Jean-Louis Chambon au centre, durant la campagne à la caserne Puig
On ne donnait pas grande chance, même dans son camp au maire socialiste de Canohés Jean-Louis Chambon. Face au ronflant nouveau nouveau centre Pierre Parrat, les mauvaises langues lui trouvaient pale figure, le surnommait "jambon", blague digne d'une coure décole...Puis, il y eu le premier tour. et une seule voix le séparait du redomont Parrat. Porte à porte avec Antoine Soler, un travail âpre jour après jour dans quartier dit ingrat. Il a travaillé la terre électorale, creusé son sillon. Puis le deuxième tour, l'explosion. Les gens du quartier aimus aux larmes, comme une libération, Parrat perd et avec lui c'est pan du mur du systéme Alduy qui s'écroule, 50 ans, plus que le mur de Berlin. Un pacte avec Paul le pére depuis 1961...C'est la victoires des citoyens sur les communautés dans laquelle la droite les avait enfermé, les infantilisant. Heureux magrébins et gitans descendent de Cassanyes ensemble en criant, le nom de leur candidat vainqueur "Chambon, Chambon" . Devant, le conseil Général , ils le font sauter dans leurs bras. Puis, on fait la fête dans le hall du conseil général, on sort les guitares. Demain, il faudra reconstruire un quartier, un canton, ensemble...
J.L. Chambon (PS) 51,87 % P. Parrat (UMP) (48,13 %)
Le président Bourquin quant à lui se félicitait de la victoire symbolique de la socialiste Toussainte
Calabraise face au front national Louis Aliot
biographie Jordi Soler
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jordi_Soler

Il est trois heures trente à la librairie Torcatis à Perpignan, lorsque Roger Coste le libraire revient de l'aéroport avec l'écrivain mexicain en provenance de Barcelone Jordi Soler. On se présente, on fait quelques photos devant la vitrine de la librairie qui lui est consacré, puis on monte en salle de conférence. Cela commence comme une conversation, comment ne pas tomber dans la banalité de l'interview qui fait que l'auteur raconte pour la millième fois le livre pour lequel le journaliste n'a même pas fait l'effort de lire le livre. Cette fois-ci, non seulement, il a lu son dernier livre, qui plus est les précédents. Alors, on est plus dans une « interview » , mais plus dans un entretien. On part des passages du livres, de ses personnages et l'on glisse tour à tour de la symbolique de la frontière, d'abord symbolisée par le passage d'un réseau téléphonique à l'autre (après les accords de Schenguen, ceux qui marquent la frontière ne sont plus les états mais les compagnies privées). Dans « la fête de l'ours » , à l'invitation de ce qui paraît être une sorcière, l'auteur part à la recherche d'une partie de sa famille ( son arrière grand-oncle Oriol ) qu'on croyait mort pendant la « retirada » en 1939 sur l'un des versants des Pyrénées. Sauvé par un géant qui l'arrache à une mort certaine, amputé de sa jambe gangrenée par une guérisseuse aux allures de chamane, il renaît différent du pianiste qui fit ses études au Licéu, et s'engagea aux cotés des républicains...Le narrateur entre réalité et fiction piste ce personnage dont la disparition avait pour sa famille au Mexique été resté une énigme qu'elle avait magnifiésous la forme d'une vie hypothétique. Le narrateur plonge au cœur des ténèbres...jusqu'au tréfonds de la caverne mythique de l'ours, une caverne symbolique...mais à la noirceur véritable.
La conversation coule comme au fil de l'eau, « le réalisme magique » de la littérature sud-américaine, les légendes des Pyrénées, de la part de civilisation que l'on a en soi, mais aussi de la part de bestialité, de la langue catalane qui nous établie en tant que grande famille humaine, de Véracruz à Barcelone en passant par Perpignan. Mais, il n'est de bonne compagnie qui ne se quitte, et Roger Coste, lapin blanc des temps modernes, rappelle à l'Alice de l'information, que l'écrivain est « en retard, en retard » pour sa prochaine interview. On se quitte sans avoir auparavant fait encore quelques photos et fait dédicacer son ouvrage par l'auteur...Jusqu'au prochain roman...
Henri Sicre vu par wikipédia
pour mémoire l'interview de Louis Aliot
http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/article-louis-66250186.html
et celle de Marine Lepen
En France, on accuse souvent les professeurs d'être ceux qui ne font pas leur travail face à des éléves déchainés que leurs parents ont renoncé à éduquer.Mais sait-on qu'il y a aussi une administration tatillone qui est aussi tentée d'éreinter le corps professoral pour marquer leur pouvoir.Face à cela les professeurs ont droit eux aussi à être défendu.Interview de Karim El Ouardi qui nous parle de l'Education Nationale et du Syndicat National des Lycées et Collèges (SNALC). Il lutte entre autres contre la suppression de l'enseignement du latin au Collège "La Garrigole" à Perpignan.
Jean-Marc Pujol et Pierre Parrat nous avez bien promis : "Vous verrez aprés les travaux, vous triplerez votre chiffre d'affaire!" Au lieu de ça, on double le prix des emplacements. Il semblerait que certains placiers ne renoncent pas à se faire payer en liquide sans donner aux commerçants de quittance, les odeurs remontent des poubelles à trie sélectif au quatre coins de la place qui se dépeuple de plus en plus. On pourrait vous dire : "chronique d'une déception!" , mais les commerçants avaient averti les élus.Même Jean-Paul Alduy qui n'était pas là le jour de l'inauguration avoue en off " ce n'est pas ce que je souhaitais, Pujol a fait ça comme un comptable: au rabais"
Interview de Monique qui tenait une barraque et d'Anouchka la propriétaire du Bar Cassanyes
Marine Le Pen est venue dans notre département pour soutenir, dans le cadre d'un meeting Vendredi 11 mars à Bompas, les candidats du Front National. Rencontre pour entretien dans le cabinet de Louis Aliot à Perpignan le jeudi précédent . Il est 18h30 et l'on m'introduit dans le bureau auprès de la nouvelle leader du front national. Discours bien rodé, efficace, les questions les plus impromptues glissent sur elle comme sur les plumes d'un canard. Elle a le discours social, national, sur la sortie de l'euro et du retour au franc. Elle dit que la préférence nationale peut s'adresser aux beurs de la troisième génération pour peu qu'ils respectent la loi. Lorsqu'on lui parle d'un gouvernement d'union nationale , elle n'a rien contre et compte même intégrer au-delà de l'UMP des gens issus de la gauche. Elle se fond dans une géographie sociale à laquelle elle semble mettre des mots sur les maux. Elle parle aux classes populaires, à la classe moyenne, chose à laquelle les partis dits de gouvernement ont renoncé, ainsi qu'au mot « Peuple » comme à quelque-chose de sale ! La mondialisation serait heureuse d'après eux et tous les jours les classes les plus faibles semblent pourtant constater l'inverse. Même la gauche a renoncé à parler de laïcité au nom du politiquement correct... Le partie socialiste avait déclaré juste avant la crise que pour être pragmatique « il fallait faire avec le marché ». Marine Le Pen, elle, fait sienne dans son discours, tout ce que les autres à droite et à gauche ont laissé en déshérence, et le prix à payer par retour de boomerang de ceci, ce sont ces 24% d'intentions de votes...