Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Contact

Profil

  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

Recherche

22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 15:44
Musique/Motörhead/Thierry Grillet: On a construit beaucoup de scènes dans le 66, mais pas pour les groupes d'ici! interview par Nicolas Caudeville

Le journaliste et photographe de l'indépendant Thierry Grillet est un fan de musique sort un livre plein d'image et de texte sur la joyeuse bande de Motörhead aux éditions Alliance :

"TOUT, Plus fort que tout le monde ! De 1975 à 2015, Motörhead a fait plier la planète rock avec une détermination furieuse, laminant tous les conduits auditifs se présentant devant le groupe. En 40 ans de carrière et sans jamais dévier de sa trajectoire, le rouleau compresseur de la bande à Lemmy n’a épargné aucun speedfreak.
C’est donc en l’honneur de cette longévité et de cette philosophie de vie que peu de personnes, excepté Lemmy, n’ont eu le cran de mettre en pratique sur une si longue distance, que l’auteur vous invite à une plongée délirante dans les entrailles du monstre à trois têtes.
Recherche d’interviews perdues dans les limbes des rédactions ou dans les backstages abandonnés, passage à la loupe de tous les albums du groupe, quasiment titres par titres sur les vingt dernières années discographiques du trio, jusqu’au dernier né “Bad Magic”, tourbillon d’anecdotes ahurissantes et de confidences inavouables de Lemmy, la carrière de Motörhead est une histoire hallucinante qui laisse le lecteur en apnée, dans un incroyable cataclysme, amené sur un ton acide, cru et vif.
Un bel hommage pour tous les fans du trio démentiel."

Mais encore l'interview aborde le sujet de la création d'ici, qui aussi de qualité et ne trouve pas assez de scène et de lieux de répétition, et d'organe de promotion à l'extérieur du département, comme on le fait pour les fruits et légumes. Pel méle, il site pascal Comelade, Les Liminanas ou Cavale comme musique vivante et debout...Il appelle à un grand débat sur le sujet de tous les créateurs musicaux .

Voir aussi:

CAVALE musique à imagination libre, sort son nouvel album "Partir" interview Prêle Abelanet,Olivier Chevoppe par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/06/cavale-musique-a-imagination-libre-sort-son-nouvel-album-partir-interview-prele-abelanet-olivier-chevoppe-par-nicolas-caudeville.htm

Pascal Comelade: Je ne suis jamais passé par les institutions! interview par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/07/pascal-comelade-je-ne-suis-jamais-passe-par-les-institutions-interview-par-nicolas-caudeville.html

Jacques Manya, maire de Collioure, développement territorial, ITW Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/08/jacques-manya-maire-de-collioure-developpement-territorial-itw-nicolas-caudeville.html

Vidéo de la conférence:Redéfinition des territoires : pour qui, pourquoi ? avec le politologue Olivier Rouquan, le pratitien culturel Hervé Parent, le directeur du festival Musique Dels Monts Florent Pujuila et animé par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/08/video-de-la-conference-redefinition-des-territoires-pour-qui-pourquoi-avec-le-politologue-olivier-rouquan-le-pratitien-culturel-herv

Musique/Motörhead/Thierry Grillet: On a construit beaucoup de scènes dans le 66, mais pas pour les groupes d'ici! interview par Nicolas Caudeville
Partager cet article
Repost0
8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 18:36
Conférence:Journalisme/franc-maçonnerie sont-ils deux mondes parallèles? samedi 17 octobre au temple Ramon Llull à Perpignan

Trois journalistes (Julien Marion L'indépendant, Fabrice Thomas Créme Catalane, C PO litque, Nicolas Caudeville L'archipel contre attaque) exprimeront leur vision de l’avenir de la presse écrite et du rôle des différents médias, le samedi 17 octobre à 18h15, temple Ramon Llull, 454 Rue Pierre Pascal Fauvelle à Perpignan. Réservation obligatoire auprès d’Yves Chicheportiche mailto: yveschicheportiche@orange.fr prix conférence seule 5 €, avec le dîner-débat qui suit 14 €.
L’actualité immédiate échappe de plus en plus à la presse écrite, du fait de la rapidité d’information apportée par Internet, la radio et la télévision. Perdant son levier dans l’instantané, la presse écrite ne s’est-elle pas ainsi débarrassée du risque de myopie, pour inscrire sa marque dans une réflexion approfondie ? La Franc-Maçonnerie amène les Maîtres

Maçons à proposer leurs réflexions sous forme de travaux appelés au Rite Français « Morceaux d’Architecture ». Le rituel a provoqué de l’émotion ouvrant sur l’intellection.

Le journaliste peut-il aussi vivre des moments d’émotion ou se veut-il rédacteur à la technique neutre et impartiale, maitrisant l’ensemble du sujet ? N’est-il pas celui qui sait écouter chaque parti, chaque acteur, et apporter une image contrastée d’une vérité qu’il appartient à chacun de regarder avec sa propre sensibilité ?



Cette conférence est ouverte aux profanes et au grand public



La Loge maçonnique mixte Le Laurier et l’Olivier se réunit au temple Ramon Llull à Perpignan. Elle travaille selon le Rite Français qui correspond à l’image de la Maçonnerie française au siècle des lumières, dont la synthèse intervint en 1785.

La Loge adhère à l’Alliance des Loges Symboliques (A.L.S.) qui est elle-même membre de la Maçonnerie Universelle de Loges de Tradition (MULT), dont l’objet est de proposer sur le plan international une Maçonnerie qui respecte l’ouverture et l’indépendance qui fit rayonner l’Art Royal au 18e siècle, avant qu’en France l’Empire n’en fit sa chose, en exigeant qu’elle se soumette à l’autorité obédientielle, chargée d’en faire une structure « politiquement correcte ». Pli que les obédiences historiques ont malheureusement conservé dans leurs gènes, et qui sévit au travers de bon nombre de leurs dirigeants !

En proposant des conférences ouvertes à tous et à toutes, en précisant comment la Franc-Maçonnerie entend apporter aux questions de chaque époque une réflexion qui évite les conflits, ouvre les esprits à des dimensions que beaucoup auraient pu ignorer ou trop vite balayer, offre une large place à la lumière apportée par toutes les civilisations à travers leur rayonnement puis leur décadence et leur chute, la Loge Le Laurier et l’Olivier n’impose aucune thèse ni synthèse mais répond à son devoir de proposer à ceux qui cheminent, des éléments supplémentaires pour jalonner la voie et les bifurcations qu’ils se choisissent.

La Maçonnerie régulière n’a en effet pas pour objet de régenter la vie de ses membres, ni de les couper du reste d’une humanité jugée profane et bancale, mais au contraire de permettre à chacun d’apprécier la richesse de l’autre, en acceptant de s’oublier un peu ! L’humilité est considérée « comme le vrai chemin de la perfection maçonne ».

La presse écrite s’inscrit dans la présentation par le journaliste

d’un Morceau de son Architecture.

Voir aussi:

Vidéo de la Conférence:« Quand la Franc- Maçonnerie connait des inversions du champ magnétique » Présentation par Hervé Vigier et animation par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/12/video-de-la-conference-quand-la-franc-maconnerie-connait-des-inversions-du-champ-magnetique-presentation-par-herve-vigier-et-ani.htm

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 12:39
10 octobre à Cerbère, venir pour 19 heure avec 10 euros, et 20 de plus sur réservation : 04 68 88 41 54 si vous souhaitez manger.
10 octobre à Cerbère, venir pour 19 heure avec 10 euros, et 20 de plus sur réservation : 04 68 88 41 54 si vous souhaitez manger.

A l'occasion du concert de 3 groupes au Belvédère du Rayon Vert à Cerbère le 10 octobre, (http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/09/concert-de-3-groupes-oniriques-au-rayon-vert-a-cerbere-octobre-la-revolution-au-belvedere-interview-prele-abelanet-boris-netzer-laur), nous avons rencontré le propriétaire de l'hôtel Jean-Charles Sin pour interview.

L'hôtel est situé au sein du village de Cerbère, entre la voie ferrée et l'ancienne route de Perpignan, avec vue directe sur la mer.D'un style art déco et style « paquebot », il a été construit sur les plans de l'architecte perpignanais Léon Baille (1862-1951) entre 1928 et 1932 afin de permettre aux touristes devant attendre le changement d'essieux de leur train de passer la nuit. Il comprenait une salle de restaurant, une salle de cinéma et son bar, une scène de théâtre à l'italienne, un court de tennis sur le toit, Construit en ciment armé, il est actuellement en cours de restauration. Ses façades, sa salle de cinéma et sa terrasse supérieure sont inscrites le 9 avril 1987 aux Monuments Historiques1. Autrefois, il comptait 30 chambres, de nos jours 9 appartements pouvant accueillir de 2 a 6 personnes par appartement.et ascenseur.

Ses heures de gloire furent brèves : la guerre d’Espagne, provoquant la fermeture de frontières, empêcha la manne que constituait le trafic ferroviaire et entraîna son déclin. Récemment en février 2015, la fin d'un téléfilm pour France télévision, intitulé Capitaine Marleau, qui sera diffusé à l'automne 2015 sur FR3 de Josée Dayan a été tourné dans ce bâtiment, avec comme acteur principal Gérard Depardieu[réf. nécessaire].Jean Benguigui, Jean Claude Douot, Corine Masiero.Épris d'amour pour une habitante de Cerbère et espérant gagner sa main, un artiste résidant à l'hôtel s’acquittait du loyer en peignant des fresques sur les murs intérieurs du bâtiment ; une des peintures représente la femme aimée. Ce peintre, illustrateur, dessinateur et écrivain, dont quelques livres érotiques, José de Zamora, né à Madrid en 1889, est décédé à Sitges (Espagne) en 1971.Au Belvédère chaque premier week-end du mois d'octobre (à partir du jeudi) depuis 2005, les « Rencontres Cinématographiques de Cerbère-Portbou » s’organisent à partir de sept séances proposées par des festivals ou des cinéastes différents. Projections uniques et différentes qui associent à chaque fois un court et un long métrage, qu’il s’agisse de documentaires ou de fictions, de films anciens ou récents, français, espagnols ou d’ailleurs. Les Rencontres permettent de désigner deux lauréats qui bénéficient alors d’une résidence destinée à l’écriture et/ou aux repérages d’un film à venir (sur un territoire allant de Portbou à Collioure) la responsabilité de proposer chacun une séance.

Voir aussi:

Concert de 3 groupes oniriques au rayon vert à Cerbère, octobre, la révolution au Belvédère! interview Prêle Abélanet, Boris Netzer,Laurent Sales par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/09/concert-de-3-groupes-oniriques-au-rayon-vert-a-cerbere-octobre-la-revolution-au-belvedere-interview-prele-abelanet-boris-netzer-laur

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 01:18
Boris Netzer du Unknown Project, Laurent Sales de L'impasse Humaniste et Prêle Abélanet Cavale. avec Jean-Charles Sin, le propriétaire de l'hôtel
Boris Netzer du Unknown Project, Laurent Sales de L'impasse Humaniste et Prêle Abélanet Cavale. avec Jean-Charles Sin, le propriétaire de l'hôtel

Connaissez-vous ce vieil hôtel mystérieux des années 30, dans un village au bout du bout du monde ,qui est Cerbère, et qui se jette sur la mer? C'est l'occasion de venir s'imprégner d'un lieu unique en écoutant 3 concerts un brin cinématographiques... dans une salle de cinéma années 30! Non non c'est pas du reconstitué, c'est du vrai...The unknown project,l'impasse humaniste,Cavale. Des groupes avec du talent, créateurs de leur musique, qui ont en commun une musique onirique et évocatrice d'images, comme au cinéma. Comme une persistance rétinienne de l'oreille, ils instillent des images dans votre cerveau pour déchaîner os et coeurs et vos jambes. Un moment unique à vivre le 10 octobre à Cerbère, venir pour 19 heure avec 10 euros, et 20 de plus sur réservation : 04 68 88 41 54 si vous souhaitez manger.

En préparation sur le terrain, nous les avons rencontré et interviewé Boris Netzer du Unknown Project, Laurent Sales de L'impasse Humaniste et Prêle Abélanet. Entretien

Voir aussi:

CAVALE musique à imagination libre, sort son nouvel album "Partir" interview Prêle Abelanet,Olivier Chevoppe par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/06/cavale-musique-a-imagination-libre-sort-son-nouvel-album-partir-interview-prele-abelanet-olivier-chevoppe-par-nicolas-caudeville.htm

L’impasse humaniste http://www.lesinrocks.com/lesinrockslab/artistes/limpasse-humaniste/

The Unknown Project http://www.lesinrocks.com/lesinrockslab/artistes/theunknownproject/

Partager cet article
Repost0
14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 11:45
Chronique moscovite (épisode 18) : Back to reality‏ par Félix Edmundovitch Dzerjinski



« En dernière heure, c'est toujours une poignée de soldats qui a sauvé la civilisation . » (Oswald Spengler), Ben nous, les Russiens, on a eu Blondin, le soldat du renseignement… Et puis aux origines, il y avait moi, le Chauve et Jo le Moustachu, toute la joyeuse bande !!!! Et toi, qui as-tu eu ? Tu te souviens de ceux qui t’ont libéré ? Pas les caincains, non, l’armée d’Afrique, celle de Leclerc, tu te souviens ? Les oublie pas !


« Dans une société fondée sur le pouvoir de l'argent, tandis que quelques poignées de riches ne savent être que des parasites, il ne peut y avoir de "liberté", réelle et véritable. » (Ah, mon pote le Chauve-fondateur, comme tes citations sont douces à entendre à mes oreilles, moi qui suis revenu en plein 21ème siècle post-moderne, si tu savais comme tu fus visionnaire).


Et un peu de poésie, car comme disait l’autre, « la beauté sauvera le monde », mais bon cette citation, c’est plutôt pour te sauver de toi-même petit Frantsouz : « Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous; enivrez-vous sans cesse! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. » (c’est du grand Charles, non, pas de Gaulle, Baudelaire).





Ben me revoilà, après presque trois mois de mission et de vacances, et surtout de silence, mais toujours l’œil aux aguets, normal c’est le métier, je ne dors jamais… Je t’ai manqué, oui ?, non ? En fait, ta réponse m’importe peu, « me ne frego », comme disaient les autres bien habillés à l’époque… Depuis tout ce temps.





Commençons par le commencement. Je me suis rendu à Kiev, en mission, afin d’humer l’air de la liberté. Parce que c’est bien ce que vous pensez de par chez vous, hein, les fascistes (ah oui, j’ai remarqué comme tu aimes à recourir à ce mot, ultime facilité la taxinomie quand tu as une chose complexe à appréhender) sont à Moscou. Alors, entre Russiens et Ukrainiens, c’est le divorce. Ils ont complètement changé de logiciel et sont pro-européens. C’est drôle parce que je trouve qu’en ce moment, l’Europe ne fait pas très envie… Doit y avoir un paquet de fric à la clé pour que les Ukrainien trouve du charme à l’Europe… Alors, tu verrais, ils ont complètement changé de logiciel et ils mettent leur législation en conformité avec les normes européennes, bref, en route vers le paradis de l’économie de marché. Je peux te dire que la population apprécie, ben ouais, les tarifs de l’énergie qui augmente de 150%, cela fait toujours du bien… Mais bon, je te rassure ou je t’inquiète, les Ukrainiens resteront les Ukrainiens : appels d’offre truqués, corruption, prévarication… Crois-moi, le Russien n’est pas fâché de s’en débarrasser… Et dire que j’entends des ânes par chez toi qui disent que Blondin veut reconstituer l’empire… Permets-moi, petit Frantsouz de te rafraîchir la mémoire sur tes nouveaux amis ukrainiens. C’est probablement passé inaperçu dans ta presse de révérence mais fin juin-début juillet, il y a eu de l’agitation dans les Carpates ukrainiennes. Ben ouais, les locaux sentaient bien que ce ne serait pas win-win pour eux de rester au sein de l’Ukraine, alors, ils demandaient leur rattachement à la Hongrie. Kiev n’a pas supporté et a envoyé les gros bras du Pravy Sektor pour mater la révolte. Bon, en fait, la prise de contrôle des divers trafics de la région serait également un enjeu. Tu te souviens de Pravy Sektor, un petit parti ultranationaliste, avec ses bandes armées, avec des logos sympas comme des runes nordiques. Ne me dis pas que tu as déjà oublié ces héros de Maïdan, tes nouveaux potes… M’est d’avis que ces mecs-là ne sont pas étrangers à l’attentat devant la Rada. Ben ouais, faudra s’y faire, le monde est plus complexe qu’un article de Libération…


Après l’Ukraine, repos intégral et chez toi petit Frantsouz. Tu vois, en dépit des sanctions, je ne suis pas rancunier et puis comme l’avait théorisé l’oncle Adolf, le Frankreich, c’est tout de même pas mal pour les vacances. Mais tout de même, quel bordel cette Europe. J’ai lu dans votre presse que vous aviez des problèmes avec des hordes de vacanciers affamés, en guenilles, qui venaient du Sud. Ben la voilà l’attractivité de l’Europe, cette jolie vitrine avec sa croissance en berne, son chômage, son modèle social quasiment en voie de démantèlement. Bon, nous en Russie, nous aurions réglé le problème de deux façons. La première aurait consisté à couler les bateaux une première fois et à faire de même une seconde fois, histoire qu’ils comprennent. Je sais, il y a par chez toi des bonnes âmes, qui disent qui faut les accueillir mais comme le disait un Premier ministre socialiste, « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». Et puis, un soupçon de paranoïa : qui te dit que leurs intentions sont pacifiques ? Qui te dit qu’il n’y a pas d’agents dormants de l’Etat islamique dans le lot ? Qui te dit que cette ouverture des vannes n’est pas le fait de l’Etat islamique à des fins de déstabilisation ? Tu réfléchis des fois ? Parce que la vraie guerre, elle est là, face à l’Etat islamique. A côté, le Russien est un délicat poète, tu vas apprendre comparer… Bon, revenons à nos touristes qui veulent à tout prix aborder chez vous. Autre solution, vous faites de mêmes. Vous remplissez des bateaux avec des Frantsouz, des Allemands, des Danois, des Finlandais et tutti quanti et vous les dirigez vers le Sud. Ah, je suis sûr qu’ils seront bien accueillis et que leur situation sera gérée avec la plus grande humanité par vos amis algériens, marocains, tunisiens, libyens et autres… Oui, oui, cela devrait bien se passer, je te suggère de tenter l’expérience. Bon question vitrine, tu auras la plage, mais tu l’as déjà de par chez toi, après pour te soigner, pour tenter de construire un avenir pour tes enfants, à mon avis, tu feras route en sens inverse. Chez nous, en Russie, fini l’internationalisme que je défendais jadis… Les réfugiés syriens, à Mourmansk, ben les Russiens les incitent à aller chez le voisin norvégien, ben ouais, le Norvégien, il est gentil et puis si le Russien peut l’embêter un peu... Remarque, ça vaut mieux pour eux même si question climat c’est kif-kif, mais question gentillesse vis-à-vis de l’étranger, y a comme une différence entre le Russien et le Norvégien. Je me souviens de festivals de la jeunesse organisée dans les années 1980, aux temps de l’URSS agonisante, quand des ressortissants africains arrivaient sue scène et chantaient cette chanson (https://www.youtube.com/watch?v=HjiSocqPP8k), qui dit que tu n’as pas de maison ni d’adresse et que ta maison, ton adresse c’est l’Union Soviétique, ben le Russien, tout communiste qu’il était, tout internationaliste qu’il se revendiquait, se mettait à huer le chanteur. Ben ouais, avec le Chauve, nous avons un poil échouer à construire l’homme nouveau…, le Russien est resté nationaliste, faut dire que Jo le Moustachu avec sa politique des nationalités a su réveiller le sentiment national, quel sacré droitier celui-là ! Ah, et puis j’y pense, parce que c’est un sujet vieux comme le monde mais récemment à la mode par chez toi, c’est so trendy, j’ai pas vi beaucoup d’Européens faire preuve de compassion pour les réfugiés des zones de conflit de l’Est ukrainien, qui ont tout perdu et qui ont déboulé par chez nous. T’as raison, chacun ses pauvres ! Ah, il est marrant ton universalisme ; que dis-je, ton indignation, à géométrie variable… Je crois que j’ai l’explication, ou tu te sens coupable (éternelle repentance de l’Allemand, qui n’est plus ce qu’il était) ou tu préfères l’exotisme, le lointain…, bref, tu serais resté néo-colonialiste que cela ne m’étonnerait pas.





Ah, et au fait, chez, j’ai vu des Frantsouz pendant mes vacances, en vrai. C’est dingue, je me serais cru dans un film de Claude Sautet, tellement je les ai trouvé déprimant dans leurs conversations, immobilier, scolarité des enfants (évidemment toujours l’excellence, retraite… Quel manque de curiosité… Tu pourrais parler littérature, peinture, que sais-je moi, osons, politique ! La vie dans la cité, ça a son importance (https://www.youtube.com/watch?v=5NtJMAxhcSg). Dire que c’est moi, le tchékiste crypto-archéo bolchevik qui suis obligé de te dire tout cela, de te réveiller, car tu dors, petit Frantsouz et j’ai peur pour toi au moment du réveil. C’est marrant, vous ne voyez pas le monde d’hier qui s’effondre, Daech au Moyen-Orient, les hordes de gueux qui frappent aux portes de l’Europe, la fin de votre modèle social quasi bolchevik, vous faites comme si de rien n’était. Et puis physiquement, petit Frantsouz, tu n’es pas taillé comme un conquérant. Tu n’es pas très grand, tu as du bide, tu bigles… Le problème c’est qu’avec tout ton confort, tu n’as plus vraiment faim. Tu ne penses qu’à accumuler et à jouir de biens, de personnes…Je peux te dire que les amis chinois ou sud-coréens, eux, ils ont faim et c’est eux qui vont façonner le monde de demain, pas toi. Bon, le Russien, il est comme l’ours de la taïga, faut pas venir l’embêter ou tenter de lui piquer son pot de miel, il répond parfois un peu violemment. Et dire que c’est vous, les Frantsouz, du moins tes ancêtres, les pères de la Révolution !! Tiens, je te dédis cette chanson de Ludwig von 88, c’est un peu toi… https://www.youtube.com/watch?v=YZCdQLxBi8E. Et celle-là, je l’aime bien, moyennement raccord avec la citation de Spengler tout de même, mais bon faut gérer sa schizophrénie et ses contradictions… https://www.youtube.com/watch?v=xPLaC2vPabg.





Sitôt rentré à Moscou, où souffle la tramontane du libéralisme économique le plus échevelé, à faire pâlir d’envie le socialiste Macron, je suis allé manger mes pelmeni chez Jivago et je suis allé me voir une expo photo consacrée à Norilsk. Tu connais Norilsk ? La péninsule de Taymir ? Charmant endroit… Norilsk, c’est un peu comme Saint-Pétersbourg, une ville qui a été créée à partir du néant, sur la volonté d’un homme, sauf que Saint-Pétersbourg c’était Pierre le Grand et que Norilsk, c’est Jo le Moustachu, ah, pas pareil. En 1935, le petit père des peuples décide qu’il faut y exploiter le nickel, en guise de main d’œuvre, les détenus des camps. Ils ont dû en faire une tête, les Dolganes, les habitants du cru, quand la ville a commencé à sortir de terre. Le camp portera le nom de Norillag et fera partie du système du Goulag. Cette ville aujourd’hui abrite le premier producteur mondial de nickel, Norilsk Nickel, qui appartient à l’oligarque Potanine, qui a bien su naviguer pour sauver ses couilles, pas comme l’autre idiot que vous adulez, le Khodokorski. Les conditions de vie y sont extrêmes et pourtant, nous avons fait surgir une ville. Les nuits y font 24 heures en décembre et les températures peuvent atteindre – 50°, l’hiver y dure neuf mois !!! Il y fait nuit sans interruption de début décembre à mi-janvier. La ville est à 400 km au nord du cercle polaire, entièrement construite par des prisonniers. Tu imagines, petit Frantsouz. Non, tu n’y arrives pas. Si cela t’intéresse, je te conseille de voir les photos de Elena Chernyshova (http://elena-chernyshova.com/wordpress/) et de lire le récit de Jacques Rossi qui y a été prisonnier en 1939. C’est tout de même beau de voir ce dont l’homme est capable, ce dépassement. Je crois que le Russien en est encore capable, tant le collectif peut primer sur l’individuel chez nous, à certains moments de notre histoire et chez toi, vous en seriez capables ? Bah, c’est vrai, chez le Russien, tu as aussi un petit côté Oblomov (à lire absolument).


http://elena-chernyshova.com/wordpress/wp-content/gallery/jour-de-nuits-nuit-de-jours/norilsk1.jpghttp://elena-chernyshova.com/wordpress/wp-content/gallery/jour-de-nuits-nuit-de-jours/norilsk11.jpghttp://elena-chernyshova.com/wordpress/wp-content/gallery/jour-de-nuits-nuit-de-jours/norilsk20.jpg


J’ai retrouvé le pays tel qu’il était avant mon départ. Une monnaie qui plonge et un peuple qui serre les dents. Ben ouais, forcément, quand ton salaire est divisé par deux, parce que c’est ça ou la porte, tu serres les dents et le reste. Tu vois, petit Frantsouz confortablement installé, ce que c’est que le vrai libéralisme économique dont tu te fais le parangon. Mais le Russien a vraiment une capacité de résilience que peu de peuples possèdent, et puis dans son histoire, il en a vu des choses, des Mongols aux hordes nazies. D’ailleurs, du fait de la chute du rouble et des sanctions, le Russien s’est fait rare par chez toi cette année. Et c’est le commerçant qui le déplore en premier, ah le commerçant français, il te vendrait sa femme et ses enfants, c’est une figure de votre patrimoine, à conserver. Et puis, tu as l’éleveur de porcs aussi, bien malheureux en ce moment…, à cause du méchant Russien ?

Les précédentes chroniques moscovites:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/chroniques%20moscovites/

Partager cet article
Repost0
14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 15:23
Enfant géopolitique observant la naissance de l'homme nouveau est une huile sur toile de l'artiste surréaliste espagnol Salvador Dalí réalisée en 1943. Elle représente l'éclosion d'un homme hors d'un œuf sur lequel apparaît une mappemonde.
Enfant géopolitique observant la naissance de l'homme nouveau est une huile sur toile de l'artiste surréaliste espagnol Salvador Dalí réalisée en 1943. Elle représente l'éclosion d'un homme hors d'un œuf sur lequel apparaît une mappemonde.

Dali disait, “La peinture est la face visible de l’iceberg de ma pensée.” derrière le peintre et l’histrion se cachait-il autre chose? Les peintures de Dali alignaient dans le bon ordre, comme les lames du tarot, nous délivrent-elle un message. Pourquoi Salvador Dalí considérait la gare de Perpignan comme le lieu privilégié de son inspiration : « C'est toujours à la gare de Perpignan […] que me viennent les idées les plus géniales de ma vie […] L'arrivée à la gare de Perpignan est l'occasion d'une véritable éjaculation mentale qui atteint alors sa plus grande et sublime hauteur spéculative […] Eh bien, ce 19 septembre, j'ai eu à la gare de Perpignan une espèce d'extase cosmogonique plus forte que les précédentes. J'ai eu une vision exacte de la constitution de l'univers. L'univers qui est l'une des choses les plus limitées qui existe serait, toutes proportions gardées, semblable par sa structure à la gare de Perpignan. » À partir de 1960, Dalí se référa à plusieurs reprises à la gare comme « centre cosmique de l'univers », entre autres formules. La première d'entre elle fut liée, selon le peintre, à l'intuition d'une représentation de la troisième dimension à base de stéréoscopie. Cette citation fut reprise lors d'une conférence en 1983 à propos de La Queue d'aronde avec le mathématicien René Thom qui assura au peintre « que l'Espagne pivote précisément – pas dans la zone de – mais exactement là où se trouve l'actuelle gare de Perpignan ».


En retour, la rénovation de la gare effectuée au début du xxie siècle intègre plusieurs éléments de l'univers du peintre : le plafond du hall est peint dans son style (maquette de Robert d'Hoosche peinte avec Charançonnet sur commande de la SNCF), et le dallage posé devant la station s'inspire du tableau La Gare de Perpignan. Le centre commercial créé à cette occasion a été baptisé el Centre del Món (ce qui signifie « centre du monde » en catalan).

Monique Massot passionnée du Maître tente une théorie , pour ce qui n'avait jamais encore été décrypté!

Perpignan: Salvador Dali annonçait l’avènement de l'homme nouveau! interview Monique Massot par Nicolas Caudeville
Partager cet article
Repost0
10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 09:58
Pascal Comelade, à gauche, avec les Liminanas, avec lesquels il y beaucoup de collaborations artistiques et amicales
Pascal Comelade, à gauche, avec les Liminanas, avec lesquels il y beaucoup de collaborations artistiques et amicales

Pascal Comelade (https://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Comelade), est un musicien qui a conquis l'international par ses musiques (notamment de film) et ses brillantes collaborations (notamment avec la rockeuse anglais PJ Harvey). Il a finit par être connu la où il vit dans la Catalogne Nord.Récemment, il a sorti un coffret de CDs qui réuni la production locale, non rééditée en cassette et en vinyl, d'artistes comme pere Figueres, Gérard Jacquet, les Bella's et lui même:comme une revendication du culture musicale roussillonaise en langue catalane ou pas. Il porte un regard dure sur les lieux culturels et leurs politiques qui ont des prétentions trans-frontalières et qui ne programment finalement qu'en langue française: la roussillonite....On parle aussi de son dernier concert à Lyon avec l'orchestre Bel Canto, le tout dans une niche en pierre du Castillet, deux heure moins le quart avant l'expo du Bdiste normand de Riff...Entretien

Voir aussi:

Le site de Pascal Comelade

http://www.pascal-comelade.fr/

Pascal Comelade, à gauche, le dessinateur Riff, au centre, et le directeur (entre autre) du Festival international du Disc Jean Casagran

Pascal Comelade, à gauche, le dessinateur Riff, au centre, et le directeur (entre autre) du Festival international du Disc Jean Casagran

à la librairie Torcatis, Henri Bes, se transforme Mickey, avec les coffrets des artistes roussillonais de Pascal Comelade

à la librairie Torcatis, Henri Bes, se transforme Mickey, avec les coffrets des artistes roussillonais de Pascal Comelade

Pascal Comelade: Je ne suis jamais passé par les institutions! interview par Nicolas Caudeville
Pascal Comelade: Je ne suis jamais passé par les institutions! interview par Nicolas Caudeville
Pascal Comelade: Je ne suis jamais passé par les institutions! interview par Nicolas Caudeville
Pascal Comelade: Je ne suis jamais passé par les institutions! interview par Nicolas Caudeville
Pascal Comelade: Je ne suis jamais passé par les institutions! interview par Nicolas Caudeville
Partager cet article
Repost0
25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 22:28
 Perpignan:Place du Puig, une tyrolienne pour désenclaver le quartier gitan! par Sébastien Navarro

Jeudi 25 juin 2015, place Rigaud. Il est un peu moins de 14 heures et j’ai une demi-heure à tuer avant mon rancart. Je m’enfile dans la rue Emile Zola. Dépassant la médiathèque, je reviens sur mes pas par la rue de l’Université. Je marche à l’ombre. Un jeune pilotant un scooter assourdissant fend l’asphalte. Il est bronzé et n’a pas de casque. Un affreux sentiment d’insécurité écrase mon thorax. Quelques respirations enseignées par ma coach en sophrologie suffisent à dissiper le malaise. J’aborde la zone gitane avec une sérénité recouvrée. Rue des Farines, l’immeuble effondré en début d’année dernière laisse une béance inquiétante. En amont, la rue est barrée car d’autres immeubles sont menacés dans leurs fondations. Je suis obligé de rebrousser chemin et de prendre une autre rue. Ce sera celle de l’Anguille. Des coqs chantonnent, des câbles électriques pendent dans les rues, des ordures s’entassent dans le renfoncement des fenêtres. Saint-Jacques : quartier le plus pauvre de France. Quand je pense que bientôt cette enclave de misère va sortir de son isolement, des filaments de félicité me parcourent le ventre.

Deux Gitanes sont assises sur le pas de leur porte, à l’abri du soleil. Elles ne me regardent pas. Moi non plus. Ou bien rapidement, du coin de l’œil. Bientôt, mes belles, nous siroterons ensemble une piña colada sur le quai Vauban. Arrivé place du Puig, un beau brun me hèle discrétos. Je crois qu’il s’agit de mon contact. Hélas, l’homme est représentant en psychotropes. Je décline ses offres alléchantes, ma drogue à moi c’est l’humanisme, la fraternité mondiale, une immense sardane de Seattle à Vladivostok. Rue Villon, une main se pose sur mon épaule. Je sursaute et me retourne : ils sont là. Jean-Paul, Gitan de père en fils depuis des siècles, et Hervé (1), chargé d’études à la DAU (Direction Aménagement et Urbanisme) de la mairie de Perpignan. On parcourt quelques mètres avant de rentrer dans un immeuble de deux étages. Je découvre un appartement coquet, propre et lumineux. Je rejoins Hervé sur le balcon. Son index est pointé sur la place du Puig : « C’est ici que sera implantée la plateforme de départ ». Je dégaine mon smartphone et fais quelques photos haute définition. Hervé me fait une rapide genèse du projet : « L’idée m’est venue alors que nous étions en pleins travaux de la passerelle. » Hervé fait référence à la nouvelle passerelle enjambant la Têt censée permettre aux déshérités du Vernet d’accéder en toute paix et simplicité au cœur historique de la cité. « Une ville moderne comme Perpignan ne peut pas se satisfaire d’un centre-ville aussi fragmenté, récite Hervé en croisant ses doigts fins et délicats. La misère, l’exclusion ne disparaîtront qu’en multipliant les flux. Flux de marchandises et flux humains. Avant d’être sédentaires, les Gitans de Perpignan étaient nomades. Ils avaient déjà tout compris : la vie, c’est le mouvement. »

Du bas de la rue remonte le cri d’enfants. Jean-Paul s’allume une cigarette et me fixe avec ses yeux noisette : « Le Puig, on l’oublie trop souvent, au départ c’est une colline. Or quel moyen de transport est le mieux adapté pour désenclaver ce type de relief ? Un métro ? Un tram ? Jamais la mairie n’investira des millions dans un tel projet. » D’où l’idée d’installer une tyrolienne. Le Gitan déplie un plan de Perpignan sur la table. Ahuri, je découvre le tracé de ce projet censé relier, en moins de 600 mètres de câble galvanisé, la place du Puig à la place de la Victoire. J’imagine la glissade « sur un dénivelé de 3% », le survol des toits de la ville, la caresse de la tramontane dans les cheveux. Les familles de Saint-Jacques en survol pour profiter d’une ballade le long de la Basse. Le peuple catalan enfin réuni. Après le Centre del Món, le Théâtre de l’Archipel, la passerelle sur la Têt : la Tyrolienne du Puig ! Hervé abat soudain sa main sur le plan de la ville et me confie : « Pour l’instant, le projet est en étude de faisabilité. Nous avons déjà établi une première fourchette de financement mais je n’ai pas le droit de communiquer là-dessus. La semaine prochaine, j’ai rendez-vous avec Kanner [ministre de la Ville, ndlr] pour lui présenter le projet et je suis optimiste quant à un engagement conséquent de l’Etat. » Ce qu’oublie de me préciser ce fonctionnaire territorial,

c’est qu’il est de notoriété publique qu’il est un intime de Daniel Zielinski, actuel dircab de Kanner et ancien dircab d’une certaine… Ségolène Neuville. Un homme politique ne survit que grâce à la rentabilité de ses réseaux. A l’échelle locale ou nationale, ce principe vaut viatique.

Je pose une dernière question à Jean-Paul : comment l’arrivée de la tyrolienne est-elle perçue dans la communauté gitane ? L’homme éteint sa cigarette dans un cendrier en terre cuite et me sourit : « Tu sais, les Gitans ont fait preuve durant leur longue histoire, d’une grande capacité d’adaptation quelle que soit leur terre d’accueil. Je connais les regards des Français avant de rentrer dans une boutique du centre-ville. Gitan égale voleur, c’est comme ça que vous nous voyez, vous les Payous. Ma conviction est que la tyrolienne, en réduisant les distances entre vous et nous, va rapprocher nos peuples. Dans l’immédiat, mon vrai problème, c’est que j’ai un peu le vertige et l’idée de me retrouver à dix mètres au-dessus du sol ne me rassure pas vraiment. » L’homme éclate de rire et je ne tarde pas à lui emboîter la glotte.

S’il y a bien une ville où la fraternité n’est pas un vain mot, ce n’est pas dans les nouvelles mairies de Madrid ou de Barcelone où la graine gauchiste promet des lunes à des peuples désabusés, mais bien ici, dans ce fief roussillonnais, où hommes politiques visionnaires et industriels philanthropes s’affairent les mains dans le cambouis social. Ailleurs le chant strident d’un coq retentit. Demain n’est plus une impasse.

(1) L’anonymat a été requis

Voir aussi:

Le Qatar sur les startings-blocks pour acheter le Canigou! par Sébastien Navarro

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/05/le-qatar-sur-les-startings-blocks-pour-acheter-le-canigou-par-sebastien-navarro.html

Partager cet article
Repost0
4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 21:51
Contactez Cavale www.cavale.tk
Contactez Cavale www.cavale.tk

Le projet CAVALE www.cavale.tk est créé en 2011 par Prêle Abelanet qui réunit cinq musiciens autour de ses compositions, pour une musique instrumentale, arrangée collectivement. Alexis Lenoir au saxophone ténor, Arne Wernink à la trompette, Pierre Baradel à la batterie, Olivier Chevoppe à la contrebasse et Prêle Abelanet à l’accordéon, sont réunis pour « raconter » et improviser. La musique de Cavale semble raconter des histoires de vies – graves, joyeuses, mélancoliques, humoristiques, douce-amères, rêveuses - et donne ainsi un ton cinématographique et imaginaire. Cavale se nourrit d’influences puisées dans le jazz, musiques du monde, musique des Balkans, rock, cinéma et univers du cirque, à travers des compositeurs comme Nino Rota, François de Roubaix, la Kumpania Zelwer, Goran Brégovic, Carla Bley, Louis Sclavis, L’Attirail… Une partie des compositions est écrite en mesures impaires ( 5 tps, 7 tps, 9 tps, ) ce qui donne une particularité rythmique qui ouvre des voies d’improvisations larges et inattendues, et des champs d’expression contrastés. Cavale est comme un train en marche, dans lequel l’auditeur est pris, la musique devient le paysage qui défile, et procure le sentiment d’être en partance pour ailleurs. On ne sait où et quand sera le terminus …

Cavale joue son 1er concert aux musicales de l'Agly (Planèzes) en juillet 2011, et a pu approfondir sa création durant les résidences artistiques au Théâtre de Perpignan, et à la Casa Musicale, s'est produit sur les scènes du Théâtre de Perpignan, à ElMediator, au Château de Collioure, aux Jeudis de Perpignan, au Couvent des Minimes, au festival de Planèzes Les Musicales de l'Agly, à Salses-le-château au Portail à Roulettes, à l'Anthropo ... et continue d'explorer des espaces oniriques et poétiques en s'associant avec Thomas Pennanguer (plasticien-vidéaste) et Jérémy Tissier (poète-comédien).

L'archipel contre attaque essayait un nouvel outil, le ketch de Didier Brazeau. Au programme, interview de Prêle Abélanet et Olivier Chevoppe respectivement accordéon et demi contrebasse du groupe Cavale, qui sort un album, "Partir". Alors quoi de mieux qu'un voilier pour nous jouer un morceaux...

Cavale, Album "Partir" l'interview

Cavale album "partir" le show case partie 1

Cavale album "partir" le show case partie 2

La couverture de l'album http://foglia.ultra-book.com/

La couverture de l'album http://foglia.ultra-book.com/

CAVALE musique à imagination libre, sort son nouvel album "Partir" interview Prêle Abelanet,Olivier Chevoppe par Nicolas Caudeville
CAVALE musique à imagination libre, sort son nouvel album "Partir" interview Prêle Abelanet,Olivier Chevoppe par Nicolas Caudeville
CAVALE musique à imagination libre, sort son nouvel album "Partir" interview Prêle Abelanet,Olivier Chevoppe par Nicolas Caudeville
CAVALE musique à imagination libre, sort son nouvel album "Partir" interview Prêle Abelanet,Olivier Chevoppe par Nicolas Caudeville
CAVALE musique à imagination libre, sort son nouvel album "Partir" interview Prêle Abelanet,Olivier Chevoppe par Nicolas Caudeville
CAVALE musique à imagination libre, sort son nouvel album "Partir" interview Prêle Abelanet,Olivier Chevoppe par Nicolas Caudeville
CAVALE musique à imagination libre, sort son nouvel album "Partir" interview Prêle Abelanet,Olivier Chevoppe par Nicolas Caudeville
CAVALE musique à imagination libre, sort son nouvel album "Partir" interview Prêle Abelanet,Olivier Chevoppe par Nicolas Caudeville
Partager cet article
Repost0
1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:07
Perpignan:Jean-Marc Pujol, un maire qui travaille la ville en bon père de famille,patrie....
Perpignan:Jean-Marc Pujol, un maire qui travaille la ville en bon père de famille,patrie....

"Je suis très inquiet pour l’avenir de cette ville exceptionnelle qu’est Barcelone." Dans un des derniers articles de son blog "officiel" (faut croire qu'il y a des contrefaçons) ,le maire de Perpignan s'inquiète :"après les élections locales qui ont eu lieu dimanche dernier 24 mai, aucune majorité stable ne se dégage. Le pouvoir, quel qu’il soit, va devoir trouver un compromis pour pouvoir gouverner. " Lui, n'aime pas le compromis (la compromission, je ne sais pas) . Il aime le pouvoir pur, ne pas s'encombrer de discussion (voir le cas de l'école des beaux arts) ou d'alliance avec des moins qualifiés que lui (voir le sort qu'il a fait à Romain Grau http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/05/perpignan-ou-sont-passees-les-delegations-renforcees-de-romain-grau-par-nicolas-caudeville.html et à l'héritage alduyste). Ha régner sans partage!

Déjà à Perpignan, cela serait humiliant, mais une grande ville comme Barcelone!

"Le maire sortant, M. Trias (et avant lui M. Maragall), qui a fait de Barcelone l’une des villes comptant parmi les plus belles et la plus avant-gardiste du monde, qui a contribué à faire du port de Barcelone un exemple de dynamisme qui rayonne dans tout le bassin méditerranéen et au-delà, n’est pas jugé sur ses réalisations mais uniquement sur un sentiment de rejet national visant les élites politiques "

Merde, salauds de pauvres, qui ne regardent pas au mérite du travail, mais au rejet de l'élite! Ils ne méritent pas la démocratie.

La démocratie, c'est l'infini, mis à la portée des caniches ( Désormais, non content d'aboyer: ils mordent!)

Ils rejettent l'élites! Que monsieur Pujol ne s'inquiètent pas. Ni ses réalisations, ni le fait qu'il appartienne à l'élite des experts comptables ne le mettent en danger!

"C’est, me semble-t-il, un vote populiste porteur de nuages et peut-être même d’orages qui s’installe dans le ciel de Barcelone. Car le mouvement Podemos n’aura que le choix entre la renonciation à ses promesses et la fuite en avant dans l’application d’un programme qui ne peut que ruiner la ville."

Lorsque des personnes font appellent au peuple, ils ont pour ceux qui ont l'habitude de gouverner sans eux des manières "populistes" . Parce que la vulgarité, c'est la manière dont se comportent les autres. Les pets qu'on fait on toujours bonne odeur, voire celle de la sainteté!

Podémos n'aura pas le choix que la renonciation à ses promesses...Jean-Marc Pujol lui à toujours fait comme ça, pas par incompétence.Mais que comme va s'en apercevoir le nouveau pouvoir à Barcelone, lorsqu'on réalise ses promesses, on est inéluctablement condamné au chaos!

Résumons les propos du pape de la gestion municipale, qui ignore l'existence du sur-moi, parle sans filtre: la démocratie, c'est bien si on continue de voter pour les maîtres, puisque de toutes manières, il est illusoire de faire le bonheur du peuple!

Vivement le retour de Franco en Espagne!

Voir aussi:

Jean-Marc Pujol, le peace-maker! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/07/jean-marc-pujol-le-peace-maker-par-nicolas-caudeville.html

Perpignan: on a retrouvé le général Tapioca par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-perpignan-on-a-retrouve-le-general-tapioca-par-nicolas-caudeville-106306109.html

Partager cet article
Repost0