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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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3 juin 2026 3 03 /06 /juin /2026 09:47

"Un sous-marin, pour une baleine, c'est un gros suppositoire."

 Jean Carmet 

L'ordre, c'est lorsqu'on range, toutes les personnes insignifiantes au même endroit...Confère institution...

Changement de nom des Pyrénées-Orientales : les habitants vont devoir choisir entre trois propositions

Ah, mes aïeux ! Voilà que nos édiles départementaux, ces grands stratèges en costume-cravate, nous pondent une consultation citoyenne.

On se croirait à la kermesse du patronage, sauf qu’au lieu de tirer à la carabine sur des pipes en plâtre, on va voter pour savoir si on garde « Pyrénées-Orientales » ou si on se paye une nouvelle couche de peinture catalane. Trois options, paraît-il : le nom actuel, « Pyrénées Catalanes » ou « Pyrénées-Méditerranée ». Du vent. Du pur vent. Du bruit qui désigne l’amplitude du vide. Et comme chacun sait, dans le vide le son se propage à la vitesse du con.

C’est scientifique. C’est pour ça que ces conneries vont si vite.

On change le nom du département, mes bons amis, et hop ! Les routes seront moins encombrées, le chômage va fondre comme neige au soleil, les jeunes vont arrêter de se barrer vers Toulouse ou Barcelone, et les impôts locaux vont baisser d’eux-mêmes par pudeur.

Évidemment. C’est bien connu : quand le thermomètre marque 35 degrés en août et que le paysan n’arrive plus à payer l’eau d’irrigation, ce qui lui manque cruellement, c’est une nouvelle étiquette sur la carte.On est là, à Perpignan, à Argelès, à Céret, avec les vieux qui tirent la gueule, les viticulteurs qui galèrent, les saisonniers qui dorment dans leurs voitures, et ces messieurs-dames du conseil départemental nous expliquent, avec des mines de conspirateurs de sous-préfecture, que l’identité du territoire se joue à la virgule près entre « Orientales » et « Catalanes ». Magnifique.

Du pur théâtre pour gens qui n’ont rien d’autre à foutre.

« Pays catalan », ils ont osé l’écarter, les malins. Trop franc, trop direct, trop chargé d’histoire. Le Conseil d’État n’aurait pas aimé, disent les juristes. Évidemment. Le Conseil d’État, cette auguste institution, a des choses bien plus urgentes à faire que de valider des conneries folkloriques.

Mais qu’on se rassure : on va quand même voter.

On adore voter, en France, des que l'enjeu est insignifiant, parce que le pouvoir se niche ailleurs... C’est notre sport national. On vote même quand on sait que ça ne sert strictement à rien, parce que derrière il y aura encore un rapport, une commission, un décret, un contre-rapport, et finalement rien du tout. Sauf peut-être une nouvelle ligne dans le budget communication.Et pendant ce temps, les mêmes qui nous bassinent avec cette affaire capitale nous expliquent dans la presse, d’un air grave et pénétré, que c’est « un débat de société majeur » : comme le doigt.

La presse, toujours prompte à renifler le sérieux là où il n’y a que du vent.

Demain ils nous feront un dossier de quatre pages avec témoignages émouvants d’associations, graphiques en couleur et sociologues barbus pour nous dire que le nom, c’est l’âme d’un peuple. Moi je dis : ceux qui nous infligent ça, politiciens locaux, militants professionnels de l’identité, éditorialistes en mal de copie, devraient perdre tout crédit social. Immédiatement.

Qu’on les renvoie, avec les honneurs dus à leur rang, manger à la cuisine avec les domestiques et les enfants.

Là où on met les gens qui font du bruit pour rien. Ils pourront y débattre entre la poêle et le chat du foyer sur la juste appellation qui sauvera la Catalogne nord. Nous, on gardera les grandes personnes pour les choses sérieuses.Parce qu’à la fin, qu’on s’appelle Pyrénées-Orientales, Pyrénées Catalanes ou Département de la Honte-à-Vélo, la Tramontane soufflera toujours pareille, les ceps de vigne continueront de crever quand il ne pleut pas, et les gamins continueront de chercher du boulot ailleurs. Le reste, c’est du cinéma. Du mauvais. Du doublé en catalan. Et nous, comme d’habitude, on paiera la séance.

 

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