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Méthode paranoïaque-critique https://fr.wikipedia.org/wiki/Méthode_paranoïaque-critique
"La méthode paranoïaque-critique, ou paranoïa-critique, est un procédé de création inventé pour tous les arts par Salvador Dalí. Il fait partie des techniques surréalistes. Dalí le définit comme « une méthode spontanée de connaissance irrationnelle, basée sur l’objectivation critique et systématique des associations et interprétations délirantes »
Dalí expose sa méthode dans plusieurs écrits en un effort de rationalisation du processus de création qui l'anime et dont il repère les étapes à travers son autobiographie. Il mobilise pour ce faire ce qu'il a retenu, principalement à travers son ami Lacan, de la leçon de Clérambault sur la paranoïa, conçue comme une structure associant des idées, l'automatisme mental, et de la clinique de Dromard (1874-1918) concernant la création artistique. Dromard analyse le processus de création comme une interprétation critique d'images obsédantes qui surgissent à la conscience quand celle-ci passe à un état crépusculaire, le mentisme. Dalí le décrit comme un dépassement du mentisme, une projection littérale de l'obsession, voire du délire interprétatif de l'artiste.
Cette méthode d'herméneutique hystérique repose sur une « faculté » que seuls certains ont, celle d'être habité d'« associations et interprétations délirantes ». C'est la partie « paranoïa » de la méthode. Que ce soit dans le cadre d'un authentique délire ou dans celui d'un fantasme ordinaire, les idées extravagantes à l'origine de l'œuvre s'organisent en une structure. C'est cette structure, propre à ce qui fait le thème d'une obsession, « objective », et non la pensée subjective de l'artiste, qui génère systématiquement et enchaîne les images à partir d'une puis plusieurs idées obsédantes.
Cependant ces images d'idées obsédantes vont « s'objectiver a priori par l'intervention critique », c'est-à-dire grâce à la réflexion distante, l'œil de l'artiste. C'est la partie « critique » de la méthode. Le rôle de l'artiste est d'être réceptif à ces « associations » d'images et de comprendre le système qui les associe, « interpréter » leur signification, pour les organiser en une œuvre."
L'artiste est moins inventeur que révélateur mais un révélateur créatif, riche du défilement des images qui l'habitent et qu'il lui appartient d'interpréter en une vision signifiante"
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Dans un délire paranoïaque-critique digne de Salvador Dalí, la cérémonie à Perpignan a pris place dans la Chapelle des Dominicains, un décor aussi déformé que les montres molles du maître du surréalisme. Louis Aliot, entouré de son équipe municipale et de figures locales, a commencé son discours en plongeant dans le subconscient créatif de la ville.
"En ce début d'année, il est de tradition de se tourner vers l'avenir avec optimisme, de renforcer les liens qui nous unissent et de se projeter vers des horizons prometteurs"
, déclama-t-il, semblant être envoûté par des visions oniriques. "Perpignan est une ville riche de son dynamisme culturel où se croisent les influences, les talents et les passions. C'est à vous, acteurs culturels de cette ville, que je m'adresse en premier. Que ce soit à travers les arts visuels, la musique, la danse, le théâtre, ou toute autre forme d'expression artistique, vous contribuez à tisser les fils de la culture qui font de Perpignan un lieu unique et vibrant (...)", continua-t-il, comme s'il peignait un tableau étrange avec des couleurs de l'irrationnel.
Les médailles de cette année ont été décernées à des entités aussi diverses que l'Archiconfrérie de la Sanch, La Compagnie du Genêt d’Or, Albert Bueno (chanteur), Claude Parent-Saura (sculpteur) et Denis Granier-Saez (Directeur de la Culture prenant sa retraite). André Bonet, l'adjoint en charge de la Culture et de la Catalanité, accompagna le maire dans cet étrange voyage, soulignant l'émotion suscitée par ces remises de médailles, comme si elles étaient des fragments de rêves réels.
"La Ville de Perpignan vous a soutenu par le passé et continuera de le faire car, plus que jamais en ces temps incertains, la Culture est essentielle en ce qu’elle offre le moyen d’exprimer sa créativité, de se forger une identité propre et de renforcer ou de préserver le sentiment d’appartenir à la même Nation", déclara Louis Aliot, mélangeant les éléments du quotidien avec ceux d'un monde parallèle.
"La Ville de Perpignan, au travers de ses services culturels, prend largement sa part, à vos côtés, pour relever ce défi collectif", ajouta-t-il, transformant le discours en une pièce surréaliste où la réalité et l'illusion se confondent.
"Chaque œuvre est l’expression de la vision de l’artiste sur son présent, elle nous permet de mieux comprendre son époque pour mieux interroger la nôtre. Ainsi, tous ceux qui militent pour réécrire les romans, remonter les films, mettre sous le tapis certaines œuvres et enfermer aux oubliettes les artistes sous prétexte de ne pas correspondre à leur idéologie du moment sont les ennemis de la culture et donc de l’émancipation du peuple par son élévation", déclama-t-il avec une intensité presque hallucinatoire.http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2023/09/milan-kundera-est-mort-la-fin-de-la-plaisanterie-rire-en-union-so-wokiste-par-kirivendredidimanchepleurera.html
"Aujourd’hui, Perpignan – comme toutes les collectivités territoriales – doit faire face à de nouveaux enjeux financiers à laquelle elle ne peut se soustraire. La tâche de l’équipe municipale est dense et les besoins d’intervention publique de plus en plus nombreux. Depuis 2023, et comme un grand nombre de collectivités, la Ville revoit à la baisse ses soutiens financiers http://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2023/03/perpignan-quand-louis-aliot-retire-30-de-subvention-aux-vitrines-culturelles-comme-la-casa-musicale-l-institut-jean-vigo-le-theatre-de-l-archipel-le-silence-des-autres-fait-un-boucan-d-enfer.par-nicolas-caudeville.html, mais dans un dialogue permanent et avec pragmatisme de manière à impacter le moins possible l’activité de ces acteurs culturels qui ont su démontrer toute leur implication dans la vitalité de notre commune",
conclut-il, laissant l'audience dans un état de confusion délibérée, une paranoïa-critique ambiante qui semblait être la clé de la compréhension de cet étrange spectacle perpignanais.
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Voir aussi:
Perpignan: un vernissage à la villa Duflot! interview de Véronique Lopez par Nicolas Caudeville
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