"Orle
Le château, le village et le territoire d'Orle furent vendus, en 1271, à la milice du Temple du Mas-Deu, par le chevalier Bernard d'Oms, en franc-alleu, avec tous droits et toute juridiction.
En 1278, Jaubert du Soler, chevalier, vendit à la même milice tout ce qu'il avait de propriétés et de droits dans le hameau et dans le territoire de Saint-Etienne d'Orle, aux lieux dits « Las Grirrigolas », « l'Albedra », la Vallauria », et au lieu dit « la Pera » dans le territoire de Toulouge."
http://templiers.net/etudes/index.php?page=Templiers-en-Roussillon
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Perpignan dispose d’un patrimoine architectural et histoirique riche mais particulièrement méconnu. Dans les listes des bâtiments inconnus du grand public et, tout à la fois, menacés et devant être protégés, l’église Saint-Étienne d’Orla est tout en haut.
Et ces derniers temps les menaces se précisent.
Orles est un ancien village à l’ouest de Perpignan, datant du IXe siècle. Il est donc plus ancien que Perpignan de près d’un siècle.
En 1271 les Templiers achètent la seigneurie, qui quelques siècles plus tard deviendra une commanderie de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
Après la Révolution, l’église sera achetée par des propriétaires du coin et finira par devenir une grange.
Le bâtiment, en sale état, et laissé à l’abandon depuis de longues années. Le développement de Saint-Charles autour d’Orles a littéralement ravagé ce secteur.
En 2018, des travaux d’aménagement pour permettre l’installation d’un grossiste en produit bio a entraîné le saccage du cimetière.
https://www.lindependant.fr/2018/10/24/le-chantier-sur-un-ancien-cimetiere-qui-inquiete,4743887.php
Le maire de l’époque, Jean-Marc Pujol, qui déteste Perpignan, ses habitants, son histoire et son patrimoine, avait laissé faire, en dépit de l’aspect clairement illégal des travaux.
En 2021, une partie du site archéologique a quand même été classé monument historique.
https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA66000060
Au final, le propriétaire actuel n’a plus que deux choix devant lui : raser ou vendre !
Et apparemment il serait prêt à vendre, peut-être même à l’euro symbolique.
Et donc, l’opportunité de transformer l’ancienne église en un tiers-lieu culturel refait surface. Surtout que Perpignan manque cruellement d’un véritable lieu culturel, dynamique, et axé sur la création. Ici la culture, c’est surtout une histoire de petits fours, d’orangeades, de champagne tiède, et de propos glacés des femelles maussades de fonctionnarisés territoriaux, surtout les soirs d’été.
Bon, on ne s’attend pas à voir ouvrir un lieu comme La Halle Tropisme à Montpellier. Perpignan est trop en retard pour un tiers-lieu de ce type. Mais Orles a un sacré potentiel.
Les acteurs locaux sont capables de porter ce type de projet.
Il faut juste : un modèle économique, un business plan, un tour de table, et un financement, participatif de préférence.
Finalement que des choses simples.
La seule chose qui pourrait venir à manquer : de la volonté.
Parce que c’est vrai qu’ici, la volonté, surtout politique, ça ne court pas les rues.
Il est plus facile de maudire l’obscurité que d’allumer une bougie. C’est dommage, parce que dans le coin, il y a tellement de gens qui savent manier le lance-flamme, que ça serait dommage de rester dans le noir !
On attend donc des nouvelles du CD66 et de la mairie.
Avec impatience.
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