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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Voilà quelques jours que les baraques de la place Cassanyes ont été réduites à néant par une armée de machines ,
d'ouvriers et d'étranges hommes en combinaisons blanches pour le désamiantage...Désormais, la place n'est plus que gravats, tas de sables, ça et là, que la Tramontane balaye, des grilles. Trois
batteries de trois poubelles pour le recyclage ( c'est vrai que dans le quartier on attendait que ça!Les commerçants après leur matinée de travail se feront un plaisir de trier leurs ordures...)
Pour avoir un regard d'ensemble radio Zygomar a rassemblé une série d'interviews de ceux qui font la place Cassanyes, les commerçants des baraques, du seul politique qui s'est impliqué dans
la défense l'élu municipal de l'opposition Olivier Amiel, sous la forme d'un reportage ponctué de passages musicaux, qui sont eux aussi des productions locales.
Machez bien ces moments sonores, ils ont déjà disparu !
Dominique De Villepin a lancé son appel du 19 juin aux «irréductibles insoumis» qui «croient en la
République», aux «hommes libres», pour «redonner un avenir aux Français», «engager le sursaut de la France».
Un costume plus gaullien que jamais donc pour Dominique de Villepin, clôturant à la Halle Freyssinet
(Paris), l’après-midi de lancement de son parti : République Solidaire.
Cette appel n'a pas été lancé en vain puisque Antoni Lahondès, président du club Villepin, l'a
recueilli.
S'emparant de cette bannière, il répand la bonne parole qui sonne le glas des usurpateurs du gaullisme,
des soldeurs de la France éternelle que sont l'UMP.
Ici Londres, radio Paris ment, ralliez-vous à lui et en attendant, à son représentant dans le 66,
Anthony Lahondés.
Aleix Renyé, écrivain et journaliste, observateur de la vie politique des deux Catalognes, nous raconte
la réaction des catalans suite à la suppression du terme de "Nation Catalane" par Madrid à la constitution.
Que devient Jacqueline Amiel-Donat, en ayant fait le choix des convictions face à George Frêche et
Christian Bourquin ?
Serait-elle devenue le moine franciscain de la politique locale ?
Comme Rambo interrogeant le colonel Trautman, elle semblerait demander à la gauche "Ce coup-ci, on y va pour gagner ?".
Elle nous raconte une saison d'opposition face au maire nommé Jean-Marc Pujol, les tiraillement avec celui qui veut se croire toujours maire, Jean-Paul Alduy, le dessous des sénatoriales, les
exclus du parti socialiste, la mort annoncée des commerces du centre ville, comme ceux de Cassanyes, la gare TGV qui n'aura pas lieu, le théâtre de l'archipel "étoile noire" de la culture locale,
la fin des estivales et le futur de l'université de Perpignan, ou pas !
Pour Tony Gatlif il y a eu deux grands ministres de la culture :
Malraux sous De Gaulle, qu'il admire, et Jack Lang, sous Mitterrand.
Aujourd’hui il y a bien Frédéric Mitterrand, mais celui-ci est ministre au mauvais moment et « n’a
pas tous les pouvoirs ».
Tony Gatlif est présent à Perpignan cette semaine, l’occasion pour lui de faire un tour à St-Jacques
et, qui sait, d'y trouver l’inspiration (le bruit court) pour un prochain film sur les "évènements de Perpignan".
Il serait d’ailleurs un des rares réalisateurs capables de traiter de ce sujet avec justesse, étant
lui-même à la fois gitan et algérien.
Dominique Sistach achève son entretien en répondant à cette question : "L'Université de Perpignan et
l'Euro-district feront-il le développement de nos territoires ?"
La place Cassanyes est toujours menacée, malgré la colère des habitants et des commerçants qui vivent
le lieu.
Le maire nommé Jean-Marc Pujol, qui vit entre Canohès et Marrakech, veut "faire place nette" parce que "Jean-Paul Alduy voulait reconstruire les baraques" (manière très "ado" de marquer sa
différence, Jean-Marc a failli être gothique).
Prise de température dans une baraque : celle de l'épicier.
Quand Dominique Sistach commence à traiter du local, le Castillet commence à fondre, le masque de
"vieille pute" de la ville dégouline, mais le plomb contenu dans la céruse a déjà atteint le système nerveux central et le saturnisme vire aux Saturnales.
Habitants de Perpignan, vous êtes coincés dans un roman surréaliste :
On ne peut pas s'échapper de l'ile Perpignan...
Suite de l'entretien avec Dominique Sistach, politologue, maître de conférence à l'université de
Perpignan et fondateur avec le théoricien Jordi Vidal et l'économiste Henri Solans de l'université populaire de Perpignan.
Il nous a accordé un entretien de 1 h 20 en posant un regard sur le monde et la
société.