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Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
Ouf, la France a évité l’hydre fasciste au mois de mai, et ça, c’est bien, nous pouvons enfin respirer et nous mettre à la préparation des prochains Gay Olympic Games de Paris, https://www.paris2018.com/fr/. Moi, chuis hyper mais hyper mobilisé sur ou par la cause LGBTQPXYZABCDEF…, dernier rempart face au fascisme.
Mais là n’est pas le sujet. Tu as vu ce que font les Catalans ? Non, mais tu as bien vu ? Ces salopards sont en train ruiner nos prochaines vacances à Barcelone, la ville où il fait bon dire bonjour à Gaudi, aller déguster du pata negra à la Boqueria, boire des mojito jusqu’à la fin de la night comme à Paris ou à Berlin ou à Londres… et se faire euh.. se faire euh.. du côté de Montjuich, tu vois ce que je veux dire,faut bien que le corps exulte, évacuer le trop plein d’énergie qui nous habite.
Les salauds de Catalans, ils ne pensent qu’à leur gueule, de vrais égoïstes ces Catalans, des radins !! Et merde, que vont devenir les claques de la Jonquères s’ils deviennent indépendants. Je vais te dire, ils feront comme les entreprises ou les banques, il déménageront et peut-être en France !! Moi, ce qui se passe là-bas me révolte. Et puis tu as vu à quoi il ressemble Puigdemont, mais bon dieu, aucun style, il se sape chez Jules ou Célio à Perpignan ? Que vont devenir Rosas, Palamos, Port Lligat sans nous ? Avec ces indépendantistes, sûr, tu as un nouveau tiers-monde à nos portes. Les mecs, ils n’ont pas compris dans quel monde nous vivons, les Catalans, c’est les prochains migrants en Europe. C’est un monde globalisé où il faut voir grand comme le dit notre génial président. Ils faut en finir avec ces égoïsmes nationaux parce que comme le disait ce grand penseur du 21ème siècle, François Hollande, le nationalisme c’est la guerre. Ordures de Catalans, vous ne pouvez pas vivre repliés sur vous-mêmes, hors du monde, d’ailleurs, le monde, non seulement il va chez le coiffeur, M. Puigdemont (dans son nom, il y a démon !!!! Rrrahhh !!), mais en plus, il va te rattraper le monde !!
Franchement, je ne sais plus quoi faire, où aller en vacances cet automne… Merde, chuis révolté !!
Bientôt sur vos écran OSS 117 Barcelone ne répond plus!
Voir aussi:Les autres chroniques d'un citoyen engagé:
Le 25 décembre 1918, le Capitaine René CORNEMONT et Pierre-Georges LATECOERE explorent la ligne de Toulouse à Barcelone à bord d’un Salmson 2, en 2h20. Le Samedi 8 mars 1919 et dimanche 9 mars 1919, Henri LEMAITRE et Pierre-Georges LATECOERE relient Toulouse à Casablanca avec escales à Barcelone, Alicante, Malaga et Rabat.
Depuis 2015, le Raid Latécoère-Aéropostale prépare le Centenaire des Lignes Aériennes Latécoère et Aéropostale qui aura lieu en 2018 sur le trajet Toulouse-Barcelone et en 2019 de Toulouse à Casablanca. En 2016, Toulouse a été à l'affiche avec la participation au meeting aérien "Des étoiles et des ailes", la présence de la Patrouille de France et l’ancrage du raid à Toulouse-Francazal, site historique. Lors du Raid Latécoère-Hydravions, Saint-Laurent de la Salanque a été pour la deuxième fois une escale phare. En 2017, Barcelone sera à l'honneur avec un départ du raid dès le vendredi vers Sabadell. 2018 sera l'année de célébration du Centenaire entre Toulouse et Barcelone, nous reviendrons sur ce sujet lors d'une prochaine lettre d'information. Vous pouvez d'ores et déjà vous porter volontaire-bénévole pour la préparation de cet événement en cliquant sur ce lien et être ainsi les premiers informés.
Le PAD (Perpignan art déco accueille à l'escale de Perpignan le raid Latécoère samedi dernier 30 septembre à son aéroclub .
retrouvez l'interview de Hervé Bérardi président du rai Latécoère, Philippe Latger président du PAD, Dimitri Margueritopolos jeune pilote participant, Patrick Heet pilote confirmé, la vidéo de la réception et les photos de Bétina David Fauchier
De gauche à droite, le jeune Philippe de Bourbon (actuel Philippe VI), Juan-Carlos de Bourbon (ancien Roi d’Espagne), et le Général Franco.
Alain Tarrius est professeur émérite de l’université Toulouse-Jean-Jaurès et membre des laboratoires CNRS LISST et Migrinter. Il étudie depuis les années 1980 la genèse des migrations transnationales.
Nicolas Caudeville journaliste et blogueur Master 1 d'histoire avec pour mémoire "Luttes propagantistes en Catalogne républicaine 1936/1939),master 2 histoire avec pour mémoire "Reconstruction de l'image de la Catalogne de 1975 à nos jours" (université de Pepignan)
Barcelone /Madrid : qui reste, qui sort ?
A la mort de Franco, en 1975, Juan Carlos, jeune prince de 37 ans, que le caudillo avait choisi comme successeur en 1969, devient roi. En 1978 est adoptée la constitution, transition entre le franquisme et une certaine démocratisation, au prix de l’abandon de la mémoire républicaine, car l’Espagne a été République de 1931 à 1939, avant de sombrer sous le coup d’état fasciste/ franquiste.
Depuis 2011 et le mouvement des Indignés, une insatisfaction profonde se manifeste, dans les 17 régions autonomes espagnoles et non dans la seule Catalogne, contre les compromis de la constitution de 1978 et l’effacement des lieux et moments de mémoire républicaine. De plus en plus cette constitution apparaît pour ce qu’elle est : une falsification de l’histoire et une protection des politiques fascistes et de leurs filiations post- franquistes, y compris une frange du PPE, le parti actuellement au pouvoir à Madrid. Rappeler ces faits c’est contribuer à la compréhension des enjeux du conflit actuel entre le gouvernement central de Madrid, et la région autonome de Barcelone : si celle-ci retrouve sa liberté et son histoire, c’est l’ensemble des 16 autres régions autonomes qui revendiqueront leur identité réellement post fasciste/ franquiste pour en finir avec une « transition constitutionnelle» qui s’arrête aux portes de la mémoire sociale et républicaine : exit les caciques du PPE et la lignée royale franco-compatible.
Le conflit n’est pas qu’une rivalité entre une région riche et égoïste,
la Catalogne (dernières nouvelles, les sièges des banques -y compris la Caixa- veulent s’enfuir de Barcelone), et une Espagne généreuse et moins pourvue ! entre des Catalans bornés des campagnes associés fugitivement à des capitalistes urbains barcelonais, et des Espagnols royalistes, européens et citoyens égalitaires ! L’enjeu est un post fascisme/franquisme libéré des transitions construites par Franco lui-même et ses affidés politiques. Qu’a-t-on vu dès que le gouvernement de Catalogne a affirmé sa légitimité démocratique à avancer vers la « post-transition », à recouvrer sa continuité historique et mémorielle pré-franquiste ? les hommes en noir, envoyés par Madrid pour cogner et effrayer ; les leçons de « dignité » données à la télévision par le représentant du PPE, Rajoy, et le fils du roi Juan-Carlos, choisi par Franco, Philippe 6.
Catalans, la constitution de 1978 a fait des hommes des femmes libres, c'est pour cela que vous ne pouvez pas sortir de l'Espagne!
En fait, ce qu'il faut considérer, c'est l'inverse des signifiés des parties pour considérer les raisons subconscientes des plus forts (qui sont toujours les meilleures). Et derrière le maquillage sémantique et juridique, faire en sorte que "todo en orden" (voir film "La isla Minima" Espagne 2015)
On nous dit et fait répéter que le nationalisme catalan serait plus odieux que le nationalisme espagnol! Que les intérêts économiques de l'Espagne seraient moins égoïstes que ceux de la Catalogne. Mais Madrid est-elle l'Espagne?
On nous parle de légalité (pas l'égalité, même s'il y a comme une assonance) à propos du référendum d'autodétermination et du processus
Le gouvernement espagnol par la voix de premier ministre issu du PP (Partido popular) monsieur Rajoy, ainsi que le roi Philippe VI lui-même répètent à l'envie que la démocratie, c'est avant tout le respect de la loi et de la légalité. Ce qui peut-être paradoxal pour des pas si lointains descendants d'un "pronunciamento " réussi et qui se seraient auto-blanchi par la "transition démocratique" . On dénonce aussi la faiblesse du corps électoral catalan pour le référendum. Mais à ce compte, la plupart des dirigeants d'Europe, ont été mal élus. Et leurs électeurs n'ont pas eu à voter en esquivant les fourches caudines des matraques de la policia espagnole ou la guardia civile, ni à jouer à "cache cache" les urnes!Il ne fallait pas non plus retoquer le statut de la Catalogne voter pourtant par les cortes (le parlement espagnol) https://fr.wikipedia.org/wiki/Statut_d%27autonomie_de_la_Catalogne On a envie de dire au gouvernement espagnol: si vous êtes si sûr de vous, organisez de bon cœurun référendum dans des conditions optimales.
Ceci est une affaire intérieure espagnole: comme la guerre civile au début!
L'affaire est déjà assez grave, pour qu'on y ajoute pas les commentaires de ceux dont on aimerait qu'ils se taisent, et le silence de ceux dont on pourrait souhaiter qu'ils s'exprimassent. Des commentateurs patentés, dont on à pas vérifié la traçabilité, surgissent sur les plateaux de télévision pour nous expliquer à nous français, ce qu'il convient de penser. Ils brandissent leur posture, leur grille d'analyse prêts à être parachutés directement sur notre conscience collective. Le réel n'as pas d'importance . Le réel, c'est ce qu'ils ont à dire! Pour persuader, on utilise le feu nourri des chiffres: à chacun ses munitions. Mais comme disait Michel Audiard, dans "Le président" : "Le langage des chiffres à cela de commun avec celui des fleurs: on peut lui faire dire , ce qu'on veut!" Et puis encore Arthur Koestler dans "le yogi et le commissaire" : "Les statistiques ne saignent pas c'est cela qui comptent!" Et pour le moment sur les matraques, il n'y a que du sang de Catalogne...
Faire passer l'indépendance de la Catalogne pour un caprice d'enfant gâté!
Le monde politique et médiatique français semblent vouloir expliquer l'affaire catalane comme une foucade,une toquade qui finira mal avant tout pour la Catalogne et les catalans eux-même, utilisant au passage un langage infantilisant (voir la majorité des interviews du président de la Généralitat de Catalogne Puigdemont lors de son passage à Paris dans les médias, la palme allant à Léa Salamé sur France Inter) . Toujours dans la posture de "la raison pragmatique" qui a terme renverrait la Catalogne dans les cordes avec mise sous tutelle.
Les nations européennes ont peur de la contamination : l’Europe irait vers un seul ensemble, alors pourquoi accepter de nouveaux morcellements ?
Précisément pour la raison qui fait que la Communauté Européenne reconnait les multiples euro-régions (par exemple Occitanie Catalogne) aptes à remplacer les contours nationaux…
Et puis, la devise de l'union européenne, c'est "concurrence libre et non faussée" et pas " pas de nations sans état".En Europe, les marchandises et capitaux sont plus libres que les peuples.L’Europe, d’ailleurs joue aussi mal que Madrid, en ne récupérant pas le mouvement indépendantiste, c’est du pain béni qu’elle ne sait pas saisir : un futur petit État pro-fédéraliste, atlantiste, dirigé par la CIU et qui attire start-up, banques…
Et nous, Catalans de France, que faire devant ces troubles au sud ?
L’État central espagnol ne peut accepter une négociation longue de plusieurs mois, qui ferait bouger les autres régions autonomes. Il ne peut davantage accepter la solution brusque qui verrait la naissance d’une République comme sortie du royalo-franquisme de transition : retour à la case départ. Alors il est bien possible, en cas de conflit violent, que l’on assiste à la fuite de nombreux concitoyens de Catalogne, accueillis par les mêmes cordons « sanitaires » de policiers qu’en 1939 à Cerbère et au Perthus. Ils n’iront pas sur les plages d’Argelès ni au camp de Rivesaltes, mais dans de nouveaux « lieux d’accueil ». Attention aux blablas de certains partis politiques (même s’ils ont « l’accent catalan ») qui déjà font semblant d’oublier les faits rappelés ci-dessus .Mais le catalanisme roussillonnais étant plus folklorique que culturel, on peut qu’escompter une protestation guignolesque.
Nous ne devrons pas accepter un quelconque isolement en France de nos proches du sud .
il existe dans le département des associations mémorielles de la Retirade , par exemple celle, excellente, qui organise des manifestations annuelles à Argelès-sur-Mer. Il est urgent qu’elles nous conseillent.
La liberté ce n'est pas faire ce qu'on veut, mais assumer les conséquences de ses choix.
"Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir, Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir
(...)
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront,
(...)
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis, Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire Tu seras un homme, mon fils."
Jan Bucquoy était en direct sur l'archipel contre attaque pour la dernière fois à Perpignan :son Eldorado s'étant transformé en Tartare. Il commente quand même le rérendum catalan et la mi mandat du maire de Perpignan Pujol. Il met fin à sa saison enfer et retourne en Belgique. Parce qu'ici, même la misère n'est pas plus belle au soleil !
Jordi Vera coordinateur du mouvement Oui au pays catalan était en direct pour l'archipel contre attaque pour commenter et éclaircir la situation des "événements" de Catalogne
"La réforme des institutions vient trop tard, lorsque le coeur des peuples est brisé." Les Grands Cimetières sous la lune (1938) de Georges Bernanos
J'avais toujours été atterré par le déclenchement de la guerre civile espagnole, ses protagonismes, sa fin et la deuxième guerre mondiale sur laquelle elle a abouti. Tout ces événements, ces enchaînements, ses violences qui ont abouti à une tragédie humaine si bien dépeinte par Picasso dans Guernica n'ont pu advenir, pas tant par la haine des uns contres les autres, que par la non intervention du reste de l'Europe dite démocratique de l'époque .
Dans "Comment je vois le monde" (1934) Albert Einstein écrit :"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire."
Et que ce passe-t-il après le référendum d'auto-détermination de la Catalogne, qui a fait mostre de sa volonté pacifique, mais qui a reçu en retour la violence et verbale et physique du gouvernement espagnole, et l’assentiment du roi Philippe 6 de Bourbon qui dans son discours ne dénonce que "la trahison de la Généralitat" et pas la violence subit par les catalans.https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=5K0iqrFW_pg
Que l'union Européennes prompt à écraser les grecs, se retrouve comme un lapin pris dans les phares de l'histoire à ânonner un vague soutien à l'Espagne.
Quant au président jupitérien, il se fige dans la posture du gars qui dit que "c'est une affaire interne à l'Espagne" et qu'il n'a de seul interlocuteur que monsieur Rajoy" le premier sinistre espagnol!
Tant que ça n'éclabousse pas la France et l'Europe, vous pouvez faire ce que vous voulez des catalans. Les intérêts bancaire de la France et la stabilité des marchés sont supérieurs à des dérangements intestinaux: les catalans veulent disposer d'eux même qu'ils mangent de la fibre, ça finira bien par sortir!
Mais lorsque on ne se parle plus, qu'il n'y a personne pour intercéder entre 2 parties qui se font face: il ne reste que la violence.
Qu'il était facile de se positionner sur l'attitude du lointain Venezuela si lointain, pour convenir aux intérêts pétroliers américains par tropisme atlantiste. Mais là, c'est à nos portes.
C'est ainsi que l'on bascule dans les guerres civiles. Ne demandes pas pour qui sonne le glas, probablement celui de l'Union Européenne
"Les mythes sur lesquels nous vivons sont contradictoires; pacifisme et nécessité de défense, organisation et mythes chrétiens, efficacité et justice et ainsi de suite. Nous devons les ordonner, transformer notre Apocalypse en armée ou crever. C'est tout." écrivait André Malraux dans "L'Espoir" (1937)
Jean Lhéritier était en direct de l'archipel contre attaque, après le référendum en Catalogne , du traitement de la presse française , qui fait la sourde oreille pour ne pas entendre!
Samedi dernier à l'invitation de Jean Casagran pour le 29iéme festival du disque et de la BD , la mythique chanteuse perpignanaise Dani : celle qui joua Liliane dans "la nuit américaine " deTruffaut en 1973, pour qui Gainsbourg a écrit comme un "Boomrang" , dont elle fit un succès plus tard avec Etienne Daho , elle se re-créa même comme marchande de roses à Perpignan rue Voltaire.L'artiste protéiforme était de retour chez elle sur la scène perpignanaise du médiator avec sa guitariste Emilie Marsh...son retour est salué par la presse
Une diva postmoderne au come-back impérial LE FIGARO.FR MADAME Un parcours entre Nico et Marianne Faithfull, version « made in France ». LES INROCKUPTIBLES
"Il y a très longtemps dans une très lointaine galaxie, très lointaine..."
"M'en voudrez-vous beaucoup, si je vous dis un monde où on est pas du coté du plus fort!" Jean Ferra Potemkine
"Toute chose cesse d'être drôle, à partir du moment ou elle s'assoie sur vous!" Arthur Koestler
"Les tragédies des autres sont toujours d'une banalité désespérante!" Oscar Wilde
A l'université, j'avais consacré deux mémoires à l'histoire de la Catalogne Sud. Le premier "Luttes propagandistes en Catalogne républicaine 1936/1939", le deuxième "Reconstruction de l'image de la Catalogne de la mort de Franco, à nos jours", puis j'avais travaillé pour une ONG de politique jeunesse comme correspondant et représentant de celle-ci en France etc..Ainsi donc continuer de faire des reportages sur le sujet, c'était une sorte de service après vente. Et puis,il y avait de la curiosité à suivre cette histoire de l'Indépendance . De ces citoyens qui voulaient se séparer du royaume d'Espagne pour avoir leur propre république.
Je parti alors avec mon Bill Ballantine à moi, j'ai nommé Jean Lhéritier qui n'arrêtais pas de me répéter avec un enthousiasme juvénile:" ça fait plus de 40 ans que j'attends ça"
Nous avions déjà couvert les années précédentes, les différents "11 septembre", des marches,des chaines humaines, des rassemblements à des millions de personnes à Barcelone ou travers la Catalogne.
C'est pourquoi, je m'étonnais de l'étonnement du gouvernement espagnol et du traitement de l'information en France (parce qu'il n'y a pas plus aveugle qu'un borgne qui ne veut pas voir) . Tout les éléments étaient là depuis longtemps pour mettre en place, ce qu'on pourrait qualifier de processus historique. Mais avec une Espagne gouvernée par le PP (Partido Popular) , genre de fin de race du franquisme qui n'avait jamais fait son "agiornamento" historique (Pour l'écrivain valencien Alfons Cervéra:" il n'y avait pas de mémoire du franquisme, parce que le franquisme n'avait jamais cessé d'exister en Espagne") et une France jacobine qui pensait avec terreur que si par malheur la Catalogne à ses frontières réussissait son indépendance, ce ne serait que le premier dominos qui tomberait...De plus des banques françaises avaient fait des investissements massifs en Espagne et une séparation d'avec la Catalogne risquait pensaient-elles à cause de l'instabilité déclenchée de leur coûter cher. http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/referendum-en-catalogne-les-banques-francaises-sont-les-plus-exposees-751273.html
Nonobstant, le traitement du sujet dans la plupart des médias français qui étaient sensés nous informer et qui semblaient n'y rien comprendre, se contentant de projeter leur grille d'analyse et leurs préjugés au passage. La manière dont il parlait notamment de "régions espagnoles" et pas d'autonomie (qui sont différentes suivant les parties du pays, suivant leurs histoires à travers le temps) . La manière dont les journalistes français ont interviewé le président de la Généralitat de Catalogne lors de son passage à Paris. Le traitement comme un petit garçon a qui on expliqué que ce n'était pas possible (particulièrement Léa Salamé sur France Inter) .Carles Puigdemont répondait alors avec patience et courtoisie (il en fallait), avec une argumentation construite sr le rapport à l'état espagnole, l'Europe, la France (Non, il n'annexerait pas les Pyrénées-Orientales comme les allemands les Sudètes, si indépendance, il y avait) . Et qu'il préférait " une défaite pacifique, à une victoire dans la violence" . En Catalogne, ils appelle ça "La révolucio dels somriures" , la révolution des sourires .
Mais ce n'est pas parce qu'on est pacifistes que l'on récolte des sourires en retour!
Hugo Pratt mettait dans la bouche de Corto Maltése dans "La ballade de la mer salée" : "L'autorité, on l'a jusqu'au moment où on l'exerce!"
Le gouvernement PP de Rajoy ne l'a pas compris et est tombé dans le piège catalan, qui n'ayant pas les moyens de la force se doivent d'être rusés. L'écrivain barcelonais Manuel Vasquez Montalban disait d'eux dans une fameuse enquête de son détective Pépé Cavalho, dans "La solitude du manager" : " Les catalans sont des florentins en habit de paysans"
Puigdemont se doutait bien de la réaction du gouvernement espagnol, qui ne ferait pas dans le détail. Avec les arrestations d'hommes politiques catalans en lien avec le référendum, les perquisitions dans la presse et autres ministères : le tout sans mandat. "What did you espect!" aurait dit Pénélope Cruz en sirotant son Sweeps!
Tout espagnol qu'il est, le premier ministre Mariano Rajoy aurait du lire ou relire le jésuite espagnol et son "art de la prudence" . Mais le voilà, comme le chat de Schrödinger rentré dans la boite.
Score pas encore finale en Catalogne 844 blessés (que du coté catalan), contrairement à ce qu'annonce France info qui annonce "après des affrontements" Il n'y a peu affrontement, il y a eu cassage de gueule de la vieille à la femme enceinte pour que comme dit Rajoy "force reste à la loi"
Plus de 400 bureaux de vote fermés par la force la Guardia Civil. Malgré les 844 blessés, 2262000 catalanes et Catalans (sur un peu plus 5 millions inscrits) ont voté au referendum, 2020144 ont voté oui à une république Catalane indépendante et 176 000 ont voté non.
De notre coté, nous voulions évité Barcelone (on se doutait des violences et je ne voulait pas finir comme Malik 0ussékine https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Malik_Oussekine). On allait se projeter sur Gérone , mais j'ai appelé un ami qui me répondit avec une voix morne qu'il s'était fait tabasser par la police espagnol et qu'il était à l’hôpital de Gérone. Nous décidons alors Jean et moi d'aller à Agullana à coté de la frontière, ville symbolique puisque elle accueillit le dernier gouvernement de la république espagnole avant la "retirada" . Une fois sur place notre contact nous annonçait que la police espagnole saisissant les urnes. Ils avaient décider de fermer leur bureau et de cacher les urnes: il était 17h30!
Alors nous partîmes pour Figuéres un peu à l'aveugle, les seuls contact que nous avions las-bas étant de bons producteurs de charcuterie,de vins et autres poissonniers...
Après une Orxata, on a fini par trouvé une jeune fille portant comme une cape le drapeau catalan avec "estellada" qui lui disant que nous étions de "Perpinya", nous indiqua le bureau de vote le plus proche (celui-ci avait déja du fermer à l'approche de la police espagnole, puis ré-ouvert , pour continuer de faire voter jusqu'à ce qu'il n'y plus personne.
Jean aller en avant trouver des gens à interviewer, puis faisaient la traduction simultanée en français, quand j'interviewai en catalan.
Le bureau de vote (il y en avais 3 à Figuéres, où une affiche prié les votant de rester afin de protéger les urnes) était le lycée privé Ramon Muntaner (historien chroniqueur catalan du moyen age, qui raconta notamment la saga des "Almogavares" et leur capitaine Roger de Flor)
Le résultat des vidéos , des sons, des photos que je vous invite à écouter et à voir!
Post scriptum: sur le retour nous écoutions successivement les radios catalanes, espagnoles et françaises.
Les catalans étaient tout à leur référendum le célébrant comme "une fête en larmes" la joie d'avoir réussi malgré tout, et la tristesse des violences et des blessés. Sur les radios espagnoles que nous captions, on parlait de football ou de corrida. Et enfin en France sur france info, l'attentat de Marseille et du référendum mais avec une sorte d'impartialité subjective...Quant à moi, je pensait à la chanson de François Bérenger , "une ville" https://www.youtube.com/watch?v=ERUcKQfZxac et je me demandais si les catalans n'allaient pas à nouveau avoir leur grand cimetière sous la lune, parce que les catalans ne sont pas comme les vénézuéliens assis sur le deuxième stock de pétrole du monde...
Catalogne: adresse au président de la république française Emmanuel Macron sur les "événements" de Catalogne et de Barcelone! vidéo par le comité de rédaction L'archipel contre attaque
Le nouveau dessinateur de Corto Maltése, Ruben Pellejero https://fr.wikipedia.org/wiki/Rub%C3%A9n_Pellejero est à Perpignan au festival international du disque et de la BD pour dédicacer en exclusivité le nouveau Corto Maltése "équatoria" L'archipel contre attaque a pu l'interviewer.Merci pour le moment au directeur du FID Jean Casagran.
Mais par ailleurs, l'auteur qui est né à Badalona en Catalogne et qui y demeure toujours (au calme, c'est mieux pour la création) , ira faire valoir son droit de citoyen et ira voter au référendum ("le droit des peuples a disposer d'eux même")
Mais il reconnait que Corto Maltése a changé sa vie
Perpignan; Jean Casagran le directeur du festival international du disque et de la BD invite Ruben Pellejero le continuateur de Corto Maltése! Aussi, le régional de l'étape Philippe Bringel! interview par Nicolas Caudeville
Perpignan: Jean-Louis Tripp et Aude Mirmilliod dédicaçaient leur BD, Extase et Les reflets changeants à la libririe Torcatis jeudi dernier! interview par Nicolas Caudeville