaphores .
Alternant le français et le catalan, avec quelques incursions en castillan du siècle d'or, Queralt, se déguisant avec des rubans d'hétéronymes comme Arsène Lupin, confiait ses enthousiasmes et commentait la correspondance du commandant François de Fossa, compositeur perpignanais romantique connu comme le ' Haydn de la guitare.' Sauver de l'oubli ce musicien constituait une mission sacrée pour Jaume Queralt. Comme Emil Cioran, il avait bu toutes les liqueurs de la mélancolie, mais il le cachait avec la classe d'un Cary Grant, un humour poignant qui devait tout à la discrétion. Queralt aurait peut-être aimé être optimiste, mais il était allé si loin dans sa connaissance de la vie qu’il s’était réfugié dans une citadelle idéale, où durant les nuits d'été, les perroquets savants imitent tous les bruits du quartier qu’ils ont captés dans la journée."

 

EL MESTRE JAUME ENS A DEIXAT !

"Jacques Queralt fut une des figures de l’Indep à la trop belle époque de la rue Emmanuel Brousse. Lorsque je l’ai connu, il y passait souvent plus qu’il n’y stationnait, mais à chaque fois on savait qu’il était là. Et bien là. Car il se remarquait « mestre Jaume ». Parfois pontifiant, avec cette ironie à fleur d’une barbe qui blanchit très tôt, parfois murmurant, pour capturer l’attention, mais jamais sans se prendre au sérieux et nombreux étaient ceux qui se demandaient qui était lard et qui était cochon lorsqu’il avait parlé. Non pas qu’il veuille écraser tes orteils de pauvre terrien en s’envolant dans quelque démonstration superbement hyperbolique, non, c’était au naturel, comme le thon, ou le ton, sa façon d’être là, avec toi ou les autres… Personne ne s’est jamais ennuyé à l’écouter ou à le lire, fallait parfois décrypter, c’est tout, question d’habitude.
J’aimais beaucoup sa façon de clôturer ses phrases, ou plutôt ses envolées, par une sorte de petit rire retenu qui voulait dire « ben voyons, élémentaire, non ? » Désormais il ne rigole plus, ou peut être, au contraire là où il est il se fend la poire et le fromage entre lesquels nous nous sommes souvent trouvés, à côté de quelques bouteilles et avec plein de monde autour… Quel merveilleux convive il était alors, et quel splendide journaliste il fut."

 

"Je viens d´apprendre la disparition de Jacques Quéralt. Un ami, un collègue, un journaliste et professeur de renommée, entre-autres à l´École des Beaux Arts de Perpignan. Critique d´art à la réputation internationale et aux connaissances profondes, il m´a, non seulement, appris la rétorique et l´argumentation sur l´art mais aussi a participé et soutenu ma carrière artistique pendant bientôt 40 années. Plusieurs de ses essais et rencontres sont mémorables et émanent d´un homme humble et de plein de savoir. Je suis très peiné de son départ et il restera dans mon cœur et dans mon esprit et cela à jamais. Jacques tu m'as accueilli et écouté comme peu de personnes l´on fait."

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 22:37

4 / Mensonges et simulacres

En ce début de XXIe siècle, si le mensonge domine l’ensemble de la société, les mensonges particuliers et concurrents n’ont plus d’objectifs définis, mais un objectif général : celui d’entretenir la confusion.

Ces mensonges particuliers ne sont plus produits pour falsifier un détail de la société mais la société dans son ensemble. Ils peuvent s’affronter, se démentir, se contredire et utiliser, pour ce faire, le flux tendu d’images et de mots et l’apparente liberté d’un système médiatique à qui on ne demande pas de faire comprendre mais de distraire.

Il est permis à chaque mensonge particulier d’apporter son propre démenti, puisqu’il ne falsifie pas une information sur la réalité, mais son simulacre réalisé. Qu’il s’agisse de la manipulation ou de sa dénonciation, celles-ci ne reposent sur rien de vérifiable. Ce qui peut être si facilement démenti ne se rattache plus au monde de la preuve.

À l’image de la conception postmoderne de la société, ces mensonges performants sont définitivement détachés du cours réel des choses. Leurs pseudo-conflits sont là pour dissimuler l’existence d’un autre plan de réalité : celui d’une vie quotidienne totalement dégradée.

Mais, pour que domine sans réplique des mensonges si performants, il a d’abord fallu faire disparaître l’opinion publique, et que celle-ci conforme ses opinions à celles très contemporaine des réseaux sociaux ; il a fallu également rendre obsolète la connaissance historique, au point de faire oublier jusqu’à l’histoire récente.

Ce qui n’a plus d’histoire a toujours existé ; ainsi en va-t-il de toutes les formes de superstitions, qu’elles soient divines ou financières.

Dans le monde étrangement inversé de la société du chaos, le plus souvent, vrai et faux n’impliquent rien pour l’un comme pour l’autre et s’équivalent. L’avantage d’un fait qui existe sans qu’on ait besoin d’en rechercher la cause, c’est qu’il n’a jamais tort.

Ce que le langage a perdu se répercute socialement dans l’atomisation de la vie quotidienne, dans la perte généralisée de tout sens logique, dans la difficulté croissante à penser de nouvelles formes d’auto-organisation ou, plus tristement, dans l’incapacité à favoriser de simples gestes de solidarité.

En tant que simulacre culturel, le postmodernisme a emprunté le discours et les postures de la gauche et de l’extrême gauche pour en venir à élaborer un projet politique conjuguant et confondant, sans contradictions possibles, le libéral, le libertaire, le fanatique et le médiatique.

Cette réduction de toute l’existence sociale aux seules valeurs de la domination signe sa première victoire.

Dorénavant, les nouveaux stratèges de la société du chaos n’ont plus besoin de détourner ni de récupérer la théorie critique chez ceux qui remettent en cause cette société et la combattent. Ils sont capables d’écrire et diffuser eux-mêmes une telle théorie et la faire admettre comme étant la seule théorie critique possible. Pour parvenir à un tel résultat il a fallu non seulement empêcher toute velléité de pensée critique, mais construire le postmodernisme comme pensée unique et le faire admettre comme tel.

Les post-citoyens aiment retrouver dans leurs séries, bien à l’abri de leurs prothèses, des gens qui leur ressemblent et auxquels ils peuvent s’identifier. Comment pourraient-ils imaginer une seconde qu’ils sont formatés depuis leur prime enfance à répondre docilement aux sollicitations de leurs maîtres ; qu’il leur est seulement permis d’admirer des êtres toujours pires qu’eux.

Les post-citoyens qui trouvent intolérable d’être représentés, admettent sans peine la représentation que le système médiatique donne d’eux.

Ils veulent bien admettre l’existence d’un complot extra-terrestre, d’une révolte des machines, d’une secte contrôlant le destin de l’humanité, voire même d’une vengeance divine, mais jamais que leur aliénation puisse avoir une cause politico-économique. Rien ne leur fera admettre que ce sont des représentants politiques, économiques et médiatiques qui organisent délibérément leur déréalisation.

Ce qui les dépossède de leur langage et de leur identité est aussi ce qui les possède : une étrange puissance extérieure qu’ils ont pourtant eux-mêmes produite.

Pour eux, la réalité, ou ce qui en tient lieu, est devenue un simulacre qui semble incontestable et demeure jusqu’ici incontesté.

Au nom de leur liberté critique, les séries télévisuelles diffusent massivement une vision postmoderne du présent qu’elles ne peuvent donc promouvoir que mortifère et nihiliste. Elles se complaisent à mettre en scène des corps suppliciés, dégradés, drogués, effrayés, séparés, manipulés ou violés. Leurs personnages n’échangent que des regards de fous ou des regards de haine.

Dans ces simulacres performants la critique politique et sociale est réduite à des stimuli voyeuristes qui ruinent une conception ancienne de l’amour, de l’amitié, de la tendresse, de la solidarité, de l’entraide, de l’empathie, de la camaraderie, de la fraternité et du désintérêt. Dans de telles séries, aucune trace d’humanité ne doit venir perturber l’apologie du désespoir, de la solitude, du déni de soi et des autres, du cynisme, de la haine, de la violence, de l’égoïsme, de la manipulation et de la domination.

Quels intérêts servent ces séries ? À quels maîtres ont fait allégeance les concepteurs de ces simulacres télévisuels qui parviennent si facilement, en les rendant invisibles, à escamoter les conditions réelles de la révolte et à ruiner tout renouvellement de la pensée critique, au nom même de la pensée critique ? Sous les cieux de quels algorithmes ?


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http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/la%20societe%20du%20chaos/

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 14:44

"En reconnaissance Soignants et toutes les professions actives sur le front du #Covid #coronavirus. Tout mon soutien aux patients dans cette crise sanitaire anxiogène. Genèse du Projet expliqué en un Pdf: https://bdd.rdplf.org/index.php/bdd/article/download/19153/18133La Montagne dans le sang, un film "HUMAIN", "POSITIF" et "ENGAGÉ" - "Meilleur film 2019" au festival international Côte d'Azur Sport Film Festival."

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