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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Les gilets Jaunes ont créé un mouvement, ils ont simultanément créé une marque, et par conséquence un marché. Oui, parce que le capitalisme recycle tout, tous . Le cri de la gilet jaune Ingrid Levavasseur était vain, chaotique et improductif, mais elle a senti le vent venir et a créé sa liste aux européennes. Elle a passé la barrière et fait partie du "club de la win" , qui sait, si elle n'aura pas bientôt un article "succés story" dans la revue "Forb's" et bientôt sa rubrique "mes succés beauté gilet jaune" dans "Vanity fair" : un teint rayonnant malgré les lacrimos et les flashballs" .
Toi camarade qui est resté de l'autre coté de la barrière, tu cries à la trahison, à la complicité macronienne. Mais à toi aussi de saisir ta chance! Parce que la France, la chance (ce n'est pas pour rien qu'il y a une assonance) sourit aux audacieux, mais aussi aux pragmatiques, aux sans scrupules, aux cyniques, et à ceux qui n'utilisent la morale qu'en déodorant!
Alors toi aussi crée ton produit "Gilet Jaunes" :
une boisson énergisante par exemple . Avec ce slogan : "Je n'aurais pas pu tenir X acte sur les ronds-points sans ma boisson énergisante "gilet jaune" , "Gilet jaune" la boisson énergisante pour un peuple vainqueur!"
Et si la boisson énergisante a déja était déposée, il te reste le parfum.
"gilet jaune", le parfum qui fleure bon les ronds-points et les barricades...
Ami vrai "gilet jaune" ne déchaîne plus ta violence, mais ton imagination : crée ton produit et lance ta marque...
Vous me direz que le titre de l'article est trivial, voir vulgaire . Mais il ne fait que répondre à l'action courageuse du conseil départemental qui a enlevé la banderole de soutien aux prisonniers politiques catalans pour complaire à la venue du premier ministre espagnol qui viendrait à Collioure ce 22 février prochain pour honorer la tombe du poéte espagnol Antonio Machado pour le 80 ième anniversaire de la Retirada (fuite des républicains espagnols après la victoire de Franco) .
Il est vrai que le successeur du premier ministre PP Mariano Rajoy, Pedro Sanchez depuis son électeur (sa majorité, s'est faite grace aux députés catalans aux Cortes Espagnoles) , s'est montré juste un poil moins odieux avec la crise catalane et les catalans . Aucun prisonniers politiques n'a été libéré. Ils ont juste été transféré dans des prisons en Catalogne. Et lorsque la presse l'a interrogé lors d'un passage à Bruxellesier le 18 décembre dern, il a répondu que "l'indépendandisme catalan était aux mains d'une clique". Que le référendum du 1er octobre 2017 était "un grand mensonge" et il a achevé par "Lorsqu'on fait des référendums basés sur des mensonges, les conséquenses sont des sociétés fracturée et en état de pourrissement comme ce qui est arrivé aux Royaume Unis!"
Et c'est donc pour recevoir ce petit monsieur, qui madame la présidente Malherbe va lui apporter un peu de prestige, que le conseil départemental se dédit en enlevant la banderole de soutien aux prisonniers politiques catalans. Banderole que le conseil départemental avait mis du temps à déployer sur l'insistance des communistes et en particulier de Nicolas Garcia.
J'avais déjà dit que la phrase de Cioran:" Ne nous suicidons pas tout de suite, il reste encore quelqu'un à décevoir!" allait comme un gland avec les socialistes .
Outre l'aspect traître à l'idée de démocratie, du droit des peuples à disposer d'eux même, la posture, voir l'imposture du conseil départemental est un cas patant d'incompréhension d'un moment de l'histoire. Faudra-t-il une cassolade entre rubans jaunes et gilets jaunes (les nouveaux damnés de la terre se retrouvent en jaune, parce que les deux, pour le moment, sont les cocus de l'histoire) . Que disent les organisateurs de l'exposition des urnes décorées du 1 er octobre à la maison de la catalanité, la Casa de la Généralitat, radio Arrels, les enfants des écoles catalanes...Si la réaction de ceux qui devraient réagir n'est pas conséquente, la présidente du conseil départemental aura eu raison d'avoir plus peur de déplaire au représentant de l'état espagnol qu'à ceux représentant d'une région autonome qui tarde à prendre son indépendance!
"Le test de Turing est une proposition de test d’intelligence artificielle fondée sur la faculté d'une machine à imiter la conversation humaine. Décrit par Alan Turing en 1950 dans sa publication Computing machinery and intelligence, ce test consiste à mettre un humain en confrontation verbale à l’aveugle avec un ordinateur et un autre humain.
Si la personne qui engage les conversations n’est pas capable de dire lequel de ses interlocuteurs est un ordinateur, on peut considérer que le logiciel de l’ordinateur a passé avec succès le test. Cela sous-entend que l’ordinateur et l’humain essaieront d’avoir une apparence sémantique humaine.
Pour conserver la simplicité et l’universalité du test, la conversation est limitée à des messages textuels entre les protagonistes."
Me rendant aux voeux de la presse de l'élu RN du coin , je retrouvais des confrères en journalisme , les classiques Indépendant, France Bleu Roussillon et France 3 Roussillon , ainsi que des porteurs d'autres blogs .
Le fait que ce soit Louis Aliot, n'était pas un "détail" . Ce qu'il y avait de plus intéressant finalement n'était pas ce qu'il avait à nous dire ( pour une personne renseigner un repas de presse n'a de valeur que par la qualité des plats qu'on y consomme, pas les informations qu'on y retire #labonneinfoestcommecafardellenaimepaslalumière), mais le comportement de la presse à son égard, les questions et leur contenu, pas leur contenant .
Les questions ne se portaient pas sur les idées politiques et le contenu programmatique, mais sur la place des candidats, les scores. Ainsi, il semblait que l'on demandait plus à Louis Aliot des pronostics de résultats de course ou de commentaire, la forme du cheval , si le terrain sera lourd ou pas, que ce qu'il comptait faire "Lui, maire de Perpignan" .
La plus performante dans le style était la porteuse de blog qui copiait à merveille les interviews en creux de la presse parisienne: une Léa Salamé de province.
Les réponses à ce genre de questions sont du style "comment je vais décorer ma campagne comme le plus bel arbre de Noël pour qu'au soir, les enfants soient impatients de déposer leur bulletin dans la chaussette auprès de la cheminée pour voir ce qui sortira de l'urne le lendemain." Mais tous les candidats en sont contents, puisqu’ils n'ont pas à se perdre en explications compliquées.
C'est pour cela qu'après avoir lu une interview, on a toujours faim ...
Mais n'accablons pas la province, pour ne pas désespérer Bille en tête et Billencourt. Ainsi :" Embrassons nous Folleville!"
Le modèle de" je mets un dispositif qui met en avant que je suis un vrai professionnel (et pas un faux Gilet Jaune), pragmatique, neutre et efficace, juste le bras armé de l'information au service du public, objectif, impartial (mais sans pépéroni) est venu de Paris qui singer le monde anglo-saxon qui font de la presse sans idéologie et sans gluten. L'interview est sans idéologie, parce que l'idéologie c'est le mal, comme le nationalisme, c'est la guerre. Il y a comme quelque-chose de sécrétionnelle dans l'idéologie. Et dans les sécrétions, il y a toujours des odeurs et des bactéries. Pour tout dire, ce n'est pas sain! Les normes européennes d'hygiène du fromage, ont été adoptées par le journalisme politique: pas de lait cru, pas de langue crue, de langue de bois, si elle est lyophilisée!
Le journalisme politique deviens alors écologique trie et recycle ses déchets par couleurs de poubelle.
On alors à faire à des "producteurs de contenus", et l'intelligence humaine est dès lors remplacée par l'IA , l'intelligence artificielle. Mais dans l'intervalle, il nous faudra consommer de l'intelligence artificieuse. La presse cybernétique n'a qu'une seule odeur, celle du savon et vous dira tout sur ce que vous n'avez pas besoins de savoir.
Alors pour ceux qui sont encore intéressés par une information et pas sa version ersatzique, il faudra faire passer le test de Voight-Kampff ou Voigt-Kampffnote. C'est un dispositif imaginaire, utilisé dans le roman de science-fiction de Philip K. Dick, "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?"
Le Voight-Kampff apparaît également dans le film Blade Runner, inspiré du livre.
"Le Voight-Kampff est un appareil inspiré des détecteurs de mensonge et du célèbre test de Turing. Il est employé par les « Blade Runners », des policiers chargés du retrait des réplicants illégaux, pour déterminer si un individu est un réplicant ou un être humain. Ce dispositif mesure les réactions biologiques à des stimuli afin d'évaluer le potentiel d'empathie des répliquants :
les variations de la respiration ;
les variations du rythme cardiaque ;
les variations de tension des muscles internes de l'œil, c’est-à-dire la dilatation de la pupille, couplées à un petit rougissement ;
la dilatation capillaire dans la région faciale, résultant par un rougissement du visage (lié aux réactions émotionnelles) ;
le dégagement de phéromones.
Les stimuli sont des questions sciemment choquantes, écrites à l'avance et supposées provoquer des réactions émotionnelles immédiates chez le sujet. Le sujet doit répondre aux questions mais les réponses verbales n'ont pas d'importance. Il s'agit de la seule façon d'être sûr de découvrir de subtiles différences empathiques entre humains et réplicants." https://fr.wikipedia.org/wiki/Voight-Kampff
"Plus humain que l'humain! Telle est notre devise à la Tyrell Corporation" (Non, ce n'est pas le nom d'une agence de communication)
Avec la révolution en Jaune et ses fameux gilets, il y a une volonté de revenir aux fondamentaux de la démocratie. Et s'il y a un des deux piliers de la démocratie, dont la pratique est remise en cause par le péril jaune, c'est la presse.
Deckard indique à Eldon Tyrell (Joe Turkel) qu'il lui faut habituellement de 20 à 30 questions pour distinguer un réplicant d'un être humain. Avec Rachel, il en faudra plus d'une centaine. Pour le fabricant d'androïdes, Eldon Tyrell, comme pour Deckard, pouvoir repérer un réplicant avec un test est crucial. Même si Tyrell se dit espérer que le Voight-Kampff désignera Rachel comme un réplicant pour respecter la loi, il semble cependant espérer qu'un jour aucun test ne pourra faire la distinction sur la nature du sujet.
Kevin Courtois et son camarade Vincent étaient en direct pour l'archipel contre attaque, ils revenaient de l'acte 9 des gilets jaunes auxquels ils ont particié à chaque acte / Alors deuxième grandes manifs des gilets jaunes à Perpignan même. Leurs impressions et analyses!
Le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol aujourd'hui pour l'acte 9, plus Gilet Jaune que France audacieuse en marche vers 2020
Un camarade "gilet jaune" nous a envoyé ce texte, à propos de l'acte 8 samedi dernier et des fameuses "violences" au tribunal et au journal l'indépendant . C'est une autre version de l'histoire par une personne qui suit les Gilets Jaunes depuis le début et écrit dans des revues par ailleurs. La rédaction
"Ça se passe comment quand l'Indépendant rend compte d'un mouvement social dont les membres sont tour à tour éborgnés, mutilés, tabassés ou embarqués manu militari par la police ?
Ça se passe que ses journalistes reprennent les communiqués de la dite police, sans procéder à un minimum d’investigation parce qu’après tout parole flicardière ne saurait mentir. Dans l’édition du 11 janvier, on apprend donc page 2 l’arrestation de quatre Gilets jaunes accusés de « violences avec armes et en réunion », « menaces de mort » et « outrages ». Dans la ligne de mire de la justice : l’investissement par une quarantaine de Gilets du palais de justice samedi 5 janvier en fin de manif’.
Rappelons que l’acte 8 s’est déroulé à Perpignan sans accroc notable – notamment l’occupation de la gare avec ses joutes débonnaires sur le ballast et le face à face avec les bleus sur les marches du commissariat où les Gilets glapissaient, taquins, à des flics plutôt détendus : « Vous ne serez pas payés ! » et « La police avec nous ! ». Un élan fraternel mort dans l’œuf qui témoigne d’un optimisme béat des jaunes mais après tout pourquoi pas ? Pasolini voyait bien dans les flics des fils du peuple plutôt que des cogneurs assermentés.
Il y eut aussi l’épisode du tapage sur les vitres fumées de l’Indépendant, auparavant décorées du tag « menteur ». La colère journalophobe avait flambé suite à la mise en ligne d’un article mentionnant des effectifs maigroulets de Gilets (200) alors que nous avions dépassé le millier. Le journal eut beau rectifier la donne, la réactivité physique des manifestants surpassa le temps numérique. On alla gueuler notre nombre boulevard des Pyrénées. On appelle ça un retour de réel.
Le tribunal donc. On y vient. Fin d’aprem, grilles et portes du palais de justice sont ouvertes. Un Gilet s’y engouffre. Il y a là un vigile floqué Prosegur et un flic en tenue. « C’est pourquoi ? » demande le vigile en voyant entrer un dossard fluo. Réponse : « C’est rien, c’est les Gilets jaunes ! » Ni une ni deux, ils sont quelques dizaines à investir la salle des pas perdus. On occupe le tribunal comme on a occupé la gare : parce que c’est à nous. Parce que ces lieux sont des symboles de la puissance publique. On n’occupe pas pour casser mais pour se réapproprier. Pour imposer sa légitimité. Un peu comme ce jeune Gilet qui, sur une vidéo, lit un extrait de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen à un flic en faction :
Le Gilet faisant lecture : « Cette force [de police] est donc instituée pour l’avantage de tous et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. Ça veut dire quoi, monsieur ? Ça veut dire quoi ? »
Le flic, cancre : « Ça veut dire ce qui est écrit ».
Le Gilet, dépité par tant d’ignorance crasse : « Oui mais ça veut dire quoi ?! Ça veut dire que vous devez être contre l’État qui envoie de mauvaises choses contre le peuple, c’est tout. Vous êtes à nous, vous êtes notre armée, je tiens à vous le dire, vous êtes notre armée ! C’est réel, les gars. C’est réel. Lisez, c’est écrit je mens pas. On est d’accord ? On est d’accord. »
Il n’y avait pas de Gilets armés dans le tribunal. Si ce n’est armés de leur détermination et conviction. Essentiellement pacifistes. Parce que si le mouvement était violent, intrinsèquement violent comme le présentent des politiques aux abois, le pays n’aurait vraiment pas la même gueule deux mois après. Le soussigné peut se tromper mais il a croisé pas mal de témoignages (un travail d’investigation assez sommaire que n’importe quel pigiste doté d’un cerveau moyen peut accomplir) et les faits vont dans ce sens : c’est au moment de l’évacuation musclée par les flics du tribunal qu’a lieu la casse (en l’occurrence une ou des portes vitrées brisées) et qu’ont plu les coups. La bataille rangée qui suit entre bleus massés sur les marches du palais de justice et jaunes sur la place Arago - soit une intifada de quelques bouteilles de bières contre lacrymos et flashball - n’est jamais rien d’autre que la conséquence directe des brutalités policières.
Depuis le 17 novembre, on attend d’ailleurs leurs premières recensions dans les colonnes de L’Indépendant."
"La vulgarité, c'est la manière dont se comportent les autres" Oscar Wilde
"nemo auditur propriam turpitudinem allegans" droit romain
La presse de province, c'est comme les médias nationaux mais avec moins de moyens. Les médias "men streams" nationaux se plaignent des gilets jaunes, alors les médias locaux veulent faire comme les grands, ils se plaignent à leur tour de leurs pauvres qui ne respectent rien, et surtout pas l'autorité morale de la presse. Dans une réunion du club de la presse et des communicants local , les "producteurs de contenu informatif" d'ici se plaignaient de se faire malmener sur les ronds points et ailleurs, par des gilets jaunes qui ne voient en eux, que les portes voix de la démocratie "représentative" .
Que, les gilets jaunes ne voient pas dans leur "concernant" , "leur anglage de l'information" , le reflet de leur réalité et leur font savoir à leur manière "pataude et brutale" Comme samedi dernier à Perpignan.
Comme rapporté dans un article de l'indépendant de ce matin:
"Pour certains Gilets jaunes, poursuit un membre de la rédaction de France 3 Pays catalan, nous représentons le pouvoir au sens large. Nous sommes donc une cible. L'autre problématique c'est que beaucoup ne supportent pas que l'on puisse poser sur leurs actions un regard différent du leur".
Jusqu'à présent la presse locale ne montrant que ce qu'elle pensait concerner la population, supposait (et l'histoire leur donnait raison jusqu'a présent) que le robinet d'eau du réel qu'on laissait s'écouler ne ferait jamais déborder la baignoire. Et qu'elle pouvait raconter selon son "angle" de vue le territoire sans avoir à se mouiller. Mais voilà que la goutte de diésel fait déborder les ronds points, les vases et les baignoires.
Mais plutôt que reconnaître que la presse locale s'est auto-aveuglée sur des situations dramatiques ne tendant le micro qu'à ceux qui ont déjà le pouvoir et qui leur payent la pub où leur salaire, qu'elle soit publique ou privée, et se remettre en question, elle préfére s'auto-réconforter autour d'une réunion "d'entre soie" autour d'une tasse de café et de biscuits secs...
Les gars, les filles, je vous fais une prédiction : ça va pas s'arranger!
Et pour conclure , je reprendrai les paroles de Jean Ferrat dans "Potemkine" :
"M'en voudrez vous beaucoup, si je vous dis un monde, où on n'est pas forcément du coté du plus fort"
Le théoricien critique Jordi Vidal https://head.hesge.ch/information-fiction/personnes/jordi-vidal/, auteur de "résistance au chaos" était en direct pour l'archipel contre attaque pour parler des Gilets Jaunes comme d'une nouvelle révolution en mouvement et des bienfaits du retour du dialogue entre citoyens sans le filtre des corps intermédiaires et des pouvoirs, qui sont plus dans la représentation que dans le représentativité. les post-modernes ont depuis plus de 20 ans, éliminé la question sociale, pour la remplacer par la défense des minorités en autant de diversions. Mais le réel, c'est que le produit du travail diminue (quand travail, il y a) au profit du produit du capital. On a donc, dans une injonction contradictoire, dit qu'il fallait travailler pour avoir de l'argent (voir la phrase du candidat à la présidentielle Macron, face a un travailleur en gréve:" j'ai pas peur de ton T-Shirt, si tu veux un costume, t'a qu'à aller bosser!" ), et continuer de consommer, malgré le peu d'argent (les crédits révolving, le sur-endettement, le revolver social) . Mais la question social à la peau dur et remonte à la surface du réel et sa couleur est jaune fluo. De quoi donner mal aux yeux au président et son gouvernement
Le perpignanais et néanmoins théoricien critique Jordi Vidal, par ailleurs auteur notamment de "résistance au chaos" et de "Servitude et simulacre" qui annonçaient des 2002 la situation entre le marteau de l'ultra-libéralisme et l'enclume de la post-modernité où se trouve désormais le citoyen (ou le consommateur); continuateur en cela mais en plus anar situ de George Bernanos dans "Français, si vous saviez..." "La liberté pour quoi faire?" et encore "La France contre les robots" , a produit une vidéo où il compile tous les slogans des gilets jaunes, de leurs gilets aux murs qu'ils ont tagué qui forment mis bout à bout, le cadavre exquis d'un programme!
"En hommage à la modernité du mouvement des Gilets jaunes, ce florilège d'images sur le retour de la Révolution sociale. Les murs ont la parole (décembre 2018)
ait sans précédent dans l’histoire des luttes révolutionnaires de ces derniers siècles, le mouvement des Gilets jaunes ne suscite, à de fort rares exceptions, aucune solidarité effective de la part du milieu artistique et culturel français. La raison en est simple autant que significative. Ce qui rend ce mouvement profondément moderne, c'est de ramener l’universalisme de la question sociale au premier plan des luttes et de s’opposer directement à l’idéologie postmoderne qui domine depuis plus de vingt ans l’industrie des medias, comme celles du cinéma, de la musique, de la culture ou de l’art.
Au stade actuel de son développement, l'universalisme du mouvement des Gilets jaunes nous enseigne que :
Non, la lutte des genres n'a pas aboli la lutte de classes.
Non, la communauté humaine ne se réduit pas au communautarisme.
Non, on ne pense pas librement à l’ombre d’une chapelle, d’une mosquée ou du CAC 40.
Non, il n’existe pas de liberté sans égalité, que cette liberté soit économique, culturelle ou sexuelle.
Non, le capitalisme n’est pas soluble dans la démocratie.
Oui, la défense de la planète est une question sociale.
Oui, la lutte contre le racisme n'est pas dissociable de la critique de l'obscurantisme religieux.
Quelque soit l’issue du mouvement des Gilets jaunes une époque a cessé de vieillir. De Libération à Bfmtv, les medias pourront continuer à peindre du gris sur du gris, une nouvelle époque s’est ouverte dont personne à ce jour ne peut présager l’issue. Souhaitons, le plus humainement possible, que les principes d’universalisme et de démocratie directe soient capables de combattre victorieusement les risques conjoints que font peser pour la planète la folie capitaliste et les haines solidaires de la peste brune et de l’intégrisme religieux.
Il est des mots à la mode, pas parce qu'ils désignent des réalités d'une époques mais plutôt qu'ils la masquent , pour cacher les cratères du réel. Ces mots arrangent les paresseux de la langue et autres personnes de mauvaise foi (et pas la mauvaise personne, au mauvais moment, et surtout pas au bon endroit) .
Dans les duels rhétoriques, on peut être bon, mais ça prend du temps, du coup être fourbe accélère le processus (et l'argent, c'est du temps) . Il existe alors toute une série de mots que l'on peut utiliser comme des grenades incapacitantes dans la conversation .
Par exemple, le mot "fasciste" qui historiquement a une origine et même une signification, a été des après la guerre (pendant, on ne s'y risquait pas, des fois qu'on tombe sur un vrai qui est vraiment dangereux #voirlafichetechnique), a fait gagner nombres de conversations.
"Vous n'êtes pas d'accord avec moi donc, vous êtes fascistes" marche très bien sur les gens qui ne le sont pas, qui culpabiliseront tout de suite et feront tout pour démontrer le contraire. N'hésitez pas lorsque la personne d'en face, argumente pour démontrer à quel point elle n'est pas "fasciste" de retourner chaque argument comme une boule à neige (avec un gilets jaune sur un rond point à l'intérieur) , en disant que justement, chacun de ces arguments, le désigne comme un "fasciste" . Quand j'étais dans l'inquisition, je faisais la même chose avec le mot "hérétique" .
C'est comme dans la fable de Lafontaine "Le loup et l'agneau" , le fameux "si ce n'est toi, c'est donc ton frère ou l'un des tiens!"
Du point de vu du loup, on est pas là pour tartiner des anchois, ni de tailler une bavette, si ce n'est d'agneau (à titre personnel, je le préfère en gigot avec des flageolets, passez dessus un Mouton-Rothschild: c'est très gouleyant). Mais revenons au titre, avec le mot "complotiste", donc maintenant pour paralyser un adversaire, on ne le qualifie plus de "fasciste" , mais de son équivalent moderne de "complotiste" .
S'il y en a qui voient des nains partout (ça aussi , c'est discriminatoire) , d'autres voient des complots partout .
Par exemple, le lait est un complot de la vache (lorsqu'il est en brique). Et je ne vous parle même pas du beurre et de son argent (alors que c'est en Suisse que l'on mange son chocolat #lecomplotdelamarmotte ) . Le "complotiste" explique tout par le complot, comme d'autres par Dieu, le Karma, l'univers, la chance, les extra-terrestres ou les clefs à molette (en vérité, et toujours à titre personnel, parce que l'univers est subjectif, comme il est dit dans la physique quantique: tout est clef à molette!)
Ces gens là, sont donc intellectuellement, moralement, psychiquement dangereux. Il y a donc des personnes qui se sont auto-désignés pour les traquer
(dans les conversations et sur les réseaux sociaux, parce que la traque c'est fatigant: j'ai moi-même traqué un moustique dans une chambre obscure par une nuit sans lune, ce qui m'a laissé exsangue pour le reste de la journée)
Mais le problème, c'est qu'à force de monomanie, on projette sur chaque support le fruit de son obsession : donc tout le monde "il est complotiste" . Donc toute la perception qu'il a du monde, "c'est que le monde est plein du complot des complotistes" . Et là, il est temps de s'auto-dénoncer en faisant son auto-critique !
Voir la vidéo, une certaine idée du complot dans "Deux heures moins le quart avant jésus christ" de Jean Yanne
"Extrait de 2 heures moins le quart avant jésus christ. Benhur marcel se rend la nuit dans les catacombes afin de rencontrer des complices pour commettre un attentat, en fait de complices il va surtout rencontrer tout une bande de joyeux drilles très moustachus dont L' empereur César en personne tout de cuir vêtu !"
Dans une allocution qui a durée un peu plus de 10 mn, le premier ministre Edouard Philippe a prononcé un discours en 3 temps. Temps numéro 1, une analyse sociologie de la France et de sa sous-France. Temps 2 l'annonce de la suspension de la taxe sur le diesel pour 6 mois :"parce qu'aucune taxe ne mérite de mettre en danger l'unité de la nation", puis l'annonce de bricole Temps 3 manifester d'accord , mais frapper les forces de l'ordre pas bien.
6 mois, c'est bien pour tenter de suspendre le vent de la colère jusqu'aux élections européenne, d'ici là, qui sait, une épiphanie provoquer par le saint esprit et le gouvernement Philippe aura le don des langues comme les apôtres à la pentecôte. En attendant la plupart des gilets se disent déçu, voir en colère . Il semble que samedi prochain on reparte pour un quatrième acte à Paris où ailleurs, ce malgré l'appel du ministre de l'intérieur "le castagneur" aux "gilets jaunes raisonnables" (car il y a des "bons gilets jaunes", comme il y a des "du bon cholestérol" ou bien des "bons chasseurs" : ils se reconnaîtront, en espérant que les CRS fassent de même!)
Et toujours le silence assourdissant du président de la république Emmanuel Macron, soit que ses paroles soient étouffées par l'épaisseur de la nouvelles moquette de Elysée commandait par Brigitte, soit qu'il soit rentré chez les moines trappistes dont la règle est le silence (on boit plus de bière quand on ne parle pas) .
Et puis l'ISF dans tout ça , oui le retour de "l’impôt de solidarité sur les grandes fortunes": ben pas dans les tuyaux...
Moralité :message personnel: il faut faire un civet de lapin de Varennes avant qu'il y est une fuite...je répète...