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L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 19:23

Conseil municipal à Perpignan : pour le maire, on ne mélange pas les torchons et les chaussettes !

Que pensait Jean-Paul Alduy, ce matin du 20 octobre (toujours) en se rasant. Probablement, compte tenu des derniers rebondissements défavorables issus des tribunaux administratif et pénal, à la chanson de Bénabar, "le Dîner" : «J'veux pas y aller à ce dîner, j'ai pas l'moral, j'suis fatigué, ils nous en voudront pas, allez on n'y va pas. En plus, faut que je fasse un régime, ma chemise me boudine, j'ai l'air d'une chipolata, je peux pas sortir comme ça. Ça n'a rien à voir, je les aime bien, tes amis, mais je veux pas les voir parce que j'ai pas envie ».
Et Oui, de conseil municipal le soir, il a de quoi penser : « c’est pas parce qu’on est parano qu’il n’y a pas des gens qui nous en veulent ! » Une Mimi Tjoyas vous manque pour raison de mise en examen et tout est dépeuplé…
En plus, dès 17 heures il y a foule pour assister à se qui se transformera probablement en corrida, la mémoire inconsciente et collective des jeux du cirque en pays latin.
Les élus entrent en premier dans la salle Arago, puis les journalistes, puis le peuple. Comme dans la tragédie grecque, chacun est à sa place à l’instant T et s’apprête à jouer son rôle. On règle ses instruments, la cacophonie d’avant un concert.
La communiste Nicole Gaspon, la Modem Clotilde Ripoull et le socialiste divergent Jean Codognès distribuent des tracts contenant leur intervention quant à l’état actuel de la ville et le positionnement de son maire.
Puis le Jean-Paul Alduy fait mine de commencer comme si de rien était, traitant les affaires courantes, lorsque la tête de liste de l’opposition Jacqueline Amiel-Donat lève la main pour intervenir, donnant le signal de la grande offensive.
« Arrêtons de faire semblant monsieur Alduy. Nous n’avons de cesse de dire que vous êtes illégitime. Pour vous l’affaire des « Chaussettes » n’était qu’un incident mineur de seulement 4 bulletins. Puis la fraude d’une personne isolée. Puis après la mise en examen de votre deuxième adjointe, la fraude d’un bureau tout entier. A combien de bureau monsieur Alduy, estimerez-vous qu’il y a indignité ?(…) ».
Suis Jean Codognès qui stigmatise :
« l’affolement de l’individu traqué qui fait adopter une série de dossiers engageant la ville pour plus de 30 ans (…) Dans ce temps d’attente de la décision du conseil d’état, vous ferez campagne, nous repassant le plat refroidi de vos promesses électorales : autant de fanions de vos Waterloo(…)
».
S’enchaîne la verte Katia Mingo, Jordi Vera de CDC :
« Il était une fois un homme de gauche, l’homme le plus à gauche du département. » Pour aboutir sur un « Aujourd’hui au sud, Perpignan n’est pas la capitale de la culture catalane, c’est la capitale de la chaussette et de la triche. Partez monsieur Alduy, cessez de faire souffrir la ville ! »
Enric Villanova d’ERC lui enfonce le clou en catalan et en nuançant.
Clotilde Ripoull :
« J’avais encore des illusions avant de rentrer dans cette assemblée. Aujourd’hui, je n’en ai plus ! (…) La démocratie c’est l’écoute. La démocratie, c’est le combat loyal. La démocratie, c’est le respect des électeurs et de tous les élus ! Il y a une chose pire que la calomnie : c’est la vérité ! ».
Le dernier à s’exprimer fut le FN Jean Aliot qui demande comme tout le monde « qu’on retourne aux urnes », affirmant que malgré tout, parlant de « Mimi » Tjoyas : « un adjoint qui n’a pas une tête de chef de bande ! »
Pendant ce temps, encadré par un Fabrice Villard blindé au UV et un Jean-Marc Pujol stigmatisant le rictus de la souffrance, Jean-Paul Alduy affichait la moue de l’enfant que la maîtresse gourmande gronde et semble penser : « même pas mal »
D’ailleurs, il finit par répondre, après le discours défensif de Jean-Marc Pujol : « Je vais vous décevoir, je ne partirais pas ».

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