L'armée mexicaine de l'agglo est morte, vive l'armée mexicaine des adjoints de la Ville !
Force restant à la loi de la République (cette même « gueuse » pour les amis de l'ADIMAD), même à Perpignan, les 42 ex-vice-présidents de l'agglo touchant à la sueur de leur front leurs confortables indemnités ne sont, désormais, dans la nouvelle assemblée, que 15.
On imagine les combats fratricides pour conserver ou acquérir ces émoluments dans les arcanes du pouvoir UMP-UDI.
Et, par suite, nous pourrons suivre avec beaucoup d'intérêt le profil de carrière des heureux nouveaux élus ou réélus.
Perpignan étant Perpignan, à-peine une armée mexicaine disparaît-elle dans la poussière qu'une autre vient parader devant ses chers électeurs.
Celle des adjoints de la Ville.
Avec 43 élus (contre 12 à Aliot) dans une ville de la taille de Perpignan, pour nommer quasi 50% d'élus de la liste Pujol adjoints au maire, il faut recourir à une dérogation du code des collectivités territoriales, l'article L2122-2-1 :
« Dans les communes de 80 000 habitants et plus, la limite fixée à l'article L. 2122-2 peut donner lieu à dépassement en vue de la création de postes d'adjoints chargés principalement d'un ou plusieurs quartiers, sans toutefois que le nombre de ceux-ci puisse excéder 10 % de l'effectif légal du conseil municipal. »
Ainsi donc, que l'on se rassure dans les quartiers, les adjoints de quartiers Est, Ouest, Nord, Sud et Centre, ne sont dénommés comme tels que pour accéder aux indemnités d'adjoints, soit, dans une ville de 100.000 à 199.999 habitants: 2.508,97 euros mensuels , du moins si confirmé... en conseil municipal.
En outre, les blogs politiques de choc du crû, toujours à la pointe de l'information, non plus que la presse locale ou l'audiovisuel dans les P.O., ne semblent pas avoir relevé une deuxième redistribution de la sacro-sainte carte Pujol après sa première élection en tant que maire.
La première redistribution, le chevalier blanc du non cumul se jetant dès qu'élu sur le steak agglo, ne pouvait qu'être relevée, puisque caricaturale.
Mais qu'en fut-il de son ticket municipal ?
Un candidat présente une liste, numérotée.
Or Pujol à-peine élu, que devient sa liste présentée aux électeurs ?
La n° 2 de la liste : Sirère Ferrière. Normalement, dans un espace politique un tant soit peu crédible, la n°2 d'une liste municipale est désignée au rôle de première adjointe.
Ici, non : elle se retrouve en 19 du mandat Pujol.
Si vous avez voté pour elle, c'est ballot.
Le 3, Grau, le dernier dauphin d'Alduy, à qui bien sûr l'agglo était dévolue dans les accords antérieurs à l'élection, prend le ticket n°2, mais n'est pas même nommé officiellement 1er adjoint (et surtout pas vice-président de l'agglo... Il est vrai que, s'il était resté chez Codognès, il ne serait pas non plus adjoint. La trahison a quand même du bon).
Amiel, number 11 monte en 6. Un MRC en force au conseil municipal ? Pour Pujol, le grand écart avec les identitaires catalans promet.
On a aussi le petit commerçant du centre Barbé, 29ème sur la liste électorale, projeté en n°16 des porteurs d'écharpes tricolores (bleu-blanc-rouge, pour information).
Ou Gauze, le n°7 des prétendants, qui passe conseiller municipal, point final.
Bref : que tous ceux qui ont appelé à faire barrage contre l'hydre Front National en soutenant et votant Pujol, ferment désormais leur gueule sur l'exemplaire démocratie Pujol.
Vu que nous savions tous ce qu'il en était, en réalité, et que ce frétillement « anti fasciste » n'était qu'un leurre, une posture, plus que problématique à assumer à l'égard de jeunes générations qui ont encore une fois pu être mitonnées – du moins, pour qui a l'ombre d'une conscience.