Marx, lorsqu'on ne rajoute pas brothers, ce nom fait frémir bien plus que les banquiers et pourtant, il écrivait ceci à la fin du 19ième siècle qui pourrait nous sembler plus que vaguement familier...
"Bien mieux, l'endettement de l'Etat était d'un intérêt direct pour la fraction de la bourgeoisie qui régnait et légiférait par l'intermédiaire des Chambres. En fait, le déficit de l'Etat était l'objet même de sa spéculation et la source principale de son enrichissement. A la fin de chaque année, nouveau déficit. Au bout de 4 ou 5 ans, nouvel emprunt. Et chaque nouvel emprunt offrait à l'aristocratie financière une nouvelle occasion d'escroquer l'Etat, qui, maintenu artificiellement au bord de la banqueroute, était obligé de négocier avec les banquiers dans les conditions les plus défavorables..."
C’est dans son analyse sur la monarchie de Juillet, dans Les luttes des classes en Franceque Marx évoque cet endettement de l’Etat comme un moyen pour l’aristocratie financière de s’enrichir. Comme quoi le « nouveau capitalisme » est quand même assez vieux.
Là où Marx parle de l’aristocratie financière menaçant l’État et les intérêts de la bourgeoisie industrielle, on parle maintenant, surtout depuis l’éclatement de la crise des "suprimes"en 2008,de l’économie financiarisée menaçant l’économie dite réelle ou industrielle. Et l'état se fait complice des banques avec son soutient indéfectible en leur faisant un prèt, ou en s'obligeant au travers de loi européennes à ne pouvoir emprunter directement à la banque centrale au taux minimale où les banques lui empruntent et revendent aux états à des taux bien plus élevés, empochant au passage de belles plus values! Complicité encore, lorsque le président Hollande (homme qui avant son élection prétendait avoir un énemi : la finance) n'exprime pas la volonté de tordre le bras de la politique de la chancelière allemande Angéla Merkel, qui n'est valable que pour un pays de rentier vieillisants (Les allemands n'ont plus besoins de faire d'enfants, puisque des ouvriers de l'Europe du Sud immigrent en masse pour travailler à des salaires de misére. On passe alors du STO (service du travail obligatoire) au STV (service de travail volontaire), c'est vrai que le travail rend libre!)
On nous disait Marx disqualifié par la chute du mur de Berlin, la chute du mur de Berlin n'a disqualifié que le système soviètique. La crise de 2008 aurait du disqualifier les banques et la finances. Avec la complicité des partis dit de gouvernements, ils n'ont fait que se renforcer en faisant payer les citoyens en jouant sur leurs peurs (La montée des extrêmes droites n'est que la conséquence de ces événements...) La dette, c'est le doigt (le majeur) qui cache la forêt des mensonges qui nous asservissent chaque jour.
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