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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Il est près de midi place Rigaud, ça discute dur sur la terrasse des épicuriens. Soudain un coup de klaxon nous arrache à nos conversations respectives et nous force à tourner nos regards vers l'origine du bruit. La navette gratuite a passé la borne, mais se trouve bloquée par une BMW coupée noire garée en transversale de la chaussée.
Le chauffeur du minibus incite klaxonne et re-klaxonne. Le conducteur de la BMW, fait-il ses courses au Carrefour-city ?Il se passe bien bonnes minutes avant qu'arrive son propriétaire. Alors encore un jeune des quartiers à qui les règles de civilité font défaut? Non , un adjoint à la mairie de Perpignan, qui nous dit :" j'étais en train d'aider à pousser une voiture en passe".
Et effectivement dans le lointain , on aperçoit une 4 L décapotable que poussent d'autres personnes.
Le geste de l'élu est sympathique, mais pourquoi avoir laissé sa voiture dans l’intervalle en pleine route sans warning, sans un mot ni merde?
Perpignan est une ville où les incivilités sont reines. Mais si ses élus ne donnent pas l'exemple, il est difficile d'en demander plus à ses autres mauvais sujets! .
Voir aussi:
Perpignan: Jean-Marc Pujol irresponsable des" incivilités" elles proviennent du manque d'éducation des parents/donc"J'y peux rien"! par Nicolas Caudeville
Le glyphosate est un herbicide classé potentiellement cancérigène par l’Organisation Mondiale de la Santé. Le président Emmanuel Macron s’était engagé à interdire d’ici trois ans le glyphosate. Pourtant une majorité des députés présents et le gouvernement ont rejeté cette interdiction, cédant à la pression du lobby agro-chimique !
Qu'on fait les députés des Pyrénées-Orientales ? Les 4 députés, les 3 députés "en marche" et le député "front national" étaient absents lors du vote
Voir aussi:
GLYPHOSATE : QUI A VOTÉ QUOI ?
Votre député a-t-il voté pour ou contre l’interdiction ?
L'explication du député François Ruffin à l’absentéisme organisé par le président de l'assemblée nationale François de Rugy https://francoisruffin.fr/glyphosate/
Je ne suis pas du matin. Les gens qui me connaissent le savent. Pire encore, si je n'ai pas un café dans cornet. La veille, on m'avait appelé avant 10 heure du matin pour m'inviter à une conférence de presse. Je suis autant conférence de presse; que je suis du matin (et sans café, je ne vous dis pas) .
Parce que s'il y a bien un truc qu'on apprend dans une conférence de presse, et ben, c'est bien rien . Si le dossier de presse est bien fait, on peut bien vous l'envoyer par courriel, parce que, ce qui sera dit à la tribune, est la même chose que ce qui est dans le dossier de presse à la virgule prés . Ce qui se joue sur la tribune et aux pupitres , n'est en général que la mise en scène de l'autosatisfaction et de l'auto-congratulation qui s'en suit (parce que l'auto-congratulation rend sourd!) .
Donc, ce matin 11 heure, c'était la Casa de la Généralitat qui convoquait en association avec la mairie de Perpignan.
Je passe les portes , salue des gens en francés i català , si us plau. J'avise le premier rang (pas parce que je suis fayot, c'est quand même plus pratique pour filmer , en direct ou pas) et, je vois que les deux premières rangées sont marquées réservées ( c'est pas pratique, des chaises qui ont de la pudeur dans une conf de presse! )
Je m'assoie donc au troisième rang. Les gens qui commencent à remplir la salle outre le directeur de la casa de la Généralitat le molt honorable senior Puigvert et son équipe, des membres de la mairie de Perpignan dont l'adjoint à la culture Michel Pinell et la directrice des affaires catalanes qui a le même nom que le théâtre municipal qui va devenir un amphithéâtre de droit en 2020 (dit-on) , aussi des représentants d'associations catalanes subventionnées (je suppose, sans quoi, pourquoi se déplacer, ha peut être le buffet?) , foin de Ramon Faura...
Depuis mon troisième rang , pour m'égayer avant que cela commence, je consulte mon fil d'actualité sur Face Book. Et là qu'elle n'est pas surprise de trouver un article de l'Indépendant signé de l'ami Julien Marion qui me "spoïlait" le contenu de la conférence de presse (il avait eu l'information la veille au conseil municipale) .
Histoire de faire un bon mot, j'attire l'attention de l'ouvreuse qui place les gens dans la salle par ordre d'importance ,pour lui signifier en catalan ma trouvaille sur Facebook. Je ne sais pas si alors, elle m'avait adressé un regard de mépris ou pas de regard du tout pour me renvoyer à mon insignifiance, toujours est-il que n'ayant pas accès à du café (Les bédouins yéménites eux, en guise d'hospitalité offre un excellent café à la cardamome ) et connaissant le contenu et l'information, je me suis dit que ma présence n'avait aucune utilité et qu'il me fallait d'urgence boire mon café aux épicuriens.
D'une, je ne comprends pas que, avec ma réputation on me convoque pour ce type représentation, toute catalane qu'elle fut , tant il y a longtemps que j'ai remisé ma perruque poudrée et mon tabac à priser.
Deux, ce soutient à la diffusion sud catalane, hors Sant Jordi, ne saurait me faire oublier que le meilleur service à rendre à la Catalogne menacée, eut-été que le festival de photojournalisme Visa pour l'image consacra au moins une exposition sur les événements de Catalogne . Ce qui aurait donner aux catalans un point de mire aux appareils photo des reporters du monde entier .
Mais c'est à cela que l'on reconnait un festival parisien en province, avec de l'argent local, il n'est là que pour organiser la goberge alcoolisée d'un entre-soi qui ne souhaite mourir pour ses idées, que de mort lente! C'est bien facile de dénoncer la Russie et le Venezuela, parce que pour paraphraser Nixon, se sont des salopards, mais pas les nôtres...
Visa pour l'image, c'est la France, ses banques (les mêmes qui ont investi dans le sauvetage des banques espagnoles) et pour ses raisons , comme pour la Grèce, il ne s'agit plus de démocratie, de liberté d'expression, de devoir d'informer etc. Et déjà qu'ils n'aiment pas le mot "peuple", alors si vous y rajoutez le mot "catalan" : alors là!
Edwy Plenel: "Avui és una tragèdia per a Europa que un desacord polític sobre el futur d'Espanya i el lloc de Catalunya provoca uns empresonaments fermes". Plenel va dirigir Le Monde entre 1996 i 2004. En desacord amb altres dirigents del diari sobre els riscos d'una pèrdua de la seva independència, va dimitir de les seves responsabilitats el novembre de 2004, abans de deixar definitivament de Le Monde el 31 d'octubre de 2005. Dos anys més tard, el 2007, anuncia el llançament de Mediapart, un diari totalment digital, participatiu i independent, que veu la llum el 16 de març de 2008. És el director de publicació. Sense publicitat, vivint només d'abonaments dels seus lectors i refent el reconeixement per les seves investigacions independents, Mediapart va sobrepassar els 100.000 abonats el 2014. Edwy Plenel estava a Perpinyà el dissabte passat com a convidat d'una conferència al cinema Castillet conduït pel llibreter Kevin Courtois sobre el tema de Maig 68. La primera pregunta d’en Nicolas Caudeville va ser sobre les conseqüències del referèndum a Catalunya, l'aplicació de aticle 155 pel govern espanyol i l'empresonament de l'ex govern de la Generalitat de Catalunya, així com representants del món associatiu, o del seu exili. Això forma part de la idea de "quina democràcia, per a quina Europa?" Plenel va dir que el nacionalisme català és més complex qu’un nacionalisme tancat, que exclouria i recorda que la major manifestació de la solidaritat a favor dels exiliats a Europa, va tenir lloc l'any passat a Barcelona. Així argumenta l’especificitat d'aquest renaixement del nacionalisme català, de la seva diversitat i dels seus aliats a l'esquerra. Edwy Plenel també va comparar els problemes de Nova Caledònia i Catalunya argumentant que França: "és l'últim poder colonial directe del món ...", posant-ho en perspectiva amb el futur referèndum del proper mes de novembre a Nova Caledònia
J’y crois pas, tu as vu hier, ce qu’il s’est passé et ce qui se passe en France. Je rentre tout juste des States et je suis atterré…
Une poignée d’excités gauchistes, bolchévistes et anarchistes, qui croit représenter le pays tout entier, a organisé une « fête à Macron ». Y en a marre du Macron bashing, de toutes façons, c’est gens-là sont dans la posture du contre et de l’anti, quel que soit le mec au pouvoir. Et puis, ces gens-là, cette racaille, parce qu’il ne faut pas oublier ce qu’ils ont fait le 1er mai, dès que tu leur dit qu’il va falloir bosser et en mettre un coup, crac, tout de suite c’est grève et manifs et tutti quanti. Ces petits mecs, ils aiment pas bosser, ils préfèrent se la couler douce, au café avec leur mauvais Pastis ou leur 1664 (moi je prends soit mojito, soit spritz, tout de même un plus élaboré que ces diplodocus, non ?) ou en vacances perpétuelles (payées par le contribuable)…
Ce qui m’insupporte, c’est qu’ils ne comprennent rien. La France est la risée de l’Europe aujourd’hui avec ses services publics (éducation, santé, transport, retraite…), on dirait l’Union Soviétique. De quoi il va avoir l’air Emmanuel, notre Dieu qui guérit, quand il verra le fascistoïde Poutine fin mai. L’autre va se faire un plaisir de lui dire que France = URSS. Franchement, le secteur privé, il peut faire mieux que le dinosaure public.
Les mecs qui manifestent, ils ont rien compris à Emmanuel. Faut juste bosser, va y avoir du sang, de la sueur et des larmes, il l’a dit le 7 mai 2017, il n’a pas promis la lune comme tous les autres. Faut pas avoir peur de la destruction créatrice, demain, c’est l’Eden mec ! Ces mecs qui manifestent, tu vois, c’est le vieux monde, le monde qui a peur de mourir mais qui doit mourir parce qu’il est condamné afin que notre Dieu qui guérit soit l’accoucheur d’une société nouvelle et d’un pays plus fort dans la mondialisation. C’est pourtant simple, un enfant thaï de 5 ans que je connais bien comprendrai cela !
Voir aussi les autres chroniques d'un citoyen concerné:
Emile Mustacchi était en direct sur l'archipel contre attaque, malgré les années et le talent, l'artiste Perpignanais est toujours discriminé Le jour où Citroën lui consacrera un modéle de ses voitures, peut être que la ville, le fera entrer en son musée Rigaud
Le Collège démissionnaire de l’association « Les Riverains de la place Cassanyes » communique :
« Créée en 2012 et réunissant jusqu’à 120 adhérents, l’association a tenté d’œuvrer pour améliorer la vie du quartier aux abords de la place Cassanyes, lieu central du centre historique de la Ville de Perpignan.
Nous avons rassemblé les riverains ainsi que les personnes fréquentant et aimant ce quartier, nous avons tenté de les informer des projets qui pouvaient émerger (et surtout ceux qui finalement n’allaient pas se faire).
Nous avons organisé à plusieurs reprises et non sans mal plusieurs animations sur la place Cassanyes qui sont devenues annuelles (Sant Jordi, cafés-citoyens, la Fabrique de Noël etc.).
Nous avons contribué à convaincre de ne pas réaliser la construction un bloc blanc de 80 logements sur le site de l’ancienne école de Jeanne Hachette (attenant à la Casa Musicale…);
En tant qu’association, nous nous sommes investis dans le Conseil Citoyen et plus particulièrement concernant le NPNRU, mais bien souvent nous n’avons pas été écoutés.
Aujourd’hui nous faisons le constat que ce travail bénévole a atteint ses limites.
Nous avons le sentiment de ne pas être entendus par les pouvoirs publics, que ce soit sur les questions de santé, de propreté, de sécurité et d’ordre public, et surtout sur l’aménagement de notre territoire.
Informer ce n’est pas co-construire. Nous n’avons jamais été associés en amont aux projets qui pourraient se faire concernant le renouvellement urbain. Pis, nous avons eu le sentiment d’être instrumentalisés pour légitimer des décisions unilatérales de la part de la municipalité. Nous ne cautionnons pas ces méthodes et ce dialogue de sourds. Dans ces conditions, l’Assemblée générale des RPC a décidé à l’unanimité de dissoudre l’association.
Les habitants encore investis dans leur quartier formeront un collectif qui se voudra réactif lorsque les destructions commenceront et qu’une mobilisation citoyenne nous semblera utile et nécessaire à la défense des habitants et du patrimoine du quartier. Nous tenions enfin à remercier toutes les personnes et les institutions qui ont pu nous aider et nous accompagner dans cette aventure qui aura eu au moins comme mérite de faire se connaître et de rassembler des femmes et des hommes aimant passionnément ce quartier et ayant le désir de participer à son évolution sans pour autant le dénaturer. Le Collège démissionnaire, le 3 avril 2018. »
Le Collège Démissionnaire."
Fabien Candoré explique comment ne se sentant plus utile comme association , il mutatis mutandis se transforme en site internet d'info et pensée sur le centre ville et son "faire société" entretien
Démosthène face à la mer :"Tu peux avoir le plus discours du monde, face à la mer, tu n'entendras que le cri des mouettes!" PCaudeville
Il y a des mots qui font florès, ils sont une recombinaison de deux mots qui s'hybrident et produisent du "signifiant" .
Dans les années 90 , il y a eu le mot "personne ressource": lire entre les lignes, "j'ai un bouleau à faire, mais je me le fais défricher par une "personne ressource" parce que lui, le fait par passion et moi par obligation #ducoupcestbienpratique! .
Face à la dégradation de la société et de son corollaire le manque d'éthique , des personnes archaïques qui avait en tête l'ancien monde et ses anciennes "valeurs" (le mot est entre guillemet, parce que le sens est de plus en plus flottant) , ce sont mises à dénoncer (mais le mot dénoncer, c'est pas beau: "ça rappelle des heures sombres", surtout l'hiver où le soleil se couche vite!) les manquements ou les abus de corps constitués ou d'individus trop bien placés qui mettaient en péril "l'intérêt général" pour nourrir leurs intérêts particuliers (dont la somme ne reconstitue pas l'intérêt général, devrais-je à nouveau le signifier à votre attention?) .
Ces personnes on les a étiqueté des "lanceurs d'alertes"
(pas des d'Arlettes, et encore moins à Malibu, mais je m'égare #jevaistouteslesfaire) . Ils sont possesseurs d'une information qui, lorsqu'elle sera révélée bouleversera la perception qu'on a de la société ou d'une situation et forcera au changement.
En théorie oui, mais si en face des "lanceurs d'alertes", il n'y a pas de "récepteurs d'alertes" , c'est à dire des personnes qui une fois prise en compte l'information, dépasseront le stade de l'indignation et s'organiseront pour riposter de manière efficace, "les lanceurs d'alertes" se transforment juste en cible , que les personnes dénoncées s'arrangent pour cribler de manières plus ou moins légales (mais la société est organisée, et la voix légale s'avère souvent suffisante) .
Alors l'alerte qu'ils ont lancé , les transforment en sauteurs en élastique sans élastique. Ils se sont sacrifiés en vain pour des gens qui au fond les détestent puisque ils leur ont commandé le réveil, alors que ceux-ci voulaient rester en mode "trois petits singes" . Ce faisant, "les gens" se font complices des bourreaux. Et si j'osais, je dirais:" au regard du Seigneur, ils sont pire que les bourreaux eux-même!"( Mais comme je n'oserai pas, il ne me viendra pas à l'idée de l'écrire,cette phrase que vous ne pouvez avoir lu!) .
Alors dormez bonnes gens, vous qui préférez mourir dans votre sommeil!
Il y a une différence fondamentale entre "vivre" et "exister". "Exister", c'est un acquis du vivant, comme on dit:" cela à le mérite d'exister!
"Vivre" c'est un au-delà de l'état "d'exister" , c'est un état d'implication dans le réel , c'est "être là" , pas ailleurs et caché derrière son petit doigt en se disant que l'on est bien caché!
Pour finir, je vous parlerais bien de Démosthène, un lanceur d'alerte de la Grèce Antique ...
Mais comme vous ne vous souciez déjà pas des alertes actuelles, ce n'est pas pour vous inquiétez d'antiques alertes.
"Les Philippiques sont une série de quatre discours prononcés par l'orateur athénien Démosthène entre 351 et 341 av. J.-C. dans lesquels il dresse une harangue contre Philippe II de Macédoine. Démosthène dénonce les ambitions de Philippe II et critique avec véhémence l'oisiveté des Athéniens, tout en éveillant chez eux des sentiments patriotiques. Ces discours marquent l'apogée de la rhétorique athénienne.
Le terme de « philippique » est resté pour désigner une exhortation belliqueuse."
Ce brillant citoyen appelait à la guerre contre la Macédoine, qui peu a peu conquérait des cités grecques adjacentes avec une cohérence stratégique rare. Dans les premières cités a tomber, il y eut Potidée, qui commandait la route du blé, puis jusqu'à ce qu'à force de cités conquises, ce soit toutes les cités grecques qui furent menacées. Mais celles-ci ne se coalisèrent que trop tard, et perdirent leur indépendance à la bataille Chéronée https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Ch%C3%A9ron%C3%A9e_(338_av._J.-C.)en moins 338 avant JC .
Lorsque le lanceur d'alerte Démosthène appelait à la guerre, ce n'était pas avec une chemise ouverte blanche ouverte col pelle à tarte façon BHV: il savait qu'il devrait revêtir l'armure d'hoplite (fantassin lourd) et se battre lui-même. Il put d'ailleurs voir par lui-même l'échec de ses exhortations à Chéronée, puisqu'il y était un des combattants pour la cité d'Athènes.
L'illusion de l'individualisme, n'est qu'un état d'hypnose de la société de consommation!
Vous semblez vous dire qu'il est urgent d'attendre . Que tant que vous où vos proches ne sont pas touchés, il n'y a pas lieu d'agir, qu'en prenant des risques pour son confort. Mais comme le disait judicieusement Arthur Koestler :" A force de prendre des risques pour personne, on finit par prendre les risques de tout le monde!".
Et lorsqu'il ne restera que vous, que ferez-vous?
Le Pasteur Martin Niemoller,qui était Président des Eglises réformées de Hesse-Nassau, interné en Allemagne de 1938 à 1945 a écrit
"Lorsque les nazis vinrent chercher les communistes, je me suis tu : je n'étais pas communiste. Lorsqu'ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je me suis tu : je n'étais pas social-démocrate. Lorsqu'ils sont venus chercher les Juifs, je me suis tu : je n'étais pas Juif. Lorsqu'ils sont venus chercher les catholiques, je me suis tu : je n'étais pas catholique. Lorsqu'ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour protester."
Voir aussi:
Le stade anal de la politique: on vit vraiment une époque moderne! par Nicolas Caudeville
Prompt à se recommander du talent de Picasso , Jean Nouvel ou Cali , les élus d'ici ne sont pas tant intéressés par l'art ou la culture, que par la captation de la lumière que la médiatisation génère parfois autour d'eux .
Comme des moustiques autour d'un lampadaire, ils s'agitent autour de la lumière. Mais ceux-la ne savent pas reconnaître un artiste et son talent le lampadaire éteint. Ben non, pour eux culture veux dire construction , sans quoi on ferme. L'école des beaux arts cet ex incubateur d'artistes a été fermée (qui aurait eu 201 ans le mars prochain), le mépris pour l'artiste belge Jan Bucquoy reparti depuis, et récemment le démontage de l'oeuvre de MA2F au musée d'histoire naturelle, montre que la "Pujol's bande" a un problème avec les artistes d'ici.
Dans le département et dans la capitale administrative Perpignan, il y a une belle production artistique à tout niveau, mais qui n'est pas soutenue . Les artistes d'ici doivent mendier des salles, des articles, leur diffusion en général . Ceci n'est pas leur travail, Leur métier et de produire de l'art et de la culture. Celui du politique d'en faciliter l'émergence .Mais comment s’intéresser et intéresser la population à la culture lorsque on n'a pas d'échantillon sur soi ? La culture de sa propre vanité ne fait pas tout
Pourquoi va-t-on en Italie, parce que partout la culture et son patrimoine y sont présent.
Parce qu'hier et aujourd'hui on a toujours investi dans les artistes. Le patrimoine d'aujourd'hui a été bâti par les artistes d'hier. Ce qui détermine que le patrimoine de demain est en construction par les artistes d'aujourd'hui. S'il y a des musées, c'est parce que jadis, certains on su reconnaître et parier sur des artistes.
Des passionnés en maraudes dans les ateliers, dans des caves, dans des bistros, ont su être des découvreurs.
Parce que l'art et la culture, les vrais artistes ne sont pas accessible au tout venant . Il faut défricher des zones entières pour l'offrir à tous (puisque le slogan de la campagne municipale pujolienne était "la culture pour tous", aussi bien il eut pu être "je pète dans un verre" , cela eut eu autant de sens) . Il semble que la politique culturelle d'ici soit, d'attendre un nombre conséquent de "like" pour décréter le "buzzz"et donc remettre la médaille d'artiste à diffuser.
Et en attendant l'artiste d'ici s'épuise ou se barre.
Perpignan est une maîtresse trop méprisante , on peut la couvrir de perles, de pierres précieuses, de poudre d'or, elle ne lâchera pas pour lui, un sourire, une œillade,ou les jours de chance un sifflement de mépris ou une lippe sarcastique (car c'est aussi une manière de montrer son attention) .
En laissant l'incompétence aux manettes pour que celle-ci puisse se goberger, on se ferme des portes à toute une potentialité!
Lorsqu'on leur parle de culture, ils rétorquent budget comme Harpagon eut dit "ma cassette". Parce que l'argent qu'ils concèdent , ils semblent penser qu'il soit le leur...Et que par conséquent, l'on doive les applaudir pour tant de générosité.
Du temps de la Rome antique, on payait le pain et les jeux sur la cassette personnel de l'édile. Le fond du problème pour les artistes, c'est que s'ils ont vraiment du talent, ils vont automatiquement briller plus que ceux qui se pensent leurs maîtres. Et eux seuls, pensent pouvoir briller aux yeux des foules. L'intérêt d'un artiste extérieur, c'est qu'il retourne chez lui après avoir apporté la lumière, comme les artistes morts: on ne les entend pas crier!
L'artiste d'ici doit être comme Cyrano pour Christian, il doit lui susurrer les mots justes (pas les mots bleus) !
L'artiste doit être l'éclairagiste du politique et à ce titre il pourra être tolérer . Mais l'artiste ,le vrai, a-t-il envie de se faire homme de cour, voir de basse cour (sans miracle?). Il changerait alors d'habit et se ferait courtisant (court tisant, court, le vieux monde est derrière toi!) . Et pour cet emploi, il y a déjà pléthore...