Cette semaine le crash du Barcelone/Düsseldorf faisait oublier les résultats du premier tour de l'élection départementale.Tout de suite le monde s’interroge:accident, attentat, problème technique, erreur humaine, Daesh, Al Caïda , le Front National?
Puis, on a récupéré les boites noires avec le "voice recorder", l'enregistrement vocal où il s’avère que profitant du départ du commandant de bord, le co-pilote s'enferme dans le cockpit , en fermant la porte blindée. Sur l'enregistrement on entend juste sa respiration. Puis le bruit de la porte que l'on tente d'ouvrir,puis les cris des passagers, puis plus rien. Au fur et à mesure des révélations. On apprend que le co-pilote était dépressif et aurait prémédité son geste.
Il y a comme un air de ressemblance avec l'Europe.La chancelière d'un pays vieillissant impose la rigueur à un continent entier, enfermée derrière ses préjugés économiques. Le commandant de bord français est sorti. Et les peuples d'Europe crient lorsqu'ils s'aperçoivent du sort qu'on leur réserve. Mais on entend plus que la respiration d'Angéla...
Bientôt, nous devrons poster un homme en armes à la porte de notre cuisine.
Nos chats nous pillent et ne nous laissent que des os à ronger
Ce matin, le noir s’est jeté sur ma tartine de confiture, à midi, le roux ne nous a rien laissé du foie de veau persillé et le soir, le grand blanc tacheté et à poils longs a dévoré notre pot au feu, tandis que l’escroc noir et blanc sautait de la table, une sardine entre les dents.
À la fenêtre, grattant au carreau, ils nous font signe qu’ils veulent entrer et dès qu’ils sont à l’intérieur ils réclament sortir. Nous nous demandons s’ils ne s’entendent pas entre eux, si un accord secret ne les lie pas dans le but de nous déstabiliser, si nous ne sommes pas menacés par une conjuration de chats intéressés à prendre le pouvoir. Ils sont caressants, chauds, parfois émouvants, mais ils terrorisent les plus petits qu’eux et je ne connais rien de plus odieux que leur satisfaction lorsqu’un oiseau tombé du nid s’agite encore dans leur gueule et que le déposant à nos pieds, tout désarticulé et expirant, ils attendent de nous que nous les félicitions. Nos chats se plaignent tout le temps, réclament sans cesse, marchent comme des chanoines, miaulent à la manière de chanteuses de variétés, méfiants ils nous regardent du coin de l’œil, rôdant autour de nous, avec l’air de nous en vouloir comme si nous étions en situation irrégulière et le soir, couchés sur nos lits, ils dorment à notre place tandis que nous restons éveillés de peur de les déranger.
Par bonheur ils n’ont pas découvert le plaisir de boire du vin, qu’ils se mettent à finir mes bouteilles et mon sort sera scellé, j’en serai réduit à ne boire que de l’eau, c’est en ce sens qu’ils ne sont que des animaux, et que nous leur sommes supérieurs, ils ne connaissent pas les plaisirs de l’ivresse.
Nous avons de la tendresse pour eux mais nous n’accepterons jamais qu’ils s’installent aux commandes, depuis trop longtemps les hommes ont fait le pari de l’intelligence, rejetant l’instinct et la violence, plaidant pour des solidarités et de l’hospitalité, œuvrant pour l’utile comme pour l’inutile et plaçant le beau, la dignité et le respect de tous au service de tous.
Il n’est pas question de leur céder quoique ce soit.
Plutôt nous mettre au whiskas.
Le tout meilleur d'Henri Lhéritier
http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/henri%20lheritier/
On le croyait fini (Jean-Marc Pujol) Tout juste bon a gérer la présidence du conseil d'administration du théâtre de l'archipe, son voilier et ses petits enfants. Il n'y avait plus qu'à écrire les mémoires d'un grand urbaniste: Une vie dédié à l' A.L.G.U.L.A (à la gloire du grand urbaniste de l'archipel). Cela aurait été beau comme un film de Visconti! Mais Jean-Marc, il connaît pas Jean-Paul, à l'instar de Raoul Volfoni à la veille des élections il se serait écrié dans son salon:"Mais il connaît pas Raoul, ce mec ! il va avoir un réveil pénible. J'ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter que le sang coule. Mais maintenant c'est fini, je vais le travailler en férocité, le faire marcher à coup de lattes ! À ma pogne, je veux le voir ! Et je vous promets qu'il demandera pardon, et au garde-à-vous !"
Sur sa page face book cela donne ceci:
"La classe politique locale dont j’ai fait partie, même si j'ai été marginalisé depuis 2009, droite et gauche confondues, ne peut s’exonérer d’analyser les faiblesses de son action et de ses messages : manque de vision, de charisme et faible présence sur le terrain, laissant ainsi libre cours au ressenti, au sentiment d’abandon, aux rumeurs...
Elle devrait également comprendre que le cumul des mandats et la gérontocratie ont achevé de détruire son image." (Et hop dans ta face Jean-Marc Géronte de rien premier!)
Et après le premier tour, il enchaîne les coups comme un boxeur (gauche,droite, combo) face à un Jean-Marc Pujol affirmant à l'indépendant que ses adjoints candidats avaient bien résisté (Ami entends-tu le vol du pied noir sur nos plaine) :
"Et si Jean Castex perdait à cause de Jean-Marc Pujol ?...
ar contre sur Perpignan la tendance est inversée ... Jean Marc Pujol en plaçant en première ligne sur tous les cantons ses colistiers a voulu délibérément transformer ce scrutin en troisième tour des municipales ; le résultat est sans appel : le FN recueille 37% des suffrages exprimés ( il augmente son score du premier tour des municipales ), les listes Pujol 26% et la gauche 24%…
Dès lors, non seulement la légitimité démocratique de l'équipe municipale est ébranlée et son image ternie, mais, plus grave l'alternance risque de ne pas être au rendez-vous de dimanche prochain à cause de l'échec sur Perpignan où dans 3 cantons sur 6 les listes UMP-UDI sont éliminées."
En même temps, dés que Jean-Marc n'a plus eu besoin de celui qui l'a nommé maire. Il a liquidé le passif :la femme de Jean-Paul à la maison de l'emploi (et la maison de l'emploi avec l'eau du bain), les délégations renforcés de Romain Grau (voir comment au soir de la victoire, Jean-Marc, le repousse de l'estrade où il essaie de se hisser à ses cotés...Alors, il ne faut pas s'étonner que les peaux de bananes se ramassent à la pelle (et les coups de pelle aussi),tu vois je n'ai rien oublié!
Le cafouillage du vrai/ faux communiqué de presse de Jean-Marc Pujol sur le "front républicain" du deuxième tour (voir l'indépendant:Perpignan - Pujol et le vote anti FN : récit d'une journée de dupes http://www.lindependant.fr/2015/03/26/perpignan-pujol-et-le-vote-anti-fn-recit-d-une-journee-de-dupes,2009056.php) juste le jour de la venue de Nicolas Sarkosy: ça sent l'aller simple au pays des jivaros! Dans cette ambiance JPA conclue:
"Je n’irai pas au meeting de Nicolas Sarkozy
Je trouve indécent que Nicolas Sarkozy vienne expliquer sa théorie du "Ni-Ni" c’est-à-dire mettre à égalité le vote PS et le vote FN dans une ville où, sans le désistement républicain du PS après le premier tour des municipales, le Numéro 2 du Front National serait aujourd’hui Maire de Perpignan.
Je rappelle que sans les voix du PS on perd les 3 derniers cantons de Perpignan ; nos candidats et candidates apprécieront !
On dira encore que je devrais me taire…"
Comme dans le film avec Belmondo (un autre Jean-Paul) "le magnifique",Jean-Paul Alduy,Un modeste urbaniste tente d'achever le dernier épisode des extraordinaires aventures du héros qu'il a créé, celui d'un maire secret invincible, en prêtant à ses personnages les traits de ceux qu'il côtoie dans la réalité. Mais la créature lui échappe...Et Bob Alduy doit terminer la mission: mettre fin aux odieux agissements de l'infâme Karpov, chef des services secrets de la République populaire d'Albanie et ennemi de toujours de Bob Saint-Alduy(sa cinquième colonne vertébrale)!
Une belle affiche, un magnifique scénario pour cette pièce qui tiendra lieu sur la scène de la ville de Perpignan...
Voir aussi:
Le Magnifique Bande-annonce VF
Bande-annonce Le Magnifique - Le Magnifique, un film de Philippe de Broca avec Jean-Paul Belmondo, Jacqueline Bisset.
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19363260&cfilm=10150.html
Le front National est semble-t-il devenu la névrose française. Il fait même les sueurs froides du premier ministre manuel Valls qui affirme avoir peur. Mais le FN ne serait-il pas le doigt derrière lequel on crie au loup? Les problèmes des français sont-ils provoqués par lui? Et à force de le convoquer comme le diable, ne finira-t-il par arriver pour de bon? Inerviewant, un de leurs diables Louis Aliot, (j'ai pris un long micro), nous avons parlé cuisine locale: départementales, régionales et j'ai même pris des nouvelles du traité transatlantique!
Voir aussi:
Le maire UMP de Perpignan a donné une interview à notre confrère de l'Indépendant Julien Marion au lendemain du premier tour des élections départementales. Pour cette élection, il avait joué la carte "du troisième tour" des municipales en présentant sur les cantons de Perpignan ses adjoints municipaux. Hors sur 6 cantons, 3 binômes de son équipe ont déjà été éliminé des le premier tour!
Ce qui ne l'empêche pas de boire le verre à moitié plein:"Sur Perpignan, on a tenu bon. On s’en sort pas mal. Je savais que le FN serait fort. Je suis tous les jours dans les quartiers et je voyais le ras-le-bol. Je pensais même qu’il serait au-dessus des 40 %. Face à cette vague, on a bien résisté comme on l’avait fait aux municipales!"
C'est une manière de voir (avec des œillères certes), mais une manière de voir tout de même!
Jean Paul Alduy, le césar qui a permis à Brutus de tirer les marrons du feu commente ainsi la situation:
"Et si Jean Castex perdait à cause de Jean-Marc Pujol ?
Le premier tour des cantonales aurait dû, comme dans la plupart des départements qui nous ressemblent, ouvrir clairement la voie à une alternance à la tête de l'assemblée départementale.
D'ailleurs Jean Castex fait un score remarquable dans des terres qui furent longtemps dirigées par la gauche ce qui confirme que la tendance nationale peut s'exprimer en terre catalane !
Par contre sur Perpignan la tendance est inversée ... Jean Marc Pujol en plaçant en première ligne sur tous les cantons ses colistiers a voulu délibérément transformer ce scrutin en troisième tour des municipales ; le résultat est sans appel : le FN recueille 37% des suffrages exprimés ( il augmente son score du premier tour des municipales ), les listes Pujol 26% et la gauche 24%…
Dès lors, non seulement la légitimité démocratique de l'équipe municipale est ébranlée et son image ternie, mais, plus grave l'alternance risque de ne pas être au rendez-vous de dimanche prochain à cause de l'échec sur Perpignan où dans 3 cantons sur 6 les listes UMP-UDI sont éliminées.
Toutefois rien n'est joué : la gauche en position favorable sur 6 cantons, la droite et le centre sur 5 ; tout se joue sur 6 cantons dont 3 sur Perpignan où le FN est largement en tête.
Pour ma part je considère que dans ce contexte la consigne du « Ni-Ni » de Nicolas Sarkozy est non seulement une faute morale ( le FN c'est le droit du sol et un nationalisme total ethnique, économique et culturel ) mais une faute politique : faire barrage au FN et le dire clairement c'est le seul moyen d'éviter que ce parti soit l'arbitre des majorités départementales.
Comment en est-on arrivé là sur Perpignan où plus rien ne résiste à la montée du FN ?
La question ne pourra plus être éludée longtemps."
Jean-Marc Pujol été jusqu'à présent dans une phase ascendante en mode "tant que je gagne, je joue"(https://www.youtube.com/watch?v=23p5vjK1RvU) . Il est arrivée à son zénith (à lui tout seul #renaud tatatin...). Reste le nadir!
Il semble comme ses personnages des Monthy Pithon, qui par de là l'évidence, ne veule pas voir ce qui se cache derrière leur petit doigt: la forêt de leur incompétence!
Voir aussi:
Départementales/vote à Perpignan - Jean-Marc Pujol : "On a tenu bon"
Il y a près d'un an, le communiste Nicolas Garcia perdait la mairie d'Elne. Aujourd'hui il est candidat aux élections départementales, en binôme avec la socialiste Marie-Pierre Sadourny sur le canton plaine Illibéris. Après le premier tour, il se retrouve derrière le Front national du binôme M. GAULARD Jean-Philippe Mme REGNIER Dominique avec 32% et devant M. BARNIOL Yves et Mme JOURDA Catherine : 30,15 % de l'UMP. Une triangulaire pour le deuxième tour. Contrairement au duel qui se prépare entre communiste et Front National sur le canton Perpignan III (Il semblerait que les Perpignanais aient fait payer les candidats adjoints municipaux de l'UMP Jean-Marc Pujol) . Il souhaiterait que l'UMP se désiste en sa faveur, comme le poulain d’Alain Juppé en Gironde Yves d’Amécourt pour qui l’alliance avec le Parti communiste n'est pas impensable: « J’ai précisé qu’en cas de deuxième tour, nous appellerions même à voter pour un communiste. Le PC et les gaullistes ont en effet une histoire commune, celle de la guerre et de la Résistance, et je ne mettrai pas une pince à linge sur le nez pour voter communiste ».Entretien à propos de ce qui est encore sauvable de la gauche dans les PO
Voir aussi:
Ils étaient un certain nombre autour d’une table, ils se parlaient avec hargne, les caméras tournaient et lorsqu’ils étaient sur le point de s’entendre, des journalistes vachards leur posaient de sales questions qui leur faisaient à nouveau montrer les dents et ainsi de suite.
Derrière leur dos, on affichait des résultats d’élections répartis dans un camembert bariolé qui indiquait des pourcentages n’ayant rien de significatif ou qui signifiaient plutôt que rien n’allait changer.
En tout cas, lui, devant son écran et sa bière, n’y comprenait rien.
Et autour de la table, dans leur studio, eux non plus, ou alors ils faisaient semblant.
L’un d’entre eux prit la parole pour dire, en élevant la voix : les Français viennent de clairement s’exprimer.
Or, ils avaient dit tout et son contraire, mais nul ne voulait l’admettre, leur avis électoral était aussi confus que la déclaration d’un champion de boxe ensanglanté, aux lèvres tuméfiées, aux dents cassées, encore assis sur son tabouret de ring, tentant de répondre aux commentateurs et parvenant à prononcer un : Z’aurais pu gagner, c’est clair.
Un autre dit : Ce que veulent les Français, monsieur, c’est un langage clair.
À une extrémité de la table, un type au front bas, à moustache d’adjudant retraité, martela : C’est pour cela, monsieur, que notre programme est si clair.
On n’en pouvait plus de toute cette clarté.
Allons, allons messieurs, soyons clairs, disait le journaliste, que va-t-il se passer demain ?
En clair , s’il vous plait, pas de langue de bois, ajouta un second journaliste qui était une seconde journaliste, fort belle et clairement séduisante. .
Lui, devant sa télé, excédé, dit : La clarté est ce qu’il y a de plus sombre dans la vie, puis il lança encore en direction de l’écran : Veux-tu que je te dise, moi, ce qui est clair, et finissant sa bière, éteignant la télé, se levant, il grommela : Ce qui est clair, c’est que je vais me mettre au lit, et ce qui est encore plus clair, c’est que je vais pisser avant.
Le tout meilleur d'Henri Lhéritier , c'est ici!
http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/tag/henri%20lheritier/
En première partie de la soirée d’ouverture,mardi soir à 20H30 au palais des congrès de Perpignan, le court-métrage inédit de Vincent Sabatier, France 1992/2015, 9’ Interprètes : Michel Picod, Dominique Verbe ; Dialogues : Norbert Narach Début Août, non loin du littoral Roussillonnais, Georges, Colette et leurs 2 enfants viennent de traverser la France pour se rendre dans leur village-vacances en bord de plage. Leur 4×4 est bloqué dans un énorme embouteillage à l’entrée de la dernière ville à traverser. Georges force sur la bière, la suite devient dangereuse…
Voir aussi: