
Ce qu'on retiendra de Jean-Marc Pujol maire de Perpignan, un goût immodéré pour le BTP. La construction , la déconstruction: des qu'il y a chantier , il est heureux comme un enfant sur son tas de sable. Mais, "travaux partout justice nulle part !" comme dit le proverbe . Et les travaux n'enrichissent que ceux qui les réalisent .
Les gens qui vivent aux alentours , eux, subissent le bruit, la poussière, et l'inesthétisme de la période transitoire (et encore, quand c'est réussi), sans parler de l'impacte sur les commerces (voire l'avenue Torcatis) . Dans le genre le conservatoire de musique dont le prix est passé de 7 millions d'Euros à 9 millions d'Euros dont certains dallage alentours commencent déjà à se déchausser où la saga financière du théâtre de l'archipel qu'on a pas fini de payer (la ville le loue, c'est un PPP: partenariat public privée) . Ho je vous entends déjà me dire : la culture n'a pas de prix. Mais, il ne faut pas confondre l'argent pour des bâtiments culturelles, et l'argent que l'on donne pour une formation artistique, des artistes ou leur représentation. Imaginez si on avait investi dans des comapgnies de théâtre, des musiciens ou des plasticiens , l'ambiance de la "taule " Perpignan aurait une autre gueule . Et la plupart des citoyens en profiterait pas que les entrepreneurs et les marchands de piscines...
Mais revenons au retour de la revanche de l'université en centre ville .
Quand enfin la décision est prise et appliquée, elle ne l'est qu'en vertu des lois du BTP. Coût première tranche: 8 millions d'Euros pour une poignée d'étudiants en droit, même pas heureux d'avoir à se frotter à la population d'un quartier des plus populaire (l'inverse est valable aussi!) Pour la deuxième tranche on sacrifie un théâtre à l'italienne de plus de 200 ans (1 millions 300 000 euros,avec 300 sièges contre 400 sièges espérés) , le plus vieux temple protestant du département et de la ville (1876) et son à peine plus jeune Bourse du travail.
Alors vous en reprendrez bien une tranche!
L'extension de l'université et son campus Mailly est celle d'un blob. Et pan dans la gueule de la côte St Sauveur, terrain en pente sur lequel on fait un parvis pour les étudiants, en sucrant au passage des arbres et une place pour les habitants du quartier.
Et pour annoncer le tout, on salope la place Rigaud voisine avec un panneau immonde soutenu par quatre blocs de bétons qu'on a du récupérer sur une plage de Normandie d'avant le 6 juin 1944. Il n'y manque que les barbelés! Et encore Jean-Marc Pujol maire , nous dit qu'il ne croit pas à l'action public, mais à l'initiative privée (comme il le disait dans la dernière interview qu'il nous accordait)http://l.archipel.contre-attaque.over-blog.fr/2019/10/perpignan-municipales-2020-ne-croit-pas-que-l-homme-politique-fasse-la-difference-face-a-l-initiative-privee-interview-par-nicolas-c . Il croit par contre à la dépense publique. Parce que , quand on aime , on ne compte pas: et lui l'université, il l'aime!
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