Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'archipel Contre-Attaque

  • : L'archipel contre-attaque !
  • : Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Contact

Profil

  • L'archipel contre-attaque !
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!
  • Depuis les émeutes de mai 2005, la situation de Perpignan et son agglomération(que certains appellent l'archipel) n'a fait que glisser de plus en plus vers les abysses: l'archipel contre attaque en fait la chronique!

Recherche

17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 19:18

L’invalidation à Perpignan ou la folle journée !

Ça avait commencé par un incendie, le 16 mars au soir, à cause d’une chaussette pleine de bulletins trouvés sur le président du bureau numéro 4, George Garcia, frère de Manu Garcia, colistier du Maire sortant Jean-Paul Alduy.
Alors, la rumeur s’est propagée comme un incendie dans toute la ville :
« il y aurait-il un système de fraude généralisé dont bénéficierait l’actuel maire de Perpignan ? »
Des citoyens de l’ordre de 500 font le tour de la ville, s’arrêtant devant la préfecture, puis devant la mairie, en demandant justice et l’annulation de l’élection.
Cacophonie des voix officielles, au moment où le préfet dit que l’élection sera annulée, le procureur dit le contraire… Le préfet finira par rejoindre l’avis du procureur.
Des journalistes de toute la France commence à débarquer, alors que tous les soirs on manifeste avec des chaussettes devant la mairie. On croise même l’ex otage iraquienne et toujours journaliste, Florence Aubenas.
Un recours devant le tribunal administratif est posé par l’opposition.
Le temps passe avec des conseils municipaux qui ressemblent « à la drôle de guerre », chaque camp affirmant qu’il « pendra son linge sur la ligne Siegfried ! ».
Vient le 23 septembre, ou le commissaire du gouvernement rend un avis qui ouvre la porte à bien des interprétations. Il n’invalide pas, faute de preuves et d’écart suffisant sur le nombre de votes, mais constate une « fraude manifeste » pour un écart de 400 et quelques voix en défaveur du maire sortant, sur le bureau 4. Il ne reste désormais qu’au candidat Jean-Paul Alduy que 150 voix d’avance.
Le 7 octobre commence aussi par un incendie. Le bâtiment sur l’un des balcons duquel, lorsqu’il avait été élu pour la première fois Maire, face au RPR Claude Baratte dépité, il avait prononcé ces mots : « La tramontane a soufflé ! ».
Interrogé sur France Inter à 7 heures du matin, il disait : « quand on est élu, on est élu. » Que pense-t-on en se rasant, à 9h30 du matin, lorsque le tribunal administratif de Montpellier invalide votre élection et celle de tous vos adjoints : « on est un homme blessé ! ».
La tête de liste socialiste de l’opposition, Jacqueline Amiel-Donat, pleure parce qu’elle pense qu’elle a eu raison de croire « au droit et en la justice ».
Mais si on revote, l’union sera-t-elle sans faille face à un Jean-Paul Alduy qui déjà annoncé qu’il faisait appel face au conseil d’état ? L’opposition reste unie, même si ils le font séparément, sous la forme de deux conférence de presse au Café de la poste, à une demi heure d'intervale, Jean Codognés et Clotilde Ripoull, Katia Mingo, Jordi Vera d’un coté et Jacqueline Amiel Donat et les communistes de l’autre. Lorsque la presse interroge sur le sujet, la réponse est pour les uns « adressez vous aux autres ». Quand aux autres, ils répondent que « Bien sûr, ils étaient invités et qu'on ne comprend pas pourquoi, ils ne sont pas assis avec eux ». Le fait est que Clotilde Ripoull, croise à 13 heures un journaliste qui lui apprend que JAD fait une conférence de Presse à 15 heures. L’interrogation qu’elle a avec Jean Codognés : « Faut-il s’inviter ou en faire une autre ? ». Ils optent pour prendre de vitesse Jacqueline, tout en l’invitant à les rejoindre. Mise devant le fait accompli, elle ne peut que les inviter à son tour pour ne pas perdre la face.
A 17h, c’est la conférence de Jean-Paul Alduy à la Mairie. Ça sent encore la fumée, on entre par derrière. Tous les adjoints sont là, « avec des airs d’avoir enterré leur mère ». Le maire se défend, « Mon honneur est en jeu(…) et la morale me commande d’aller jusqu’au bout, c'est-à-dire de faire appel devant le conseil d’état ! ». « Et pour la nomination du président du bureau incriminé, elle est de vous ? » Demande un journaliste. Il répond « c’est une erreur de casting ».
18 Heures, conférence de presse du président du conseil général Christian Bourquin qui appelle « les perpignanais à se libérer ! ». Lui aussi croit à l’union.
19h, c’est l’heure de l’apéro, on médite sur les 6 mois qui donneront la réponse du conseil d’état.


Jean-Paul Alduy face caméra tourne le dos au retour aux urnes.
Partager cet article
Repost0

commentaires