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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 14:31

 

A défaut d’avoir pu faire un duplex, à cause de la fragilité de la connexion numérique de la rate des champs que me voilà devenue, voici mon témoignage sur ce retour au collège, post confinement
 
En amont : le dilemme.
 
Perpignanaise, j’enseigne depuis quinze ans dans un collège rural isolé de Provence, et y participe à des luttes sociales et écologiques, notamment pour un service public de qualité sur l’ensemble du territoire. Alors qu’avec d’autres enseignant.es et des gilets jaunes nous organisions la lutte contre la réforme des retraites sur le territoire de la sous préfecture la plus proche, la pandémie nous a d’abord sidéré.es. Puis confiné.es. Notre colère sociale bouillait toujours, sans trouver un moyen efficace de s’exprimer (dans cette société post moderne, les élans du cœur sont souvent récupérés, et les applaudissements de 20h sont devenus sponsorisés à la télé). Comme beaucoup, mon angoisse et ma rage était cristallisées par le rythme des annonces contradictoires, comme si j’étais hypnotisée par un balancement de pendule. Dix huit annonces contredites de notre ministre/communicant, selon Libération i .Puis, une date. Un compte à rebours. Une réouverture, à finalement préparer, contre l’avis du conseil scientifique, mais avec l’aval des pédiatres. Et ces questions: devons-nous mettre en œuvre la « garderie du MEDEF »,pour permettre aux parents de reprendre le travail , avec une école « sur la base du volontariat » des familles ? Ne rendrions nous pas plus service aux travailleur.ses en leur permettant de faire valoir la garde de leurs enfants pour rester à l’abri du virus, si les établissements restaient fermés ? N’est-ce pas finir de saboter notre école, que d’entériner son caractère facultatif, son hybridation via le numérique (et les suppressions de postes qu’elle permettrait), de faire passer la pédagogie et les contenus au second plan ? Ces préoccupations sont légitimes, compte tenu du profil du ministre (haut fonctionnaire clef sous Sarkozy, directeur de l’ESSEC) et de son directeur de cabinet, membre d’un lobby ultra libéral) ii .
Et pourtant, j’ai décidé de préparer cette réouverture. Pour la préparer au mieux, en tant qu’élue du personnel,en anticipant, avec mes collègues, les difficultés, et décliner le mieux possible ce protocole sanitaire aussi effrayant que loin de la réalité du travail avec des adolescent.es. Et pouvoir alerter en cas de problème, en étant sur le terrain. Et permettre à ces jeunes, qui n’en pouvaient plus de ne plus voir leurs pairs, qui étouffaient dans leur famille (merci à ma fille d’avoir aidé à ma prise de décision, par son mal être visible en fin de confinement) de se retrouver.
 
Le jour J. Bienvenue en dystopie.
 
Enfiler un masque, puis une visière, et suivre les flèches jusqu’à la salle de cours où m’attendent les élèves, longer des sens interdits, sentir à travers le masque, l’odeur du virucide. Des surveillant.es, masqué.es, le long du couloir, des poignées d’élèves qui attendent dans une salle, masqué.es. J’ai eu beau m’y préparer, psychologiquement, j’ai à nouveau l’impression d’être une servante écarlate baillonnée, comme quand je faisais les courses au supermarché du village, avec mon autorisation exceptionnelle de sortie. Et je me sens suffoquer.
 
Les retrouvailles.
 
Je me reprends, et retrouve quelques uns de mes élèves. Sept, sur une classe de vingt-cinq . Dans l’autre, un seul était inscrit, il n’est pas venu. Pas de décrocheur.se présent.e, sauf une, qui assumera très vite être revenue pour chercher ses affaires dans son casier. Là, entre de nouveaux gestes professionnels sanitaires à intégrer et de nouvelles contraintes à surmonter, je tente de donner du sens à cette reprise. Sans échange de papiers, sans passage au tableau (pas de contact objets pour les élèves). Ma matière, le français, me permet sans doute de m’adapter plus facilement à la situation, et de travailler sur l’expression, écrite et orale, de cette drôle d’expérience. Et d’élargir la communication à des gestes, pour exprimer son ressenti. Pour que les gestes ne soient pas des barrières, pour recréer un lien social, avec celles et ceux qui sont là, qui doivent sortir de leur zone de confort pour échanger avec d’autres que leurs copains ou copines habituels.
De nouveaux rituels apparaissent, et la parole circule, plus libre. La réflexion, aussi. Et le plaisir d’apprendre est là.
i
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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 01:28

Olivier Amiel est l'ancien adjoint à la politique de la ville de Jean-Marc Pujol. Il était notamment en charge de la rénovation du quartier St Jacques. Lorsqu'il a présenté sa candidature à la mairie de Perpignan, le maire Jean-Marc Pujol, lui a enlevé ses délégations. D'un autre coté les républicains pour à la candidature à la ville , ont préféré le maire sortant, alors que celui-ci avait tenté d'avoir aussi l'étiquette gouvernemental. Au premier tour des élections municipales dernière, il ne fait que 4% des suffrages des électeurs qui se sont déplacés en période de pandémie Covid19. Le confinement qui n'a pas donner le temps à un second et désigné un nouveau maire, et offert au passage un bonus "extra-time" d'au moins 3 mois pour le maire Pujol (on suppose que le deuxième tour se jouera en juin) et aussi l’opportunité pour le candidat Jean-Marc d'utiliser la machine municipale et de la communauté urbaine pour pousser sa candidature jusqu'au second tour. L'enjeu du moment à Perpignan, c'est la sécurité sanitaire. Les collectivités territoriales voyant impéritie de l'état macronien, se sont elles aussi mis en quête de masques pour la population. L'état arraisonnait même des cargaisons commandées par des régions, en concurrence pour les habitants des territoires. Jean-Marc Pujol a d'abord invité les perpignanais "à se fabriquer des masques" https://www.francebleu.fr/infos/societe/video-coronavirus-1586960908   , puis comprenant l'aspect déplacé de sa remarque , il s'est mis à la recherche et promis que les perpignais en trouveraient dans leur boite aux lettres où s'ils croisaient des adjoints en ville les distribuant. Mais, voilà, la traçabilité et la fiabilité des masques laisser désirer. C'est la que revient Olivier Amiel, qui s'inquiète de la validité de l'appel d'offre et de la personne "controverser" qui a obtenu le marché.Nous reproduisons ici, c'est 2 tribune avec document à l'appui, la seconde puis la première.

MASQUES D’INDE : LES PREUVES QUI CONTREDISENT LE MAIRE DE PERPIGNAN

Par une décision du 23 avril le maire de Perpignan a conclu un marché sans publicité ni mise en concurrence pour acheter 50.000 masques (sans aucune précision de la norme de protection) pour un montant de 189.000 € avec un intermédiaire pas encore inscrit au registre du commerce et des sociétés (immatriculation le 28 avril au RCS).

Je me suis étonné de cette décision le 13 mai… le maire de Perpignan me répond ce 18 mai dans L'Indépendant affirmant : « il se trompe… la société a été enregistrée le 21 janvier 2019 mais depuis, il a élargi son activité nécessitant une nouvelle inscription au tribunal de commerce qu’il a faite fin avril ».

Non je ne me trompe pas… le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales publié le 5 mai vient contredire l’affirmation du maire : la précédente activité commerciale du bénéficiaire du marché sans mise en concurrence, M. Gajendrakumar Sharma, a débuté en janvier 2019 et a cessé le 3 mars 2020… Et cette activité était du commerce dans le secteur… alimentaire !

Après cette radiation, la nouvelle activité de l’intermédiaire a été immatriculée le 28 avril.

Le maire de Perpignan a donc bien conclu un marché sans publicité ni mise en concurrence pour 189.000 € avec une personne pas encore inscrite au registre du commerce.

Même si ce n’est pas illégal de commencer une partie de son activité avant l’immatriculation au registre du commerce, cela pose toujours la question de savoir comment une mairie peut sérieusement conclure un marché avec un intermédiaire sans expérience en la matière et qui n’avait pas encore créé son établissement commercial au moment de la décision…

 

Perpignan /MASQUES D’INDE : LES PREUVES QUI CONTREDISENT LE MAIRE DE PERPIGNAN par Olivier Amiel
Perpignan /MASQUES D’INDE : LES PREUVES QUI CONTREDISENT LE MAIRE DE PERPIGNAN par Olivier Amiel

L’ÉTRANGE FOURNISSEUR DE MASQUES DU MAIRE DE PERPIGNAN

Dans les récentes décisions prises par le maire de Perpignan par délégation du conseil municipal il y a celle de conclure le 23 avril « un marché sans publicité ni mise en concurrence préalables relatif à la fourniture et livraison de masques de protection lavables et réutilisables dans le cadre de la crise sanitaire née de l’épidémie de covid-19 ».

L’intention est louable mais la décision interpelle car elle est paradoxalement tardive et hâtive…


Tardive, car la décision du Maire du 23 avril sous couvert de l’urgence sanitaire permettant le recours à ce type de commandes intervient un mois après la déclaration de l’état d’urgence du 23 mars…

Hâtive surtout, car le marché décidé le 23 avril par le maire vise « Monsieur Gajendrakumar SHARMA, nom commercial société SOMRAS » qui contrairement aux apparences n’est pas une société mais une personne physique exerçant sous un nom commercial qui n’était pas encore inscrit au registre du commerce au moment de la décision ! L’immatriculation date seulement du 28 avril…

Le conseil municipal du 19 mai prochain sera donc l’occasion de demander davantage de renseignements sur un marché sans publicité ni mise en concurrence de 50.000 masques en tissu (sans indication de la conformité aux normes de protection) pour un montant tout de même de 189.000 € en faveur d’une personne physique exerçant sous un nom commercial mais pas encore inscrite au registre du commerce au moment de la décision du maire...

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 14:00

L'alternative , c'était la liste "dream team" entre partis d'ultra goache et la société civile. La liste avait su concilier les inconciliables,avec le bon dosage arabica/robusta qui fait les bons cafés. Mais comme disait le poéte André Chénier (avec des accents de regrets) "Elle a vécu Myrto, la jeune tarrantine" https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/andr%C3%A9_ch%C3%A9nier/la_jeune_tarentine

Le couple collectif n'aura pas supporté le score du premier tour 6.5% et le confinement . Qui a tiré en premier entre l’œuf ou la poule, entre la LFI ou Caroline Forgues? Ceux qui est sûr , c'est que la saison du melon était arrivée à maturité...Et dans ces moments là, le boucher des vanités est féroce. Sauf que c'est une tempête  d'Alka-Zetzer dans un verre d'égo. Cela n'intéresse que ses protagonistes. Nous, messire , on en a gros, mais pour d'autres raisons!

Perpignan / incampagne municipale: ''l'Alternative''à gauche, c'est fini, mais c'est pas faux que , qu'est-ce qu'on s'en fout! par Nicolas Caudeville
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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 19:39

Je n'ai jamais été convaincu par le travail . D'autant que l'origine latine du mot est un avertissement en soi :" tripalium" instrument de torture à trois pieux. A propos de pieux, lorsque Adam et Eve sont licenciés du paradis par Dieu pour avoir consommé le fruit  l'arbre de la connaissance, lui est condamné comme dit dans la bible dans la  Genèse (chapitre 3, verset 19),  : "Tu mangeras ton pain à la sueur de ton visage jusqu'à ce que tu retournes dans la terre d'où tu as été tiré". (donc, les incroyants ne devraient pas avoir à travailler) . La femme n'ont plus ne devrait pas travailler puisque elle paye déjà "le pêcher originel par le fait "d'enfanter dans la douleur" . Noter aussi que sur le camp de la mort allemand (maintenant, on dit Nazi, pour pas discriminer) il y avait inscrit "Arbeit macht frei", "lte travail rend libre" (peut-on rire de tout?) .

Le président français Nicolas Sarkozy paraphraserait plus tard en 2007 « Le travail, c’est la liberté » http://lmsi.net/Le-travail-rend-libre-plus-qu-une

Alors quand le président de la république Emmanuel Macron, veut déconfiner rapidement pour mieux relancer l'économie et remettre les gens gens au travail , en antithèse totale avec l'esprit du 1er mai affirme "C'est grâce au travail, célébré ce jour, que la Nation tient", Il se remet dans les pas de se qui vient d'être réitérer précédemment ! (toujours cette haleine chargée de Travail, famille patrie et de STO)

Cette obsession pour le travail des autres est louche. C'est pourquoi "le monde d'après" (parce que le "nouveau monde" c'est déjà ancien) ne devrait-il pas avoir un autre rapport au travail, à la production de richesse (ou a son pillage) et sa répartition?

Pour répondre en partie à la question 2 documentaires "Attention danger travail" et Volem rien foutre al païs" de Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe.

"Le premier  se propose de donner la parole à certains RMIstes prenant une posture pour le moins non conventionnelle lors de leurs entretiens à l'ANPE, en affirmant refuser de chercher un travail

Le second suite à Attention danger travail qui comprenait en particulier les mêmes coréalisateurs, et part en quête de propositions alternatives expérimentées par des personnes que l'on peut associer, pour la plupart, au mouvement décroissant. Ces propositions, parmi lesquelles figurent des solutions ouvertement subversives, sont données sans ordre apparent telles des pièces portées au dossier  :

  • communautés recherchant l'autonomie des besoins, voire des mécanismes d'économie solidaire :
    • un habitat basé sur des bottes de paille comme matériau de base, comparaison de coûts...
    • les toilettes sèches au compost : une possibilité de dépolluer les cours d'eau à hauteur de 40 % dans les campagnes (dixit l'intervenant)
    • alimentation en eau depuis la rivière en contrebas et un mécanisme de pompage sans énergie induite
    • exemple d'une communauté réunissant des personnes ayant tourné le dos à l'assurance retraite
  • indépendance énergétique du foyer : comment « décrocher » le compteur EDF
  • séquence, évoquant celles de Attention danger travail, dans un Job center britannique présentant un chômeur chronique qui revendique farouchement l'unemployment en tenant tête à son interlocuteur.
  • Mouvement Okupa à Barcelone (occupation de logements laissés durablement vacants)
  • collectif Dinero gratis à Barcelone (prônant l'escamotage de denrées alimentaires dans les grands magasins de centre-ville par le biais de happenings)
  • éloge de la simplicité volontaire dans les modes de vie, en lieu et place d'une posture d'affirmation politique radicale conventionnellement attendue (type lutte des classes)."
  • Les deux films sont à disposition sur youtube , nous les avons mis à la suite de l'article
 
Coronavirus /Déconfinement :  le retour au travail nous rendra libre! Par Nicolas Caudeville
Coronavirus /Déconfinement :  le retour au travail nous rendra libre! Par Nicolas Caudeville
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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 19:54

Le confinement dans sa perception est relatif. De même que la notion de distance sociale, suivant les quartiers et les endroits de la ville . Ce n'est plus St Jacques qui a le pompom. La population gitane en ayant marre d'être contaminée, voire de mourir du Coronavirus et grâce à l'action de patriarches et de citoyens du quartier ont commencé à changer attitude. 

Là on parle de "jeunes à casquettes" liés comme le poisson pilote le requin, à ''l'épicerie brasserie Rigaud''. On ne sait pas vraiment ce qu'elle brasse où plutôt si , et dans son sillage une bande de jeunes aussi bruyant que désœuvrés (c'est dire s'ils sont désœuvrés). Rien ne les arrête , ni le confinement, ni la pluie, ni le couvre-feu . Ils sont visibles à œil nu et dans l'axe de la caméra de la ville, mais peu d'intervention policière efficace. C'est plus haut entre la place fontaine neuve ou la rue du docteur Béguin police municipale, voire CRS. Ceux-là arrêtes même les taxis et regardent avec suspicion les autorisations médicales qui ne ressemblent pas aux papiers habituels. Et vous laissent repartir sans l'amende de 135 euros, comme s'il vous faisaient une fleur. Alors qu'à 50 mètres de là, c'est la foire à la circulation du virus...Sans le savoir, il travaille à l'imunité collective

Mais il n'y a pas que les piétons, les voitures qui avaient disparues de la circulation dans un premier temps, reparaissent avec les beaux jours . Il es 10 heurs du matin à la sortie de Perpignan aux ronds points direction Canet est au surprise un embouteillage...

On attend avec impatience le 11 mai: belle fête du slip en perspective!

Perpignan: comme le Club Méd, le confinement si je veux! par Nicolas Caudeville
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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 17:29


 

5 /Des combats féministes et homosexuels au totalitarisme LGBT

Le discours postféministe s’appuie sur l’improbable rencontre des revendications du black feminism avec celles des homosexuels, bisexuels, et transgenres...).

En associant leurs luttes et en les mettant sur un même plan, on impose progressivement l’idée que le black féminism ne ressort pas du combat féministe mais de l’histoire du colonialisme, et que les LGBT n’ont rien à voir avec le féminisme essentialiste mais tout avec l’impérialisme hétérosexuel qui sépare les genres.

Après la « déconstruction » de l’héritage féministe soumis au micro-récit primitif de la faute du « mâle blanc hétéronormé », la lutte contre le patriarcat et la domination masculine a été remplacée par un combat contre l’hétérosexualité.

On peut mesurer l’écart entre le « féminisme historique » et le postféminisme à leur priorité. Le premier s’oppose frontalement à la domination masculine, et ses revendications, par-delà la reconnaissance d’une réelle égalité politique et économique avec les hommes, visent à une pleine et entière liberté du corps désirant. Chaque fois que le « féminisme historique » a engagé une lutte, elle a été dirigée contre l’ordre établi et un système social qui définit la femme comme dominée.

A l’inverse, l’ennemi principal du postféminisme n’est plus le système politico-économique fondé sur la domination masculine, mais le féminisme lui-même, et par-delà le féminisme, l’existence même d’un sujet femme.

Dès le début des années 1970, les militantes et militants du FHAR (Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire) ont revendiqué le droit de faire partie intégrante de la société. Mais ils refusaient de devenir un groupe minoritaire confinés aux seules limites de leur identité sexuelle et bénéficiant de droits civiques spécifiques. L’exact opposé des politiques identitaires et du communautarisme dont les gays, postféministes, queers et autres LGBT font de nos jours la promotion.

Comme une anticipation inversée de notre époque, deux militants du FHAR, Maës et Michel écrivaient : « Une lutte fratricide est à mener contre ceux d’entre nous qui auront refusé leur libération et préféré l’intégration dans la société bourgeoise. Cette dernière restera répressive de par sa construction, la présence immémoriale et oppressive de la cellule familiale (que les homosexuels ne recréent pas) avec son assujettissement à la reproduction, au pouvoir patriarcal et au mariage légal ».

Le mariage pour tous ne faisait pas partie du programme politique des membres du FHAR, qui voulaient en finir avec l’institution même du mariage. Nul doute que la location des mères porteuses leur aurait semblé une infamie capitaliste.

Un autre militant anonyme du FHAR observait : « Ce qu’on avait à dire était subversif : revendiquer notre homosexualité, c’était vouloir détruire les fondements essentiels de notre société patriarcale, mais c’était aussi redéfinir complétement les rapports entre les corps, car la sexualité dominante, hétérosexuelle et capitaliste, c’était le culte du phallus. »

De fin 1972 à février 1974, le processus de décomposition du FHAR allait préfigurer le développement du mouvement gay et le retour du culte du phallus dans ce qu’il peut présenter de plus réactionnaire et antiféministe.

L’arrivée massive de nouveaux militants masculins transforma le FHAR en lieu de drague et réduisit la libération sexuelle à la possibilité d’avoir des partenaires sexuels multiples.

Cette vision machiste de la sexualité et de l’amour qui revalorisait le pire de la domination masculine ne laissait plus aucune place aux femmes qui se sentirent dépossédées de l’organisation qu’elles avaient pourtant elles-mêmes fondée. Les Gouines rouges, qui reprochaient aux militants masculins leur mainmise sur le groupe, firent scission. Le FHAR ne survécut pas longtemps à leur départ. Le conformisme gay pouvait se développer et la haine des femmes prospérer avec.

Sur le modèle LGBT+, privilégier l’exception, et lui conférer un statut médiatique faussement rebelle, prête moins à conséquence que de revenir sur le sort des femmes et des homosexuels dans les pays dominés par l’intégrisme ; que de dénoncer la domination masculine qui se renforce dans les sociétés occidentales. Mais il est vrai que s’engager dans de tels combats peut conduire à de vrais changements.


 

Figures du féminisme révolutionnaire au XIXe siècle

Anna Wheeler 1785/1848 ou 1849

Elle fut une pionnière en matière d’égalité des sexes. Dans la continuation de Mary Wollstonecraft, elle dénonça la subordination des femmes et rejeta l’idée suivant laquelle l’infériorité de leur condition sociale serait « naturelle ».

En 1825, elle publia l’un des textes fondateurs du féminisme socialiste, « L’Appel de la moitié du genre humain, les Femmes, contre les prétentions de l’autre moitié, les Hommes, à les maintenir dans une situation d’esclavage politique, civil et domestique ».

 

Anne Knight 1786/1862

En 1847, elle réalisa le premier tract pour le droit de vote des femmes. Elle donna, en France, une série des conférences sur l’immoralité de l’esclavage. Elle participa à la révolution de 1848. Avec Jeanne Deroin, elle défia l’exclusion des femmes des clubs politiques. Elle critiqua les dirigeants de mouvements qui soutenaient plus la lutte des classes que celle des femmes.

En 1851, elle co-fonda, avec Anne Kent, l’« Association Féminine Politique de Sheffield », première association britannique à militer pour le suffrage des femmes.

 

Eugénie Niboyet 1796/1883

En 1832, avec des saint-simoniennes, elle participa au premier titre écrit intégralement par des femmes : « La Femme libre ». Elle se rapprocha du mouvement de Charles Fourier qui présentait le traitement des femmes comme « la mesure la plus vraie du progrès social ». Elle y rencontra Flora Tristan.

En juillet 1836, elle fonda « La Gazette des Femmes », en mars 1848, « La Voix des Femmes », le premier quotidien français féministe. Le journal était sous-titré « Journal socialiste et politique, organe des intérêts de toutes ».

Commentaire en voix-off :

Le 6 avril, « La Voix des Femmes » propose la candidature de George Sand à l’Assemblée constituante. Sand désavoue cette initiative et juge durement ces femmes qu’elle affirme ne pas connaître. La presse et les caricaturistes s’en prennent violement à Eugénie Niboyet et aux journalistes de « La Voix des Femmes ». La « réaction » médiatique est telle que le gouvernement décide la fermeture des clubs de femmes. Le 20 juin, Eugénie Niboyet, cesse la publication de « La Voix des Femmes », et les féministes se dispersent pour éviter la répression.

Notons que « Les Éditions des femmes » ont édité George Sand et Madame de Staël (connues l’une et l’autre pour leurs positions politiques conservatrices), mais aucune des figures historiques du féminisme révolutionnaire.

 

Flora Tristan 1803/1844

Reconnue pour ses enquêtes sociales et son incessant combat pour le droit des travailleurs, Flora Tristan fut également l’une des figures essentielles du féminisme au XIXe siècle.

En 1835, elle publia, « Nécessité de faire un bon accueil aux femmes étrangères », et rencontra Charles Fourier. En 1839, à Londres, elle poursuivit sa vaste enquête sur l’Angleterre industrielle, qu’elle définissait comme un nouveau modèle de civilisation où l’homme était sacrifié à la tyrannie du profit.

Elle proclama que l’honneur des prolétaires serait de promouvoir l’égalité de droits entre les hommes et les femmes, afin de mettre un terme à une exploitation qui faisait de la femme « le prolétaire du prolétaire ».

Commentaire en voix-off :

L’histoire personnelle de Flora Tristan nous fait comprendre son combat incessant en faveur du droit des femmes à divorcer.

À 17 ans, « ma mère m’obligea d’épouser un homme que je ne pouvais ni aimer ni même estimer. À cette union je dois tous mes maux ». Il la battait et l’humiliait. Elle le quitta. En réponse celui-ci enleva sa fille Aline et, en 1838, lui tira deux balles au pistolet dont l’une lui perfora le poumon et resta logée près du cœur. Le divorce étant interdit depuis 1815, la justice, « faute d’éléments probants » n’accorda à la jeune femme qu’une séparation de corps.

 

Jeanne Deroin 1805/1894

Ouvrière lingère autodidacte, elle rédigea en1831 un plaidoyer contre « la soumission des femmes ». En 1848, elle fonda avec Désirée Gay « La Politique des Femmes » : « journal publié pour les intérêts des femmes et par une société d’ouvrières. »

Elle se présenta comme candidate aux élections législatives de 1849. Proudhon, condamna cette candidature qu’il jugeait« excentrique », et jusqu’à George Sand qui l’estima « déplacée ».

Commentaire en voix-off :

Honoré Daumier, dans ses séries consacrées aux femmes (« Les Bas bleus », « Les Divorceuses » ou « Les Femmes socialistes » tournent en ridicule leurs aspirations au vote ou au travail et présentent l’émancipation féminine comme une catastrophe pour l’ordre domestique.

 

Jenny d’Héricourt 1809/1875

Elle joua un rôle public et actif pendant la Révolution de 1848, fondant avec d’autres femmes la « Société pour l’émancipation des femmes ».

Elle s’opposa aux théories des principaux philosophes sociaux de son époque sur l’infériorité féminine. En 1860, elle publia son principal ouvrage, « La Femme affranchie », réponse à MM. Michelet, Proudhon, É. de Girardin, Legouvé, Comte et autres novateurs modernes.

Elle y dénonçait « l’annihilation sociale de la femme », à savoir l’exclusion des femmes du travail, de la politique, de la citoyenneté et du droit à l’autonomie. « Mon but est de prouver que la femme a les mêmes droits que l’homme ».

 

Louise Franziska Aston 1814/1871

Vers 1845, Louise Aston se joignit à un groupe de jeunes hégéliens et rencontra Max Stirner. Pour formuler ses revendications radicales en faveur de l’égalité des sexes et du droit des femmes, elle se mit en scène dans ses écrits.

Athée et républicaine, elle considérait le mariage comme une forme de prostitution à laquelle les femmes étaient souvent contraintes de se soumettre pour de l’argent. Elle revendiquait le droit d’avoir des relations sexuelles sans être marié.

En 1846 elle publia, « Mon Émancipation, Référence et Justification ». En 1847 « Sur la vie d’une femme ».

Commentaire en voix-off :

« J’ai porté des vêtements masculins pour pouvoir assister aux conférences universitaire. Je ne crois pas en Dieu et je fume des cigares. Mon objectif est de libérer les femmes même si cela doit me coûter jusqu’à mon dernier sang » Surveillée par la police, Louise Aston fut expulsée de Berlin. Elle fut qualifiée par la presse de prostituée, de séductrice, d’impudique, de briseuse de mariage.

 

Mathilde Franziska Anneke 1817/1884

En 1848, elle publia le premier journal féministe allemand « FrauenZeitung ». Après l’invasion prussienne du Palatinat elle émigra avec son mari aux États-Unis.

En 1852, elle lança le premier journal féministe fait par une femme aux États-Unis, la « Deutsche FrauenZeitung ».

Elle lutta contre la prohibition, le nationalisme, la religion et les inégalités entre les sexes. Abolitionniste elle s’opposa toute sa vie à l’esclavage.

Elle publia en 1844 « Les chaînes brisées » série d’articles sur esclavage ; en 1847 « Femme en conflit avec la société » qui évoque le sort de Louise Aston ; en 1853, « Mémoires d’une femme du Feldzuge dans le Bade-Palatinat ».


 

Les autres épisodes:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/la%20societe%20du%20chaos/
 

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 14:39


Ces chroniques seront irrégulières et toujours liées à des moments où
la subjectivité critique et la raison sont mises à mal.La première s’adresse à Monsieur le Président, qui la lira peut-être,
s’il a le temps.

Monsieur le Président,
Je viens de vous entendre en cette soirée de confinement et, pour nous
Perpignanais, de couvre-feu. Vous avez tenté, après votre rôle de chef
de guerre de redevenir plus humain. Mais comme l’écrivait en son temps
Philip. K. Dick, un androïde restera toujours un androïde. Ce qui lui
fera toujours défaut, c’est l’empathie. Dick écrivait d’ailleurs à ce
sujet : « L’Univers tout entier est un vaste laboratoire, d’où sortent
des entités cruelles et rusées qui nous tendent la main en souriant.
Mais leur poignée de main est une étreinte mortelle, et leur sourire a
la froideur de la tombe. »
Monsieur le Président, un être humain qui se désintéresse du sort de
ses semblables, un être humain dépourvu d’empathie ou d’émotion est la
même chose qu’un androïde conçu pour ne pas en avoir, soit par erreur
soit à dessein : un pur et indifférent spectateur.
La mutation la plus spectaculaire qui bouleverse notre univers est
sans doute la déréalisation de l’homme, mais cette mutation
s’accompagne en même temps d’une pseudo-humanisation de l’inanimé par
la machine. Monsieur le Président, s’agissant de vous et de votre
gouvernement, on ne peut plus désormais opposer les catégories pures
du vivant et de l’inanimé. Cet inanimé traduit simplement ce qui vous
anime en tant que simulacre du vivant : un simple comportement de
banquier.
Monsieur le Président, on ne demande pas à un banquier ou un trader
d’être autre chose que des machines dénuées de toute humanité. On ne
leur demande pas non plus d’avoir une vision stratégique et une pensée
historique. On ne leur demande pas de prendre les bonnes décisions
dans des moments de crise, comme celle que nous traversons : ils en
sont incapables.
Monsieur le Président, dans votre allocution vous avez simultanément
interdit l’ouverture des cinémas, restaurants et cafés, mais encouragé
celle des écoles, collèges et lycées. Voici bien une affirmation, une
prétention et une mesure de banquier dont chacun peut comprendre les
enjeux indirects : qu’importe la contamination par les enfants du
moment que leurs parents travaillent. On peut percevoir ici, le mépris
dans lequel vous tenez le bas-peuple.
Monsieur le Président, depuis le début de cette crise, vous et votre
gouvernement n’avaient cessé de vous contredire, prenant la mesure
indispensable toujours trop tard. Vous, vos ministres et vos
conseillers scientifiques avaient sans cesse changé d’avis, parfois
jusqu’à deux fois dans la même journée (la fermeture des écoles).
S’agissant d’une telle faculté d’indécision, totalement hors norme, je
vous conseille de méditer cette réflexion du Cardinal de Retz : « Tel
est le sort de l’irrésolution : elle n’a jamais plus d’incertitude que
dans la conclusion. »
 

Voir aussi , La Société du Chaos

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/la%20societe%20du%20chaos/

Scène extraite du film Blade Runner, (1982) réalisé par Ridley Scott et inspiré assez librement du roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?

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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 16:40

 

Ennui. - Rien n'est si insupportable à l'homme que d'être dans un plein repos, sans passions, sans affaire, sans divertissement, sans application. Il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide. Incontinent il sortira du fond de son âme l'ennui, la noirceur, la tristesse, le chagrin, le dépit, le désespoir.
            Pascal, Pensées, section II, 131, 1670.

A Perpignan, on a pas les couilles sorties des ronces. La notion de confinement est relative selon le ressenti de chacun . Le problème d'être confiné chez soi, c'est d'être confiné avec soi (même si, l'enfer, c'est les autres)! Dans le confinement, on est donc face à soi-même et donc à "l'ennui pascalien" . L'"ennui pascalien", atteint aussi les Patricks et les Sylvies et toutes personnes (#vousappelezLeblanccestjuste et ben lui, c'est l'ennui Pascalien!) Ennui. - Rien n'est si insupportable à l'homme que d'être dans un plein repos, sans passions, sans affaire, sans divertissement, sans application. Il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide. Incontinent il sortira du fond de son âme l'ennui, la noirceur, la tristesse, le chagrin, le dépit, le désespoir.
            Pascal, Pensées, section II, 131, 1670.

Bref, face à soi-même, on est souvent face au néant et à l'idée de sa propre finitude . Et comme on ne peut sortir de soi-même ( sauf si on s'appelle Lopsang Rampa et qu'on pratique le voyage astral https://www.lobsangrampa.org/fr/voyage-astral.html).

Alors, on a envie de sortir malgré le confinement et le couvre-feu!

Aller chercher un colis à la poste, parce que "bougez avec la poste" , n'empêche pas de respecter les distances de sécurité . Ben si  (voir la vidéo)

Ou bien encore le syndrome du jeune à casquette qui continue toujours de fréquenter les lieux qu'il avait l'habitude de hanter habituellement comme "l'épicerie brasserie" de la place Rigaud http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2020/03/perpignan-con-finement-si-la-mairie-a-des-effectifs-de-police.html  ou comme dans la photo du dessus :"

Tous les soirs des personnes vont au tacos ave julien panchot ce commerçant ferme aprés 20h photo du 5 avril 2020 à 19h50, la Police Municipale passe ne dit rien ?

Moralité, moins les gens respecteront le confinement plus la charge virale continuera de circuler et plus longtemps les personnes seront obligés de rester à résidence!

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 04:31

Depuis deux ou trois jours je constate qu'une campagne est menée contre les connards. Je précise tout de suite que je suis un connard. Le connard, nous disent tous les intelligents qui se pressent aussi sur le réseaux sociaux pour les dénoncer, est celui qui n'étant pas expert se permet d'ouvrir sa gueule (il y a même une vidéo qui circule - je l'espérais plus drôle, le gars n'est pas bon- qui demande qu'on ferme sa gueule...)

Sur la situation actuelle.

D'abord, je souhaite rappeler (en tant que connard) qu'un certain connard nommé Bakounine expliquait en 1860 qu'une société dirigée par des experts est une dictature.

Les experts sont là pour donner leurs analyses, leurs façons de voir mais c'est aux citoyens de soutenir ou non leurs recommandations. Si les experts ne sont pas capables de donner leur résultats clairement, c'est qu'ils ne sont que des connards comme les autres.

Aujourd'hui il y a un connard qui s'appelle Raoult, qui énonce clairement une possibilité d'action.

Il n'est pas besoin d'être un connard de chercheur, ou un connard du gouvernement, pour faire le choix entre des connards qui ne font rien, et un connard qui propose une action (qui jusqu'à présent donne de l'espoir).

Les réseaux sociaux sont une bonne chose, avec et malgré, toutes les saloperies qu'engendre un collectif quel qu'il soit. Ils permettent en effet que des connards réfléchissent à ce que les experts entendent faire d'eux, et qu'éventuellement ils s'appliquent à promouvoir ce qu'ils pensent dans leur grande ignorance de non experts relever du bon sens et de leur intérêt.

Cracher sur les réseaux sociaux est désormais la politesse des connards qui n'assument pas leur connardise.

Voir aussi:

Devoir d'histoire:La prostestation de Saliège : les Juifs sont des hommes, 23 août 1942! interview d'Yves Bélaubre par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-devoir-d-histoire-la-prostestation-de-saliege-les-juifs-sont-des-hommes-23-aout-1942-interview-d-120884488.html

Les Rancios secs de Catalogne au Mas Marroch des frères Roca! Par Yves Belaubre écrivain et épicurien

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-les-rancios-secs-de-catalogne-au-mas-marroch-des-freres-roca-par-yves-belaubre-ecrivain-et-epicurie-120800678.html

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29 mars 2020 7 29 /03 /mars /2020 17:27

"Comment mettre à profit notre confinement pour aider notre personnel soignant ? C'est la question que l'on se pose depuis 12 jours ...L'idée de faire appel aux artistes des P.O est née des posts de tous ces artistes qui adoucissent nos jours, grâce à leurs initiatives individuelles. Notre scène musicale étant une des plus fécondes de France, il m'a paru normal, connaissant la plupart des artistes grâce à mon métier de journaliste à l'Indépendant, de leur lancer un appel à soutien pour le monde hospitalier. L'art et la solidarité ont toujours fait bon ménage, le but étant de récolter des fonds pour nos blouses blanches. Chaque artiste ou groupe sollicité et consentant offrira un de ses morceaux que le public pourra acheter sous forme de compilation portant le titre d' "I got the Blouse" via la plateforme participative qui nous accompagnera. L'intégralité des bénéfices sera alors reversée au SMIT (service des Maladies Infectieuses et Transmissibles) de l'hôpital de Perpignan. Un geste altruiste pour ceux et celles qui sont dans les tranchées de la médecine d'urgence et pour vous, heureux donateurs et donatrices, l'occasion de faire une bonne action et de découvrir la richesse musicale de notre scène musicale exceptionnelle.
Nos soignants ont du cœur, nos artistes aussi, donc Action !"

Thierry Grillet

dans un premier temps vous pouvez les contacter via le Facebook du projet ici

https://www.facebook.com/I-Got-The-Blouse-111237610522067/

Le site l'archipel contre attaque s'associe à cette initiative et sa diffusion , pour que les soignants ne touchent pas que le salaire de la peur!

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