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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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30 mai 2020 6 30 /05 /mai /2020 16:53

10 / Le web profond et les réseaux sociaux

Internet, aujourd’hui, c’est le web, un exceptionnel outil de recherche et de connaissance, mais dont l’accès est de moins en moins facile, car de plus en plus bridé, privatisé et contrôlé. Internet aujourd’hui, c’est le web des forums de discussion, des blogs, des réseaux sociaux, des achats en ligne, de la Bourse en direct, des avatars, des leçons de fanatisme, de l’apologie de la marchandise, de la désinformation, de la calomnie, de l’intimité bafouée, des amitiés surnuméraires, de l’apologie du complot, du sexe en sous-texte.

Et la pire des critiques qu’on puisse y formuler, c’est de déclarer que tout cela est peut-être devenu « trop commercial ». Et l’éloge commun nous certifie qu’Internet a permis à des milliards d’individus davantage d’autonomie, la promesse d’une plus grande liberté, et la liberté elle-même.

Ordinateurs, tablettes, téléphones portables, tous interconnectés et désormais plus personne pour se perdre. Voici le monde de la totale transparence, auquel il est impossible d’échapper, et où chacun se sent d’autant plus libre qu’il est librement surveillé. Et tout le monde de supplier pour avoir le droit de porter les menottes du futur.

C’est le rêve formidable de la démocratie des maîtres de la société du Chaos, une loi martiale, librement consentie et étendue au monde entier.

Nous n’avons rien entendu ni vu venir. Au-dedans comme au-dehors, ce que nous prenions sur nos écrans pour une issue donnant sur l’extérieur est un artefact qui s’interpose entre nous et le réel. Et ce que nous voyons du monde, sur ces écrans, ne réfléchit qu’une image composite du néant.

Nous vivons au sein d’une monade numérique, aux trop nombreuses issues pour en avoir une seule d’utilisable, soumis à un flux continu qui nous submerge sous les informations invérifiables, les mensonges, les links, les amis, les images et les connaissances sans liens, sans relations, sans cohérence, sans pensée ni raison ; un flux qui méprise l’inconscient et brise toute résistance psychique ; un flux qui valorise la superstition, le mensonge et la paranoïa ; un flux qui ne nous laisse aucun répit et nous emporte, sans qu’il nous soit possible de résister, ni même de débattre.

Nous ne sommes plus capables d’écouter, silencieusement, pousser l’herbe de l’histoire ; ni d’interroger le passé pour mieux imaginer le futur ; ni même de faire le silence en nous.

Dans un monde déclaré sans avenir, les informations se succèdent dans un processus d’accumulation où l’oubli des premières et des dernières, semble déjà chasser le souvenir des suivantes. Ce qui domine cette incessante quête de la nouveauté se résume finalement à une permanente reproduction du même. Les variations qualitatives et quantitatives des données informatives ne sont que des simulacres, ou, pour le dire selon le lexique d’aujourd’hui, des effets de mode.

La surabondance de données informatives interchangeables et insignifiantes. Plus les post-citoyens sont soumis au flux de ces données, et plus la simple vérification de chacune d’entre elles leur devient inaccessible. Leur quantité seule les rend invérifiables et s’accompagne en retour d’une paupérisation informative croissante.

Au final, le développement exponentiel de ce flux n’est ni d’informer, ni de désinformer, ni même de distraire. Il s’agit seulement d’occuper un espace médiatique sous forme de discours, d’images, de sons, de 0 et de 1 ; de faciliter l’accès à une donnée informative invérifiable de plus.

Pour y parvenir, le monde de la « transparence achevée », le monde de la « fraternité numérique » n’utilise que deux valeurs : vrai et faux, oui et non, 0 et 1, like et no like. Après la ruine de leurs vies et de leurs désirs, même les rêves des post-citoyens ressortent du système binaire.

Face aux impostures d’une liberté light, comment les post-citoyens pourraient-ils échapper à leurs amis numérisés, à tous ces amis qui ne leur veulent que du bien. Pendant qu’ils pétitionnent (likes), qu’ils se mobilisent (likes), comment pourraient-ils comprendre, une bonne fois pour toutes, qu’il serait temps d’abandonner la proie et l’ombre ! Peuvent-ils imaginer qu’ils participent d’un inconscient collectif, d’une conscience collective, d’une noosphère, ou, plus poétiquement que le hasard objectif pourrait exister pour eux aussi ?

Pourtant, ce sont des femmes et des hommes, au service de quelques intérêts « bien compris », qui génèrent et consomment l’ensemble exponentiel de ces données informatives. Rien n’est destiné aux êtres humains qui ne soit l’œuvre des êtres humains eux-mêmes : en matière médiatique, comme ailleurs, les post-citoyens ne consomment que ce qu’ils ont produit consciemment ou laisser produire sans résistance.

Ils ont oublié que des femmes et des hommes ont vécu en des temps qui n’étaient pas réductibles aux seuls algorithmes boursiers ou aux divinations journalistiques, politiques, économiques, religieuses, voire même scientifiques : des temps étrangers aux « humanités numériques ». S’ils accueillent si facilement la réalité d’Internet, c’est peut-être parce qu’ils soupçonnent que rien n’est réel dans leurs propres vies.

La trace de ce qui a été perdu dans le souvenir, la trace de ce qu’il n’est plus possible de transmettre, se retrouve, comme inversé, comme la négation de tous nos souvenirs perdus, dans les processus contemporains de contrôle et de destruction de la mémoire.

Il s’agit là d’armes de guerre qui peuvent prendre deux formes disjointes, mais solidaires : celle du fanatisme islamique et celle de Google.

Le fanatisme islamique s’attaque à la mémoire humaine, aux traces historiques et archéologique qui contredisent le mensonge qu’il veut imposer.

Google attaque la Grande mémoire au nom d’un artefact de mémoire, au nom de la seule mémoire numérique. Cette mémoire, dont elle a le contrôle et l’usage, entend effacer au nom de l’obsolescence, jusqu’au souvenir de toutes les formes anciennes de transmission.

La mémoire numérique n’est pas destinée à l’histoire ; ce qu’elle autorise à survivre ne l’est que provisoirement, comme un condamné à mort qui attend quotidiennement l’exécution de la sentence.

Google et le fanatisme islamique veulent en finir avec l’histoire : ils ne comptent pas laisser d’archives. Leur domination du présent qu’ils rêvent éternel, est la seule histoire possible, celle qui précisément en est dépossédée. C’est toujours, actualisé par une commune barbarie, le même vieux fantasme dérisoire, sanglant et criminel de la fin de l’histoire.

Voir aussi,les autres épisodes ici:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/la%20societe%20du%20chaos/

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 17:06

 

En 2017 pendant la campagne des présidentielles nous avions présenté pour "les assises de la pauvreté" que nous organisions le documentaire de Bertrand Schmit :" un aller simple pour Perpignan!" https://www.youtube.com/watch… . Le même Bertrand Schmit que nous avons retrouvé durant la campagne municipale à Perpignan sur laquelle, il réalisait un documentaire .
Il commence sa carrière en tant que chef monteur puis premier assistant réalisateur sur des fictions pour la télévision et pour le cinéma. 10 ans après, il réalise son premier documentaire « Archaos , cirque de caractère » pour Arte, qui est sélectionné au festival Input Télévision au Canada en 1989. Il tourne ensuite plusieurs documentaires pour France télévision dont « Villa Médicis, une année particulière », « Pas de vacances pour l’orchestre » ou encore « Tankers en plein ciel ». Son film "Un aller simple pour Perpignan" n'a pas été assez vu, notamment par les perpignanais eux-mêmes et par les candidats . Désormais confinés, ils peuvent prendre le temps de le voir, puisque suite à notre demande Bertrand Schmit le laisse en libre accès sur you tube et sur l'archipel contre attaque! https://data.bnf.fr/…/…/bertrand_schmit/
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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 22:25
Hors des sentiers battus (une série de découvertes pour confinés, pour visiter avec Jean autre chose que la Sagrada Familia ou la Tour Eiffel...): après la Biblioteca Malatestiana de Cesena, le parking du bunker d'Hitler à Berlin et le lavoir d'Afurada, à Porto, voici Rome et la Domus Aurea (la maison «crazy» de Néron)...

Personne ne la reverra jamais dans le luxe inouï qui était le sien du vivant de Néron. Sa maison fut appelée Domus Aurea, car les plafonds de la grande coupole étaient incrustés d’or. Quelle outrance au cœur de Rome… ! Un immense lac, une forêt, une ferme agricole, une tour surmontée d’un restaurant giratoire hydraulique ! Des centaines de chambres (300), un raffinement incroyable et une superbe histoire à l’origine du mot « grotesque »…
Difficile à visiter, mais pas impossible !
Toutes les chroniques à voir sur "L'Archipel contre-attaque"
Hors des sentiers battus 4 :Rome et la Domus Aurea de l'empereur Néron par Jean Lhéritier
Hors des sentiers battus 4 :Rome et la Domus Aurea de l'empereur Néron par Jean Lhéritier
Hors des sentiers battus 4 :Rome et la Domus Aurea de l'empereur Néron par Jean Lhéritier
Hors des sentiers battus 4 :Rome et la Domus Aurea de l'empereur Néron par Jean Lhéritier
Hors des sentiers battus 4 :Rome et la Domus Aurea de l'empereur Néron par Jean Lhéritier
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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 04:09

Restaurateur au centre ville de Perpignan , il analyse l'économie de son métier et son avenir en pandémie Covid19 , l'action de la mairie ou son absence, pour les commerçants (à part un service minimum, notamment en ne faisant pas payer les terrasses ) et le monde d'après !

Les restaurants et les bars rouvriront à Perpignan le 2 juin et Chez David aussi

1, rue Pierre Curie
66000  Perpignan
France

Perpignan; le resto ''Chez David'' rouvre le 2 juin ,'' vous n'aurez pas ma liberté de restaurer!'' interview David Tranchecoste par Nicolas Caudeville
Perpignan; le resto ''Chez David'' rouvre le 2 juin ,'' vous n'aurez pas ma liberté de restaurer!'' interview David Tranchecoste par Nicolas Caudeville
Perpignan; le resto ''Chez David'' rouvre le 2 juin ,'' vous n'aurez pas ma liberté de restaurer!'' interview David Tranchecoste par Nicolas Caudeville
Perpignan; le resto ''Chez David'' rouvre le 2 juin ,'' vous n'aurez pas ma liberté de restaurer!'' interview David Tranchecoste par Nicolas Caudeville
Perpignan; le resto ''Chez David'' rouvre le 2 juin ,'' vous n'aurez pas ma liberté de restaurer!'' interview David Tranchecoste par Nicolas Caudeville
Perpignan; le resto ''Chez David'' rouvre le 2 juin ,'' vous n'aurez pas ma liberté de restaurer!'' interview David Tranchecoste par Nicolas Caudeville
Perpignan; le resto ''Chez David'' rouvre le 2 juin ,'' vous n'aurez pas ma liberté de restaurer!'' interview David Tranchecoste par Nicolas Caudeville
Perpignan; le resto ''Chez David'' rouvre le 2 juin ,'' vous n'aurez pas ma liberté de restaurer!'' interview David Tranchecoste par Nicolas Caudeville
Perpignan; le resto ''Chez David'' rouvre le 2 juin ,'' vous n'aurez pas ma liberté de restaurer!'' interview David Tranchecoste par Nicolas Caudeville
Perpignan; le resto ''Chez David'' rouvre le 2 juin ,'' vous n'aurez pas ma liberté de restaurer!'' interview David Tranchecoste par Nicolas Caudeville
Perpignan; le resto ''Chez David'' rouvre le 2 juin ,'' vous n'aurez pas ma liberté de restaurer!'' interview David Tranchecoste par Nicolas Caudeville
Perpignan; le resto ''Chez David'' rouvre le 2 juin ,'' vous n'aurez pas ma liberté de restaurer!'' interview David Tranchecoste par Nicolas Caudeville
Perpignan; le resto ''Chez David'' rouvre le 2 juin ,'' vous n'aurez pas ma liberté de restaurer!'' interview David Tranchecoste par Nicolas Caudeville
Perpignan; le resto ''Chez David'' rouvre le 2 juin ,'' vous n'aurez pas ma liberté de restaurer!'' interview David Tranchecoste par Nicolas Caudeville
Perpignan; le resto ''Chez David'' rouvre le 2 juin ,'' vous n'aurez pas ma liberté de restaurer!'' interview David Tranchecoste par Nicolas Caudeville
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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 20:15

Clément Ternisien était en direct pour l'archipel contre attaque . Ce multi-musicien a trois groupes Hublot, Trip for Léon , l'impasse humaniste . Dans cette interview, on cause de la vie d'artiste, avant, pendant et après Covid19 . La nécessité d'être solidaire pour survivre à ce mauvais moment (sauf pour les industries pharmaceutiques) . Et de se réinventer et s'adapter dans les modes culturels pour continuer ce beau métier, et ne pas laisser sombrer un pan de l'économie locale ( parce qu'on ne fabrique pas de la culture qu'à base d'amour et d'eau fraîche) , comme le soignant, les artistes ne se nourrissent pas que d’applaudissements et de médailles , fussent-elles de brillantes breloques !

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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 02:56

CAVALE présentation
Cavale est créé en 2011 à Perpignan (Pyrénées Orientales) par Prêle Abelanet, qui réunit cinq musiciens autour
de ses compositions, pour une musique écrite mouvante, libre et construite à la fois, s’inscrivant dans le jazz,
musique du monde, univers cinématographique, formant un folklore imaginaire singulier.Prêle Abelanet (composition, accordéon), Alexis Lenoir (sax ténor), Arne Wernink (trompette), Pierre Baradel
(batterie), Olivier Chevoppe (contrebasse), tous sont aussi actifs dans d’autres projets de musiques éclectiques,improvisations, spectacle, et musiques actuelles.

Cavale s’adresse directement à l’imaginaire en insufflant des émotions graves et joyeuses, douces-amères,humoristiques, rêveuses et poétiques. Le cinéma n’est pas loin, il suffit de monter dans le train musical.
Tout est réunit pour emporter l’auditeur : jazz, univers cinématographique, musique du monde, consonances
des Balkans, énergie rock, improvisations et formes rythmiques inattendues (mesures asymétriques,
polyrythmies). On se laisse emporter en pensant à des compositeurs comme Nino Rota, Pascal Comelade,Carla Bley, François de Roubaix, Goran Brégovic, Henri Texier, Louis Sclavis...
Cavale joue son premier concert aux Musicales de l'Agly (Planèzes) en 2011, et a pu approfondir sa création durant les résidences artistiques au Théâtre de Perpignan, et à la Casa Musicale, s'est produit sur les scènes du festival « Jazzèbre », festival « Souillac en Jazz », auditorium de la médiathèque de Narbonne, Théâtre de Perpignan, ElMediator, Château de Collioure, les Jeudis de Perpignan, le Couvent des Minimes, le Portail à Roulettes, l'Anthropo, le Fort de la Galline, Le Belvédère du rayon Vert (à Cerbère)http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/09/concert-de-3-groupes-oniriques-au-rayon-vert-a-cerbere-octobre-la-revolution-au-belvedere-interview-prele-abelanet-boris-netzer-laur

, le Centre d’Art « à 100mètres du Centre du Monde », le festival « Vendanges d’Octobre » d’Alénya ... et continue d'explorer des espaces particuliers en s'associant parfois avec différents artistes plasticiens, dessinateur (BD-concert avec Baudoin à elMediator), vidéaste (Thomas Penanguer), poète-comédien (Jérémy Tissier), et avec lesaxophoniste Vincent Mascart.
Un passage à la radio France Culture dans l’émission « Les Carnets de la création » leur donne un nouveau souffle pour l’année 2019...http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2019/04/le-groupe-catalan-cavale-recu-sur-france-culture-dans-les-carnets-de-la-creation.html
Discographie : Cimes (2018), Partir (2015) , Mémoire Vive (2012)
« Cavale est comme un train en marche, dans lequel l’auditeur est pris, la musique devient le
paysage qui défile, et procure le sentiment d’être en partance pour ailleurs.
On ne sait où et quand sera le terminus ... »
www.difymusic.com/cavale-prele-abelanet
https://cavale-prele-abelanet.bandcamp.com/releases
www.facebook.com/cavale.musique

Cavale , le 4iéme album de la trilogie" un nuage passe" interview Prêle Abélanet par Nicolas Caudeville (featuring Thierry Grillet)
Cavale , le 4iéme album de la trilogie" un nuage passe" interview Prêle Abélanet par Nicolas Caudeville (featuring Thierry Grillet)

ITW avril 2020 Thierry Grillet - SORTIE ALBUM CAVALE – Un nuage passe

1 - Cet album suit-il le même cheminement musical que le précédent ?
2 - Le line up a-t-il connu des modifications ?
3 - Les influences musicales qui t'ont aidé à créer ce nouveau disque au moment de l'enregistrement.
4 - Quel était ton état d'esprit au moment de l'enregistrement
5- As tu composé toute la musique ? Il y a t-il des textes sur certains morceaux ?
6 -  Dans quel état d'esprit es tu actuellement avec ce grand renfermement.
7 - Comment organise tu la vie de tous les jours (répets à distance ? course, école à la maison)
8 - Quels signes importants tires tu de cette situation inédite et, quelles leçons penses tu que l'humain devra en tirer pour le futur ?
9 - Etre confiné et cavaler c'est quand même paradoxal ?
10 - Les projets à venir d'après crise.

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1 – Cet album clôture une trilogie avec les deux précédents [Partir, Cimes, Un nuage passe], qui n’était pas déterminée au départ mais qui s’est construite d’elle-même : d’une part par la constance des musiciens, d’autre part par le visuel graphique fondé sur un imaginaire récurrent.
Mon écriture garde une cohérence musicale, ainsi que la couleur des arrangements avec toujours la touche des mêmes musiciens et leurs improvisations.
A propos de la pochette CD, j’ai travaillé avec le même graphiste (Bruno Foglia) pour ces trois albums, qui m’a aidé à faire évoluer le visuel. Les deux animaux nocturnes du 1er album « Partir » vont vers une mutation humaine sur le 2ième album « Cimes », puis enfin vers une sorte de chimère plus spirituelle sur ce nouvel album « Un nuage passe ».
Le fil conducteur de cette trilogie est la notion de Vie et son impermanence.

2 – Les musiciens sont les mêmes [sax : Alexis Lenoir / trompette : Arne Wernink / batterie : Pierre Baradel / contrebasse : Olivier Chevoppe/ Composition, accordéon : Prêle Abelanet]
Et nous avons 3 invités sur cet album sur quelques titres : Vincent Mascart au sax soprano, Lucie Chillon à la voix (texte parlé), Valentin Estel à la guitare électrique.

3 – Je n’ai pas cherché volontairement des influences pour l’écriture de cet album, mais il en ressort certainement ce qui me nourrit musicalement ; et avec du recul, après enregistrement on peut percevoir un héritage d’Ennio Morricone ou Pascal Comelade avec le dernier titre Adéu, ou une tendance afro-beat sur le titre Opotamip. Aussi pour stimuler des idées d’arrangement j’ai été inspirée par l’ONJ Europa Berlin, pour une écriture plus orchestrale.
Et des influences des musiques des Balkans font toujours parti de mon bagage…

4 – J’étais dans le souci de garder une cohérence de son et d’énergie avec l’album précédent, enregistré dans les mêmes conditions techniques au studio Tam-Tam Audio de Florent Lambert à Perpignan. Et de faire au mieux dans un temps imparti, car notre défi était de pouvoir enregistrer un dernier album avec notre trompettiste avant son départ de France vers de nouveaux horizons... !
Donc c’est aussi dans cette émotion que nous avons enregistré, celle de partager nos derniers moments musicaux avec Arne (du moins pour un certain temps !) …

5 – Oui j’ai composé toute la musique, ainsi qu’une grande partie des arrangements (écriture des autres voix). Mais il y a la part d’improvisation de chaque musicien et leur propre langage qui apporte beaucoup à l’ensemble.
Cet album, comme les autres est essentiellement instrumental, hors-mis un titre pour lequel j’ai écrit un texte parlé (Un nuage passe). C’est Lucie Chillon qui nous a fait l’honneur d’y poser sa voix.

6 – Ce « grand renfermement » est dramatique pour certain, douloureux pour d’autres, mais dans la mesure où j’ai la santé, je peux le mettre à profit pour rentrer dans un processus de création et de réflexion. Ce temps-là reste précieux, enfermée ou pas, ma maison n’est pas une prison.

7 – Avec un enfant à la maison, il n’est pas facile d’instaurer un rythme cadré pour continuer à suivre le programme scolaire du collège, cela rajoute de la pression au stress ambiant général. Mais je m’efforce de réserver du temps pour la musique et la composition, et communiquer par mails et fichiers audio avec les autres musiciens (je ne suis pas friande des vidéo-live, Skype etc… j’essaie de ne pas me laisser submerger par les écrans)

8 – Cette situation unique et mondiale est une expérience vraiment intéressante à vivre (en dehors de toute la souffrance qu’elle génère par ailleurs), elle nous place dans un espace-temps élastique, un flottement intemporel qu’il faut apprivoiser. Elle est une opportunité de mettre en pratique des discours bien-pensants philosophiques ou spirituels que l’on peut tenir.
Elle est une occasion de se retrouver avec soi-même (à la condition de décrocher des écrans) et de questionner notre rapport au divertissement quel qu’il soit, et notre consommation de celui-ci.
Aussi il y a bien-sûr la question de la pollution humaine sur la planète qui est subitement freinée. Peut-être vivons-nous l’unique moment dans notre vie où nous pouvons respirer à pleins poumons en ville, re-découvrir le chant des oiseaux en milieu urbain, admirer le ciel sans aucune trainée d’avion au loin, c’est extraordinaire… C’est un aspect positif de ce mois de confinement car je ne suis pas sûre que l’être humain prenne la voie de la détoxification par la suite… 

9 – Au contraire, ça va ensemble ! L’enfermement permet la cavale. C’est la privation de liberté qui impulse le besoin de s’échapper. Je suis toujours fascinée par les prisonniers en cavale qui ont réussit à s’échapper de leur cage.
Dans mon cas, l’art et la musique sont indispensables pour échapper un temps à notre condition humaine (à notre impermanence).
10 – Le projet (avec ou sans crise) est de continuer notre cavale avec un nouvel instrument dans le groupe, certainement une guitare électrique comme le laisse présager le dernier titre de l’album (Adéu) sur lequel joue le guitariste Valentin Estel. Cela donnera une nouvelle orientation pour mon écriture musicale, un nouveau son d’ensemble, une nouvelle ouverture…

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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 22:49
Un petit village au cœur des Pouilles, dans le talon de la botte, au fin fond de l’Italie. Ici, une étonnante tradition : dans les rues du village des boucheries qui sont aussi restaurants, ou plutôt des restaurants qui sont aussi boucheries, bref on ne sait pas trop. Et une technique spéciale  pour cuire la viande : Il Fornello pronto

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''Hors des sentiers battus'' Italie : , Cisternino dans les pouilles, les restaurants boucheries par Jean Lhéritier
''Hors des sentiers battus'' Italie : , Cisternino dans les pouilles, les restaurants boucheries par Jean Lhéritier
''Hors des sentiers battus'' Italie : , Cisternino dans les pouilles, les restaurants boucheries par Jean Lhéritier
''Hors des sentiers battus'' Italie : , Cisternino dans les pouilles, les restaurants boucheries par Jean Lhéritier
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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 14:00

L'alternative , c'était la liste "dream team" entre partis d'ultra goache et la société civile. La liste avait su concilier les inconciliables,avec le bon dosage arabica/robusta qui fait les bons cafés. Mais comme disait le poéte André Chénier (avec des accents de regrets) "Elle a vécu Myrto, la jeune tarrantine" https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/andr%C3%A9_ch%C3%A9nier/la_jeune_tarentine

Le couple collectif n'aura pas supporté le score du premier tour 6.5% et le confinement . Qui a tiré en premier entre l’œuf ou la poule, entre la LFI ou Caroline Forgues? Ceux qui est sûr , c'est que la saison du melon était arrivée à maturité...Et dans ces moments là, le boucher des vanités est féroce. Sauf que c'est une tempête  d'Alka-Zetzer dans un verre d'égo. Cela n'intéresse que ses protagonistes. Nous, messire , on en a gros, mais pour d'autres raisons!

Perpignan / incampagne municipale: ''l'Alternative''à gauche, c'est fini, mais c'est pas faux que , qu'est-ce qu'on s'en fout! par Nicolas Caudeville
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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 12:33

Au déconfinement , les lieux à la mode ne seront plus les bars ou les marchés, mais bien les ateliers de fabrication de masques. On va bientôt mettre comme dans les discothèques (un lieu d'avant) un "physio", pour "checker " à l'entrée! Après Jean-Marc Pujol à l'atelier citoyen des femmes des HLM's du quartier nord de Perpignan, voici la candidate verte Agnès Langevine (oui, les masques sont en tissus et donc aussi recyclable que les politiques) .

Toujours sous l'aimable tutelle du directeur des HLM's , Michel Sitja #monsieurloyal , madame la vice-présidente de la région Occitanie s'est rendu au Vernet pour un tuto sur la protection contre le virus. Il faut savoir remarquer les bonnes initiatives!

Notez que Michel Sitja et beaucoup sur la vidéo ne portent pas de masque. La vidéo étant faite pour qu'on le voit , c'eut été dommage!

 

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 07:17

Le réalisateur de documentaire Pierre Carles (notamment " Pas vu, pas pris" ou sur Bourdieu "La sociologie est un sport de combat" https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Carles)met en ligne gracieusement sur son site https://pierrecarles.org/

son documentaire "UN PETIT FILM SUR GÉBÉ ET L'AN 01 POUR SORTIR DU CONFINEMENT"

"Fêter le travail le 1° mai ? Mais quel type de travail ? Le dessinateur utopiste Gébé posait la question dans la bande dessinée l'An 01 et le film du même nom réalisé par Jacques Doillon en 1972. Dans la BD, on s'interrogeait sur ce qu'il était nécessaire de produire, comment s'organiser collectivement (en autogestion ?) pour ce faire. Mais on se posait aussi des questions sur l'utilité d'une grande partie de la production : on se demandait s'il ne fallait pas cesser de fabriquer et de consommer certains biens et services. « L'An 01 » remettait en cause, de manière souvent drôlatique, la religion de la croissance (matérielle).
Le petit film « Gébé, on arrête tout, on réfléchit » (57 mn - montage : Pierre Carles - 2020) rend hommage à ce grand bonhomme dont l'œuvre - et pas simplement « L'An 01 » - nous parait particulièrement salutaire par les temps qui courent. Pour découvrir ce documentaire sur un site indépendant, non lié aux firmes multinationales du numérique, accompagné de bonus : http://pierrecarles.org/
"

Si problème de lecture le site voir sur la page Facebook de Pierre Carles

https://www.facebook.com/Pierre.Carles.Officiel/videos/674399406680909/?v=674399406680909

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