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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Ouvrage collectif Sous la direction d’Alain Pottier Photographies de Michel Castillo Peintures de Paul Schramm Création graphique de Pascal Pariselle 256 pages PVP : 30 €
Le Roussillon, ce petit bout de Catalogne niché entre la mer Méditerranée et les Pyrénées est une très ancienne et très riche terre viticole. Il fallait pour lui rendre hommage une bible, vous l’avez entre les mains. De la mosaïque géologique et sa palette de terroirs à l’histoire de la culture vigneronne, des cépages aux appellations, des acteurs de la filière d’aujourd’hui à ceux de demain, cet ouvrage collectif vous donnera envie de découvrir et d’apprécier les vins du Roussillon.
Avec les contributions d’Aymat Catafau, Pierre Giresse, Pierre Torrès, Jacques Paloc, Yves Zyer, l’ICV, Isabelle Cutzach, Philippe Bourrier, Serge Guillet, Alain Halma, Laurent Cutzach, Guy Jaubert, Emmanuel Cazes, André Serret, Sébastien Lherbiez, Olivier Thépegnier, Julien Kreiss, Jean-Marie Doinet, Marie-Louise Banyols, Laurent Bauby, Pierre Citerne, François Constand, Jean-Luc Chaussard, André Dominé, Mathieu Guyomard, Pascale Lambert, Jean Lhéritier, Eric Nazon, Victor Simal, Sylvain Vives…
L'archipel contre attaque était en direct à la conférence de présentation la vidéo en intégralité à St Vicent
A la conquête des plantes du Roussillon, plus qu'un livre, un outil de communication pour le markéting territorial ! interview Alain Potier, Michel Castillo par Nicolas Caudeville
y a t il des prisonniers et des exilés politiques en Espagne? Et ceux ci sont ils particulièrement catalans? Depuis la transition démocratique après la mort de franco, on vous dira que non. Mais après le référendum sur l'indépendance de la Catalogne, les tribunaux espagnols ont commencé à faire en prisons des gens qui n'étaient ni des braqueurs de banques, ni des violeurs en tout cas qui n'avaient rien fait qui dépende du droit commun et pénal. Les ministres de la Généralitat et autres qui ont été mis en prison , l'ont été pour "crime" de "sédition" et où de "rébellion" . Cela sonne très 19 iéme siècle. Et la commission européenne et ses états détournent les yeux : "cachez ces prisonniers et exilés politiques que je ne saurai voir dans une Europe dite démocratique!
Alors qui sont les familles pour qui l'association les "Angelets de la terra" a organisé des concerts et récolté de l'argent. Qui Ramon Faura a reçu chez lui devant la presse locale et a fait témoigner face caméra par l'entremise des questions de Joan Planes : des affabulateurs?
Sans quoi l'Europe dont la devise n'est pas que "la concurrence libre et non faussée", mais aussi la défense de la liberté politique, d'expression et les droit de l'homme en général se serait positionnée sur le sujet, comme elle le fait au Venezuela et en Russie. Si donc l'Union Européenne ne dit rien, et particulièrement la France patrie de la grande révolution et inventeure des dits "droits de l'homme et des citoyens ne réagit pas" c'est que ...
L'archipel contre attaque était cependant sur place pour interviewer ce petit monde qui a bien voulu répondre à nos questions en français et en catalan.
Ramon Faure et Joan Planes des "Angelets de la terra", Jean-André Magadalou le maire communiste d'Alenya qui a reçu le premier concerts de soutien aux prisonniers et exilés politiques catalans,Oriol Ponsati frère de Clara Ponsati , conseillère à l'enseignement en exil en écosse,'aura Masvidal épouse du ministre de l'intérieur de la Généralitat de Catalogne en prison préventive depuis 6 mois pour fait supposer de sédition et rébellion. En bonus les discours de réception et le "making of " du documentaire en cour sur cette journée et les prochains concerts (samedi 19 mai à Villefranche de Conflent)
Exposition Xram "Arêtes !", présentée du 12 avril au 18 mai 2018 à la Maison de la Catalanité Place Josep Sebastiá Pons à Perpignan Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h Vernissage, vendredi 13 avril à 18h30 L'artiste XRAM :Paul Schramm - Xram - vit et travaille à Calce.
Il est né à Casablanca en 1946. Ecole Hôtelière de Nice jusqu’en 1966, Paul travaille dans le milieu hôtelier, en Allemagne, en Angleterre, aux Bermudes, sur la Côte d’Azur. Il rentre dans l’éducation nationale en 1970 à Nice, pour enseigner l’Hôtellerie et la Restauration, l’Œnologie et la Sommellerie. En 1973, Il intègre le Lycée Hôtelier du Moulin à Vent à Perpignan jusqu’en 2011 à l’âge de la retraite. L’envie de dessiner, peindre, sculpter débute en 2012. Ce passe-temps devient très vite un besoin, une véritable addiction avec deux thèmes privilégiés : les poissons et tout ce qui tourne autour du vin. Pour ces créations, Paul utilise l’acrylique, des feutres, des pastels à la cire et varie les supports : toiles de coton, bâches, papier, carton, bois. En complément, il sculpte le grès et travaille les douelles - planches de barriques de vin. Avant la Maison de la Catalanité, Xram a exposé à Sainte Marie la Mer à l’Espace Oméga et à la Capelleta à Céret. Xram est atteint de la maladie de Parkinson. C’est d’ailleurs le besoin de se servir de ses mains et l’usage des médicaments qui le pousse à peindre de façon quasi compulsive. Il est membre de l’association locale Parkinson 66 le Tremble.
Informations au 04 68 08 29 35 xram66.fr
Paul Schramm était interviewé par Nicolas Caudeville pour l'archipel contre attaque qui présentait son exposition à la maison de la Catalanité, à Perpignan visible jusqu'au
Perpignan: colloque sur la maladie de Parkinson deuxième maladie neurologique de France! interview de Bertrand Degos et Paul Schramm par Nicolas Caudeville
Rendez-vous à Perpignan pour la 2ème édition d’Indigènes, le salon des vins naturels des Catalognes et d’Occitanie. Venez goûter, pendant 2 jours, près de 90 vignerons soucieux du vivant à la vigne comme à la cave et repartez avec vos coups de cœur ! Indigènes met également à l’honneur l’agriculture et les produits locaux lors d’un marché de producteurs.
Ne manquez pas l’événement ! Plus qu’un salon, Indigènes est un lieu de rencontres, de découvertes et de partage ! http://www.salon-indigenes.com/
Avec la plus grande offre de vins jamais proposée en provenance des 4 coins des Catalognes et d'Occitanie, Indigènes est l'assurance de découvertes et de dégustations uniques.
Après une première édition prometteuse, Indigènes revient à l’Eglise des Dominicains de Perpignan. Durant 2 jours, 90 vignerons seront présents à Indigènes, le salon des vins naturels des Catalognes et d’Occitanie organisé à Perpignan par Slow Food Pays Catalan et soutenu par la ville, la communauté urbaine et la région. C’est d’ores et déjà la promesse d’un moment de rencontres et de découvertes gustatives et sensorielles rares.
Professionnels venus du monde entier, passionnés et amateurs de vins naturels pourront apprécier la richesse et la diversité des vins des 3 territoires présents au salon. L'occasion de rencontrer des vignerons venus transmettre leur passion, faire découvrir leurs nouveautés et exprimer leur savoir-faire. Echanger, commander, développer sa carte de restaurant, enrichir sa cave et profiter d’un contact sans intermédiaire. Avec la plus grande offre de vins jamais proposée en provenance des 4 coins des Catalognes et d’Occitanie, Indigènes est l’assurance de découvertes et de dégustations uniques.
Cette année encore le salon met à l’honneur les vignerons et leur travail à la vigne comme à la cave, où ils pratiquent une agriculture soucieuse des sols, des plantes et de notre bien-être. Cultiver et vinifier dans le respect du vivant et dans la volonté d'exprimer le vin sous sa forme la plus spontanée, la plus naturelle, la plus pure. Les consommateurs redécouvrent dans leur diversité, des goûts et des saveurs authentiques.
Un retour aux techniques anciennes, à un savoir-faire ancestral, et une mise en lumière des principes de Slow Food : le bon, le propre et le juste. Des produits bons pour les hommes, pour leur santé, pour leur plaisir, pour la planète.
Après le verre, l'assiette ! Le Salon offre aussi de découvrir des produits bios et fermiers, des haltes savoureuses dans un marché de producteurs.
Nos vignerons et nos producteurs poursuivent leurs efforts de qualité, d'authenticité, en s'attachant à une éthique et en cherchant à traduire un territoire.
Ne manquez pas Indigènes, l’événement qui conjugue plaisir des sens, art de vivre et convivialité !
Plein tarif: 8,00€ (Entrée + verre de dégustation) Tarif Pass / Forfait: 12,00€ (Pass 2 jour avec entrée + verre de dégustation)http://www.salon-indigenes.com/ Jean Lhéritier le président de slowfood fait la bande annonce
Gérone: le salon "indigènes" des vins natures de Perpignan s'affiche chez les frères Roca pour leur première conférence de presse! par Nicolas Caudeville
Dans une Gérone, qui crie à chaque coin de rue au retour des exilés et des prisonniers politiques à grand coup de panneaux, de rubans jaunes, et de drapeaux catalans portant l'étoile, nous avons rencontré un couple d'artistes un poète et une sculpteure.
a Girona conèixer a un parell d'artistes que han actualitzat el barri jueu i els seus cabalistes com el rabí Isaac el Cec. Girona: la capital de la càbala.Interview en français et Catalan
Josep Parrés Poète, Pia Croiset sculpteur,à Gérone à la rencontre d'un couple d'artiste qui ont remis à jour le quartier juif et ses cabalistes, comme le rabbin Isaac l'aveugle. Gérone: la c...
Dans l'Espagne du XIVe siècle, Gérone accueille la deuxième plus importante communauté juive de toute la Catalogne. Le médecin juif Isaac y officie malgré un sérieux handicap il est aveugle. Respecté et reconnu, ce ne sont pourtant pas seulement ses talents de guérisseur qui font sa réputation. Observateur subtil de la nature humaine, assisté de sa femme Judith, de son jeune apprenti Yusuf et de sa charmante fille Raquel, il répond immanquablement présent lorsqu'il s'agit d'enquêter sur les crimes les plus épineux.
On vous donne des nouvelles de la Catalogne , toujours sans président, toujours sous l'effet d 155 (ceci n'est pas un burger) et donc sous la tutelle zélée du gouvernement espagnole. Aussi l'association les Angelets de la terra et son leader Maximo Ramon Faura se mobilisent et organise quatre concerts "pour la libération des prisonniers politiques Catalans"
4 concerts avec des chanteurs et des musiciens de tous les pays catalans pour ne pas qu'ils soient oubliés!
Père, Yes, I am a prisoner. Oui, je suis une prisonnier. Fear not to relay my crime. N'aie pas peur de rapporter mon crime. The crime is loving the forsaken Le crime est d'aimer les abandonnés Only silence is shame Seul le silence est honteux. Ballade de Sacco et Vanzetti
interview Ramon Faura et vidéo de soutien de l'acteur Sergi Lopez
A Perpignan on aime les artistes que s'ils sont connus et qu'une marque de voiture leur a consacré un véhicule ou aussi à moins qu'un élu vous collectionne! Sans quoi l'artiste d'ici et vivant est maltraité et méprisé. On ferme l'école d'art dont on revend le lieu à une vague fondation macédonienne. On ferme le centre d'art Walter Benjamin pour qu'un privée puisse y mettre sa propre collection. Et pour une fois que la mairie de Perpignan avait investi dans un artiste d'ici et vivant , n'attendant pas que le reste du monde l'ait reconnu pour le reconnâitre enfin, il démonte son oeuvre. Installé depuis 2011, l'entonnoir de MA2F ne gênait ni n'indignait qui que ce soit, il interpellait même le chaland d'un musée dont on avait organiser l'insignifiance (les réserves sont plus belles que ce est exposé, comme ces ossements de baleine stockés sous un escalier...) . Mais voilà le prétexte invoquée par la mairie mis dans la bouche de l'adjoint à la culture Michel Pinell qui a fait office de porte parole:" il y a des araignées, des souris, un risque d'éboulement de pierres sur un enfant, l'oeuvre étant en pierres sèches, elles ne sont pas scellées... " Bref, le monde va basculer , c'est comme si "l'entonnoir" était une vieille centrale atomique il y a un devoir de précaution à la démonter. Et ben non justement , le lobby du nucléaire est plus fort que celui de l'entonnoir. C'est donc MA2F qui a payé pour déconstruire son oeuvre par ouvriers, en sa présence et en présence de son avocat, maître Jean Codognés (ainsi qu'un public venu le soutenir) sans quoi il eut été condamné à payer 1000 euros par jour d'astreinte.
Où donc est-il question de Mas Marroch, de riz Koji, de peuple Sami, de Robert Parker, de mondial des oxydatifs secs, d’altération du beurre, de vieillissement agréable ou nauséabond, de Sicile et de Sardaigne, de Laureano Serres, de 100 mètres du centre du monde, de sercial, de morom , de renne fumé, de Reine Marie, d’Oristano, du danger de l’excès d’ignorance, de deux saumées de muscat en 1433, de rancune et de rancœur, de Benoît Danjou, de suovas, d’IGP, de décomposition en acide volatils, de vernaccia, des abbés Santol et Rous, de vieilles familles nobles, d’Alcover i Moll, de Nicolas Caudeville, d’exaltation de la cuisine, de ténacité…. et peut-être, au final, de Teddy Riner ?
Glocal est un mot-valise dont la genèse a accompagné la mondialisation (globalisation pour les anglo-saxons) ; dans la valise il y a "local" explicitement tandis que "global" est suggéré par analogie à une lettre près. C'est l'extension des activités économiques à la planète qui a incité les multinationales -conformément à leur obligation existentielle de croissance- à décliner leurs produits et services selon les pays et cultures diverses qu'elles se devaient d'investir. Bref il fallait localiser pour mieux vendre.
C'est ainsi qu'on a pu dire qu'à Perpignan le Mammouth (une des premières grandes surfaces) est arrivé en dansant la sardane. Mais rapidement le terme a servi à désigner une entité nouvelle, plus conforme à la formation du mot. C'est dorénavant serait un lieu symbolique de recollement des choses globales existantes avec des choses locales existantes : par exemple, à chanter en anglais sur des rythmes en vogue les beautés et mérites du pays catalan ou, symétriquement à brocarder en catalan, les incartades de tel ou tel président. Glocal a donc gagné en symétrie. C'est ce qui, me semble-t-il, fait aujourd'hui tout son intérêt. C’est un élargissement du cadre qui permet de mieux penser ou repenser les questions locales. C'est sur ce propos que portera mon argument.
Le global c'est la perte d'identité
Tous ceux qui veulent se projeter dans le global doivent, pour y être seulement perçus, pour se donner une chance d'y exister, en adopter les codes. Des interprètes, par exemple, dans quelque domaine artistique que ce soit, doivent s’exprimer dans un anglais acceptable et se produire visuellement dans des codes vestimentaires et capillaires universellement partagés. Le concours de l’Eurovision en est l’illustration canonique. Quelques uns peuvent encore vendre une particularité locale mais alors elle devra retenir l’attention par un exotisme très marqué validable à l’international. L’exemple canonique est ici celui des Gypsy Kings , le groupe français qui a vendu le plus d’albums depuis 1982, qui a fait selon Wikipedia "autant de tours du monde que d’années de carrière", en exploitant allègrement un mélange de flamenco, de pop music et de rumba catalane. Mais c’est au prix "d’une faible reconnaissance dans leur pays d’origine". A la fin de leurs concerts disait le chanteur Nicolas Reyes, on leur demande s’ils sont espagnols ou mexicains (1). Dans tous ces cas l’identité d’origine est soit gommée soit détournée, exfiltrée, pour être vendable. Et perdre son identité c’est tout simplement se perdre.
Le local c'est l'enfermement dans un petit périmètre
A l’inverse le local pour se faire accepter dans son périmètre d’origine est contraint de forcer le trait et de justifier en permanence sa pureté socio-culturelle sur l’aire qu’il habite, et commencer par épater sa concierge, s’il en a une. Cela le rend d’autant moins exportable, pour cause d’étrangeté rédhibitoire. La clé presque exclusive de cet enfermement est la notion "d’artiste local" dont j’ai pu constater qu’elle déplaisait souverainement en général à ceux auxquels on l’appliquait. C’est ressenti quasiment comme une assignation à résidence. De plus, ce domaine est un enfer pavé de bonnes intentions tant il est vrai que la promotion acharnée du local et la célébration locale de ses mérites a pour effet de créer dans les esprits un couple oppositif local-global dans lequel chacun exclut radicalement l’autre. Local ou global, il faut choisir. L’artiste local est, de facto un artiste "rétréci" à l'échelle de sa localité. Mais on peut comprendre que cela suffise au bonheur de certains.es, et il serait stupide et injuste de jeter la pierre à quiconque.
Le glocal est un art nouveau
S’évader de cette prison locale par une démarche volontaire est une gageure. Elle a de très fortes chances d'apparaître comme un reniement aux yeux du public local. Le local exacerbé inhibe les désirs libérateurs. Le ressort de la motivation "économique" est certainement contre-productif dans la mesure où il pousse à singer les recettes qui marchent à l'extérieur. L’originalité de la création locale devient alors la pire des recommandations et les talents nouveaux se perdent dans d’improbables et pâles imitations. Je postule donc que les cas d’évasion constatés sont, en quelque sorte, des émergences involontaires inconscientes. On y trouve une aspiration naturelle et spontanée vers le glocal ; elles adviennent sans calcul préalable ; elles ne nécessitent aucune altération de la performance (au sens anglo-saxon de ce terme). Simplement le champ s’ouvre sous les pas de ceux.celles qui mettent en valeur - parce que c’est aussi leur projet plus ou moins conscient- des dimensions universelles dans leur pratique. Comment ne pas évoquer ici la carrière de Luis LLach, artiste "glocal" par excellence. Avec l’Estaca il a donné forme artistique à la contestation en Pologne -et dans combien d’autres pays- avec la seule allégorie du pieu auquel nous sommes tous attachés » ; il a fait un triomphe au Japon en chantant en Catalan les mêmes chansons qu’à Barcelona ou Perpinya, et, revêtu de cette universalité, il est revenu dans ses terres représenter une circonscription au gouvernement de Catalunya. Le chanteur Cali joue dans la même cour : on a pu le voir avec le même naturel au stade Aimé Giral ou sur une tribune politique en période électorale porter l’espérance populaire et universelle du bonheur (2). Dans un autre domaine Barcelone, -ville-monde- constitue un exemple tout aussi convaincant. Le duo de Montserrat Caballé et de Freddy Mercury chantant Barcelona qui devait ouvrir les Jeux Olympiques de 1992 l’illustrent à merveille (illustration ci-dessus).
Le local peut-être la grenouille de la fable
On objectera que c’est peut-être l’acharnement au travail, la volonté d’arriver, voire une ambition démesurée qui sont à l’origine du succès "hors les murs". Et l’on n’oubliera pas de parler de talent. Mais qu’est-ce que le talent sinon cette faculté d’appréhender le monde et d’y trouver une place. C’est Jean Giono, qui s'est surnommé lui-même "le voyageur immobile" disait : "je me suis efforcé de décrire le monde non pas comme il est mais comme il est quand je m’y ajoute, ce qui, évidemment, ne le simplifie pas". S’ajouter sans se renier au monde globalisé, voilà le défi de l’artiste local qui se trouvant à l’étroit sur son aire, sûr de son talent s’attache à cultiver l’universalité dans ses productions les plus personnelles. Et c’est très compliqué !
Dans une période qui s'aseptise, où il y a un parfum de dénégation de lutte des classes pour mettre en avant la lutte des places des premiers de cordée harcelés par les passions tristes de la jalousie de la France d'en bas en sous France, qu'il est bon de réécouter une musique qui savait ce que c'était que la protestation . On pense au rock, au punk, à la folk, mais le jazz a aussi été un vecteur protestataire."Attention l'armée" est la réédition d'un jazz des année 70 qui ne mâchait pas ses mots.
"Et toi .. ! Avec ton char qu'est-ce que tu fous sur mon champ ?". Le ton est donné, le ras-le-bol est général.