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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 20:09
 L'indignité nationale, oui, c'est maintenant. (la manipulation, le plus court chemin de l'indignation à l'indigne) par Gérard Gourmel


Sarkozy en rêvait.
En 2006, surfant sur une étude particulièrement scientifique de l'INSERM, le ministre de l'Intérieur entendait dépister les troubles de conduite chez les enfants dès 3 ans – repérer les futurs délinquants, les épingler d'un « carnet de suivi » et plus si affinités.


Huit ans plus tard, l'autoproclamé «Sarkozy de gauche » (on est certes toujours le gabache de quelqu'un, reste toutefois à saisir ce qui peut se situer à la droite de celui-ci), Manuel Carlos Valls Galfetti (son modèle à lui est donc Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, chacun son blot), se devait de le faire, et il l'a fait.
Et la sélection, en janvier 2015, est à l'évidence imparable.
Soumettre un enfant d'école primaire à la question : « Es-tu Charlie ? ».
S'il n'entend pas, réitérer, plus fermement, à trois reprises : « Alors, Charlie ou pas Charlie ? » (le mode : être ou ne pas être, le sous-mode : français.).
Si le bambin répond par la négative, on a dépisté un prosélyte, un apologiste du terrorisme, d'autant plus dangereux à 8 ans : THE futur Ben Laden. Déjouée, donc, une menace terroriste imminente sur le sol National.
Mais s'il répond positivement, tout va donc pour le mieux pour le blondinet?
Que nenni.
Il suffit d'ouvrir un Charlie Hebdo, depuis 1992 et Val, pour comprendre que des gamins de 6 ou 8 ans accros à un tel fanzine ont de gros soucis, sexuels, raciaux, culturels et linguistiques. (Le lecteur « adulte » peut-être aussi, au demeurant : Iconoclaste de gauche voire libertaire ? Ou bobo adulescent resté un peu bloqué au stade anal, réac individualiste, égocentré, misanthrope voire raciste – bref ceux-là qui se targuaient naguère du pavillon « anars de droite » ? )
Eh bien, si le bambin assume crânement « Je suis Charlie », on a ainsi percé à jour un pervers, un déviant sexuel en herbes, un futur prédateur, à mettre hors de nuire au plus vite.
(Si le sujet de l'interrogatoire est encore rétif à la troisième sommation, l'enseignant doit-il le placer dans le cas « 1 » aggravé et faire appel au RAID ?).
La seule bonne réponse est donc, bien sûr, ni « Je suis Charlie », ni « Je ne suis pas Charlie ». Kif kif les années 40 : ni collabo, ni résistant, les 90 % qui attendent pour voir.


Une mécanique quasi parfaite de traque, vraiment, conçue par les virtuoses de Matignon à l'usage des têtes blondes, parfois, crépues plus souvent. Jusque dans le détail relatif à la minute de silence : « la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche demande à l’ensemble des personnels ainsi qu’à l’ensemble des élèves et étudiants de respecter, jeudi 8 janvier à midi, une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat survenu ce 7 janvier à Paris. ».
Une « demande » (hihihi), pas un ordre : ça, c'était le morceau de gruyère sur la tapette.


Hélas, hélas. Comme on dit en catalan : « Gent de Valls, gent de Treballs», et en outre, pour son malheur, les parents Valls ne l'ont pas prénommé Intellectuel. A lui donc sale boulot, incompréhension voire ingratitude. Bref, le sale boulot du « white, blanco» pour la « belle image » non plus d'Evry, mais désormais de la rue de Varenne – les noms d'oiseau de la Retirada, la famille ne les a pas vécus, et pour cause.


« Treball », en atteste cette nouvelle incompréhension, manifeste, totale.
Ils ont pourtant fait beaucoup pour tenter d'être Charlie Valls, les enseignants, les administratifs, la chaîne de surveillance de l'éducation plus ou moins nationale. On ne pourra pas dire qu'ils ont lésiné sur la dénonciation des proto-fanatiques aux autorités. Plus de 200 signalements de profanation d'une minute de silence « demandée », des procédures en cours au niveau judiciaire... les profs et les administrations n'ont pas fait dans le détail.
(Le signalement dans l'intérêt collectif : encore un retour aux vraies traditions de la France et ses valeurs inoxydables. Ce n'était pas Klaus Barbie qui, prenant son job à Lyon, face à la marée d'informations qui noyait les services de renseignement de la Kommandantur, choisit de ne prendre en compte que les lettres de dénonciation signées ?)


Mais, ces malheureux formatants, le petit doigt sur la couture du pantalon, ils n'ont fait qu'être fidèles à la lettre de leur ministre de tutelle et aux diatribes du Treball voire même de l'Elysée : Repérer les « je ne suis pas Charlie », en envoyer la liste à la maréchaussée - « Au revoir les enfants ». Avec parfois une admirable motivation, comme à Villers-Cotterêts où, personne n'ayant entendu Allah Akbar pendant la minute de silence mais dénoncé par un copain d'école, un terroriste de 9 ans a fini devant les chaussettes à clous.


Le stade 2, par contre, le dépistage des « je suis Charlie » pour éradiquer les pervers, aucun signalement.
Quelle ignorance crasse. Je pressens l'accablement et l'affliction ressenties à Matignon : « Prompts à dénoncer des enfants quand on les manipule mais incapables de saisir nos desseins. Comment leur faire confiance ? »
(Serait-ce qu'une flexion trop réitérée de la colonne vertébrale vers le sol réduise la capacité de lire et comprendre vers le haut ?)


Oh, ça va. On peut rire un peu, non ? Il paraît qu'en France, 4 millions d'individus (selon le ministère de l'Intérieur : 3,7, plus de 4 millions selon les médias, 400 000 selon les organisateurs) ont défilé pour la liberté d'expression, sous l'emblème d'un canard vendu à 40 000 exemplaires : « Je suis con ». Alors, sauf à toucher à la nouvelle Sainte-Trinité : « Je suis Charlie, je suis policier, je suis juif », déclinée, c'est le mot, localement par une secrétaire (nationale) d'Etat « je suis Charlie (e) je suis policière je suis juive », rions, tant qu'il est encore temps, et loisible de le faire.


Entendons donc ce Manuel Carlos Valls Galfetti, nationalisé français en 1982. Les nationalisés, c'est bien connu, c'est comme les néo-convertis, les ex-gauchistes ou les péripatéticiennes rangées : ils/elles sont souvent plus chauvins, bigots, réacs ou prudes que le roi ou la reine.
Alors que son président fait, en quelques jours, successivement allégeance, au nom de la France, ce butor, à Davos, Auschwitz et l'Arabie Saoudite, la gente de Valls, elle, cogite à la reconstitution de « l'indignité nationale ».
Il n'a pas l'air comme ça Manuel (sous Manuel, il ya quand même Carlos), mais quel humoriste. On comprend mieux son conflit avec Dieudonné : ça boxe dans la même catégorie.
Vu que, l'indignité de cette Nation, on baigne dedans.
L'indignité nationale, c'est clair, c'est maintenant.


Par contre, si cette indigne nation de la délation au nom de la liberté d'expression, de la manipulation au nom de l'unité nationale, de l'agression internationale constante au nom de la démocratie et de l'assujetissement au capital au nom d'une Grandeur soumise à toutes les lâchetés, promulgue une loi sur la déchéance de nationalité : du fond de la classe, près du radiateur et de la fenêtre, je lève la main : être déchu par ce nationalisme obtus, je prends tout de suite ce carton rouge pour vous de « l'infamie ».
Ne pas me considérer comme des vôtres, tout simplement parce que n'ayant rien à voir avec vous.

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 16:10
Chronique moscovite (épisode 10) : Ich liebe dich!!‏ par Félix Edmundovitch Dzerjinski

Et revoilà ton Groland sur nos bonnes terres moscovites, si hospitalières, après une petite escale kiévienne. Mais pas tout seul cette fois. Il a rencontré une petite à une boum à Bruxelles et comme ils se sont plus, ils se sont dit qu’ils convoleraient en juste noce par chez nous. Ben ouais, y a pas que Venise pour les amoureux.

Le voici avec Angela, la Füreur ou la Vénus à la Füreur, tu choisis, pour dire, un peu comme les chœurs des vierges, à Blondin : « Mais arrête d’être méchant », nous venons avec un plan de paix. Tu vois, ils en ont sorti un comme ça, comme ça te gratte... Là, Blondin, il tremble comme un maltchik (un petit garçon) pris les doigts dans le pot de caviar. Tout seul face à la locomotive de l’Europe… Ben mince alors… Et Blondin de rétorquer : « Mais c’est pas moi, c’est un problème de provinciaux entre eux, moi je suis là, peinard, au Kremlin et croyez-moi, j’ai d’autres chats à fouetter, pas vous ? » Les deux zigues, ils auront vu le Petro(lettte) juste avant et lui auront dit, « t’inquiète, on va t’aider mais tu nous coûtes un peu cher ». Ben ouais, la Vénus à la Füreur, elle est un peu près de ses sous… Le problème est qu’ils seront passés après le Caincain qui propose de livrer des armes, un joli plan de paix, ça. Mais c’est normal l’Ukraine, l’Europe, c’est tellement loin des States… Davaï, davaï !!

Tu l’auras compris, petit Frantsouz, dialogue de sourd. Mais c’est normal, à force de ne pas entendre ce que dit Blondin depuis le début du conflit. Il a donné la solution : la fédéralisation ! Faut juste que les Européens s’approprient l’idée, qu’il la vende à Petro(lette) qui l’achètera avec l’argent de l’UE ou du FMI. Mais bon, tu as, à la tête de la petite province un marchand de (mauvais) chocolats multimillionnaire, mais lui personne ne le traite d’oligarque, qui te cause intégrité territoriale et tout le frichti, tout ça sent l’arrière cuisine, les recettes éculées… Il oublie de dire que sitôt arrivé au pouvoir avec une clique de gens pas très recommandables auxquels toi, simple citoyen frantsouz, tu n’oserais pas prêter ta mobylette, il a nié les droits élémentaires des minorités russophones. Et Grolland et la Füreur de s’apercevoir que les prix du pétrole ont beau chuter, les sanctions ont beau agir, Blondin est toujours là, la truffe fraîche et le poil brillant. Ben ouais, rappelle-toi lorsque les sanctions ont été adoptée, à Bruxelles, ils comptaient sur une sorte de révolution de palais… Résultat, Blondin est à 85% de popularité. Et rappelle-toi que Blondin avait proposé la fédéralisation il y a un an et il a fallu à ces peccamineux d’Européens une année pour adopter l’idée. De vrais besogneux tous ces premiers de la classe, pas un qui n’ait l’étincelle, le génie ou la vision long terme…

Faut surtout pas qu’ils resservent les vieilles recettes, genre retrait des armes lourdes, échange de prisonniers, stabilisation de la zone de front, reconnaissance d’une nouvelle zone tampon (histoire d’entériner les conquêtes territoriales des séparatistes), parce que là, Blondin va faire son gentil, tu le connais, il souffle le chaud et le froid, puis le printemps venu, tout va repartir comme en 14, il va vouloir pousser son avantage et risque de demander plus d’autonomie pour nos compatriotes. Et puis d’ailleurs, pas sûr que Blondin ait la maîtrise totale sur nos compatriotes du Donbass. Ou alors la locomotive de l’Europe va arriver en proposant l’envoi d’une force d’interposition ou de maintien de la paix sous l’égide de deux machins qui ne servent à rien l’ONU ou l’OSCE. Là, Blondin va penser « banco », j’ai réussi à leur coller un conflit gelé que je pourrais réchauffer dans ma marmite quand cela me chantera, comme la Géorgie avec l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie en 2008.


Faut dire que Blondin sait pertinemment que Petro(lette), en ce moment, il a ses couilles posées sur le billot. Ben ouais, à tout moment, il peut être renversé par les extrémistes du Pravyï Sektor, un gentil parti d’extrême-droite. Dis-moi, il me semble que tu n’aimes pas l’extrtême-droite chez toi, non ? Alors, pourquoi elle te plaît ailleurs ? Et oui, ces mecs-là sont dans des milices privées, les bataillons Aïdar ou Azov, à l’esthétique particulière, financés par des oligarques comme Kolomoïski. Tu sais le mec qui a fait rentrer dans le conseil d’administration de sa boîte pétrolière, Burisma, le fils du vice-Président américain, Joe Biden… Je dis ça, je dis rien. Petro(lette), il a tout intérêt que ces mecs se battent à l’Est, faut surtout pas les laisser sans travail, tu le sais, l’oisiveté est mère de tous les vices, et ces bons mecs seraient capables de déposer Petro(lette). Et alors là… face à Blondin, y aurait du spectacle. Je crois que c’est un peu ce que veulent éviter la Füreur et votre gentil Groland.

A mon avis, si Petro(lette) ne fait pas une croix sur les provinces sécessionnistes, nous en prenons pour entre 10 et 40 ans de bordel.

Et ces maudits Américains qui glosent sur l’autisme de Blondin, cela me rappelle les bons vieux temps de la guerre froide, durant lesquels ils scrutaient les maladies de nos gérontes, Brejnev, Andropov et Tchernenko. Ils avaient même été jusqu’à tenter d’analyser les selles de Brejnev. Quel peuple de de coprophage !!! Y a qu’à voir de quoi ils nourrissent…

Voir aussi:

Les précédentes Chroniques moscovites ici

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/chroniques%20moscovites/


Chronique moscovite (épisode 10) : Ich liebe dich!!‏ par Félix Edmundovitch Dzerjinski
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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 17:53
record battu!
record battu!

Effet Charlie? Le site l'archipel contre attaque a compté 26 668 lecteurs uniques et 33 344 pages vues pour le mois de janvier. Un article d'Axel Belliard à fait le carton avec plus de 20 000 vues à lui tout seul http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/01/charlie-hebdo-nous-avons-tous-tue-charlie-par-axel-belliard.html

La liberté de la presse n'a pas de prix, que le soutien citoyen de ses lecteurs et des contributeurs aux articles: merci à tous!!!!!

Voir aussi:

prêt de 15 000 lecteurs uniques pour l'archipel contre attaque ce mois de mars: record battu!

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/04/pret-de-15-000-lecteurs-uniques-pour-l-archipel-contre-attaque-ce-mois-de-mars-record-battu.html

Record:Plus de 26 000 lecteurs uniques pour l'archipel contre attaque pour ce mois de janvier; l'année commence bien!
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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 15:13
Chronique moscovite (épisode 9): Hum... le fond de l'air est frais!  par Félix Edmundovitch Dzerjinski

"Si le parti communiste et le peuple ne sont pas d’accord, il n’y a qu’à dissoudre le peuple." (Berthold Brecht)

Ouah, c’est un Allemand, bon certes communiste, qui a dit ça !!! Qu’en pense la Fureur Angela?

En ce début d’année, je réfléchis sur mon sort et mon métier de Tchékiste, cela m’arrive de m’introspecter mais pas trop car c’est bourgeois, et parfois je me demande, « mais Félix, qui es-tu vraiment ? ». En fait je suis l’homme sans visage ou plutôt l’homme au cent visages. Pour faire ce métier, il faut savoir maîtriser sa schizophrénie et laisser prospérer son atypie, car ce n’est pas un métier comme les autres. Tu as vu, avec les tristes événements qui se sont déroulés chez toi, le 7 janvier, toute l’importance du renseignement et des organes de sécurité. Tu vois, je te disais bien que ces services constituaient la colonne vertébrale de toute société car ils ont pour objectif d’assurer la sécurité et sans sécurité, la liberté devient impossible, ingérable. Tu as vu ton Président, petit Frantsouz, à Davos, un socialisteuh chez les kapitalistes, qui déclare, « Il n’y aura pas de prospérité sans sécurité », et bien , il pense comme moi, on ne le dirait pas mais c’est un partisan de Félix Dzerjinski !! Eh ben voilà, ils y viennent tous, les gentils démocrates, ma parole, à croire, qu’ils ont relu ma vie, mon œuvre !! Je te le disais dans ma dernière chronique, pas de liberté sans sécurité!!! Ton Groland doit lire ma chronique !!! Et bientôt, vous allez voir, il va vous annoncer la création d’un grand Ministère de la Sécurité nationale dont l’acronyme en russe donne MNB, qui fusionnera et rationaliser tes services de sécurité à la fois intérieur et extérieur. Quel style ! Quelle classe, ça aurait vraiment de la gueule et tu aurais une sacrée machine à surveiller le citoyen, par définition un déviant. En plus, tu ajoutes un peu de surveillance des partis politiques et de leur leaders, genre « qui baise avec qui » et tu te fais une collection de kompromats (dossier compromettants) et tu deviens, comme Blondin, le roi du pétrole et du gaz !!!

Le renseignement, c’est un métier de seigneur et parfois de saigneur. Tu places l’Etat, le collectif plus haut que tout, über Alles ! C’est un métier totalisant et totalitaire. Si tu as l’âme d’un bourgeois, passe ton chemin, ce n’est pas pour toi. J’espère, petit Frantsouz, toi si rebêêêêêêêêêleuh (humpf, je lis Libé et Télérama et je manifeste…), que tu auras un peu plus de respect pour tes organes de sécurité. En Russie, ils sont craints et vénérés. En Russie, c’est Blondin et toute sa bande qui est aux commandes, une sorte de promotion Voltaire, tu vois ? Tes journalistes ont tôt fait d’écrire que c’est un clan qui au pouvoir mais il me semble qu’ils n’écrivent pas la même chose pour le président du Grolland.

Reprenons nos pérégrinations moscovites. Tu as vu, dans ma dernière chronique, ce ciel bas, sans lumière, ce temps de gueux. Pas de doutes, le climat doit avoir une influence sur les peuples comme le postulait ton Montesquieu, petit Frantsouz. C’est comme dans une bd que j’ai lue dernièrement, le dernier Tardi, quand il évoque la Poméranie et qu’il n’est pas étonné qu’une telle terre à patates rendent le peuple un poil hargneux. Faut avoir un sacré mental pour vivre sous ses latitudes. L’hiver s’installe en Russie, la Moscova est gelée, un vrai hiver russe, un hiver de moujik. Pour se faire du bien, dans ces conditions hostiles mais auxquelles nous nous sommes bien adaptés, le Russe est ainsi et l’Européen va l’avoir longtemps sur le dos, rien ne vaut un bon bania russe. Le bania influence notre résistance thermique et il est inscrit dans nos gènes. Il est en effet d’usage de prononcer à n’importe quel pékin venant de sortir d’une douche ou du four en bois « С лёгким паром ! » ce qui veut dire que la vapeur soit légère… Si tu n’est pas allé dans un bania alors tu ne peux pas comprendre la Russie et sentir son âme. Le bonheur de sentir les veniki vous fouetter la peau pour faire circuler la chaleur. La petite bière après… N’est pas Russe celui qui n’est jamais allé au bania, n’est pas Russe celui qui n’a jamais ressenti la satisfaction profonde de se rouler dans la neige ou de plonger dans une eau à 1° après avoir senti ses poumons fondre dans la vapeur chaude. Cette tradition nous vient de très loin, va pas croire que ce sont les Mongols, cela date en fait de bien avant le baptême de la Russie en 988.

En ce moment, Blondin, qui est un bon mec, réfléchit à un nouveau jour férié, normal fut ménager le populo, le pays est en crise, en récession comme chez vous. Il a songé à commémorer l’entrée des cosaques dans Paris en 1814. Ne te fâche pas petit Frantsouz, mais comprends que dans contexte de sanctions où vous nous faites jouer le rôle du méchant, nous ayons conservé notre sens de l’humour… et de l’Histoire. Hé, c’est drôle, à l’époque, les Russes avaient mis leur QG à Bondy, aujourd’hui riante cité de la banlieue parisienne… Ben ouais, faut que les Frantsouz se rappellent que les Russes leur ont mis une mouflée et que nous pourrions recommencer, surtout si vous nous agacez Blondin. Mais je te rassure, c’est un Tchékiste, il sait se maîtriser, jouer la comédie, souffler le chaud et le froid. Bon, je te l’accorde, en ce moment, c’est plutôt le froid. Mais tout cela n’est pas grave, si tu sais lire le Russien (http://www.kommersant.ru/doc/2648716), tu seras heureux d’apprendre que les Russes, selon un institut de sondage, il me semble que tu aimes cette expression de la démocratie, non ?, estiment à 69% qu’ils ne sont pas aimés mais qu’ils font peur et en plus, ils considèrent leur pays comme étant riche, développé et… libre !!!! Ah, voilà qui te ferme ton clapet, toi qui pense et dit tout le contraire de mon grand, très très grand pays.

Tiens, il me revient quelques déconvenues arrivées à des touristes, quelques Frantsouzy, dans mon beau pays. Certains d’entre eux, visitant Saint-Pétersbourg, la ville de Pierre Ier, dit le Grand et de Blondin l’encore plus Grand, ont voulu fréquenter les lieux interlopes de la ville en quête d’aventures gentiment sales et de frotti-frotta charnels. Mal leur en a pris. Ils ont été drogués au GHB et pour certains mêmes ont été analement défloré. La Russie, c’est un peu le pays de possibles, de tous les possibles... Quel peuple de farceurs que le peuple russe. Quelle belle tradition que la nôtre que celle des poisons. Ben ouais, bien avant Litvitnienko et le polonium, le Chauve avait créé dès 1921, quel visionnaire mon pote, un cabinet des poisons. L’objectif de ce cabinet/laboratoire était l’élimination des ennemis de la révolution, où qu’ils se trouvent, sans laisser de traces à l’autopsie. Car tu dois savoir une chose, petit Frantsouz, si un jour tu nous as sur le dos, jamais et nulle part tu ne seras tranquille. C’est drôle, ces histoires d’Occidentaux qui viennent chez nous en rêvant de s’encanailler avec nos femmes et qui le lendemain matin ne se souviennent plus de rien, à poil dans un terrain vague, avec parfois une douleur intime… C’est vraiment la loi universelle du capitalisme sauvage, tout est permis, du renard libre dans le poulailler libre. La Russie, ce n’est pas la Thaïlande, petit Frantsouz… Ce n’est pas le pays du sourire, mais celui des possibles…

La semaine dernière, j’ai vu une excellente expo photos au centre des frères Lumière. Elle portait le titre de ProZavod et était consacré à l’industrie, mais surtout au passé industriel, un petit peu au présent aussi, de notre cher vieux pays. C’est beau de (re) voir ces masses prolétariennes, qui avec leurs seules mains, contribuent à l’édification d’un grand pays et au bien-être des masses. Faut admettre qu’avec l’effondrement de ce qui était devenu la parodie de l’URSS, rien à voir avec ce que j’ai connu et contribué à édifier, le pays s’est sévèrement désindustrialisé, y compris dans des secteurs stratégiques comme le pétrole et le gaz, tout a été vendu à la découpe ou fermé. Et c’est pourquoi, notre industrie importe des services et des technologies occidentales et comme vous le savez bien, vous avez spécialement adopté des sanctions pour nous faire mal. Mais même pas mal !!! Nous ne pouvons pas exploiter un gisement en Arctique dans les 3 ans et bien s’il le faut, nous attendrons 10 ans !! Tu as oublié, ordure occidentale, la capacité de résilience du pays et du peuple russe. Nous avons le temps et vous avez les montres comme disent les Afghans… N’oublie pas que chez nous, petit Frantsouz, l’individu n’existe pas, c’est le collectif qui prime. La valeur de la vie humaine, connais pas ce concept, comme le démontre notre histoire.

Je trouve que mon ami Nicolas s’est pris quelques vacances, rien depuis le20 janvier ! J’ai bien aimé son article sur La Cigale. C’est le genre d’endroit qui me rappelle nos petits troquets où tu vas pouvoir déguster sans façon quelques chachliks (brochettes) accompagné d’une bonne bière Baltika ou Sibirskaya Korona. Promis, quand je reviens garer mon T-34 à Perpignangrad, j’y passe.

Tu as vu, toute cette agitation à cause des événements de la petite province. Il est fort Blondin, quand il parle des « légions de l’OTAN ». Il sait jouer du sentiment patriotique et puis il sait jouer de la propagande, le bon peuple ayant les yeux rivés sur sa télé, Piervy kanal de préférence. A voir Blondin, je me dit que nous sommes encore aux manettes et ça me rassure pour l’avenir de mon beau et grand pays. C’est drôle, je vous vois gesticuler, Américains et Européens, agiter de nouvelles sanctions, et alors… Dans le fond, vous n’en voulez pas vous-mêmes de ces sanctions et cela, nous le savons et nous avançons. Et puis sur la commémoration de la libération d’Auschwitz, à laquelle Blondin ne s’est pas rendu car il n’avait pas été invité par l’Etat polonais (quelle petite province mesquine…), tu as noté ce qu’il a dit, le petit rappel historique à l’égard des Ukrainiens, qui furent les auxiliaires zélés des Einzatsgruppen, ces commandos de la mort, chargé de la Shoah par balles. Faut dire qu’il réagissait aux propos d’un ministre polonais particulièrement du à digérer pour nous autres Russes.

Je voudrais finir cette chronique avec quelques chansons, un peu sur Blondin. Un peu de légèreté. Tu vois, il y a des minettes qui l’adorent et chantent sa gloire surtout Mashany avec la période difficile que le pays travers…http://mashany.ru/moj-putin/, http://www.youtube.com/watch?v=uWasqyZmQrMOu alors, tu as la chanson du fonctionnaire russe, celui qui s’enrichit et vend le pays à la découpe : http://www.youtube.com/watch?v=GXz0iG82jOo Ou celle-là sur mon pays où il y a de tout et surtout un peuple qui vit dans la m….http://www.youtube.com/watch?x-yt-cl=84924572&x-yt-ts=1422411861&v=dnP1fJ1bzxE

J’ai beau être un tchékiste, j’ai tout de même de l’humour. N’aie pas peur, si jamais nos chars viennent jusqu’à toi pour te libérer…

Voir aussi:

Les précédentes chroniques moscovites http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/chroniques%20moscovites/

Chronique moscovite (épisode 9): Hum... le fond de l'air est frais!  par Félix Edmundovitch Dzerjinski
Chronique moscovite (épisode 9): Hum... le fond de l'air est frais!  par Félix Edmundovitch Dzerjinski
Chronique moscovite (épisode 9): Hum... le fond de l'air est frais!  par Félix Edmundovitch Dzerjinski
Chronique moscovite (épisode 9): Hum... le fond de l'air est frais!  par Félix Edmundovitch Dzerjinski
Chronique moscovite (épisode 9): Hum... le fond de l'air est frais!  par Félix Edmundovitch Dzerjinski
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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 18:43
 EXIL FISCAL : UNE FILIÈRE EN DANGER, LE VAMPIRE DE ROPRAZ par L'écrivain Henri Lhéritier

Ce vampire doit avoir des dents dégoulinantes de sang, cracher des poils et des cheveux, brosser ses habits et remettre son zizi en place, lorsqu’il quitte les cimetières du canton vaudois. Sur les cadavres qu’il déterre, on découvre les pires mutilations mélangées à de la salive et du sperme, le type, au clair de lune, doit s’en donner à cœur joie, sa partenaire n’a plus mal à la tête. Il la baise sans se préoccuper de la faire jouir. À sa sortie, les feux follets lui font une haie d’honneur : chapeau l’artiste !
Dans le dernier domicile de sa victime, ou plutôt de sa post-victime, déterrée à Ropraz le 21 février, le tableau est le suivant : Poitrine cisaillée, seins découpés, mangés, mâchés, main séparée du corps, tête aussi. Le sexe a été découpé, prélevé, mastiqué, mangé, on en retrouvera des restes recrachés, poils pubiens et cartilage, dans la haie dite du Cochet, à deux cent mètres au-dessus de la forge. Il faudrait passer sous quinze autobus pour se retrouver dans cet état, encore que les autobus ne mangent pas les sexes. Le Vampire de Ropraz doit aimer la chair non fraîche et les jeux de patience car il ventile les morceaux, façon puzzle comme on dirait au cinéma.
La savoureuse jeune fille, Rosa Gillieron, 20 ans, enterrée la veille, avait été dégustée dans la nuit par un fin gourmet. Le reporter de cette scène est le dénommé Jacques Chessex, écrivain vaudois, qui ne fait pas dans la dentelle. Il ne s’en lèche pas les babines, mais c’est tout comme. Ah, il aime ça ! Ce genre d’horreur n’a pas l’air de lui défriser la moustache, au contraire. Il n’en rajoute pas mais n’exonère d’aucun détail, il a raison, la littérature n’est pas visions ou sons entendus, elle est mots qui n’édulcorent pas et rendent plus précise encore la perception des sens. Si elle n’est pas portée par la violence, la littérature n’existe pas.
D’ailleurs, on ne peut pas lui en vouloir à Jacques Chessex, il n’invente rien, il relate des événements ayant eu lieu dans le Haut-Jorat vaudois, en 1903.
Aussitôt, émois, suspicions, dénonciations de voisinage, rancœurs se libérant, manifestations violentes, telles ces « marches blanches » d’aujourd’hui, qui, sous prétexte de rendre hommage à des victimes, servent à exalter des haines, à les exacerber. Cet expressionnisme de la compassion porté par des foules, suralimenté par la férocité de chacun, réveillant l’instinct animal de hurler avec les loups, n’étant qu’un moyen de faire apparaître à la surface notre vieux fond de barbarie et nos envies de justice expéditive. Ces « marches blanches » sont en fait des marches rougies par nos désirs de sang.
D’autant qu’à Carrouge, le 14 avril de cette même année, on observe que des gamins sont en train de jouer au foot avec un étrange ballon, en s’approchant, on constate que c’est la tête de Nadine Jordan, morte très jeune de tuberculose, enterrée le 11 avril. Et cette fois on ne retrouve même pas le sexe.
Puis le 21 avril, à Ferlens, à l’est de Carrouge, rebelote, Justine Beaupierre, 23 ans, vient de mourir de phtisie, on découvre, le lendemain de son enterrement, des morceaux de son sexe dans des buissons à côté de sa tombe.
Mais au fond, existe-t-il une loi qui interdit de faire l’amour à des morts ? Tue-t-on des morts ? Pas de crime donc. Je pose la question, qu’on ne vienne pas m’agresser ! Un mort n’est plus vivant, un type qui bouffe des morts est-il un assassin ? Non n’est-ce pas ! Nous bouffons bien des animaux morts, alors hein ! Et après tout l’art de la médecine ne progresse-t-il pas grâce au dépeçage des cadavres ?
Il faut quand même, je le reconnais, laisser les morts reposer en paix. Il y a un trouble évident à l’ordre public des cimetières. S’il devait arriver qu’on me dépouille ainsi post-mortem, je ne voudrais pas que l’on touche à mes pieds, ils sont si sensibles.
L’enquête se fait tout azimuts, et les marginaux du coin, les ivrognes, les joueurs, ceux dont l’inconduite est notoire, les petits délinquants, sentent passer le vent du boulet. Le vampire de Ropraz choisit ses plats, son menu est constitué de jeunes femmes, il ne fait pas dans les vieilles mortes. Est-ce une piste ? L’affaire s’éternise, les peurs se répandent dans tout le canton, la montagne est gelée d’effroi. Et moi aussi !
Puis un jour, miracle, si j’ose dire, dans une étable on trouve un jeune homme, garçon de ferme un peu arriéré, tête fuyante, alcoolique, vicieux, taiseux, un nommé Charles-Augustin Favez, monté sur un tabouret, le pantalon baissé sur les bottes, en train d’enfiler en pleine nuit, une vache non consentante, enfin non consentante c’est moi qui le dis, peut-être l’était-elle (consentante). Voilà notre coupable, s’il se tape des vaches, il doit être capable de violer des mortes. Quel rapport pourrait-on se demander entre une vache vivante et une jeune femme morte ? Du point de vue de la chair, je veux dire.
Ces événements, l’enquête, l’attitude de Favez, son procès, constituent le déroulement du Vampire de Ropraz, appelé roman sur la couverture, mais qui est expressément la relation d’un fait divers authentique, 108 pages, quelques-unes assez violentes, on l’a vu, un regard cru sur un petit coin de montagne, en Suisse, c’est Chessex, je commence à le connaître, c’est du violent comme on dirait encore au cinéma. Chessex, parle de la Suisse des campagnes, mais ce n’est pas un écrivain de terroir, ou plutôt il est peut être la plus belle expression d’un écrivain de terroir, il aime et châtie.
C’est un bon livre pour quiconque est septique sur le repos éternel et n’a pas peur des vampires, c’est un moyen de couper l’appétit des exilés fiscaux qui feraient mieux de surveiller leur femme ou leurs filles, surtout si elles sont mortes d’ennui dans l’argent sauvegardé et enterrées là-bas, c’est aussi un plaidoyer utile à l’association des futurs incinérés : Suivez-nous, voyez à quoi vous échappez, paix à nos cendres.
En prime, Jacques Chessex, nous livre une conclusion, à sa manière, pas piquée des vers d’outre-tombe.
Bravo, Chessex !

Voir aussi:

Le tout meilleur de l'écrivain Henri Lhéritier:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/henri%20lheritier/

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 16:33
  		   Hôtel-Grill "La Cigale" 78 Bd Jean Bourrat - 66000 Perpignan CIGAGESTION SARL - siret: 329 178 560 00010 - TVA: FR32 329 178 560 Tél. +33 (0) 4 68 50 20 14 / Fax +33 (0) 4 68 66 90 40
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 Perpignan:"La Cigale" lieu populaire perpignanais Jean-Charles,Guy-Marc et Edith interview par Nicolas Caudeville
 Perpignan:"La Cigale" lieu populaire perpignanais Jean-Charles,Guy-Marc et Edith interview par Nicolas Caudeville
 Perpignan:"La Cigale" lieu populaire perpignanais Jean-Charles,Guy-Marc et Edith interview par Nicolas Caudeville
 Perpignan:"La Cigale" lieu populaire perpignanais Jean-Charles,Guy-Marc et Edith interview par Nicolas Caudeville
 Perpignan:"La Cigale" lieu populaire perpignanais Jean-Charles,Guy-Marc et Edith interview par Nicolas Caudeville
 Perpignan:"La Cigale" lieu populaire perpignanais Jean-Charles,Guy-Marc et Edith interview par Nicolas Caudeville
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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 16:45
La différence entre les témoins de Jéhovah et les nouveaux "témoins de Charlie" , c'est que les seconds au moins ont vu l'accident! par Nicolas Caudeville

On parle désormais de l'esprit du 11 janvier comme on parle de la descente du saint esprit sur les apôtres à la pentecôte! 4 millions au moins de français sont descendus dans la rue au slogan de "je suis Charlie". Tout cela sur le coup de l'émotion, de la peur...Le troupeau de moutons blancs se sont effrayés qu'en 2015 (même pas le temps d'avaler une galette des rois) on puisse sacrifier des moutons noirs!

L'esprit de Charlie Hebdo c'est l'irréverence, Rabelais, Voltaire! Qu'allons nous faire demain qui ressemble à cela? Je vois déja des gens dire ce qui est "Charlie" et ce qui ne l'est pas. Sans compter les marchands du temple qui vendent déjà du "Charlie" en lotion (ça guérit tout, même de l'intolérance!)

Alors de ce mouvement, ne créons pas un parti politique, mais une nouvelle religion universelle: les témoins de "Charlie"

Voir aussi:

Lorsque vous aurez autant besoin de Charlie Hebdo que d'oxygène vous reviendrez nous voir! par Nicolas Caudeville

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/01/lorsque-vous-aurez-autant-besoin-de-charlie-hebdo-que-d-oxygene-vous-reviendrez-nous-voir-par-nicolas-caudeville.html

10 techniques de manipulation des masses. selon Noam Chomsky

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-10-techniques-de-manipulation-des-masses-selon-noam-chomsky-106619765.html

Charlie Hebdo: à Perpignan, il y à un mois, les représentants du culte musulman déclaraient leur attachement à la république!

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/01/charlie-hebdo-a-perpignan-il-y-a-un-mois-les-representants-du-culte-musulman-declaraient-leur-attachement-a-la-republique.html

Charlie Hebdo: Nous avons tous tué Charlie! par Axel Belliard

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2015/01/charlie-hebdo-nous-avons-tous-tue-charlie-par-axel-belliard.html

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 15:21
Chronique moscovite (épisode 8) : Une révélation par Félix Edmundovitch Dzerjinsk‏i

« C’est un chevalier du prolétariat ». C’est Jo le moustachu qui avait dit ça de moi et c’est tout moi ! Jo, ce qui a de bien avec lui, c’est qu’il avait le sens de la formule et que c’était un fin psychologue, un grand connaisseur de l’humain…

Avant de commencer ma chronique petit Frantsouz, je tenais à te faire part de mes très sincères condoléances pour les événements qui se sont déroulés chez toi, l’assassinat des caricaturistes et des policiers. Je l’écrivais dans une de mes précédentes chroniques, mais je crois que pour traiter ce genre de problèmes, il ne faut pas lésiner sur la manière forte. Il vous faudrait un Ramzan Kadyrov ou beaucoup mieux, un Blondin ! Heureusement que ces événements ne se sont pas déroulés chez nous, votre presse vendue aux plus offrants, aurait aussitôt accusé Blondin d’avoir éliminé les irrévérencieux caricaturistes… Bon, il y a eu des types pris en otage, nous en Russie, on ne s’embarrasse pas pour si peu, le collectif doit primer, on bombarde et on ramasse à la petite cuillère ou on gaze comme en 2002 au théâtre de la Doubrovka… Nous, cela fait 20 ans, depuis la première guerre de Tchétchénie, que nous sommes confrontés au terrorisme et nous appliquons un adage bien Frantsouz, « pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! ». Faut croire que vous avez molli ou que vous êtes devenus bien naïfs vis-à-vis de ces gens-là… Faut te viriliser. Seulement, chez toi, il y en aura toujours qui diront que les mesures prises constituent une atteinte à la liberté… Je me souviens de ta presse aux temps où nous guerroyions en Tchétchénie, qui ne cessait de dénoncer les atrocités commises (désolé mais cela me semble consubstantiel d’une guerre) par les forces russes, oubliant au passage les soldats égorgés comme des moutons par les barbus.

Bon je reprends la balade, histoire de te sortir de ton quotidien morose (prends exemple sur les Russes, ils boivent le bouillon avec leur monnaie qui fait plouf et les sanctions et la baisse du prix du pétrole, mais ils restent stoïques, grands seigneurs !, c’est tout nous, ça !) je t’avais laissé au musée des forces armées où j’avais été me laver la tête de tout ce caca qu’est l’art contemporain, tu te souviens, allez continuons la balade et mon lavage de tête, direction la rue Ostojenka, il y a, paraît-il, une chouette exposition photo à la Maison de la Photographie. La rue Ostojenka est parallèle à la Pretchistenka. Ces deux rues, si tu es amateur d’architecture, faut que tu y passes, tu as de tout, du néo-classique, de l’art-nouveau et un peu de soviétique. Moscou est comme ça, elle s’apprécie pour qui sait prendre le temps de regarder, faut la désirer, c’est comme une jolie femme avec un sacré caractère. Allez, je rentre dans l’expo, c’est une expo consacrée à Arkady Shaykhet. Tu connais pas ? Bon, tu connais Rodtchenko ? Oui, j’espère et ben Arkady, il est presque aussi grand que Rodtchenko mais moins connu, c’est tout. Il a réalisé pas mal de clichés sur la construction de l’URSS, notre beau pays éternel (des aciéries, construction de canal en Asie centrale, séance de sport, gardes-frontières…), le tout avec un regard constructiviste, jouant sur les lignes et les contre-plongées. Il a aussi été reporter de guerre.

Je suis un homme de culture, curieux et comme je suis curieux, je me suis dernièrement glissé subrepticement au Théâtre des Nations pour aller voir une pièce que j’adore, Ubu roi, d’Alfred Jarry. Joliment troussée cette pièce sur la tyrannie. Eh oui, qu’est-ce que tu croies, je suis ouvert, moi. Ben oui, parce que d’aucuns me disent que cette tyrannie, évoquée dans Ubu roi, c’est l’Union Soviétique ou la Russie d’aujourd’hui, ce à quoi je réponds à ses contempteurs, regardez en quelle année la pièce a été écrite, 1896 !!! Pour moi, vu les traits de caractère du père et de la mère Ubu, ils incarnent la bourgeoisie, les accapareurs, les parasites… Récemment, j’ai lu dans votre journal « Le Monde », que comme l’agence ITAR TASS reprenait son nom soviétique de TASS ou que Blondin avait fait rebaptiser un bataillon de notre cher Ministère de l’Intérieur avec mon joli nom, que le pays revenait à l’URSS, se (re)fermait. Mais virez-moi ces correspondants permanents, qui bien que vivant dans et sur le pays, car ils sont grassement payés, ne comprennent rien à rien et sont restés congelés à l’époque brejnévienne (en fait, c’est sous son règne que le pays a commencer à déconner…). Franchement, tu mets le nez dehors et tu ne reconnais plus mon défunt pays. L’URSS est morte, vive l’URSS ! Blondin, il fait tout ça parce que c’est du cosmétique, pour que des journalistes peccamineux tombent dans le panneau et en plus, comme tes politiques et tes diplomates sont paresseux et mal entourés et pas assez affamés, ils ne lisent que ça et se font une drôlement pas bonne idée du pays.

Allez, je reprends ma balade, je baguenaude, je vais du côté d’un petit marché parce que tu vois, je suis homme de culture mais j’aime côtoyer les humbles, les gueux, les nouveaux prolétaires, mes frères et puis surtout je mange. Ce marché est près de la station de métro Soukharevskaya, les vendeurs sont ouzbeks, azerbaïdjanais, géorgiens… Les fruits et les légumes viennent de ces contrées. Tu sais, je t’en ai parlé dans ma première chronique, ces sans-grades qui font tourner le pays, qui jadis étaient ici chez eux et qui aujourd’hui sont traités comme des laquais. Brrr, depuis que je connais Nicolas, il n’arrête pas de me faire trimer comme un Tadjik, faut qu’il se méfie, cet exploiteur. Bon, je reprends, j’achète quelques fruits (ces mandarines abkhazes sont gorgées de soleil, ces raisins ouzbeks pleins de sucre…) et légumes chez des Ouzbeks où j’ai mes habitudes, il est 11h00 et voilà t’y pas que le mec m’annonce qu’il est grand-père pour la 4ème fois. Qu’est-ce que ça peut se reproduire ces bêtes-là, faut-il qu’ils y croient à leur avenir radieux… Il veut fêter ça et il invite plein de gens, des copains à lui du marché, à nous rejoindre dans sa guitoune et voilà qu’il te sort vodka, plov, légumes marinés et tout ce qui fait une table de fête chez nous, comme ça, improvisé. Zut, je suis à jeun, et il faut prendre deux, trois, quatre verres de vodka à 11h00. Ben ouais, le type est sympa et moi, je suis paf, le girafe comme le chantait les Bérus (moi, j’aime la bonne musique). Tu vois, petit Frantsouz, c’est ça la Russie, tu auras toujours l’occasion de vivre de tels moments, de la vraie chaleur humaine en toute simplicité, tu trouveras toujours des types sympas, mais bon, je te rassure, il y a les autres… Et parfois, en fonction de la besogne, tu as plutôt besoin de ceux-là, mais en fait, ils sont toujours sympas, ils ont bon fond, faut passer la première couche.

Allez, je vais faire un tour au monastère de Novodievitchi. Ne crois pas que je me sois laissé séduire par l’obscurantisme, mais j’aime assez le lieu, fondé au 16ème siècle pour commémorer la prise de Smolensk et qui servait de place forte dans le Sud de Moscou. Je ne suis pas du genre à me laisser aller à la religion, pas comme Blondin, qui en fait des tonnes, la sainte alliance du sabre et du goupillon. C’est sûr, le populo, tout déboussolé qu’il a été après nous avoir eu sur le dos pendant près de 75 ans, il lui faut quelque chose à quoi se raccrocher même si le Métropolite est un ancien de ma noble maison, le KGB, c’est pas grave. C’est ce qui prouve que nous sommes forts et que nous sommes l’âme et la colonne vertébrale de ce pays.

Ah et puis, j’ai pris quelques jours de vacances. Ben oui, d’une part, mon métier de Tchékiste me dévore mais c’est normal, tu ne peux pas faire ce métier sans deux passions, celle de la mère-patrie et celle de l’amour du travail bien fait (surtout). Et puis, il y a ces chroniques pour cet exploiteur de Nicolas. Un jour, je vais l’envoyer à Magadan, poser des rails par – 40° et il en reviendra transformé. Non, je plaisante, je préfère le laisser pour l’instant à Perpignan, qu’il continue à poursuivre son œuvre sanitaire d’édification des masses, elles en ont besoin. Donc, je te disais que j’avais pris quelques jours pour me reposer. Je suis allé rendre visite à mon ami Nicolas, qui est un peu mon agent sur place, une sorte d’illégal, tu te souviens comme l’affaire Chapman en 2010, cette rousse russe donzelle qui appartenait à nos vénérés et vénérables services et qui travaillait aux Etats-Unis, sous une fausse identité, avec 10 autres de ses congénères, belle opération et crois, il y en a d’autres et même chez toi, petit Frantsouz. J’ai donc visité votre bonne ville de Perpignan, non sans avoir fait un détour par la vraie Catalogne, de l’autre côté des Pyrénées. C’est drôle, jadis Barcelone c’était l’insoumise, la ville de Durutti, c’est fou comme l’argent corrompt, gangrène et pourrit tout, uniformément. Mon pays en fournit un bel exemple aujourd’hui, du règne de cet hyper-capitalisme que rien ni personne ne semble capable d’arrêter. En parlant d’hyper-capitalisme, votre ville de Perpignan est stupéfiante, bonjour le Tiers-Monde. Pour le coup, le quartier populaire est vraiment populaire. Mais comment font les masses pour supporter cela, sans révolte, sans même une jacquerie ? Franchement, je me serais cru dans un quelconque de ces pays d’Amérique du Sud, que tu aimes bien visité en bon touriste bien globalisé, petit Frantsouz. C’est quand même la misère. Comment un grand pays ou alors un pays qui s’est cru grand a-t-il pu en arriver là ? Je n’ai pas la réponse mais toi qui y vis, tu pourras probablement me la donner. Heureusement, j’ai vite retrouvé mon Moscou enneigé et j’ai chaussé mes skis de fond au parc Sokolniki. La ville n’a pas trop changé mais les trottoirs sont sévèrement verglacés, faute d’Ouzbeks pour les déblayer. Et ils sont où, nos Ouzbeks ? Ben, il paraît qu’avec la nécessité pour séjourner en Russie d’être doter d’une passeport international et non plus d’un passeport intérieur comme avant, ça date de l’URSS ce truc, ben nos Oouzbeks ont commencé à regagner leurs pénates. Il me revient également que dans le contexte actuel de crise économique, que vos sanctions n’ont fait qu’accélérer, il y aurait une préférence nationale pour les emplois… Cela doit te rappeler des choses, ça… Mais bon, j’ai pas vu une seul Russe déblayer… Faut comprendre notre mentalité et pour cela, rien de mieux que la littérature et je te conseille de lire « Oblomov » de Gontcharov et tu découvriras que le Russe peut être très volontariste et/ou velléitaire, un peu comme une moule.

Je suis déçu, en lisant la presse, d’apprendre qu’il y a une rumeur qui dirait que Blondin ne serait pas invité pour la commémoration de la libération d’Auschwitz à cause de cette affaire ukrainienne. Tu auras tout le monde, y compris les Ukrainiens, probablement quelques baltes (des enfants de la baltes…) mais pas Blondin. Là, je m’insurge, Auschwitz, c’est nous qui l’avons libéré !!! L’oublie pas !!! Et quand j’entends le Premier ministre ukrainien, Yatseniouk expliquer à la mère Angela que l’Ukraine, à l’instar de l’Allemagne a subi l’occupation russe, là ça m’énerve. Parce que cete face de merlan oublie un peu qu’il y avait bon nombre d’auxiliaires dynamiques ukrainiens et baltes aux côtés des Einzatsgruppen. Tu te souviens de ces mecs ? La Shoah par balle, justement avant les camps d’extermination, ça te parle ? 33 000 juif assassinés par balle à Kiev, à Babi-Yar, qui est aujourd’hui à la fin d’une ligne de métro à Kiev. Je peux te dire que quand tu demandes à un Kieviens où se trouve Babi-Yar, soit il ne sait pas et il ment, soit il est gêné, soit il passe son chemin sans te répondre. Ben ouais, petit Frantsouz, tu le vois, nous n’avons pas la même histoire entre l’Europe occidentale et l’Europe orientale. Il ne s’y est pas passé les mêmes choses, mais il ne faut surtout pas que tu oublies que ta liberté d’aujourd’hui, ben tu la dois un peu-beaucoup à Ivan, ingrat !

Voir aussi!

Chronique moscovite (épisode 7) : A la guerre, comme à la guerre! par Félix Edmundovitch Dzerjinski‏

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2014/12/chronique-moscovite-episode-7-a-la-guerre-comme-a-la-guerre-par-felix-edmundovitch-dzerjinski.html

Les chroniques moscovites:

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/chroniques%20moscovites/

Chronique moscovite (épisode 8) : Une révélation par Félix Edmundovitch Dzerjinsk‏i
Chronique moscovite (épisode 8) : Une révélation par Félix Edmundovitch Dzerjinsk‏i
Chronique moscovite (épisode 8) : Une révélation par Félix Edmundovitch Dzerjinsk‏i
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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 13:31
Et la l'ours lui dit...
Et la l'ours lui dit...

Après la série d'attentats près de 4 millions sur 65 millions d'habitants que compte la France, ont manifesté dimanche. Mais être "Charlie", c'est une auberge espagnole chacun en a une certaine idée, qui parfois ne colle absolument pas avec ce que défendait les auteurs de Charlie Hebdo( La venu des chefs d'états, dont certains ont été caricaturés avec férocité et n'ont rien à voir avec la "liberté de la presse", c'était vraiment la cerise sur le gâteux! Finalement Vladimir Poutine est un garçon pudique) .

Le France a été livrée à l'émotion. Pas question de réfléchir ce qui a amené cette situation, ce qui devrait nous emmener à la chatoyance de la nuance...Ce qui va se passer, c'est qu'au prétexte de la sécurité, il y aura encore plus de censure et de la disparition de la pensée libre...

Alors à ceux qui déplorent "Charlie" et son esprit, je voudrais rappeler cette fable que l'on entend dans certaines loges:

Un jour un disciple vient voir son maître et lui dit :" Maître apprenez-moi la sagesse, maître apprenez-moi la sagesse!" Le Maître se tourne vers lui, avise un baquet à coté, l'attrappe par le col et lui plonge la tête dans l'eau à plusieurs reprises, le laissant à peine respirer. Le disciple reprend son souffle comme il peut, il ahane, manque de s'étouffer. La son maître lui dit: "Lorsque tu auras autant besoin de sagesse que d’oxygène, tu reviendras me voir!"

Voir aussi:

10 techniques de manipulation des masses. selon Noam Chomsky

http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-10-techniques-de-manipulation-des-masses-selon-noam-chomsky-106619765.html

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 18:40
Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout

C'est prés de 40 000 personnes qui ont défilé en hommage au massacre du journal "Charlie Hebdo" et ses suites (soit 17 morts) à Perpignan et 1 Millions 500 000 à Paris. Le photographe Yann Gegout , nous en a un reportage photographique, voir le diaporama...

Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
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Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
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Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
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Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
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Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
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Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
Charlie Hebdo/ Perpignan: ils étaient près de 40 000 Charlies à défiler dimanche matin! reportage photo Yann Gegout
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