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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 17:30
Pour le FN Louis Aliot, Jean-Marc Pujol a gagné grace aux votes communautaires! interview par Nicolas Caudeville

Suite à sa défaite et à la décision de Jean-Marc Pujol de se porter candidat à la présidence de l'agglo (contrairement à ses précédentes déclaration et à sa signatures de la convention anticor) , Louis Aliot a convoqué une conférence de presse avant la constitution du conseil municipal et de l'incorporation de plus d'une dizaine de conseiller municipaux Front national à la mairie de Perpignan. Le nouveau leader de l'opposition a répondu à nos questions sur sa défaite aux municipales et sa probable victoire aux européenne.

Voir aussi

Jean-Marc Pujol: il nous a sauvé du fascisme, il peut bien prendre l'agglo! par Nicolas Caudeville

http://www.larchipelcontreattaque.eu/2014/04/jean-marc-pujol-il-nous-a-sauve-du-fascisme-il-peut-bien-prendre-l-agglo-par-nicolas-caudeville.html

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 18:07
Liévremont au chateau de la Balzac académie? interview par Nicolas Caudeville

Vingt écrivains auront pour mission d’écrire un roman collectif en 20 jours sous l’œil des caméras.

Le 30 septembre 2014 à 19 heures, les 20 auteurs sélectionnés par le jury, intégreront le château de l’Académie Balzac et commenceront dès le lendemain la rédaction du roman collectif.

Les journées seront rythmées par des séances d’écriture, de discussions et de lectures collectives. Des professionnels extérieurs interviendront pour coacher les écrivains, et faire la lumière sur les différents secteurs de l’édition au moyen d’exercices et de sorties.

Au fur et à mesure, 10 écrivains seront éliminés ; 5 par les internautes et 5 par les écrivains eux-mêmes.

L’ouvrage rédigé durant ces 20 jours sera dévoilé le 24 octobre 2014 lors de la grande soirée de la Journée du Manuscrit, retransmise en direct. La candidate catalane Anne-Florence Liévremont VOTEZ POUR ELLE http://www.academiebalzac.fr/_laflote_.html

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 13:16
Perpignan, le festival confrontation a 50 ans et toutes ses dents! Interview Michel Cadé par Nicolas Caudeville

Du 9 au 15 avril 2014, pour célébrer la 50 e édition de Confrontation, l’Institut Jean Vigo propose un portrait de 50 ans de cinéma français, 50 ans de cinéma français

http://www.inst-jeanvigo.eu/festival/edition-2014


Lorsqu’en 1965 quelques jeunes gens groupés autour de Marcel Oms à Perpignan lancent comme un cri “le cinéma français existe-t-il ?” ils savent faire œuvre iconoclaste. Ne moquent-ils pas la prétention de la Nouvelle Vague de réduire l’écran national à ses manières libres ? Ne s’attaquent-ils pas à l’arrogance parisienne ? Il y a chez eux un côté “révolte des gueux” attendrissant, nourri de fierté provinciale, catalane, qui ne le cède en rien pour l’arrogance à celle des revues parisiennes, ces nouveaux salons, détestées. Mais, ce qui devait être un one shoot se prolonge, s’ordonne, se nomme, CONFRONTATION, s’institutionnalise, trouve une aide bienvenue dans les collectivités locales, au premier rang desquelles la Ville de Perpignan, est chroniqué sur le petit écran, accepte même la perspective, en 1969, d’accueillir un des enfants terribles de la Nouvelle Vague, François Truffaut, qui d’ailleurs ne viendra pas.
Aux origines donc de Confrontation, une vaste question : « Le cinéma français existe-t-il ? » l’édition 2014 répond OUI

Il s’agira, dans la programmation, moins d’un bilan exhaustif de tous les créateurs hexagonaux que de souligner certaines tendances qui nous ont paru originales et pertinentes, détaillées par les thématiques retenues : La Nouvelle Vague, et après ? / Les francs-tireurs / Une autre vision de l’Histoire / Cinéma engagé et Cinéma social / Paysages et territoires français. Et en filigrane : Les prix Jean Vigo / Les films tournés en région.


Michel Cadé, président de l’Institut Jean Vigo
Alain Loussouarn, directeur du Festival Confrontation
Revenir sur cinquante ans de cinéma français c’est donc donner la parole à des créateurs qui ont marqué l’Histoire du cinéma mais c’est aussi découvrir, ou redécouvrir, des cinématographies moins connues de réalisateurs et réalisatrices plus jeunes. Le programme de cette cinquantième édition est donc, en ce nom, des plus éclectiques.

Voir aussi:

Yves Boisset: le cinéma français ne se résume plus qu'à des comédies ou des films psy parisiens! interview par Nicolas Caudeville

http://www.larchipelcontreattaque.eu/2014/03/yves-boisset-le-cinema-francais-ne-se-resume-plus-qu-a-des-comedies-ou-des-films-psy-parisiens-interview-par-nicolas-caudeville.html

Le président de l'institut Jean Vigo Michel Cadé

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 11:00
France,Perpignan:Pujol a sauvé la République! Donc, la République ? par Gérard Gourmel

Comme à l'ordinaire, un gouvernement « de gauche » subissant un désaveu cuisant suit la pente de son adversaire.

Si, à droite, on poursuit en général le mode « nous vous avons compris, nous irons plus vite », donc vers l'ultra-libéralisme, ce qui est cohérent avec l'électorat UMP-UDI etc, une spécificité socialiste tient à ceci: quand un électorat de gauche se sent trahi par une première partie de mandat et sanctionne l'éternelle tentation sociale(?)-démocrate très libérale du PS, le PS vire encore plus à droite, bien évidemment pour tenter de convaincre d'autres électeurs, au centre, voire plus à droite, voire encore plus à droite.
Soit très exactement, la même posture que la droite : « Nous n'allons pas assez vite », et autres « nous n'avons pas été compris » ou, ici « nous n'avons pas communiqué assez » (ne serait-ce pas juste la métaphore de « Français, vous êtes des cons de ne pas comprendre combien nous sommes les plus beaux, les meilleurs ? ».
,
Cette fois, nous touchons presque au sublime.
La feuille de route du Président du conseil général Hollande est très claire :
« D’abord, redonner de la force à notre économie. C’est indispensable ! Ce sont les entreprises qui créent les emplois et nous devons tout faire pour qu’elles y parviennent. Car la première des injustices, c’est le chômage. C’est le sens du « pacte de responsabilité ». Moins de charges sur les entreprises, en particulier sur les bas salaires et, en contrepartie, plus d’embauches et plus d’investissement. C’est un acte de confiance pour tous les acteurs économiques et les partenaires sociaux. Voilà l’enjeu. Il est décisif pour l’avenir de notre pays. Produire plus et mieux, produire en France.
Ensuite, la justice sociale.
Au Pacte de responsabilité, doit correspondre un pacte de solidarité dont le premier pilier est l’éducation, et la formation de la jeunesse ; le second, c’est la sécurité sociale avec la priorité donnée à la Santé ; et le troisième, c’est le pouvoir d’achat avec une réduction des impôts des Français et une baisse des cotisations payées par les salariés.
Pour y parvenir, le gouvernement aura à mettre en œuvre le programme d’économies budgétaires que j’ai annoncé.
Il ne s’agit pas de faire des économies pour faire des économies. Il ne peut être question de fragiliser la croissance qui repart. Il s’agit de transformer notre Etat. Il s’agit de réformer l’organisation de nos territoires. Il s’agit de préserver notre modèle social. Bref, d’être plus juste et plus efficace.
Le gouvernement aura aussi à convaincre l’Europe que cette contribution de la France à la compétitivité et à la croissance doit être prise en compte dans le respect de ses engagements. Car renforcer l’économie française, c’est la meilleure façon de réorienter l’Europe.
Enfin, je veux terminer par un message d’apaisement et de rassemblement. La France souffre de ses divisions. Elle connaît une crise civique, et même morale. Elle subit une contestation de ses institutions y compris de sa Justice. Elle perd son énergie dans de vaines querelles. Elle cultive une angoisse que les extrêmes utilisent pour attiser les haines et les rejets. La République est notre bien commun. Je ne laisserai aucune de ses valeurs être abîmée ou froissée, où que ce soit sur le territoire national. Aucune forme d’exclusion, de stigmatisation, pas plus que de communautarisme, ne sera tolérée. »


Alors, sur un cahier des charges lourdement économique et très accessoirement social, qui est donc nommé Premier Ministre ?
Ben, le dernier en date premier flic de France. Logique, non ?
Et, à l'Economie ? un juriste, Montebourg


Par contre, Valls, le petit Sarkozy se prétendant de gauche, à Matignon, quel meilleur garant pour le PS d'un possible report de voix de la droite et surtout de l'extrême-droite (« Moi, Manuel 1er, je ne laisserai pas faire le FN : c'est moi qui renverrai les Roms chez eux ») ?
Le « problème » (?) Rom, numériquement (quelques milliers) étant bien sûr fondamental pour la survie de la République française, et à ce titre obsessionnel, sous Sarkozy et dans le discours Valls.
Au fait, pourquoi ?

Et, après les diatribes de Valls à l'égard de la « non-République » Dieudonné etc., outre quelques micro-organismes de l'extrême-droite, parions que désormais, ce sera plutôt la gauche de la gauche qui sera visée ?


Alors, ici, à Perpignan, la République, une, indivisible etc. a été sauvée. Et Pujol, Républicain s'il en est, réélu.

Outre sa liste (tous plus que républicains et sans aucun lien avec le FN, il va sans dire), avec le soutien officiel du Parti Socialiste, du Parti Communiste, des Jeunesses Communistes, du NPA, du PG non historique de la liste Belliard (sur un projet « reconstruire la gauche » avec JAD) etc., et, faut-il le dire, l'ineffable assistance de multiples autoproclamés « journalistes » de blogs locaux, ne craignant même pas, à l'occasion, de se légitimer de Jean Jaurès (le ridicule ne tue pas, hélas).


La presse nationale titre quant à ces municipales : « Résultats municipales à Perpignan : l'UMP tient Louis Aliot en échec ».
Et le FN évoque un « seul contre tous ».
En l'occurrence, la vérité, hélas, relève du FN.


On ne peut pas jouer sur tous les tableaux.


Pujol, les reliquats Alduy, UMP, Udi, nationalistes catalans, Modem, les ex-FN de la famille de Noell et autres recyclés, les nostalgiques de l'Algérie française, j'en passe et des meilleurs, pour le coup soutenus par PS, PCF, JC, « PG » etc, font
21786 voix (55,11 %)
contre
17744 voix
au seul FN (eh oui, seul contre tous, aussi affligeant que cela soit : le jeu de dupes monté sur ces municipales démontrerait que le FN seul fait presque jeu égal, seul, contre un spectre s'étendant du NPA à la très très droite de l'UMP )


Et, quant on évoque la participation accrue au 2ème tour à Perpignan, le résultat pour le moins curieux ne serait-il pas : les blancs et nuls.
1337 au premier tour, 3649 au second.


Des électeurs de gauche se refusant à jouer au jeu « clientèlisme » « communautarisme » ?
Des électeurs se refusant à trancher entre un non-avenir Aliot vs Pujol ?
Ou des « obligés » du système en place ?, poussés à voter mais objectant ?
Bref, hors de cette poubelle, tout reconstruire, une urgence ?

Voir aussi:

http://www.larchipelcontreattaque.eu/2014/04/jean-marc-pujol-il-nous-a-sauve-du-fascisme-il-peut-bien-prendre-l-agglo-par-nicolas-caudeville.html

Jean-Marc Pujol: il nous a sauvé du fascisme, il peut bien prendre l'agglo! par Nicolas Caudeville

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:19

Dopé par l'arrivée de la vidéo et des élections municipales le site l'archipel contre attaque à encore augmenté son audience! Avec 14 472 lecteurs uniques et 20 424 pages vues le site confirme son succès. Nous remercions tous les contributeurs ainsi qu'Eric le technicien. Et nous vous encourageons à continuer à nous suivre et nous faire connaître. Un autre monde est possible, parce qu'une autre information est possible!

prêt de 15 000 lecteurs uniques pour l'archipel contre attaque ce mois de mars: record battu!
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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 11:25
Jean-Marc Pujol: il nous a sauvé du fascisme, il peut bien prendre l'agglo! par Nicolas Caudeville

Ayest encore! Jean-Marc Pujol el gladiadiator, salvador de la républica a contra del fascismo après nous avoir sauvé de la noyade de la vague bleu Marine et de son surfeur Louis Aliot en devenant maire de Perpignan grace au frente républicano, a des besoins de "lebensraum", comprenez "espace vital". Et veut devenir président de l'agglo .

C'est que l'appétit vient en mangeant. L'enfant viré de Mostagadem prend sa revanche, à la manière d'un Talleyrand "On a voulu faire de moi un prêtre: on s'en repentira" (que le lecteur ne se focalise pas sur le passage de la phrase où est mentionné le mot "prêtre", mais sur la dernière partie de celle-ci: "on s'en repentira").

Déçu les espoirs de Romain Grau (mais où est passé François Calvet, le maire du Soler?) Jean-Paul Alduy doit se retourner dans son lit (Mais c'est pas ce qu'on avait dit!) . Mais Romain est premier adjoint avec des compétences augmentées (son rôle pas lui) sa devrait calmer ses appétits (et puis comme les électeurs, maintenant, il n'a pas le choix)

Bon c'est vrai que Jean-Marc avait bien promis (de campagne) qu'il serait "l'homme d'un seul mandat" (Jean-Paul Alduy aussi!)

Mais là, les circonstances sont exceptionnelles et puis:"Je suis toujours l’homme d’un seul mandat, l’Agglo ce n’est pas un second mandat, c’est une fonction. Je suis toujours contre le cumul des mandats, répond donc Pujol. Si j’y vais c’est parce qu’il y a beaucoup de candidats et que je fais l’unanimité".

Comme le chantait Michel Sardou:"Tu me prenais pour un poète,Le pauvre type de toujours.

Les filles se payaient ma tête Quand je parlais d'amour.
Je vous ai bien eus.
Je vous ai bien e
us.

Agglo de Perpignan/Jean-Paul Alduy : "Voilà un mandat qui commence très mal"

http://www.lindependant.fr/2014/04/02/agglo-de-perpignan-jean-paul-alduy-voila-un-mandat-qui-commence-tres-mal,1866777.php

Jean-Marc Pujol: il nous a sauvé du fascisme, il peut bien prendre l'agglo! par Nicolas Caudeville
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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 00:34
Perpignan est une fête! par Sébastien Navarro

Ainsi donc Perpignan a sauvé la face. Après cette petite frayeur durant laquelle l’hydre médiatique a tenu ses projecteurs braqués sur la cité catalane (passera-t-il, passera-t-il pas), voilà que s’injecte le doux poison du retour à la normale. Ils ont voté et puis après ?.. chantait Ferré. Et puis après : rien. Ou si peu. Localement, la gauche promet de se requinquer. De se reconstruire. Sur quelles bases ? Sur quel corpus idéologique ? On aimerait bien savoir, maintenant que le grand méchant loup s’en est allé le cul mollement fessé, sur quelle vision particulière la gauche perpignanaise va se reconstruire. On aimerait savoir ce que pense Jacques Cresta quand il sort dans Perpignan au petit matin et voit des hommes et des femmes couchés à même le sol, emmitouflés dans des duvets crasseux posés sur des plaques de carton ? Trouve-t-il cette vision insupportable ? Ressent-il quelque colère à la vue de ces vies misérables, jetées là comme un vulgaire surplus dont nos sociétés n’ont que foutre ? Est-ce qu’il se dit : « Moi, maire de cette ville, je ne permettrai plus ça. J’ouvrirai tous les bâtiments vides du centre-ville de Perpignan et plus personne ne dormira à la rue comme un chien. »

Hé Jacot, c’est quoi un socialiste aujourd’hui ?

Dans l’Indépendant du 24/03/2014, le même homme, K.-O. après le premier tour, déclarait : « Pujol a conduit Perpignan dans la situation où elle est, Aliot est sa créature. » Quand j’ai lu ça, je me suis dit : « Feint-il sciemment de ne rien avoir compris ou nous prend-il vraiment pour des brèles ? » Est-il besoin d’être un fin analyste politique pour piger que l’ascension du FN est arrimée depuis trente ans au lent délabrement idéologique (les faux-culs parleront de mue ou de real-politik) du PS ? On en oublierait presque le pécher originel : en 1986, Mitterrand, face à une droite qui se requinquait, faisait appliquer le mode de scrutin proportionnel aux législatives. Résultat : 35 porte-flambeaux du FN étaient envoyés à la députation. Une première ! Un franc-succès ! Il y a des photos de l’époque où on voit Le Pen père tout sourire dehors. Elles rappellent d’ailleurs ces photos d’aujourd’hui où l’on voit Le Pen fille tout sourire dehors.

Non Aliot n’est pas la créature de Pujol. Aliot, quand il n’est pas le réceptacle d’une frange populationnelle raciste ou revancharde, est avant tout les dernier-bras tendus à ces petites vies qui crèvent doucettement. Sans faire de bruit. Sans implosion sociale. Ces petites vies, un temps appelées prolétariat et que les socialistes des origines s’étaient promis d’émanciper. Laissées à l’abandon, sans aucune perspective de voir leur vie se découpler d’une survie au quotidien de plus en plus dure, les voilà qui se sont pris à voir des lanternes dans les grotesques vessies promises par le Front National. A force d’entretenir ces fatalismes qui font qu’aucune autre politique n’est possible (le fameux et cynique « There is no alternative » thatchérien), il ne faut pas s’étonner de voir pleuvoir ces crédulités insondables. Le Pen sauveuse de la France, Aliot sauveur de Perpignan ! Pourquoi pas. Après l’apocalyptique Bugarach, on serait prêt à croire n’importe quoi. Et n’importe qui. Filez-nous de l’espoir, bordel ! Des stratégies, des boucs-émissaires ! Plus grave : cette forme de désillusion politique s’est sécularisée chez des personnes souhaitant l’élection d’Aliot au simple motif qu’au moins-là, la société catalane serait secouée. Finie la mainmise clientéliste de la dynastie Alduy poursuivie par Pujol. Aliot aux manettes, l’électrochoc était assuré. Soudainement mise en danger, notre démocratie locale allait se réveiller. Le peuple, le vrai, le gueulard, le fier-à-bras, allait pousser ses cohortes jusqu’aux portes du palais des Rois de Majorque.

On peut croire à de tels scenarii. Mazette, des allumés ont bien cru que Bugarach allait accueillir des armées de petits hommes verts. Je me répète.

On peut aussi imaginer une autre histoire. Et que si une leçon devait être tirée de ce navrant épisode, elle devrait servir de base à ce début de réflexion : Qui élit-on ? Nos représentants ou nos dirigeants ? Des hommes et des femmes censés porter la parole du peuple ou la cornaquer. Et si ces derniers portent notre parole, quels outils en notre possession pour exercer un quelconque droit de contrôle ? Aucun, si ce n’est de les virer à la prochaine élection. Gestes que nous répétons, inlassablement, rendez-vous électoral après rendez-vous électoral. On change les marionnettes faisant fi de savoir que sous le tissu c’est toujours la même main qui donne le tempo. Enfin si nous élisons des dirigeants, des maîtres à penser, des chefs, où est la démocratie là-dedans ? Nulle-part. Où est ce fameux pouvoir détenu par et pour le peuple ?

Cresta et les siens promettent de reconstruire la gauche à Perpignan. Voilà le défi pour les six années à venir. Tout en haut de la pyramide hexagonale, Hollande nomme Valls premier ministre. Voilà qui confirme certains signaux : la régénération de la gauche ne sera bientôt rien d’autre qu’une droite nouvellement décomplexée. A ce régime-là, autant nous prévenir tout de suite que nous virons vers une république à parti unique. Certains appellent ça dictature du soft.

La gauche, cette idée de justice sociale fondamentalement antiautoritaire, ne se décrète pas. Elle se conquiert. Elle ne tombe ni du strapontin, ni de la cravate ; elle enfle de la rue, d’abord comme une rumeur puis comme une évidence. Si Perpignan vire facho c’est parce que le peuple de Perpignan a

déserté ses rues. Ses places. Ses quartiers. C’est parce qu’il ne sait plus – ne peut plus – habiter sa ville confisquée par les promoteurs, les architectes du sécuritaire et les actionnaires de la marchandise. C’est parce que les berges de la Basse ne sont plus qu’une carte postale glacée alors qu’on pourrait s’y balader ou y faire des potagers ; c’est parce que les places sont devenues des espaces que l’on dit minéraux ; c’est parce que les bars n’assurent plus qu’une fonction de m’as-tu-vu prétentiard alors qu’ils sont les premiers lieux de sociabilité ; c’est parce qu’à la manière d’un cadavre agité par le parcours des asticots, le pouls de la ville ne se sent plus qu’à la mesure des excitations promotionnelles du moment.

Tant que le territoire de la ville ne sera pas l’objet d’une sauvage reprise en main par les humains qui l’habitent, il n’est rien à espérer d’autre que la poursuite d’une désincarnation lente et progressive. A nous de fixer le rendez-vous de joyeuses retrouvailles.

Voir aussi:

Casse du siècle à Perpignan! par Sébastien Navarro

http://www.larchipelcontreattaque.eu/2014/03/casse-du-siecle-a-perpignan-par-sebastien-navarro.html

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 20:43
Les villes que gagnent le front national et associés

FN-RBM et compagnons de route:
- Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) avec Steeve Briois dès le premier tour
- Béziers (Hérault) avec le journaliste Robert Ménard
- Fréjus (Var) avec le jeune David Rachline
- Hayange (Moselle) avec le syndicaliste Fabien Engelmann
- Beaucaire (Gard) avec le jeune Julien Sanchez
- Cogolin (Var) avec Marc-Etienne Lansade
- Le Luc (Var) avec Philippe de La Grange
- Villers-Cotterêts (Aisne) avec Franck Briffaut

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 19:53
Perpignol: la pantoufle droite dure Jean-Marc Pujol gagne avec 55 face au FN Louis Aliot 45%!

L'estimation à la sortie des urnes est de 55 pour Jean-Marc Pujol et de 45 pour le front national Louis Aliot

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 14:21
France : leçon d’histoire par Nazim Mekbel

La longue histoire de démocratie française est mise à mal.
Le Front National de Marine Le Pen affole au point de relancer le fameux Font Républicain. Ce même front qui, rappelons le, s’était présenté il ya une dizaine d’années face à Le Pen père.
Le but déclaré de ce front est de faire barrage aux candidats FN qui se présentent au second tour et qui excitent la presse et les politiques ainsi qu’une partie de la population.
Donc stratégie anti FN, calcule et recalcule et j’en passe.
Mais bizarrement, personne n’a pensé à cette petite masse grandissante de la population qui a voté pour ces candidats FN.
En effet, ce front républicain qui se veut défenseur des valeurs de la république, oublie dans son action de parler de cette frange qui a voté le plus démocratiquement du monde pour un parti d’extrême droite, se contentant de dénoncer les candidats. A moins qu’il omette volontairement d’en faire allusion, préférant les ignorer, voire les traiter d’incultes. Car si ces votants FN étaient considérés comme des pestiférés, ennemis de la république nous serions alors face à une France coupée entre Front nationaliste et Front républicain.
Tout ceci pour dire que l’histoire se souvient d’un président Français et d’une certaine presse qui dénonçaient l’arrêt d’un processus électoral dans un pays voisin, appelant au respect de la démocratie et de la loi des urnes, ne voulant aucunement écouter celle du Front Républicain de ce fameux pays.

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