
"Si ça s’trouve ? Alors pour nous sortir de là il va nous falloir un peu plus solide que du si ça s’trouve !"
Alexandre Astier, Kaamelott, Livre I, Heat, écrit par Alexandre Astier.
Le Conseil d’Etat a validé la pratique cruelle de la chasse à la glu qui existe encore dans cinq départements du Sud-Est (28/12/2018) en rejetant a rejeté la demande d’abrogation de l’arrêté ministériel du 17 août 1989
Des baguettes enduites de colle au beau milieu d'un amas de cartables gris.Des pièges à glu ont été mis en place à la sortie de la rue Émile Zola prés du campus Mailly . Une autorisation a été demandée et acceptée pour capturer ces étudiants qui passent sans "calculer"la place Rigaud et ses commerces de bouches
.Le retour des étudiants aux centre ville, n'est pas un bienfait en soi .
Il est là pour redynamiser un centre moribond et ses commerces.Mais contrairement à ce qu'il avait été promis par la mairie et l'ancien président de l'université Fabrice Lorente : on est loin de la "déferlante" . On a vaguement augmenté la présence effective de 80 à 200 étudiants sur quasi seulement 7 mois de l'année (entre les vacances et les examens) . Et quand bien même, des qu'ils sortent de leur "aquarium" , ils n'ont qu'une envie , c'est d'aller ailleurs. Sauf les étudiants africains qui vivent dans un quartier dont la couleur locale ne leur fait pas peur.
Aucune communication entre la direction de l'université, du campus Mailly , n'ont été mis en place pour un meilleur "vivre ensemble" ou "travailler ensemble"
Les présentations n'ayant pas été faites avec leur nouvel environnement en dehors de leur bâtiment qui leur sont propres, il est dur pour les étudiants de s’intégrer. Et au regard de leurs différents témoignages: "ils ne se sentent pas bien dans le quartier!"
Une étude indépendante par un étudiant en sociologie de l'université de Mannheim qui s'est déjà vu refuser un entretien avec les porteurs du projet de la mairie et l'ancien président de l'université Fabrice Lorente.
Aux vues de l'augmentation du prix des terrasses qui sont passer de tarifs de la zone 3 à la ceux de la zone 2 (beaucoup plus chers) , les commerçants de la place ont décidé de prendre leur destin en mains!
Technique ancestrale née dans le bassin méditerranéen, la cruelle chasse à la glu se pratique donc aussi place Rigaud. « Surtout en ce moment, observe Audrey Marin, agent d'accueil à la Ligue de protection des étudiants en droit. C'est une période de l'année où les apprentis juristes ont l'habitude de se regrouper pour se nourrir et par conséquent, ils deviennent plus faciles à capturer. » Un détail qui n'a pas échappé aux commerçants qui surveillent de très près, tout en restant discret, ce territoire où ils sont exposés et fragiles!