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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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10 mai 2026 7 10 /05 /mai /2026 19:35

Dans un contexte de violence scolaire qui ne cesse de s’aggraver, Rémy Landri, président de la FCPE des Pyrénées-Orientales (FCPE 66) et figure locale engagée pour la défense des parents et des élèves, a pris la parole en direct depuis le restaurant Au Cochon Hardi à Perpignan. Invité par Nicolas Caudeville dans l’émission « L’Archipel Contre Attaque Info », il a décortiqué la lettre adressée par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, aux parents d’élèves le 12 février 2026. 

Une lettre née d’une tragédie

La missive ministérielle intervient après l’agression particulièrement violente d’une enseignante au collège de Sanary-sur-Mer (Var). Le ministre y reconnaît une réalité brute : l’école ne peut pas tout. Il appelle à un « sursaut collectif » contre la banalisation de la violence, les insultes, le harcèlement (qui toucherait plus d’un enfant par classe selon certaines estimations) et les agressions physiques toujours plus graves. Geffray tend la main aux parents : dialogue à la maison, vigilance, signalement des incidents, affirmation de l’autorité de l’École. Un discours qui se veut républicain et mobilisateur, mais qui, pour beaucoup d’acteurs de terrain, sonne comme un aveu d’impuissance de l’institution. 

La réponse tranchée de Rémy Landri

Sur le plateau de « L’Archipel », Rémy Landri a salué la démarche tout en la jugeant largement insuffisante. Selon lui, la lettre part d’un « bon sentiment » mais reste une coquille vide si elle n’est pas accompagnée de moyens concrets :

Renforcement des équipes médico-sociales et psychologiques dans les établissements ;
Recrutement massif d’AED (accompagnants éducatifs) stables et formés ;
Mise en œuvre effective et généralisée du programme pHARe de lutte contre le harcèlement ;
Arrêt des suppressions de postes dans un département comme les Pyrénées-Orientales déjà sous tension (manque de places en collège, classes surchargées, inégalités territoriales).

Landri a insisté sur le rôle des parents, qu’il connaît bien en tant que président départemental de la FCPE :

la coéducation ne fonctionne que si l’école tient sa partie du contrat. Renvoi systématique de la responsabilité vers les familles risque d’exonérer l’institution de ses propres failles et de décourager les parents les plus fragiles, ceux que la lettre de quatre pages n’atteindra probablement jamais. 

Un cri d’alarme local

À Perpignan et dans les Pyrénées-Orientales, les remontées des conseils locaux FCPE sont inquiétantes :

multiplication des incidents, climat dégradé dans certains établissements, sentiment d’abandon des équipes éducatives. Rémy Landri, qui a longtemps porté les dossiers de carte scolaire, de fermetures de classes et d’accompagnement des familles en difficulté, connaît ces réalités de terrain.

Son intervention renforce une thématique centrale :

l’école républicaine est en danger quand elle devient le reflet des fractures sociales sans disposer des outils pour les corriger. La violence n’est pas une fatalité, mais elle s’alimente du manque de moyens, de la perte d’autorité, et parfois d’une forme de démission collective.

Vers une vraie mobilisation ?

L’échange au Cochon Hardi pose les bonnes questions :

les parents sont-ils prêts à s’engager davantage ? L’institution est-elle capable de se réformer en profondeur plutôt que de multiplier les courriers ? La société dans son ensemble accepte-t-elle enfin que l’éducation n’est pas une variable d’ajustement budgétaire ?

Rémy Landri, par sa présence régulière sur le terrain (Chemins de la Réussite, forums d’orientation, défense de la carte scolaire), incarne cette exigence de parents responsables qui refusent d’être les boucs émissaires d’un système en tension.

 Elle mérite d’être largement partagée : elle donne la parole à ceux qui vivent l’école au quotidien, loin des discours parisiens.L’école de la République ne se sauvera pas par des lettres, aussi bien intentionnées soient-elles. Elle se sauvera par des actes, des moyens et une vraie alliance parents-enseignants autour de l’autorité et du savoir. C’est le message fort porté par Rémy Landri ce soir-là à Perpignan.

 

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